Egon Krenz

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Egon Krenz
Illustration.
Egon Krenz.
Fonctions
4e président du Conseil d'État de la RDA

(1 mois et 18 jours)
Premier ministre Willi Stoph
Hans Modrow
Prédécesseur Erich Honecker
Successeur Manfred Gerlach
Secrétaire général du comité central du Parti socialiste unifié d'Allemagne

(1 mois et 18 jours)
Prédécesseur Erich Honecker
Successeur Fonction abolie
Président du Conseil national de défense Est-allemand

(1 mois et 18 jours)
Prédécesseur Erich Honecker
Successeur Fonction abolie
Biographie
Date de naissance (82 ans)
Lieu de naissance Kolberg (Kołobrzeg, Pologne)
Nationalité Est-allemande, puis allemande
Parti politique Parti socialiste unifié d'Allemagne (SED)
Profession Politicien

Signature de Egon Krenz

Egon Krenz
Présidents du Conseil d'État de la RDA

Egon Krenz est une personnalité politique est-allemande, né le à Kolberg (aujourd'hui Kołobrzeg, en Pologne). Il fut le dernier secrétaire général du Parti socialiste unifié d'Allemagne (SED).

Politique[modifier | modifier le code]

Egon Krenz en 1974

Russophone, il est diplômé de l'école du Parti communiste allemand à Moscou.

Apparatchik communiste, il devint numéro deux du régime communiste de la RDA à partir de 1984. Il se bâtit dans l'ombre d'Erich Honecker une réputation de dur. Jusqu'au il était chargé des questions de Sécurité intérieure et des cadres du parti.

Ami personnel de Mikhaïl Gorbatchev, il fut président du conseil d'État de la République démocratique allemande du au . Annonçant dès sa prise de fonction « une offensive politique et diplomatique », il fit prendre des mesures pour faciliter les voyages à l'étranger des citoyens est-allemands et permit quelques débats publics à la radio.

Le , plus de 500 000 personnes réclament à Berlin-Est sa démission aux cris de « Gorby, Gorby, soutiens-nous » et demandent la création d'un mouvement indépendant sur le modèle du syndicat Solidarność.

Le 25 août 1997, il est condamné à six ans de prison pour meurtre, étant jugé responsable de la mort de quatre personnes abattues par les garde-frontières est-allemands en tentant de franchir le mur de Berlin[1].

Condamnation et emprisonnement[modifier | modifier le code]

Entendu comme témoin dans différentes procédures pénales contre d’anciens représentants de la RDA, il a nié en 1992 avoir constaté comme directeur général des élections de la RDA qu’il y eût eu une fraude électorale systématique. Une de ses déclarations antérieures lors de la 12e réunion du comité central de la SED en décembre 1989 n’en contredit pas moins cette affirmation. Parlant des élections locales de mai il disait :

« Bien sûr, il est clair pour moi, j’en suis bien conscient, même du point de vue d’aujourd’hui, que le résultat des élections ne ne s’accordait pas avec la réalité de la situation politique du pays, ni alors ni maintenant. Mais il était impossible d’annoncer un résultat électoral différent, car il a été élaboré conformément aux protocoles qui existent également dans les cercles. Certains suggèrent que nous rouvrions cette question maintenant, mais, camarades, je le crains, non seulement nous abandonnerions les postes que nous occupons encore, mais il ne nous resterait plus qu’à rentrer chez nous tout simplement. Je vous demanderai que cela ne figure pas au procès-verbal »[2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Document fuels debate on East German border deaths, France 24, 13 août 2007
  2. Cité d'après Hans-Hermann Hertle, Gerd-Rüdiger Stephan (Éd.): Das Ende der SED. Die letzten Tage des Zentralkomitees. Ch. Links Verlag, Berlin 1997, (ISBN 3-86153-143-7), pp. 465 et suiv.>

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