Svetlana Tikhanovskaïa

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Sviatlana Tsikhanowskaïa

Svetlana Tikhanovskaïa
Sviatlana Cichanowskaja Vitebsk 01.jpg
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
Святлана Георгіеўна ЦіханоўскаяVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Святлана Георгіеўна ПіліпчукVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Biélorusse (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Domiciles
Homiel (-), Minsk (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Université de pédagogie de Mozyr (en) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Conjoint
Autres informations
Partis politiques
Sans étiquette
Indépendant (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web

Svetlana Guéorguievna Tikhanovskaïa (en russe : Светла́на Гео́ргиевна Тихано́вская ; en biélorusse : Святлана Георгіеўна Ціханоўская, Sviatlana Héorhiewna Tsikhanowskaïa), née Svetlana Guéorguievna Piliptchouk le à Mikachevitchy, est une traductrice, enseignante et femme politique biélorusse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Traductrice et enseignante d'anglais, elle est la femme du blogueur et youtubeur Sergueï Tikhanovski (en biélorusse : Siarhieï Tsikhanowski), opposant au président Alexandre Loukachenko et emprisonné le pour « trouble à l'ordre public »[1].

Élection présidentielle de 2020[modifier | modifier le code]

Elle se porte alors candidate à l'élection présidentielle du mois d'août. Sa candidature est validée par le pouvoir et elle réussit à fédérer les partisans de deux autres opposants, Viktor Babariko (en) (arrêté en juin pour « délits financiers ») et Valéri Tsepkalo (dont les signatures ont été invalidées en grand nombre), empêchés de concourir à l'élection[2].

Campagne électorale[modifier | modifier le code]

Foule lors d'un meeting politique de Svetlana Tikhanovskaïa à Minsk le 30 juillet 2020 au cours de la campagne pour l'élection présidentielle.

Pendant la campagne électorale, elle dénonce le régime autoritaire de Loukachenko et demande la libération de tous les prisonniers politiques biélorusses. Elle accuse également le président, au pouvoir sans discontinuité depuis 1994, de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour lutter contre l'épidémie de Covid-19[3]. Aux côtés de Véronika Tsepkalo, épouse de Valéri Tsepkalo, et Maria Kolesnikova, directrice de campagne de Viktor Babariko, elle incarne ce que les commentateurs décrivent comme une « révolution des femmes »[4]. Elle s'oppose au régime en place et non pas à la Russie[5].

La veille du scrutin, Maria Kolesnikova et la porte-parole de Svetlana Tikhanovskaïa, Maria Moroz, sont arrêtées pour des raisons inconnues[6].

Résultats de l'élection[modifier | modifier le code]

Selon les résultats officiels, Svetlana Tikhanovskaïa obtiendrait 10,9 % des voix, en deuxième place mais loin derrière le président sortant, qui recueillerait 80,08 % des suffrages[7]. Alors que plusieurs manifestations violemment réprimées éclatent dans le pays pour protester contre la réélection de Loukachenko[8], Svetlana Tikhanovskaïa refuse de reconnaître ces résultats, affirmant devant la presse : « Le pouvoir doit réfléchir à comment nous céder le pouvoir. Je me considère vainqueure de ces élections »[9].

Exil en Lituanie et poursuite des manifestations[modifier | modifier le code]

Le 11 août 2020, le ministre lituanien des Affaires étrangères, Linas Linkevičius, annonce à la presse que Svetlana Tikhanovskaïa a fui la Biélorussie pour se réfugier en Lituanie, où se trouvaient déjà ses enfants[10].

Elle appelle à une manifestation géante pour le 16 août[11]. Après le succès de celle-ci, elle se dit disposée à exercer le pouvoir[12].

À partir du 7 octobre 2020, elle est recherchée en Biélorussie et en Russie pour « appels à des actions portant atteinte à la sécurité nationale »[13],[14]. Le 13 octobre, elle lance un ultimatum au président Alexandre Loukachenko, lui demandant de se retirer sous peine de nouvelles manifestations et de grèves[15].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Svetlana Tsikhanovskaïa, candidate à la présidentielle par amour, devenue le visage de la révolte biélorusse », sur Le Monde.fr, (consulté le 28 août 2020)
  2. « En Biélorussie, l’opposition s’unit face à Alexandre Loukachenko », sur Le Monde.fr, (consulté le 28 août 2020)
  3. (en) « Belarus: Anti-government protesters rally ahead of presidential vote », sur DW.COM (consulté le 28 août 2020)
  4. « En Biélorussie, la « révolution des femmes » ébranle le président Loukachenko », sur Le Monde.fr, (consulté le 28 août 2020)
  5. La-Croix.com, « Biélorussie : Vladimir Poutine pris dans l’engrenage de la contestation », sur la-croix.com, (consulté le 17 août 2020).
  6. « Présidentielle en Biélorussie : la cheffe de campagne de l'opposition de nouveau interpellée à la veille du scrutin », France Info, 9 août 2020
  7. « Présidentielle en Biélorussie : l’opposante Svetlana Tikhanovskaïa rejette les résultats et revendique la victoire », Le Monde, 10 août 2020
  8. «Belarus election: Clashes after poll predicts Lukashenko re-election», BBC, 10 août 2020 (en)
  9. «L'opposition rejette les résultats de la présidentielle en Biélorussie», RTS, 10 août 2020
  10. « Svetlana Tikhanovskaïa, principale opposante biélorusse, a fui en Lituanie », sur rts.ch, (consulté le 11 août 2020)
  11. « Biélorussie : manifestation géante pour réclamer le départ de Loukachenko », sur leparisien.fr, (consulté le 17 août 2020).
  12. « Biélorussie: l'opposante Tikhanovskaïa se dit prête à devenir le «leader national» », sur lefigaro.fr, (consulté le 17 août 2020).
  13. (ru) « В России объявили в розыск Светлану Тихановскую », sur TUT.BY,‎ (consulté le 8 octobre 2020).
  14. « Moscou place l'opposante biélorusse Svetlana Tikhanovskaïa sur la liste des personnes "recherchées" », sur France 24, (consulté le 8 octobre 2020).
  15. « Biélorussie : l'opposante Tikhanovskaïa lance un ultimatum au président Loukachenko », sur Le Figaro,

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]