Grézieu-le-Marché

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Grézieu-le-Marché
Grézieu-le-Marché
L'église de Grézieu-le-Marché.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Intercommunalité CC des Monts du Lyonnais
Maire
Mandat
Didier Blanchard
2020-2026
Code postal 69610
Code commune 69095
Démographie
Population
municipale
821 hab. (2018 en augmentation de 6,62 % par rapport à 2013)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 26″ nord, 4° 25′ 19″ est
Altitude Min. 438 m
Max. 733 m
Superficie 11,49 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Chazelles-sur-Lyon
(banlieue)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Vaugneray
Localisation
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Grézieu-le-Marché
Liens
Site web http://www.grezieulemarche.fr

Grézieu-le-Marché est une commune française située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située dans la partie occidentale des monts du Lyonnais, la commune est limitrophe du département de la Loire à l'ouest. La plus grande partie de son territoire de 1 149 ha est occupée par des terres agricoles ou des bois.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Grézieu-le-Marché
Meys Aveize
Viricelles, Maringes
(Loire)
Chazelles-sur-Lyon
(Loire)
Grézieu-le-Marché
Pomeys

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune[2] est arrosée principalement par la Brévenne au nord-ouest, et ses affluents :

  • le ruisseau des Vignes, long de 1,9 km[3] ;
  • le ruisseau de Goutte Renard, long de 2,6 km[4] ;

et au sud-est par la Gimond, longue de 12,5 km[5], affluent de la Coise.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec été tempéré (classification de Köppen : Cfb)[6]. La station météorologique (en activité[Note 1]) la plus rapprochée se trouve à Saint-Martin-en-Haut (rue de Vaganay), à environ 15,4 km du centre-ville de Grézieu-le-Marché[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Grézieu-le-Marché est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[8],[9],[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de Chazelles-sur-Lyon, une agglomération inter-départementale regroupant 2 communes[11] et 6 172 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[12],[13]. La commune est en outre hors attraction des villes[14],[15].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (58,2 %), zones agricoles hétérogènes (33 %), forêts (5,9 %), zones urbanisées (2,9 %)[16].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[17].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total de logements dans la commune était de 349.

Parmi ces logements, 86 % étaient des résidences principales, 7,2 % des résidences secondaires et 6,9 % des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 80,3 %[18].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le Marché donne lieu à plusieurs interprétations. La plus sérieuse voudrait que ce soit là une déformation de La Marche ; Grézieu devenant, après le traité de 1173 qui suivit la bataille d'Yzeron (1157 ou 1158), la démarcation aux marches du Lyonnais entre les domaines des seigneurs comtes du Forez et des archevêques-comtes de Lyon.

D'un autre côté, le nom de « Marché », ajouté à celui de Grézieu, tend à montrer que le village pourrait être, dès l'Antiquité, un lieu d'échange et de commerce. Ceci s'explique par sa position sur les limites du Forez et du Lyonnais, en bordure d'une route fréquentée, position qui la désignait naturellement pour servir aux transactions commerciales entre les deux provinces. Toutefois, aucune trace d'occupation n'est attestée pendant la période gallo-romaine, tant au niveau archéologique que bibliographique[19].

Ses habitants sont appelés les Grézollaires[20].

Histoire[modifier | modifier le code]

De l’Antiquité au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Selon une tradition, Grézieu-le-Marché aurait été ravagé par une peste terrible à laquelle n'auraient survécu que quelques personnes. À la suite de cet évènement, le marché aurait été transporté à Saint-Symphorien-sur-Coise.

En 945, Raingond, sa femme et son fils Ablon, Arthaud et Berne donnent au monastère de Savigny les villages de Grézieu-le-Marché et Souzy ainsi que tout ce qu'ils possèdent depuis la Loire jusqu'à la Saône.

En , Robert et sa sœur Adèle donnent à Dieu, pour le repos de leurs âmes et de celles de leurs parents, afin qu'en retour, il leur pardonne leurs péchés et leur fasse miséricorde, l'église édifiée en l'honneur de saint Pierre, avec la paroisse et le presbytère dans le village d'Aveize, situé en pays lyonnais, dans la terre de Grézieu-le-Marché.

En , Ernengarde Bona donne au même monastère de Savigny, pour la sépulture de son corps et la rédemption de son âme et de celle de ses parents, l'église en l'honneur de saint Véran situé dans le village de Grézieu-le-Marché, ainsi que la moitié du village et la moitié du marché.

Il y avait donc un marché à Grézieu-le-Marché avant le XIe siècle.

En 1173, Grézieu-le-Marché est compris parmi les terres et les fiefs dont le haut domaine est cédé par Guy, comte de Forez, à Guichard, archevêque de Lyon, et à son Église.

Cette terre reste longtemps le patrimoine d'une des branches de la famille de Saint-Symphorien qui en doit hommage au chapitre de Lyon.

En 1363, Pierre Mitte, seigneur de Chevrières, bailli du Forez, en fait l'acquisition. La famille Mitte est alors l'une des plus anciennes et des plus puissantes de la région.

Le , Jean II Mitte, seigneur de Mons, de Chevrières et de Grézieu-le-Marché, rend hommage à l'archevêque de Lyon pour la grande tour de Grézieu.

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

En 1465, les Mitte viennent habiter le château de Grézieu-le-Marché, à la suite du saccage du château et du village de Chevrières par les soldats de Jean II, duc de Bourbon.

Le , Louis Mitte de Chevrières fait hommage de sa terre de Grézieu-le-Marché au chapitre de Lyon (hommage renouvelé par Jean Mitte de Miolane, le ).

