Châtelus (Loire)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Châtelus.
Châtelus
Image illustrative de l'article Châtelus (Loire)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Montbrison
Canton Feurs
Intercommunalité Communauté de communes Forez Est
Maire
Mandat
Marc Bénès
2014-2020
Code postal 42140
Code commune 42055
Démographie
Population
municipale
129 hab. (2014 en augmentation de 2,38 % par rapport à 2009)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 48″ nord, 4° 27′ 59″ est
Altitude Min. 550 m
Max. 788 m
Superficie 2,53 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loire

Voir sur la carte administrative de la Loire
City locator 14.svg
Châtelus

Géolocalisation sur la carte : Loire

Voir sur la carte topographique de la Loire
City locator 14.svg
Châtelus

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Châtelus

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Châtelus

Châtelus est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Châtelus est la commune la plus à l'est de l'arrondissement de Montbrison.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jarez.

La tradition fait remonter l’histoire de Châtelus jusqu’à l’Antiquité, au moment où les légions romaines ont conquis la Gaule. Le nom latin de Châtelus, en l’occurrence Castrum Lucii, rappellerait un site fortifié initialement établi sur l’emplacement du Châtelus actuel.

Les textes les plus anciens mentionnant expressément Châtelus ne semblent toutefois pas remonter au-delà de 1173. À cette date, une bulle du pape Alexandre III, visant à mettre fin aux conflits qui opposent l’archevêque de Lyon et le comte de Forez, délimite les terres de l’un et l’autre et établit que les possessions du premier s’étendent jusqu’à Châtelus, qui relève de l’autorité du comte de Forez. Vassal du comte de Forez, le châtelain de Châtelus exerce le pouvoir sur un vaste territoire qui comprend non seulement celui qui correspond aujourd’hui à la commune de Châtelus, mais qui englobe aussi tout ou partie des communes actuelles de Coise, Grammond, Larajasse, Marcenod, Saint-Christo-en-Jarez et Saint-Denis-sur-Coise. Place forte à la frontière du comté de Forez et par là-même du royaume de France, à une époque où le Lyonnais fait partie de l’Empire romain germanique, Châtelus reste une possession des comtes de Forez puis des ducs de Bourbon jusqu’en 1513, date à partir de laquelle se succèdent plusieurs familles de seigneurs : Laurencin, Desgouttes, Mitte, Bartholy, Savary, Bénéon et enfin Guillet en 1715.

Au cours de ces siècles, le château remplit ses fonctions militaires dans le cadre des guerres contre des puissances étrangères ou des guerres de religion qui divisent le pays, et cristallise parfois le mécontentement des paysans qui contestent des droits féodaux jugés excessifs.

À la Révolution, la seigneurie de Châtelus disparaît et la commune est créée sur un territoire réduit aux contours de la paroisse.

Avec une population qui gravite autour de 300 habitants dans la première moitié du XIXe siècle, Châtelus peut ouvrir deux écoles : une école privée tenue par les religieuses pour les filles et une école publique les garçons.

En dépit d’un déclin démographique qui finit par priver la commune des deux tiers de sa population, Châtelus réussit à conserver ses deux écoles jusqu'aux années 1960. Alors que la commune est encore essentiellement agricole à cette époque, la plupart des exploitations ont aujourd'hui disparu mais quelques entreprises artisanales et emplois tertiaires maintiennent une certaine activité[1],[2],[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2008 mars 2014 Alain Gouy    
mars 2014 juin 2014 Délégation spéciale[Note 1]    
juin 2014[4] mars 2014 Marc Bénès    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2014, la commune comptait 129 habitants[Note 2], en augmentation de 2,38 % par rapport à 2009 (Loire : +1,5 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
300 223 281 322 314 300 283 304 325
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
327 336 307 274 269 260 232 246 223
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
206 214 202 204 190 187 201 184 172
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
164 134 106 117 106 108 118 126 129
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La fontaine du château, pour les pèlerins de Compostelle. La croix de 1621.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les élections municipales de mars 2014 n'ayant pas été organisées, une délégation spéciale est mise en place temporairement.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Auguste Bernard, Histoire du Forez, Montbrison : Bernard l’aîné, 1835, vol. 1.
  2. Gilles Jacoud, Châtelus. Histoire d’un village entre Forez et Lyonnais, Paris : Le Livre d’histoire, 2014.
  3. Louis Tolonias, « Les corvées dans la seigneurie de Châtellus-en-Forez aux XVIe et XVIIe siècles », Bulletin de la Diana, avril-juin 1924, tome 22, no 2, p. 72-81.
  4. [1]
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :