Pierre Geay

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Pierre Geay
Image illustrative de l’article Pierre Geay
Biographie
Naissance
Saint-Symphorien-sur-Coise (France)
Décès (à 74 ans)
Hyères
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par Mgr Pierre-Hector Coullié
Dernier titre ou fonction Évêque de Laval
Évêque de Laval

Blason
« Pro fide et patria »
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Pierre Joseph Geay, né le 15 mars 1845 à Saint-Symphorien-sur-Coise et mort le 14 novembre 1919, est un évêque français, évêque de Laval de 1896 à 1904.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Il est né de parents sans fortune. Attiré par l'affection d'un oncle, il fait ses études au Petit Séminaire Saint-Jean puis au Grand Séminaire de Lyon.

Prêtre[modifier | modifier le code]

Il est ordonné prêtre en 1869. Il enseigne les humanités au collège ecclésiastique de Roanne, puis en 1871 la théologie au séminaire des Missions africaines de Lyon. Il est envoyé par son supérieur à Nice pour ouvrir une maison et une chapelle. Il s'adonne à la prédication pendant cinq ans et rencontre des succès oratoires qui le font remarquer. Il entreprend alors une série de voyages dans l'intérêt des Missions africaines de Lyon qui lui ouvre de nombreuses relations.

Il revient à Lyon en 1876 sur la demande de Mgr Odon Thibaudier comme aumônier de l'École Fénelon. Il devient vicaire à L'Horme, puis à la paroisse de la Grande église de Saint-Étienne en 1878, puis dans la même ville, aumônier de l'hospice de la Charité.

De 1887 à 1891, il dirige la paroisse de Saint-Anne-du-Sacré-Cœur de Lyon, puis est nommé curé-archiprêtre de la Primatiale Saint-Jean à Lyon. Il aurait assisté le président Sadi-Carnot lors de ses derniers moments le 24 juin 1894.

Évêque[modifier | modifier le code]

Républicain, il est un élément de politique de conciliation entre l’État et l’Église catholique. Après quelques hésitations, manœuvres et tergiversations[1], en septembre 1896, il est nommé évêque de Laval, diocèse peu favorable à la République. Dès son arrivée, il veut cantonner le clergé dans l'action purement pastorale, lui interdire toute activité politique et abaisser la puissance des congrégations ; il se heurte rapidement aux royalistes de son diocèse, et à des adversaires au sein du clergé, les futurs bénéficiaires de la Séparation et de la confiance de Pie X qui élèvera la plupart d'entre eux à l'épiscopat.

En octobre 1900 une campagne de presse s’organise contre lui. Les articles d’Albert Monniot dans La Libre Parole l’attaquent sur ses idées et décisions épiscopales mais aussi sur sa vie privée, l'accusant d’une liaison amoureuse avec la prieure du Carmel de Laval, Suzanne Foccart. S’ensuit un imbroglio où interviennent Jean-Pierre Dissard, le préfet, le directeur des cultes, Mouthon, un journaliste, etc.

Démission[modifier | modifier le code]

Geay plaide sa cause à Rome qui le maintient en place. L'arrivée d'Émile Combes et de Pie X augmentent les tensions entre l’État français et Rome. Le 17 mai 1904, il est sommé par Rome de démissionner dans le mois. Il lui est interdit[2] par le gouvernement de quitter la France. La campagne de presse s’amplifie. Les relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège sont rompues. Fin août, il présente personnellement sa démission au Pape. Il est alors nommé évêque in partibus de Samos. Il est fort possible que cette affaire ait pesé sur le vote de la Loi de séparation des Églises et de l'État.[évasif]

En septembre il se retire à Cannes à la Villa Pauline. En 1906, après la loi de séparation des Églises et de l’État, et l'intérim du vicaire général Gustave Barrier, un nouvel évêque, Mgr Eugène Grellier est nommé directement par Rome à Laval. Mgr Geay se retire à partir de 1911 à Caluire (Rhône) où l'archevêque de Lyon lui confie diverses missions, notamment des tournées de confirmations. Malade, il se retire ensuite à Hyères où il décède en 1919. Ses obsèques se dérouleront à la Primatiale Saint-Jean de Lyon.

Il est enterré à Saint-Symphorien-sur-Coise.

Armes[modifier | modifier le code]

D'azur à la forteresse d'or, accostée en chef du monogramme constantinien d'argent et de celui de la Vierge de même; à la campagne de gueules chargée d'un lion léopardé d'argent[3].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il était pressenti pour l'évêché de Clermont-Ferrand, finalement obtenu par Bellemont en 1893.
  2. Sur son information.
  3. André Cosson, Armorial des cardinaux, archevêques et évêques français actuels, résidentiels et titulaires au 1er janvier 1917, Paris, 1917, H/ Daragon éditeur, 288p. Disponible sur Gallica

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albert Monniot, Un préfet violet : Mgr Geay, évêque de Laval, Paris, Société française d'imprimerie et de publicité, 1901.