Mézières-sur-Seine

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Mézières-sur-Seine
Mézières-sur-Seine
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Mantes-la-Jolie
Canton Limay
Intercommunalité Grand Paris Seine et Oise
Maire
Mandat
Jean-François Fastre
2014-2020
Code postal 78970
Code commune 78402
Démographie
Population
municipale
3 636 hab. (2015 en augmentation de 3,12 % par rapport à 2010)
Densité 349 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 32″ nord, 1° 48′ 17″ est
Altitude Min. 17 m
Max. 156 m
Superficie 10,42 km2
Localisation

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MAIRIE DE MEZIERES.jpg

Mézières-sur-Seine est une commune du département des Yvelines et de la région Île-de-France, en France, située à 8 km environ à l'est de Mantes-la-Jolie et à 46 km à l'ouest de Paris.

Ses habitants sont appelés les Méziérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Mézières-sur-Seine dans les Yvelines.
Locator Dot.png

La commune de Mézières-sur-Seine se situe dans le nord-ouest des Yvelines, en bord de Seine sur la rive gauche du fleuve, à 8 kilomètres à l'est de Mantes-la-Jolie, chef-lieu d'arrondissement et à 37 kilomètres au nord-ouest de Versailles, le chef-lieu du département.

La commune est limitrophe de Guerville à l'ouest, d'Épône à l'est, de Boinville-en-Mantois et Goussonville au sud. Au nord, la Seine la sépare de Gargenville, Issou et Porcheville.

Le territoire communal est de 1042 hectares, un peu plus que la moyenne yvelinoise (872 ha). Il s'étend sur environ 5 km du nord au sud et 3,5 km d'est en ouest. Il comprend deux parties distinctes : au nord, la plaine alluviale de la Seine entre 25 et 30 mètres d'altitude, au sud, le plateau du Mantois qui domine de 130 à 140 mètres d'altitude et culmine à 157 mètres à la « butte des murets » à l'ouest du territoire. Le bourg se situe au pied du coteau et se développe vers le nord en direction de la gare.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Au plan hydrographique, la commune longe la Seine sur environ 3,5 km. Le vallon de Chauffour, creusé par l'érosion dans le coteau entre la Villeneuve et le bourg, ne possède pas de cours d'eau permanent mais est parfois sujet à des inondations.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est rural à 81 %. L'espace rural, qui couvre 872 hectares, comprend environ 40 % de zones boisées situées sur les franges nord, dominant la vallée de la Seine et incluant pour partie une ancienne carrière, et sud (bois de Mézerolles, dominant la vallée du ru de Seneville) du plateau. Le reste est agricole (grande culture sur le plateau, maraîchage le long de la Seine). À ces espaces s'ajoutent 86 hectares d'espaces verts, dont une grande partie incluse dans le golf de Guerville à l'ouest de la commune.

L'espace urbanisé représente 120 hectares (données 1999), constitué essentiellement d'habitat individuel[1].

L'habitat est groupé principalement dans le bourg, dont la partie ancienne se situe le long de l'ancienne route de quarante sous, et à La Villeneuve et à la Folie en limite d'Epône au sud. L'urbanisation s'est développée vers le nord-est où elle tend à occuper tout l'espace entre le village ancien et la voie ferrée, jusqu'à Épône et vers le sud où elle remonte dans le vallon de Chauffour et rejoint le hameau de La Villeneuve encore plus au sud le long de la RD 130.

L'habitat est constitué principalement de maisons individuelles implantées dans de nombreux lotissements.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat à Mézières-sur-Seine est un climat tempéré de type océanique dégradé caractéristique de celui de l'Île-de-France. Les températures moyennes s'échelonnent entre 2 et 5 °C en hiver (janvier) et 14 et 25 °C en été (juillet)[2]. La pluviométrie moyenne, relativement basse, s'établit à environ 600 mm par an. Les mois les plus pluvieux vont d'octobre à janvier.


Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Maceriæ[3], Macerias en 980[4].

Le plus souvent, Auguste Longnon dit « les noms de ce genre s'appliquent à des localités édifiées au Moyen Age auprès des ruines antiques... ».

« les nombreuses ruines éparses dans les campagnes et surtout le long des anciennes voies ont donné naissance à une série très abondante de noms de lieux »[5].

Il s'agit à l'origine du terme gallo-roman MACERIA, issu du latin classique maceria venant de macer (mur d'enceinte) issu de mes (maison) , maceriae qui a d'abord signifié « mur de pierres sèches », « mur de briques », d'où le sens plus général de « muraille ». Il a aussi signifié « ruines », « masures » ou « murailles » au pluriel[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site était occupé dès la préhistoire, ainsi qu'en témoignent les silex taillés et polis qui y ont été trouvés.

