Jean-Joseph Sanfourche

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Jean-Joseph Sanfourche
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Jean-Joseph Sanfourche, dit simplement Sanfourche, est un peintre, poète, dessinateur et sculpteur français, né le à Bordeaux, et mort le à Saint-Léonard-de-Noblat[1].

Il a pratiqué l'art brut et fut l'ami de Gaston Chaissac, de Jean Dubuffet, de Robert Doisneau, avec lesquels il a entretenu une correspondance.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunes années[modifier | modifier le code]

D'un patronyme d'origine hispanique, Sanfourche réside à Talence jusqu'en 1932 puis son père, Arthur Sanfourche, pilote d'essai, mécanicien de l'armée de l'air française et résistant[2].

Il est arrêté en 1942 avec sa famille par la Gestapo. Son père, membre de la Résistance intérieure française, meurt à une date non précise, fusillé en 1943 ou mort de maladie en détention en 1945[2] ; sa mère et lui sont libérés et expédiés à Limoges. Mis sous tutelle, l’adolescent étudie ensuite la comptabilité[2]. Jusqu'au décès de sa mère en 1960, Sanfourche vit avec elle, rue Montplaisir à Limoges[2].

Débuts d'artiste[modifier | modifier le code]

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Dans les années d’après guerre, il s'échappe vers Auvers-sur-Oise, sur les traces de Van Gogh, ou aux alentours de la clinique où est interné Antonin Artaud à Ivry-sur-Seine. Ses activités professionnelles (comptable, dirigeant d’entreprise), le conduisent à Brive, à Alger à Paris. En Périgord, il habite Belvès après Bourdeilles. Après avoir passé une vingtaine d’années à Paris dont quelques années au ministère des Affaires étrangères, chargé de placer les boursiers africains dans les universités françaises, il s’installe une dizaine d’années à Solignac, puis, en 1975, à Saint-Léonard-de-Noblat.

Les dix dernières années de sa vie, Sanfourche était très proche de la communauté des Béatitudes, mais aussi membre de la confrérie de Saint-Léonard qui a pour vocation d’honorer saint Léonard.

En 1992, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par le président de la République François Mitterrand.

Jean-Joseph Sanfourche meurt en 2010 des suites d'un cancer du pancréas, à l'hôpital de Saint-Léonard-de-Noblat. Il est inhumé au cimetière de Louyat de Limoges avec ses parents.

Il a correspondu avec Jean Dubuffet pendant presque dix-huit ans. Ses dessins se trouvent au musée Collection de l'art brut de Lausanne, au musée d'art moderne de la ville de Paris, au musée d’art naïf au Musée du Vieux-Château à Laval, dans Collection Neuve Invention à Lausanne, à La Fabuloserie de Dicy.

Hommage[modifier | modifier le code]

  • 2013 : inauguration du nouveau centre de consultations avancées « Sanfourche » à l'hôpital de Saint-Léonard-de-Noblat.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie, consultée le 17 mars 2011.
  2. a, b, c et d « SANFOURCHE Arthur, Jean, Joseph (provisoire) - Maitron », sur maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr (consulté le 23 avril 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • De belles rencontres, photographies de Hervé Desvaux, textes de Jean-Joseph Sanfourche, couverture de J.-J. Sanfourche, Éditions Arts en lumière.
  • Jean-Luc Thuillier, Jean-Joseph Sanfourche : de l'homme à l’œuvre, Coulounieix, Thuillier, 2012 (ISBN 978-2-9534265-6-4).

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Christophe Gatineau, Moi, Sanfourche, 2005. 53 min — Le premier documentaire de moyen métrage consacré à Jean-Joseph Sanfourche et présenté en avant première à l'UNESCO pour l'inauguration de la semaine mondiale pour l'Éducation pour tous. Diffusé sur KTO et en DVD
  • Francis Magnenot, Sanfourche, Mille visages, 2004. 45 min — Lors de la rétrospective qui lui est consacrée à la galerie des Hospices de Limoges en 2003, Sanfourche offre un coup d'œil sur son univers intime et artistique. Le film a été nommé en 2004 au Festival international du film d'art de l'UNESCO (FIFAP), diffusé en DVD avec compléments, durée 1 h 30

Liens externes[modifier | modifier le code]