Relations entre la Biélorussie et l'Union européenne

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Relations entre la Biélorussie et l'Union européenne
Drapeau de la Biélorussie
Drapeau de l’Union européenne
Biélorussie et Union européenne
Biélorussie Union européenne

Les relations entre la Biélorussie et l'Union européenne sont établies en 1991 après la reconnaissance de l'indépendance de la Biélorussie par la CEE. Depuis l'élargissement de 2004, le pays partage une frontière commune avec l'UE, par le biais de la Lettonie, de la Lituanie et de la Pologne.

Historique[modifier | modifier le code]

Détérioration des relations[modifier | modifier le code]

À la suite de l'arrivée au pouvoir d'Alexandre Loukachenko en 1994, les relations bilatérales se sont détériorées et distancées en raison notamment des écarts entre les principes fondateurs de l'UE (démocratie, respect des libertés individuelles, séparation des pouvoirs, etc.). Bien qu'elles se soient améliorées depuis 2008, les résultats de l'élection présidentielle biélorusse de 2010, qui ont été contestés par l'opposition et qui ont vu Loukachenko être réélu, ont été source à nouveau de tensions[1].

La Biélorussie a par ailleurs été exclue de la politique européenne de voisinage. En octobre 2009, selon un sondage de l'institut biélorusse NISEPI, 44,1 % des Biélorusses se seraient montrés favorables à l'adhésion de leur pays à l'UE (contre 26,7 % l'année d'avant). La même année, l'Union européenne invite la Biélorussie dans son Partenariat oriental mais il n'y a pas de coopération bilatérale entre les parlements européens et biélorusse car ce dernier n'est pas reconnu comme « un vrai représentant des citoyens biélorusses »[2].

Reprises des discussions[modifier | modifier le code]

Le 15 février 2016, les États membres de l'Union européenne ont décidé de lever les sanctions contre la Biélorussie pour des raisons stratégiques en dépit de la situation des droits de l'homme dans le pays. Cette levée de sanction concerne 170 personnes, dont le président Alexandre Loukachenko[3].

Le 3 janvier 2017, les premiers accords entre l'Union européenne et la Biélorussie au sujet de la politique européenne de voisinage sont conclus. Ces accords incluent notamment l'octroi de 20 millions d'euros pour des programmes frontaliers avec la Biélorussie en 2017[4]. Toutefois, après la levée des sanctions contre Loukachenko et la première invitation officielle du président biélorusse au sommet du Partenariat oriental de 2017, celui-ci a refusé l’invitation sans préciser pourquoi[5].

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. David Teurtrie, « Biélorussie : la fin d'une exception ? », sur Politique Internationale (consulté le 5 août 2018).
  2. Labori et Costea 2011, p. 155
  3. Rettman 2016
  4. Intelligence Online 2017, p. 3
  5. « Bélarus : Loukachenko refuse l'invitation de l'UE à un sommet », sur Le Point (consulté le 5 août 2018).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Andrew Rettman, « EU to end five-year freeze in Belarus relations », EUobserver,‎ (lire en ligne)
  • Michel Labori et Simion Costea, Le management des politiques de l'Union européenne, Prodifmultimedia,
  • Intelligence Online, « L'UE ouvre ses portes à la Biélorussie », Intelligence Online, no 774,‎

Liens externes[modifier | modifier le code]