Duerne

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Duerne
Duerne
Route de Bordeaux (rue principale).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Intercommunalité Communauté de communes des Monts du Lyonnais
Maire
Mandat
Benoît Vernaison
2020-2026
Code postal 69850
Code commune 69078
Démographie
Population
municipale
830 hab. (2018 en augmentation de 5,6 % par rapport à 2013)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 07″ nord, 4° 31′ 41″ est
Altitude Min. 516 m
Max. 892 m
Superficie 11,41 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Vaugneray
Localisation
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Duerne

Duerne est une commune française située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Duerne est une commune à 799 m d’altitude s'étendant sur différentes collines, située entre Lyon et Saint-Étienne, dans les monts du Lyonnais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune se compose de :

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec été tempéré (Classification de Köppen : Cfb). La station météorologique la plus rapprochée se trouve à Saint-Martin-en-Haut (Rue de Vaganay,) à environ 6,2 km du centre ville de Duerne[5].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

On accède à Duerne :

  • par la route départementale 34, venant d’ Aveize à l’ouest ou de Saint-Martin-en-Haut au sud-est ;
  • par la route départementale 589, venant de Sainte-Foy-l'Argentière au nord-ouest ;
  • par la route départementale 489, venant d'Yzeron au nord-est ;
  • par la route départementale 60, venant de La Chapelle-sur-Coise au sud-ouest.

Transports[modifier | modifier le code]

Les gares SNCF les plus proches sont la halte de Sain-Bel à 15,2 km de Duerne en direction de Lyon-Perrache, via L'Arbresle et la halte de Lentilly et la gare de Brignais à 18,4 km en direction de Lyon-Saint-Paul, via la halte de Chaponost[6].

Par ailleurs, 3 lignes d’autobus relient Duerne avec les communes voisines :

  • Ligne 546 (La-Chapelle-sur-Coise - Saint-Martin-en-Haut) ;
  • Ligne 605 (Yzeron - Saint-Symphorien-sur-Coise) ;
  • Ligne 556 (Duerne - Chazelles-sur-Lyon) avec correspondance au terminus avec la ligne 189 en direction de la gare de Lyon-Gorge-de-Loup[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Duerne est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[8],[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (78,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (56,4 %), zones agricoles hétérogènes (21,9 %), forêts (19,2 %), zones urbanisées (2,5 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[14].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total de logements dans la commune était de 341.

Parmi ces logements, 89,3 % étaient des résidences principales, 5,4 % des résidences secondaires et 5,4 % des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 76,3 %[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Duerne proviendrait du mot « diurne », du latin « diurnus » qui signifie « qui se rapporte au jour ». De par son altitude, la commune bénéficie des premières lueurs du jour…

Une autre signification du nom serait un mot d’origine celte signifiant « entrée » à l’époque où dans l’Antiquité, le village était un carrefour important de voies de communication[16].

Ses habitants sont appelés les Duernois et les Duernoises[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

De l’Antiquité au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Duerne était autrefois traversé par une voie romaine reliant Lyon à Bordeaux.

Sous le règne de l’empereur romain Claude, grand bâtisseur public, un aqueduc alimentant Lugdunum (Lyon) fut construit, en utilisant les eaux de la source des Courtines sur la commune d’Aveize [18].

L'église au début du XXe siècle.

Dès l’an 970, l’église Saint-Jean-Baptiste de Duerne est citée dans un ancien titre. Elle dépendait de l’obéance de Mornant.

Le nom du village de Duerne est cité à plusieurs reprises dans le cartulaire de l’abbaye de Savigny

  • Environ en l’an 995, Agna, femme d’Arbert, donne à ce monastère et à son abbé Hugues, un mas situé à Duerne, avec ses champs et ses dépendances.
  • En 1087, les seigneurs de Duerne étaient les Ruffi.
  • Vers la fin du XIe siècle, sont cédés à l’église de Savigny et à Dalmace son abbé, par Hermengarde et son fils Hugues, tout ce qu’ils possèdent à Duerne, notamment la moitié de l’église Saint-Jean-Baptiste avec leurs dîmes.
  • En 1121, un acte fait état de la prétention de Pons, abbé de Savigny et de Hugues, frère de Guichard de Beaujeu sur l’église de Duerne. L’abbaye de Savigny eu gain de cause.

En , Ponce Ferratier, citoyen de Lyon, cède tous ses droits et usages sur la paroisse de Duerne au trésorier de l’église de Lyon, Étienne de Lymans.

Par une charte datant de 1268, le damoiseau Geoffroy Arnaud, reconnait détenir en fief de l‘église de Saint-Just, les terres qu’il possédait en franc-alleu, notamment à Duerne.

Le , les obéanciers de Rochefort, Guillaume de Sure et Guillaume de Vassalieu d’une part et le chevalier Hugues Arrici d’autre part, conclurent un traité déterminant leur juridiction et la garde des veilles de la ville [19]-[20]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, l’archevêque de Lyon nomme à la cure. Trois justices sont présentes, celle de la baronnie de Rochefort dont les comtes de Lyon étaient seigneurs, celle de la baronnie d’Yzeron et enfin celle de Saconay.

