Montredon-des-Corbières

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Montredon-des-Corbières
Château de Saint-Pierre-des-Clars sur la commune de Montredon-des-Corbières
Château de Saint-Pierre-des-Clars sur la commune de Montredon-des-Corbières
Blason de Montredon-des-Corbières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
Département Aude
Arrondissement Narbonne
Canton Narbonne-1
Intercommunalité Le Grand Narbonne
Maire
Mandat
Éric Mellet
2014-2020
Code postal 11100
Code commune 11255
Démographie
Gentilé Montredonnais
Population
municipale
1 450 hab. (2013)
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 32″ Nord 2° 55′ 36″ Est / 43.1922, 2.9267
Altitude Min. 28 m – Max. 176 m
Superficie 17,15 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Montredon-des-Corbières est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Montredonnais et les Montredonnaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Narbonne située dans les Corbières.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Montredon (en occitan Montredond) est basé sur le mot latin montem qui désigne un endroit élevé et sur redond qui qualifie une forme arrondie : « le mont arrondi ».

Montredon devint Montredon-des-Corbières. Afin de faire profiter la commune de la renommée du terroir viticole, le conseil municipal a demandé et obtenu l'adjonction de son terroir en 1970.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fusillade du 4 mars 1976[modifier | modifier le code]

Montredon-des-Corbières a été au cœur des manifestations viticoles des années 1970. Le mécontentement des viticulteurs languedociens était du fait de la mévente du vin (effondrement des cours) et l'importation du vin italien. Début mars 1976, la sous-préfecture, le commissariat et la gare de Narbonne sont assiégés par les manifestants, le centre des impôts et le transformateur électrique de Port-la-Nouvelle sont détruits[1]. La tension est extrême entre le comité d'action viticole de l'Aude et les autorités à la suite de violences policières et trois arrestations effectuées le 3 mars.

Le , un barrage d'environ 3 000 manifestants est installé sur la route nationale 113 à hauteur du pont ferroviaire de Montredon qui se situe à 5 km à l'ouest de Narbonne, ceux-ci démontent les rails et brulent un train de fret[2].

À 13 h 30, un premier passage de la CRS no 26 venant de Carcassonne et se dirigeant vers Narbonne traverse le groupe de manifestants, le dernier véhicule du convoi et l’hélicoptère de la gendarmerie qui survole le terrain essuient des coups de feu, plusieurs policiers sont blessés[3].

À 14 h 30, les Compagnies républicaines de sécurité no 24 d'Agen sous les ordres du commandant Siméoni et no 26 de Toulouse[4] sous les ordres du commandant Le Goff en alerte à Narbonne reçoivent l'ordre par le ministre de l'Intérieur Michel Poniatowski d'intervenir et de « dégager le pont de Montredon par une action brève et violente » pour rétablir l'autorité de l’État[3].

Les premières colonnes se forment pour mettre en place un front de charge, sous les ordres du commandant Toussaint Siméoni de la CRS no 24. Il est accompagné de l'officier de police judiciaire mandaté par la gendarmerie pour donner les sommations d'usage avant l'assaut.

Soudain, à 15 h 0, des tirs de fusées anti-grêle puis des coups de feu[3] retentissent en direction de la CRS no 26. Plusieurs hommes sont blessés, certains grièvement. Ordre est donné de se mettre à l'abri derrière les véhicules de liaisons, et de répliquer par des tirs de grenades lacrymogènes et offensives. Plusieurs centaines de viticulteurs sont déterminés ; armés de fusils de chasse de calibre 12, ils tirent à la chevrotine et à balles à ailettes depuis le pont et le promontoire surplombant la nationale 113. Les officiers et les conducteurs sont particulièrement visés.

Blessé une première fois à la jambe droite, le commandant Joël Le Goff, de la CRS no 26, est atteint mortellement à 15 h 15 à la tête par une balle à ailettes de calibre 12 qui transperce son casque de part en part par un manifestant embusqué en hauteur tirant à moins de 100 m[3]. Seul le lieutenant Jean-Louis Yonnet de la CRS no 26, sur les quatre officiers de sa compagnie engagés, n'a pas été blessé. Ce dernier organise avec le capitaine Jean-Louis Thore de la CRS no 24 la suite de l'évènement. Sous des tirs nourris, le corps du commandant Le Goff est transporté difficilement dans un véhicule Sinpar vers l'arrière du dispositif pour être acheminé vers l'hôpital de Narbonne[2].

