Jacques Veyrat

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Jacques Veyrat
Jacques Veyrat, juin 2016.jpeg

Jacques Veyrat en juin 2016

Biographie
Naissance
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Jacques Veyrat, né le à Chambéry (Savoie), est un chef d'entreprise français. Ancien président du groupe Louis Dreyfus, il dirige aujourd'hui la société d'investissement Impala qu'il a créée. Il occupe maintenant le poste de président du conseil d'administration du groupe Fnac Darty.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'École polytechnique (X1983), il intègre en 1988 l'École nationale des ponts et chaussées[1],[2], puis obtient un MBA au Collège des ingénieurs[3].

Il commence sa carrière en 1989 au Comité interministériel de restructuration industrielle[1], à la direction générale du Trésor du ministère de l'Économie et des Finances, puis, entre 1991 et 1993, est nommé secrétaire général adjoint chargé de l'Afrique, du Moyen-Orient, de l'Asie et des questions financières au Club de Paris. En 1993 il devient conseiller technique chargé des finances de Bernard Bosson, ministre de l'Équipement, des Transports et du Tourisme du gouvernement Édouard Balladur.

En 1995, il intègre Louis-Dreyfus Armateurs[1], dont il devient directeur général en 1997[1]. Il y élargit les activités de l'entreprise, notamment en lançant la constitution du réseau en fibre optique le long des voies fluviales françaises, filiale qui prend le nom de LDCom. À la tête, comme président en 1998 puis PDG de Neuf télécom à partir de 2004[1], il développe cette société en rachetant Kertel, Kaptech, FirtstMark (Suez), Fortel (UPC[Lequel ?]), Wendel (Wendel Investissement), Sogetec (NRJ Group), Siris (Deutsche Telekom), Belgacom France et 9 Telecom (Telecom Italia).

En 2005, il conduit la fusion entre Neuf Télécom et Cegetel, qui devient no 2 français des télécommunications, et poursuit ses acquisitions avec AOL France en 2006, et Club internet en 2007.

Il quitte la présidence du groupe Neuf Cegetel, désormais filiale de SFR, le 15 avril 2008.

À la suite du décès de Robert Louis-Dreyfus le 4 juillet 2009, il prend sa place à la présidence du groupe Louis Dreyfus.

Cependant par la suite ses relations avec Margarita Louis-Dreyfus, qui n'a initialement aucun contrôle direct sur le management des opérations, se dégradent au fil du temps et finissent par laisser place à une lutte de pouvoir pour le contrôle du groupe[4].

En avril 2011, il annonce son intention de quitter le groupe sous quelques mois, sans plus dévoiler ses projets[5],[6]. Entre ses actions et ses indemnités, il part avec un montant estimé à 270 millions d'euros[7] sous forme d'actions de sociétés du groupe. Il récupère ainsi 52 % de Neoen, un producteur d'électricité verte, 39% de Direct Energie, un distributeur d'électricité et de gaz et une partie du fonds d'investissement monté par Louis-Dreyfus[7], Louis Dreyfus Investment Group, qu'il va racheter et rebaptiser Eiffel Investment Group[8] ; il en est le principal actionnaire[9]. Il regroupe ses parts de ces différentes sociétés au sein d'un holding financier créée pour l'occasion et nommée Impala[7].

Impala fait ensuite l'acquisition de CPI, plus grosse société d'impressions de livres en Europe[7] et Technoplus Industries, une ancienne filiale d'Areva spécialisée dans le matériel de pointe[7].

Le 15 octobre 2013, il devient, à la tête de son holding financier Impala et avec deux autres associés, le nouveau propriétaire de Clestra, le fabricant de cloisons mobiles de bureau, après la liquidation judiciaire de cette entreprise prononcée la veille par le tribunal de grande instance de Strasbourg et dans le cadre d'un plan de cession validé par la justice[10].

Son holding financier Impala devient en 2015 le premier actionnaire du groupe papetier Sequana, avec 20% du capital[11].

En 2016, il est candidat à la reprise de Morpho, filiale de Safran[12], à travers sa société Impala associée au fonds KKR, avec le soutien de Xavier Niel, de Bernard Arnault et de la famille Louis-Dreyfus[13],[14], mais leur offre ne sera pas retenue[11].

Le 18 Juillet 2017, il est nommé Président du conseil d'administration du groupe Fnac Darty.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Jacques Veyrat : entre tradition et modernité, 21 septembre 2006, L'Usine nouvelle
  2. « Collège des Ingénieurs, MBA », sur www.cdi.fr (consulté le 8 mars 2017)
  3. L'Usine Nouvelle, « Jacques Veyrat, le surdoué », usinenouvelle.com/,‎ (lire en ligne)
  4. Bagarre pour un empire, 19 mars 2011, JDD
  5. Laurence Boisseau, Elsa Conesa, Henri Gibier, François Vidal « Jacques Veyrat va quitter le Groupe Louis Dreyfus » Les Échos.fr le 5 avril 2011, consulté le 11 mai 2013
  6. Jacques Veyrat va quitter le groupe Louis Dreyfus, 6 avril 2011, Le Figaro
  7. a, b, c, d et e L'ancien roi du négoce se batit un empire en rachetant des entreprises en difficulté
  8. Eiffel Investment Group
  9. Histoire d'Eiffel Investment Group
  10. https://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0203067279579-jacques-veyrat-l-ex-bras-droit-de-dreyfus-met-la-main-sur-clestra-617335.php
  11. a et b « #Entrepreneurdelasemaine >> L'incroyable ascension de Jacques Veyrat – Entreprendre.fr », sur www.entreprendre.fr (consulté le 8 mars 2017)
  12. « Jacques Veyrat le retour de l'enfant prodige », sur lesechos.fr, (consulté le 8 mars 2017)
  13. « Guerre acharnée pour la reprise de Morpho », L'Opinion,‎ (lire en ligne)
  14. « Comment les acheteurs de Morpho veulent séduire Safran et l'Etat français », sur challenges.fr,