Partenariat oriental

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Partenariat oriental
Image illustrative de l'article Partenariat oriental
Description Volet de la politique européenne de voisinage
Création
(7 ans 11 mois et 22 jours)
Membres Drapeau de l'Arménie Arménie
Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjan
Drapeau de la Biélorussie Biélorussie
Drapeau de la Géorgie Géorgie
Drapeau de la Moldavie Moldavie
Drapeau de l'Ukraine Ukraine
Drapeau de l’Union européenne Union européenne
Compléments
Site internet Service européen pour l'action extérieure
1er forum du partenariat oriental à Tbilissi, en mai 2012.

Le partenariat oriental est une politique de l'Union européenne (UE) visant à conclure des accords avec l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Géorgie, la Moldavie, l'Ukraine et la Biélorussie, inauguré à Prague le . Il a été présenté par le ministre des Affaires étrangères de la Pologne Radosław Sikorski avec l'assistance de la Suède[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Une nouvelle génération d'accords d'association est en cours de négociation avec certains pays. Ils remplaceront les accords de partenariat et de coopération conclus avec les pays partenaires (sauf la Biélorussie) à la fin des années 1990. Les derniers accords d'association/ALEAC à avoir été lancés sont ceux concernant la Géorgie et la République de Moldavie[2].

Le 21 mars 2014, le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, signe dans le cadre du partenariat oriental le premier volet de l'accord d'association entre l'Ukraine et l'Union européenne[3]. La non-signature de ce même document par ses prédécesseurs quelques mois plus tôt (en novembre 2013) était l'une des causes revendiquées par les représentants de l'Euromaïdan[4].

Pour la période 2014-2017 furent mises en place quatre plateformes multilatérales du partenariat oriental[5], que sont :

  1. La démocratie, la bonne gouvernance et la stabilité
  2. L'intégration économique et la convergence avec les politiques européennes
  3. La sécurité énergétique
  4. Les contacts entre les peuples

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

États partenaires[modifier | modifier le code]

Le partenariat oriental de l'Union européenne concerne six États : l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Biélorussie, la Géorgie, la Moldavie et l'Ukraine.

Objectifs[modifier | modifier le code]

Dans la présentation qu'en fait le Service européen pour l'action extérieure (SEAE), le partenariat oriental est une initiative multilatérale qui permet aux pays États intéressés de se rapprocher de l'UE et de ses membres en renforçant leurs liens politiques, économiques et culturels. L'Union européenne individualise sa relation juridique avec chacun des États partenaires, dans une logique de rapprochement bilatéral. Le partenariat est complémentaire aux accords d'association individuels avec les États candidats à l'adhésion et riverains qui sont plus poussés et peuvent présenter un caractère contraignant[6].

Ce partenariat repose sur plusieurs piliers :

  • le respect du droit international
  • un engagement en faveur de valeurs fondamentales que sont la démocratie, la primauté du droit, le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales
  • la mise en place d'une économie de marché, dans un cadre de développement durable et de bonne gouvernance.

Il vise également à renforcer la sécurité énergétique, favoriser les réformes sectorielles et la protection de l'environnement, soutenir le développement économique et social, fournir des fonds supplémentaires à des projets visant à réduire les inégalités sociales, améliorer la stabilité et encourager les contacts interpersonnels[7].

Financement[modifier | modifier le code]

Depuis 2009, les pays partenaires ont bénéficié de 3,2 milliards d'euros sous diverses formes et au travers des programmes financés par l'UE. Pour la période 2014-2020, l'instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP), la principale source de financement pour la politique européenne de voisinage (y compris le partenariat oriental) est accru afin de répondre aux nouveaux objectifs de la politique européenne de voisinage et de s'adapter aux différents contextes nationaux et régionaux.

Par exemple, en 2014, l'Ukraine a reçu 300 millions d'euros d'aide (à comparer aux 12 milliards d'euros d'aide que reçoit la Pologne dans le cadre de la PAC et de la politique de cohésion)[8] afin de l'aider à stabiliser son économie. De nouveaux investissements sont prévus en Géorgie et en Moldavie pour aider les petites entreprises à accéder aux capitaux des investisseurs privés et financiers[9].

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Joint declaration of the Prague Eastern Partnership summit, 7 mai 2009.
  2. « Partenariat oriental », sur le site du Service européen pour l'action extérieure
  3. Le Figaro - 20 mai 2015
  4. Le Monde - 21 mars 2014
  5. Le site du Service européen pour l'Action extérieure au sujet des quatre plateformes du partenariat oriental 2014-2017.
  6. « À Riga, l'UE veut différencier les pays du Partenariat Oriental – EURACTIV.fr », sur Euractiv (consulté le 2 avril 2017).
  7. Pascal Orcier, « L'Europe entre associations, alliances et partenariats. L'état de l'Union européenne, de la zone euro, de l'espace Schengen et de l'Otan au 1er janvier 2017 », sur le site Géoconfluences (consulté le 2 avril 2017).
  8. Foucher 2009
  9. (en) « Eastern Partnership », sur SEAE, (consulté le 2 avril 2017).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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