Le commandant Siméoni, blessé grièvement au ventre, donne l'autorisation de riposter au pistolet mitrailleur MAT 49 mais refuse l'utilisation de fusil mitrailleur. Les CRS partent à l'assaut tandis que les manifestants armés se replient en tirant. À 15 h 20, le vigneron Émile Pouytès (51 ans) d'Arquettes-en-Val[4] est tué d'une balle de pistolet mitrailleur en plein front alors qu'il se trouve à 400 m de l’affrontement. À l'annonce de sa mort, la fusillade cesse vers 15 h 30. Une dizaine d'autres viticulteurs sont blessés par balles[1],[5] tandis que 25 fonctionnaires de police sont blessés dont 19 atteints par balles, chevrotines et plombs de chasse[1]. Cette tragédie décide les organisateurs du mouvement à arrêter les actions violentes.

Dans la nuit du 8 au 9 mars, la veille des funérailles du commandant Le Goff, présidées par le ministre de l’Intérieur, deux anarchistes toulousains sont tués par leur propre bombe qu'ils voulaient lancer lors de la cérémonie. Une seule personne, un chasseur de Limoux de 47 ans sera incarcéré pour la fusillade et inculpé d'homicide ; par la suite, l'inculpation sera correctionnalisée, il bénéficiera d'une liberté provisoire puis de l'amnistie en 1981[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Montredon-des-Corbières Blason D'azur au lion d'argent, armé et lampassé de gueules, à la bordure componée d'argent et de gueules.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Bernard Gea PS  
mars 2014 en cours Eric Mellet PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 450 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
280 345 368 363 423 444 455 476 512
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
509 581 717 784 857 945 1 028 986 931
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
948 888 834 830 776 795 821 604 627
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
650 645 717 729 850 904 934 1 104 1 377
2013 - - - - - - - -
1 450 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Corbières (AOC)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les « Monjoies », constructions à dôme, anciens regards situés tout le long de l'ancien réseau d'alimentation en eau de Narbonne

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

André Castéra, leader du mouvement des vignerons dans les années 1960 à 1970, décédé le 25 décembre 2007 à l'âge de 84 ans.

André Castéra s'implique dans l'action syndicale vigneronne en 1951 en adhérant à la CGVM (Confédération générale de vignerons du Midi) dont le siège est à Narbonne. En 1967 il prend la tête de la révolte des vignerons du midi. Par milliers les vignerons assistent aux rassemblements qu'il anime à Carcassonne, Narbonne, Béziers, Nîmes. On l'appelle "le Napoléon des vignes". En 1968 il se présente aux élections législatives contre Francis Vals, député sortant et maire de Narbonne. Certains l'accusent de sympathie pour la droite, ce qu'il ne nie pas puisqu'il est un admirateur du général de Gaulle. Il est battu et retourne à son travail viticole. Le syndicalisme vigneron perdra son tribun, en effet il deviendra un sage de la viticulture à qui l'on ne manquera jamais de demander conseil. En 1976, au plus fort du mouvement des viticulteurs, un commandant de CRS — le commandant Le Goff — et un viticulteur — Émile Pouytès — perdront la vie sur le territoire de sa commune de Montredon, tués par balles. Chaque année il sera présent au moment de la remise des gerbes érigé à la mémoire des deux disparus.

C'est André Cases, son successeur à la tête du mouvement viticole et créateur du CAV (Comité d'action viticole), qui lui rendit un dernier hommage à la fin de la messe célébrée dans l'église de Montredon à l'occasion de ses obsèques.

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « L’embuscade de Montredon des Corbières » [PDF] (consulté le 12 janvier 2016).
  2. a et b « Joël LEGOFF CRS 26 - TOULOUSE (31) », sur Mémorial en ligne des policiers français victimes du devoir. (consulté le 12 janvier 2016).
  3. a, b, c, d et e Michelle Zancarine-Fournel, « Montredon, 4 mars 1976, l’événement comme révélateur », Les années 68 : événements, culture, politique et mode de vie, no 27,‎ (lire en ligne [PDF]).
  4. a et b Dominique Laffitte, « Narbonne. Montredon, 1976: un ancien CRS raconte », sur La Dépêche,‎ (consulté le 12 janvier 2015).
  5. Journal télévisé d'Antenne 2, , film de la fusillade Consultable en ligne
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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