Au IXe siècle, Mézières était dépendance féodale du chapitre de Notre-Dame de Paris.

Le , lors de la guerre franco-prussienne de 1870, une quarantaine de francs-tireurs tendent une embuscade à l'entrée de Mézières-sur-Seine à un groupe de uhlans qui s'avancent en direction de Mantes-la-Jolie. Le soir l'ennemi revient en force.; le général Adalbert von Bredow en personne à la tête d'une colonne de cavalerie et d'artillerie appuyée par un détachement d'infanterie bavaroise se dirige alors sur Mézières. Une reconnaissance du 13e dragons du Schleswig-Holstein tombe dans une embuscade à Aulnay-sur-Mauldre tendu par quatre francs-tireurs[7]. Arrivés à Mézières, le maire est roué de coups[8] et le village est canonné, criblé d'obus puis l'arrière garde torche à la main y met le feu. Une soixantaine de maison seront détruites. En fin d'après midi la colonne arrive devant Mantes-la-Jolie. Après avoir canonné la ville, l'infanterie bavaroise du 2e régiment Prince Royal entre en ville saccage les deux gares[9], tue et blesse des civils et emmènent des otages. La population affolée s'enfuit jusque dans les bois de Rosny. Après sa terrifiante apparition aux portes de Mantes, la colonne retourne dans ses cantonnements traversant les ruines fumantes de Mézières.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2015, la commune comptait 3 636 habitants[Note 1], en augmentation de 3,12 % par rapport à 2010 (Yvelines : +1,32 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0201 1829971 0289919861 001994886
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
836862847869870904919921914
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9249098948671 0411 0841 1051 1051 291
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 6171 7711 9682 1242 7263 3413 4683 4853 587
2015 - - - - - - - -
3 636--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 22 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 23,4 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 13,7 %) ;
  • 50,7 % de femmes (0 à 14 ans = 20,7 %, 15 à 29 ans = 21 %, 30 à 44 ans = 22,9 %, 45 à 59 ans = 21,7 %, plus de 60 ans = 13,8 %).
Pyramide des âges à Mézières-sur-Seine en 2007 en pourcentage[14]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,4 
2,9 
75 à 89 ans
4,1 
10,5 
60 à 74 ans
9,3 
21,2 
45 à 59 ans
21,7 
23,4 
30 à 44 ans
22,9 
19,7 
15 à 29 ans
21,0 
22,0 
0 à 14 ans
20,7 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

Mézières-sur-Seine est une commune résidentielle, qui offre cependant de nombreux emplois dans sa zone d'activités industrielles et commerciales située le long de la RD 113.

L'agriculture occupe une grande partie du territoire (grande culture céréalière sur le plateau et maraîchage dans la vallée), mais est marginale en termes d'emplois. Le poireau a été longtemps la spécialité de Mézières-sur-Seine, qui a donné son nom à une variété, le poireau 'long de Mézières'.

Activités et emploi[modifier | modifier le code]

En 1999, Mézières-sur-Seine comptait 810 emplois pour 3341 habitants, soit un emploi pour quatre habitants environ. Ces emplois se répartissent pour près de la moitié (49,3 %) dans les activités tertiaires (se répartissant de manière équilibrée entre services aux entreprises et aux particuliers et commerce), pour 46,3 % dans l'industrie et la construction, le solde 4,4 % étant des emplois agricoles[16].

La population active comprenait, en 1999, 1512 personnes se répartissant pour un tiers dans le tertiaire et pour un quart dans l'industrie[17].

Le taux de chômage était de 8,7 % en 2005[18], un chiffre supérieur à la moyenne des Yvelines (7,1 %)[19], mais proche de la moyenne nationale (8,6 %).

Principales entreprises[modifier | modifier le code]

  • Turboméca (aéronautique). L'usine de Mézières produit des dispositifs de régulation pour moteur d'hélicoptères. L'effectif est de 265 salariés (2007)[20].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé du maire et de vingt-six conseillers dont cinq sont adjoints au maire, proportionnellement au nombre d'habitants[21].

Les maires de Mézières-sur-Seine[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[22]
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Jean-François Fastre DVD  
1989 2014 Pierre Blévin PS Conseiller général du Canton de Guerville
1951 1989 Maurice Fricotté    
1945 1951 Antoine Ségalat    

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

La commune de Mézières-sur-Seine appartient au canton de Guerville.