En 1770, le projet d’une grande route rejoignant Lyon à Bordeaux est établi par l’intendant de la généralité du Lyonnais. Dans ce contexte en 1776, un relais de chevaux est construit à Duerne par le maître de poste François Presle. Il peut accueillir convois et diligences ainsi que les voyageurs désireux de s’y restaurer et dormir[18].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le col de Duerne et le Crêt des Courtines sont durant la Seconde Guerre mondiale des lieux de la Résistance dans cette région. Dans la nuit du 14 au vers 1 heure 30, un avion B24, venu de Londres, rate son parachutage. À une altitude trop basse, il ne peut éviter le sommet des arbres, puis le flanc de la colline. Sept aviateurs périssent dans l’accident, seul John W.Gillikin survit et reviendra 45 ans après se recueillir sur les lieux du drame.

Une stèle a été érigée sur le lieu du crash appelé « Saphir », nom de code du terrain[21].

Dans ce village, deux inventions révolutionnaires sont apparues pour la première fois : celle de la clôture électrique ainsi que celle d'un engrais.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
maire en 1981[22] 2001 André Bénière    
2001 2008 Jacques Ogier    
mars 2008 en cours Jean-Claude Picard EÉLV Fonctionnaire[23]
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes des monts du Lyonnais.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[25].

En 2018, la commune comptait 830 habitants[Note 3], en augmentation de 5,6 % par rapport à 2013 (Rhône : +4,48 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400519583455719719682726750
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
770727720669670642702686665
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
627673665613598616587626572
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
543554526570604660728774823
2018 - - - - - - - -
830--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Cultes[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune dépend de la paroisse catholique Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus des Hauts Du Lyonnais qui couvre quatorze communes et dispose à Duerne de l'église Saint-Jean-Apôtre batie en 1830[18].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le nombre de ménages fiscaux en 2013 était de 298 et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 20 438 €.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total d’emploi au lieu de travail était de 209. Entre 2008 et 2013, la variation de l'emploi total (taux annuel moyen ) a été de + 0,1%. En 2013, le taux d’activité de la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 83,2 % contre un taux de chômage de 3,3 % [15].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2015, le nombre d’établissements actifs était de soixante-treize dont dix-huit dans l’agriculture-sylviculture-pêche, sept dans l'industrie, huit dans la construction, trente-six dans le commerce-transports-services divers et quatre étaient relatifs au secteur administratif.

Cette même année, quatre entreprises ont été créées dont deux par des Auto-entrepreneurs[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean-Apôtre.
  • L’aqueduc de la Brévenne : connu dans la région sous le nom de « trous des Sarrasins », les vestiges de l'aqueduc enfoui, sont encore visibles.
  • La Roche Samson : cette pierre branlante au lieu-dit « Le Moulin du pêcher » n'a pas été lancé du mont Pilat par Samson comme l'affirme la légende ! On raconte aussi que cet énorme rocher barrait le chemin et que seul Samson pût le déplacer. À la surface du rocher, on voit ce qui pourrait être l'empreinte de ses doigts.
  • Le Crêt des Fayes ou des Fées : ce site aurait été occupé par les Gaulois qui offraient des sacrifices à la Lune, une de leurs déesses, et renfermerait les vestiges d'un temple druidique, ainsi qu'un veau d'or.
  • Le Crêt des Courtines : possède un site mégalithique. On y trouve les sources qui alimentèrent Duerne en eau potable avant la connexion de la commune au réseau.
  • Le monument aux Américains, route de la chapelle : une stèle commémore l'accident du .
  • Le bachat : situé à l'intersection des routes d' Aveize et Sainte-Foy-l'Argentière, le « bachat » est un réservoir, construit en 1911 recevant l'eau provenant de cinq captages répartis sur la colline des Courtines.
  • La Madone (Notre-Dame-des-Champs) : pour protéger les cultures de la grêle, une statue blanche de la Vierge et de l'enfant-Jésus a été construite en 1937 (don de la Paroisse et de la JAC). Elle est située au Crêt des Étoiles.
  • L'ancienne poste aux chevaux située près de l'église.
  • Le puits Saint-Jean : construit à l’époque napoléonienne sur la route de Sainte-Foy-l’Argentière.
  • La Croix de la Forêt : érigée à la période de la peste entre 1744 et 1747. Elle possède un bénitier qui était à l'usage des pestiférés interdits d'église[18].

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune obtient le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris[28].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Plan séisme consulté le 29 avril 2016 ».
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau d'Orjolle (U4630540) ».
  3. Inventaire National du Patrimoine Naturel
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Rossand (U4630560) ».
  5. Station-meteo.com
  6. Site Ter SNCF
  7. site Rhône.fr
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lyon », sur insee.fr (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  15. a b et c Statistiques officielles de l’INSEE (version nov 2016).
  16. Site Les communes.com
  17. Site Habitants.fr
  18. a b c et d Site officiel de Duerne
  19. Dictionnaire illustré des communes du département du Rhône. Tome 1 / par MM. E. de Rolland et D. Clouzet, page 207
  20. La France par cantons et par communes: Département du Rhône par Théodore Ogier, page 426
  21. Site Mémoire-Net
  22. https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000000850614&pageCourante=01046
  23. « Résultats municipales 2020 à Duerne », sur lemonde.fr (consulté le ).
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  28. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]