En 1496, Jean III Mitte reçoit, au château de Grézieu-le-Marché le roi Charles VIII et sa cour.

Vers le milieu du XVIIIe siècle, la seigneurie est achetée par Jean Gagnères, lieutenant général des Armées du roi Louis XIV. Marié à Anne Duchol, de Longes, il fait ériger sa terre en baronnie (lettre du ), puis en comté () sous le titre de Grézieu Souvigny.

À sa mort en 1673, il est inhumé dans l'église paroissiale. Son fils y reçoit aussi la sépulture, le .

Par suite d'alliances, la succession est recueillie par la famille Lamoignon de Baville, puis par la famille Devernay.

Avant la Révolution, Grézieu-Souvigny était bourg, paroisse et château dans le Lyonnais, de l'archiprêtré de Courzieu, de l'élection et de la sénéchaussée de Lyon.

La justice dépendait des fiefs du Villet (vassal de la commanderie de Chazelles sur Lyon) et du Fourchet (qui dépendait du monastère des chanoinesses de l'Argentière).

Les limites de la paroisse étaient alors les mêmes que celles d'aujourd'hui.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1874, la route reliant Marcenod à Haute-Rivoire passe par Grézieu-le-Marché.

En 1873, on construit le bâtiment actuel des religieuses.

En 1885, la commune abandonne « le Sentier des Sœurs » pour construire la route existante. Elle cède ce passage à condition que les sœurs y construisent des classes, ce qui fut réalisé à l'époque.

En 1892, construction de la mairie.

En 1908 et en 1912, on construit successivement l'école publique et l'école publique des filles.

Le gros tilleul situé sur la place de l'église évoque « le Temps de Sully ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Roger Bonnier ps  
mars 2008 en cours Marcel Berne ump  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes des monts du Lyonnais.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].

En 2018, la commune comptait 821 habitants[Note 3], en augmentation de 6,62 % par rapport à 2013 (Rhône : +4,48 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
476566558673745811758906903
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
872863876858882906928920867
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
806775721677682695684688681
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
644609573648728742747748749
2013 2018 - - - - - - -
770821-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le nombre de ménages fiscaux en 2013 était de 304 et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 20 007 €[18].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total d’emploi dans la zone était de 167 occupant 389 actifs résidants (salariés et non-salariés) .

Le taux d’activité de la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 79,6% contre un taux de chômage de 3,5% [18].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2015, le nombre d’établissements actifs était de soixante-six dont dix-sept dans l’agriculture-sylviculture-pêche, quatre dans l'industrie, neuf dans la construction, trente-quatre dans le commerce-transports-services divers et deux étaient relatifs au secteur administratif.

Cette même année, six entreprises ont été créées dont cinq par des Auto-entrepreneurs[18].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Barthélemy
  • La croix du Gaboudin : cette croix située au centre du village date de 1830.
  • La croix de la Place date de 1660.
  • L'ancien bourg et le château

Il n'en reste que peu de traces aujourd'hui (portes, enceintes). Au début du XIXe siècle, le château attenant à l'église offrait encore plusieurs tours ruinées. On lui connait plusieurs époques de construction. Parmi les faits importants, nous savons qu'il a accueilli Charles VIII en 1496, accueilli par Jean III Mitte de Chevrières, aïeul de Melchior Mitte de Chevrières qui le revendit au cours du XVIIe. De nombreux seigneurs s'y succédèrent. Depuis 2007, une partie de l'ancien château est en cours de rénovation pour faire des appartements.

  • La Madone construite juste après la Seconde Guerre mondiale, à la suite d'un vœu fait par les prisonniers. Une messe y est célébrée tous les ans pour le .
  • Le lavoir-abreuvoir et le barrage de la Gimond
    Le lac du barrage de la Gimond dans toute sa longueur.

En 1883, une colonne d'eau de source de la Gimond est construite afin d'alimenter en eau Chazelles-sur-Lyon.

Le , une commission d'étude pour l'établissement d'un lavoir-abreuvoir sur la commune de Grézieu-le-Marché est nommée. Le choix de l'emplacement est adopté le et les plans des devis approuvés le .

À la suite d'un accord difficile entre les deux communes (Chazelles-sur-Lyon et Grézieu-le-Marché) à propos de la construction du barrage de la Gimond, la commune de Chazelles-sur-Lyon s'engage à payer la construction de ce lavoir alimenté par la colonne à niveau constant servant alors à l'approvisionnement en eau de Chazelles-sur-Lyon et garantissant un débit minimum de 10 m3 par jour.

L'examen des registres des délibérations du conseil municipal montre que les relations entre les deux communes ont été plus que difficiles à cette époque, et jusqu'à la construction du barrage, qui remonte à 1932.

La municipalité décide la clôture et la couverture du lavoir le .

Le barrage de la Gimond est rehaussé après la Seconde Guerre mondiale.

La superficie actuelle du barrage est de 4 ha 71.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La station de Larajasse n'est pas en activité.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Plan séisme consulté le 31 août 2016 ».
  2. Plan cadastral de la commune
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le ruisseau des Vignes (U4633380) ».
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Goutte Renard (U4631120) ».
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Gimond (K0675000) ».
  6. Site DB City.com
  7. Station-meteo.com
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Unité urbaine 2020 de Chazelles-sur-Lyon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  12. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  13. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  14. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  16. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  17. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  18. a b c et d Statistiques officielles de l’INSEE.
  19. Odile Faure-Brac, Carte archéologique de la Gaule - Le Rhône, 69/1, (ISBN 2-87754-096-0), p. 243.
  20. Site Annuaire-Mairie.fr
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]