Saint-Martin-en-Haut

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Saint-Martin-en-Haut
Vue générale du village.
Vue générale du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Vaugneray
Intercommunalité Communauté de communes des monts du Lyonnais
Maire
Mandat
Régis Chambe
2014-2020
Code postal 69850
Code commune 69227
Démographie
Population
municipale
3 907 hab. (2015 en augmentation de 1,51 % par rapport à 2010)
Densité 101 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 38″ nord, 4° 33′ 45″ est
Altitude Min. 453 m
Max. 911 m
Superficie 38,64 km2
Localisation

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Liens
Site web saintmartin.decideur.net

Saint-Martin-en-Haut est une commune française, située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes. Il existe plus de 100 exploitations agricoles qui produisent essentiellement du lait, des fromages, des fruits rouges et des légumes. Ces produits sont écoulés sur les marchés de producteurs de Lyon mais également vendus à la ferme.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-en-Haut est la deuxième plus grande commune du département en superficie, après Lyon, avec une superficie totale de 3 864 hectares. Les habitants sont appelés les Saint-Martinois et surnommés les "Fagotiers".

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à environ 34 kilomètres au sud ouest de Lyon, au cœur des monts du Lyonnais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Montromant Yzeron Rose des vents
Duerne
La Chapelle-sur-Coise
N Thurins
Rontalon
Saint-André-la-Côte
O    Saint-Martin-en-Haut    E
S
Larajasse Sainte-Catherine

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 267 lieux-dits administratifs répertoriés[1].

D'un ancien village localisé autour de l'église, dont on retrouve le dessin des rues anciennes encore aujourd'hui, l'urbanisation a progressivement conquis les terrains alentour. La forte pression foncière récente de l'agglomération lyonnaise a contribué à une périurbanisation. Comme dans la plupart des communes à 30 km de Lyon, une marée pavillonnaire est venue modifier une identité et un paysage fort sur cette ligne de crêtes.

Sur la commune de Saint-Martin se trouve également le hameau de Rochefort, ancien village fortifié du Moyen Âge fréquenté jadis par les pèlerins en route pour Saint-Jacques-de-Compostelle.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Son altitude varie de 450 mètres à la Martinière à 911 mètres au Crêt Pelossier (altitude moyenne 750 mètres).

Le Bourg de Saint-Martin est installé sur un col, sur un site assez remarquable, à l'intersection de ces deux unités géographiques. Elle est située sur la ligne de partage des eaux. Le coteau oriental, rupture topographique très forte entre les Coteaux et les Monts du Lyonnais tranche avec un plateau collinéen qui couvre la majorité de la commune.

Saint-Martin-en-Haut est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune se compose de :

  • le Garon , long de 31,1 km[3], affluent du Rhône ;
  • le ruisseau de l’Artilla, long de 7,4 km[4], affluent du Garon ;
  • la Coise et le Potensinet (affluent de la première) qui se jettent dans la Loire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jarez.
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La présence d'habitants sur la commune semble remonter à la Préhistoire. Un menhir a en effet été retrouvé récemment. Il trône actuellement dans le parc de la Liberté au bas du village.

On trouve des vestiges de l'époque romaine sur la commune : la voie romaine reliant Lyon à Saint-Symphorien-sur-Coise est visible au hameau de Fontfroide.

Le nom de Saint-Martin apparaît pour la première fois en 984 dans les écrits. Le village sera appelé successivement Saint-Martin-de-Noalis, puis Saint-Martin-d'Annauz (au XIIe siècle), Saint-Martin-d'Annalz (au XIIIe siècle), Saint-Martin-en-Haut (dès le XVIIe siècle), Martin l'Espérance (pendant la Révolution).

Au Moyen Âge, l'activité de défrichement de forêts pour augmenter la production agricole donne son surnom aux Saint-Martinois : les Fagotiers.

C'est durant le Moyen Âge que le bourg de Rochefort, aujourd'hui hameau de Saint-Martin, s'est développé. On y éleva une muraille à l'intérieur de laquelle on construisit un donjon et une chapelle toujours visibles aujourd'hui. On y trouve des objets classés Monuments Historiques : la Vierge de la Pitié (fin du XVe), un vitrail (fin du XVe).

Profondément religieuse depuis longtemps, la commune adopte l'abbé Claude Animé au cours de la Révolution Française. Ce prêtre réfractaire à la Constitution civile du clergé symbolise alors le conservatisme de la région surnommée « Vendée Lyonnaise ».

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Martin-l'Espérance[5].

Saint-Martin-en-Haut est la commune de naissance du célèbre Pierre Grataloup, le « Petit Monsieur », chef d'une bande de pillards des Chauffeurs des monts du Lyonnais[Quand ?].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Martin-en-Haut Blason D'argent au loup passant de sable, au chef de gueules chargé de trois annelets d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Régis Chambe DVD Président de la Communauté de communes
... ...      
1848 1862 Augustin-Victor Ville    
1847 1848 Pierre Clavel    
1816 1847 Antoine François Ducreux    
1815 1816 François Ducreux    
1809 1815 Augustin-Victor Ville    
1806 1809 Pierre Moretton    
1801 1806 Mr. Couturier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2015, la commune comptait 3 907 habitants[Note 1], en augmentation de 1,51 % par rapport à 2010 (Rhône : -73,84 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 800 1 600 1 984 2 467 2 976 2 381 2 320 2 502 2 486
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 640 2 716 2 693 2 676 2 662 2 663 2 761 2 751 2 851
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 752 2 681 2 536 2 236 2 271 2 361 2 520 2 419 2 461
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 434 2 515 2 538 2 893 3 081 3 429 3 834 3 889 3 847
2015 - - - - - - - -
3 907 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Bâtie[9] ou château dit de la Bâtie (privé) : remanié aux XVIe et XVIIIe siècles, résidence d'été du Dr Alexis Carrel, prix Nobel de Médecine.
  • Le site de Rochefort : la chapelle (avec sa Vierge et son vitrail classés aux Monuments Historiques) et les ruines du château probablement du XIIIe siècle et restauré vers 1417.
  • L'église en granit bleu, construite de 1886 à 1889.
  • Le collège public bâti en 2010.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Saint-Martin-en-Haut bénéficie du label « ville fleurie » avec « 2 fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alexis Carrel (1873-1944), chirurgien et biologiste, prix Nobel de Médecine, s'étant fait mondialement connaître par la publication de L'Homme, cet inconnu, favorable à l'eugénisme et membre d'un parti pro-nazi sous l'occupation. Il résida au château de la Bâtie.
  • Amélie Rivat (1989-), coureuse cycliste, plusieurs fois vice-championne de France, vainqueur de la coupe de France 2014, native de la commune où elle s'est mariée et a fait ses débuts dans le club cycliste local[11].

Sports[modifier | modifier le code]

  • Saint-Martin-en-Haut fait comme chaque année partie du calendrier du championnat du comité du Lyonnais de caisse à savon. Organisé par la MJC, la course est technique et spectaculaire. Elle a eu l'honneur d'accueillir le championnat de France en 2007.

Associations[modifier | modifier le code]

Les nombreuses associations de Saint-Martin proposent un large éventail d’activités pour tous les âges et tous les goûts : sport, pêche, cinéma, médiathèque, etc.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

L'ouvrage de Christian Fougerouse "les pommes de terre dans les monts du lyonnais : le terroir de Saint Martin en Haut (1737-2007)". Éditions Manoirante. 324 pages. Décembre 2013

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site territoires-fr.fr consulté le 20 avril 2018
  2. « Plan séisme consulté le 20 avril 2018 »
  3. Sandre, « le Garon »
  4. Sandre, « le ruisseau de l’Artilla »
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. [PDF] Nicolas Payraud, « Châteaux, espace et société en Dauphiné et en Savoie du milieu du XIIIe siècle à la fin du XVe siècle », HAL - Archives ouvertes, no tel-00998263,‎ , p. 233 (lire en ligne).
  10. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  11. Félicitations à Amélie et Romain, Le Progrès, 13/10/2015.