Elle n'est rattachée à aucune communauté de communes mais adhère à plusieurs syndicats intercommunaux :

  • syndicat intercommunal d'assainissement Épône-Mézières ;
  • syndicat mixte de la Seine, de la Mauldre et de la Vaucouleurs (SMSEMAV) ;
  • syndicat mixte d'aménagement des berges de la Seine (SMABS) ;
  • syndicat intercommunal de la région d'Épône (SIRÉ) ;
  • SIVOM Collège d'Épône - Mézières - La Falaise ;
  • SEM « Territoires du Val de Seine ».

Sur le plan électoral, la commune est rattachée à la neuvième circonscription des Yvelines, circonscription à dominante rurale du nord-ouest des Yvelines, dont le député est Jean-Marie Tétart (UMP).

Sur le plan judiciaire, Mézières-sur-Seine fait partie de la juridiction d’instance de Mantes-la-Jolie et, comme toutes les communes des Yvelines, dépend du tribunal de grande instance ainsi que de tribunal de commerce sis à Versailles[23],[24].

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune a accès à l'autoroute A 13 par l'échangeur no 9 situé à Épône au croisement de la CD 130. Les routes départementales et communales assurent les liaisons avec les communes voisines, notamment la CD 113 qui relie Saint-Germain-en-Laye à Mantes-la-Jolie, la CD 130, orientée nord-sud, qui relie le Vexin français au centre des Yvelines.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La desserte ferroviaire est assurée par la gare d'Épône - Mézières au nord-est de la commune, qui offre de fréquentes liaisons avec la gare Saint-Lazare d'une part et Mantes-la-Jolie d'autre part. Des trains desservent aussi la gare de Paris-Montparnasse via Plaisir-Grignon et Versailles-Chantiers.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par :

Divers[modifier | modifier le code]

Diverses lignes à haute tension issues de la centrale thermique de Porcheville (rive droite de la Seine) traversent la commune. L'une longe l'autoroute vers l'est, cinq autres, nord-sud, rejoignent, par la partie ouest de la commune, le poste de distribution de Mézerolles (commune de Boinville-en-Mantois).

Culture[modifier | modifier le code]

Église Saint-Nicolas.
Église Saint-Nicolas - le clocher.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La carrière de l'ancienne cimenterie de Guerville qui s'étend sur les deux communes voisines de Mézières et de Guerville a été classée dans le cadre du réseau Natura 2000 notamment pour assurer la survie d'une population de Sisymbre couché (petite plante herbacée de la famille des Brassicaceae), espèce menacée de disparition en Île-de-France. Cette carrière, propriété de la Compagnie des sablières de la Seine est en voie de remblaiement.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mode d'occupation du sol en 1999, Iaurif
  2. Climat des Yvelines sur le site de Météo-France
  3. Hippolyte Cocheris, Conservateur de la Bibliothèque Mazarine, Conseiller général du département de Seine-et-Oise, DICTIONNAIRE DES ANCIENS NOMS DES COMMUNES DU DÉPARTEMENT DE SEINE-ET-OISE.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, réédition Guénégaud 1978, p. 455b.
  5. M. Grenier, Manuel d'archéologie gallo-romaine, Paris, 1934, p. 285.
  6. Claude Guizard, Lexique toponymique de l’arrondissement de Mantes-la-Jolie, page 13
  7. sur 4, 2 seront tués, 1 sera blessé et exécuté
  8. Il parvient toutefois à s'enfuir
  9. Gare de Mantes-la-Jolie et Gare de Mantes-Station
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. « Évolution et structure de la population à Mézières-sur-Seine en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 avril 2011)
  15. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 21 avril 2011)
  16. Emplois au lieu de travail selon l'activité économique des individus Insee
  17. Population active ayant un emploi par catégorie socioprofessionnelle par selon l'activité économique - Mézières-sur-Seine, Insee
  18. Chômage en 2005 L'Internaute (Source de l'INSEE)
  19. Chiffres-clés Yvelines - Insee
  20. Turboméca, groupe Safran, implantations
  21. Site municipal - l'équipe municipale
  22. Les Maires de Mézières-sur-Seine depuis 1790, site municipal
  23. « Tribunal d'instance de Mantes la Jolie - Liste des communes et cantons », Cour d'appel de Versailles (consulté le 18 avril 2011).
  24. « Tribunal de grande instance de Versailles - », Cour d'appel de Versailles (consulté le 18 avril 2011).