Félix Tisserand

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tisserand.
Félix Tisserand
F tisserand.jpg

Félix Tisserand

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 51 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
François Félix TisserandVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Domaine
Membre de
Distinction

François Félix Tisserand, né le à Nuits-Saint-Georges et mort le à Paris, est un astronome français.

Louis Pasteur l'a comparé à Victor Puiseux[1], un autre astronome dont il fut d'ailleurs le successeur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Admis à l’École Normale Supérieure en 1863, il ne fut professeur au lycée Fabert de Metz qu’un mois : Urbain Le Verrier lui avait offert d’emblée un poste d’astronome adjoint à l’Observatoire de Paris (septembre 1866). Il soutint en 1868 sa thèse, consacrée à la méthode de Delaunay, dont il montra toute la généralité. Peu après il partit en mission à l’Isthme de Kra pour y observer l’éclipse solaire de 1868 : cette expédition française était accompagnée du roi Mongkut de Siam, qui avait lui-même calculé la position céleste et la date de l'éclipse deux ans plus tôt, et avait fait aménager un belvédère pour ses hôtes scientifiques[2].

En 1873 il est nommé directeur de l’observatoire de Toulouse, où il publie son Recueil d'exercices sur le calcul infinitésimal, et en 1874, il est reçu membre correspondant de l’Académie des Sciences. Il a participé aux expéditions françaises au Japon (1874, avec Jules Janssen[3]), et à la Martinique(1882, avec Guillaume Bigourdan[4]) pour observer les transits de Vénus. Il est élu membre titulaire de l'Académie des sciences en 1878 au siège de Le Verrier, et est nommé membre du Bureau des Longitudes. La même année, il est nommé professeur suppléant de Liouville, et en 1883 il succède à Puiseux à la chaire de mécanique céleste de la Sorbonne[2].

Malgré ses fonctions officielles, Tisserand consacrait l’essentiel de son temps à ses recherches d’astronomie mathématique, comme en témoignent les nombreuses communications insérées dans les Comptes rendus de l’Académie. Il y aborde presque toutes les branches de la mécanique céleste de la fin du XIXe siècle. Son traitement analytique de la capture des comètes dans l’orbite des grandes planètes (Bulletin astronomique, 1889) a été saluée pour sa relative simplicité et son élégance : de ce travail, il a formulé un critère de reconnaissance des comètes périodiques à partir des temps de retour successifs, quelles que soient les perturbations de son orbite provoquées par les planètes[2].

Son œuvre essentielle, le Traité de mécanique céleste[5], a été comparé en importance à la Mécanique céleste de son illustre prédécesseur Laplace : dans ce traité, il réalise une synthèse élégante des recherches de mécanique céleste menées depuis Laplace. C'est donc un tableau très complet de l'état des connaissances en ce domaine à la fin du XIXe siècle[2].

Il succéda en 1892 à Mouchez en tant que directeur de l'Observatoire de Paris ; il a assuré une large promotion à la Commission photographique du Ciel qu'il présidait : sous sa direction, la révision du Catalogue d'étoiles de Lalande fut pratiquement menée à son terme, et quatre volumes des Annales de l'Observatoire de Paris montrent les étapes de cet énorme travail. Il était dès les origines rédacteur en chef du Bulletin astronomique, auquel il a aussi apporté plusieurs articles. Il a été emporté à la fleur de l'âge par une congestion cérébrale[2].

Il fut :

Félix Tisserand a donné son nom au paramètre de Tisserand. En tant que directeur de l'observatoire de Paris, il a dirigé le projet « Carte du Ciel », consistant à produire une carte photographique complète du ciel nocturne.

Publications (liste partielle)[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Compléments[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bertrand.
  2. a, b, c, d et e Chisholm 1911.
  3. D’après Steven van Roode, « 1874 December 9 », sur Transit of Venus.
  4. D’après Steven van Roode, « 1882 December 6 », sur Transit of Venus.
  5. Publié en quatre tomes in-quarto : Vol. I, Vol. II, Vol. III, Vol. IV
  6. (en) M. P. C. 12 974 du 2 avril 1988.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :