Naruhito

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Naruhito
徳仁
Illustration.
L'empereur Naruhito en août 2019.
Titre
126e empereur du Japon
En fonction depuis le
(4 mois et 16 jours)
Couronnement
Premier ministre Shinzō Abe
Prédécesseur Akihito
Prince héritier du Japon

(30 ans, 3 mois et 23 jours)
Monarque Akihito
Prédécesseur Akihito
Biographie
Titre complet Tennō Heika (天皇陛下?)
Kinjō Tennō (今上天皇?)
Hymne royal Kimi ga yo (君が代?)
Dynastie Maison de Yamato
Nom de naissance Hiro-no-miya Naruhito
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Tokyo (Japon)
Nationalité Japonais
Père Akihito, empereur émérite
Mère Michiko Shōda
Conjoint Masako Owada
Enfants Aiko, princesse Toshi
Héritier Fumihito, prince d'Akishino
Religion Shintoïsme
Résidence Kōkyo (Tokyo)
Cour impériale de Kyōto

Naruhito
Monarques du Japon

Naruhito (徳仁?, /na'ɺ̠ɯçito/), né à l'Hôpital de la Maison impériale, situé dans le jardin est du Kōkyo dans l'arrondissement de Chiyoda à Tōkyō, le , est le 126e empereur du Japon depuis le . Fils aîné de l'empereur Akihito et de son épouse, l'impératrice Michiko, il succède à son père au lendemain de l'abdication de celui-ci.

Titré à sa naissance « Son Altesse impériale le prince impérial Naruhito de Hiro » (浩宮徳仁親王, Hiro-no-miya Naruhito shinnō?), il devient l'héritier du trône du chrysanthème à la mort de son grand-père, l'empereur Hirohito, le , et prend alors le titre de « Son Altesse impériale le prince héritier Naruhito » (皇太子徳仁親王, Kōtaishi Naruhito Shinnō?). Devenu empereur du Japon après l'abdication de son père Akihito, son avènement au trône marque le début de l'ère Reiwa et il n'est plus connu au Japon que comme « Sa Majesté l'Empereur » (天皇 陛下, Tennō Heika?) ou encore comme « Sa Majesté présente » (今上 陛下, Kinjō Heika?). Si en Occident s'est répandu l'usage de nommer l'empereur par son simple prénom, Naruhito, à l'instar des monarques européens, cette pratique est considérée au Japon comme un manque de respect à l'empereur.

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Le prince Naruhito de Hiro, le .

Comme tous les membres de la famille impériale, le jeune prince reçoit le septième jour après sa naissance, soit le , un prénom et un nom de complaisance. Le même jour, il reçoit également de sa mère un emblème personnel (お印, o-shirushi?) censé symboliser son caractère : le catalpa chinois (, Azusa?).

Son prénom, Naruhito (徳仁?), et son nom, Hiro-no-miya (浩宮?), sont issus, comme le veut la tradition dans la Maison impériale du Japon, d'un passage de l'un des Classiques chinois, à savoir de la 32e sentence de la Doctrine du Milieu de Confucius selon Zi Si, qui dit, en parlant de celui qui réussit à atteindre le degré ultime d'humanité en trouvant le lien entre terre et ciel : « 浩浩其天!茍不固聰明聖知達天者,其孰能知之 », ce qui, traduit du chinois, signifie : « Appelle-le ciel, tellement il est vaste ! Qui peut comprendre cela, si ce n'est celui qui est rapide en appréhension, clair dans son discernement, d'une intelligence largement hors de portée et d'une connaissance universelle, possédant toute la vertu céleste[1],[2] ? ».

Les kanji (, hiro, ōki?, « grand, nombreux, vaste, abondant »)[3] et (toku, oshie, naru-?, « éthique, moralité, puissance, vertu »)[4] renvoyant ainsi à deux qualités reliant l'homme au ciel.

Il est, avec son frère et sa sœur, le premier enfant d'un empereur à avoir été élevé directement par son père et sa mère, la tradition jusqu'à présent voulant que les enfants de la famille impériale fussent séparés très tôt de leurs parents pour être éduqués par des chambellans du palais et par des précepteurs privés.

Études et travaux de chercheur en histoire et sur la gestion de l'eau[modifier | modifier le code]

Discours du prince héritier Naruhito devant la « Convention de réflexion sur l'eau » au Musée de la Science de Tokyo, en 2016.

Il est le premier héritier présomptif du Trône à avoir obtenu un diplôme universitaire, à savoir un Bachelor's degree en 1982 puis, en 1988, une Maîtrise en histoire de l'Université Gakushūin. Il a également étudié au Merton College de l'Université d'Oxford au Royaume-Uni de 1983 à 1985, deux années qu'il a retracées dans un livre intitulé Temuzu to tomoni: Eikoku no ninenkan (ja) (テムズとともに -英国の二年間-?) et traduit en anglais en 2006 par The Thames And I: A Memoir Of Two Years At Oxford (ISBN 1-905246-06-4). Il rédige également, lorsqu'il est au Royaume-Uni, un article en anglais sur The Thames as Highway (La Tamise comme axe de communication), publié en avril 1989. Un doctorat honoris causa en droit lui est décerné en décembre 1991 par l'Université d'Oxford.

Malgré ses obligations officielles, il a continué ses activités de recherche en histoire médiévale du Japon et de l'Angleterre, étant spécialisé notamment dans l'étude des transports fluviaux et de la mise en valeur par ces deux pays de leurs voies navigables à travers le passé. Il est en effet chercheur honoraire aux archives de l'Université Gakushūin depuis 1992, il a donné également plusieurs séries de cours et de conférences universitaires dans cet établissement en 2003 (conférences au Collège féminin sur la « Société et culture britannique : source de la culture nord-américaine »), 2005, 2006 et 2008.

Prince héritier[modifier | modifier le code]

Fonctions officielles[modifier | modifier le code]

Rit'taishi-no-Rei du prince héritier Naruhito, le .

S'il devient, dans la pratique, l'héritier au trône du Japon après le décès de son grand-père et l'avènement de son père le , il n'est investi officiellement comme prince héritier (皇太子, Kōtaishi?) que le , jour de son 31e anniversaire, lors de la cérémonie traditionnelle Rit'taishi-no-Rei (立太子の礼?, litt. « Cérémonie d'avènement du Premier fils »).

Le prince héritier et le président brésilien Lula da Silva, le .

Son statut lui donne un nombre important de responsabilités cérémonielles et symboliques ainsi que représentatives, comme l'attestent de nombreux voyages officiels dans des pays étrangers. Il a ainsi jusqu'à présent visité une vingtaine d'États, étant délégué notamment pour représenter la maison impériale et le Japon lors de cérémonies au sein des différentes familles régnantes dans le monde (comme un sacre ou un couronnement ou encore un mariage princier). Il est aussi président honoraire de l'Année d'échanges Japon-Brésil en 2008, chargé notamment d'assister aux commémorations du centenaire de l'immigration japonaise au Brésil le .

Sur le plan caritatif et humanitaire, il est vice-président d'honneur de la Croix-Rouge japonaise[5] depuis avril 1994. Chercheur en histoire des transports fluviaux, il s'est également personnellement impliqué dans le domaine de la lutte pour l'approvisionnement en eau et contre la sécheresse dans le monde, et a ainsi été président honoraire du Troisième Forum mondial de l'eau qui s'est tenu au JaponKyōto, Ōsaka et Shiga) du 16 au , où il fait notamment une intervention remarquée lors de la journée d'ouverture sur « les cours d'eau reliant Kyōto et sa région ». Lors de l'ouverture du forum suivant, le à Mexico, il est chargé à nouveau de faire un discours cette fois-ci consacré à « Edo et la navigation », et réalise la conférence d'ouverture du 1er Sommet Asie-Pacifique sur l'eau en décembre 2007 sur « les Humains et l'eau : du Japon à la région Asie-Pacifique ». Il est enfin nommé en janvier 2007 président honoraire du Bureau consultatif sur l'eau et la salubrité du Secrétaire général des Nations unies.

Famille et problème de succession[modifier | modifier le code]

Pièce commémorative de 500 yens pour le mariage princier de Naruhito et Masako en 1993.

Naruhito aurait rencontré sa future épouse, Masako Owada, diplomate non issue de l'aristocratie, lors d'une réception organisée en 1986 à la résidence de son père, Akihito, qui n'était encore que prince héritier[6].

Le mariage est finalement accepté par le Conseil de la maison impériale le , les fiançailles ont lieu le 12 avril suivant et le mariage le .

De gauche à droite : Naruhito, alors prince héritier, son épouse la princesse héritière Masako et leur fille la princesse impériale Aiko de Toshi, en 2016.

Ensemble, ils ont eu une fille le , la princesse impériale Aiko de Toshi. Avant son accession au Trône, il réside, avec son épouse et sa fille, dans la résidence officielle du prince héritier, le palais du Tōgū, situé dans le complexe palatial du domaine d'Akasaka dans l'arrondissement spécial de Minato à Tōkyō, où il est né et a grandi.

La loi de succession au trône écartant actuellement les femmes, une révision était envisagée par le gouvernement pour permettre à sa fille unique de devenir un jour impératrice régnante[7]. Néanmoins, depuis l'annonce en février 2006 de la grossesse de l'épouse du prince Akishino, frère de Naruhito (déjà parents de deux filles), cette révision a été abandonnée puisque la princesse Kiko a donné naissance à un garçon, le prince Hisahito, le .

Toutefois, l'abandon de ce projet ne peut être que provisoire selon plusieurs spécialistes du droit constitutionnel et de la Maison impériale, dont le juriste Kōichi Yokota, car « il n'y a aucune garantie de continuité pour la famille impériale tant que des règles souples de succession n'auront pas été adoptées ». Les concubines ayant disparu et l'ancien clan impérial ayant été réduit à une branche, la pérennité du trône du chrysanthème ne repose aujourd'hui que sur quelques couples, et ce nombre devrait se réduire pour la génération suivante puisque actuellement, l'empereur n'a qu'une fille et un seul neveu successible (ainsi que deux nièces), tandis que la seule branche cadette de la famille impériale, celle des Mikasa, n'a engendré également que des filles. Ainsi la famille impériale devrait, si les choses restent en l'état, se limiter à terme aux seuls descendants du jeune prince Hisahito d'Akishino, et à sa capacité à avoir à son tour un fils[8].

Le système patrilinéaire ne pouvait parfaitement fonctionner que grâce à la polygamie, qui a disparu de fait avec l'empereur Taishō (1879-1926) et de droit avec la constitution de 1947, qui dispose que l'héritier doit être « légitime ». Par ailleurs, la réforme de 1947 a limité la transmission du trône aux descendants de Taishō, radiant de la famille impériale, donc des successeurs possibles, de nombreuses branches collatérales. La monarchie nippone subit en outre la pression d'une majorité de Japonais désireux de modernité et favorables à l'avènement un jour de la princesse Aiko comme Impératrice régnante[9].

Le couple des princes héritiers Naruhito et Masako en 2016.
Emperor Naruhito 20190504b.jpg

Le couple princier a dû faire face également aux dépressions chroniques subies par la princesse Masako en raison des fortes pressions médiatiques et protocolaires exercées sur cette dernière, Naruhito sortant à plusieurs reprises de sa réserve pour défendre son épouse. Il s'en prend ainsi directement à l'Agence impériale, qui gère l'agenda des membres de la famille régnante, en mai 2004 lorsque celle-ci décide de ne pas autoriser la princesse, qui est alors très faible, à l'accompagner lors d'un déplacement officiel aux Pays-Bas, déclarant alors : « La princesse Masako, après avoir abandonné son travail de diplomate pour entrer dans la maison impériale, a été grandement affectée d'apprendre qu'elle n'était pas autorisée à voyager à l'étranger pour un long moment [...] Il y a eu des événements qui ont été à l'encontre de la carrière et de la personnalité de la princesse Masako[10] ». Plus tard, le , il demande de considérer le cas de son épouse avec compassion : « Je voudrais que (le public) comprenne que Masako continue à faire les plus grands efforts avec l'aide de ses proches [...] S'il vous plaît, continuez à la considérer avec gentillesse et sur le long terme[11] ».

Préparation à l'accession au trône[modifier | modifier le code]

Le 19 mai 2017, le gouvernement conservateur japonais approuve un projet de loi spéciale autorisant son père, l'empereur Akihito à renoncer au trône pour la fin de l'année 2018. Cette loi ne s'applique néanmoins qu'à lui seul et ne bénéficie pas à ses successeurs[12]. Le Parlement vote définitivement la loi le 9 juin 2017, pour une abdication et une succession dans les trois ans à venir[13]. Le 1er décembre 2017, le gouvernement annonce que l'empereur abdiquera le 30 avril 2019 et Naruhito sera officiellement intronisé le lendemain, soit le . Le Japon entre alors dans l'ère Reiwa.

Le dernier empereur du Japon ayant renoncé au trône du chrysanthème est Kōkaku en 1817, qui abdiqua en faveur de son fils Ninkō[14].

Empereur du Japon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ère Reiwa.

Avènement[modifier | modifier le code]

Répliques des trois trésors sacrés du Japon, dont deux ont été remis au nouvel empereur le jour de son avènement le  : l'épée de Kusanagi (à g.) et le magatama de Yasakani (en bas, à dr.).

Le , le lendemain de l'abdication de son père, Naruhito entre officiellement en fonction au cours de deux courtes cérémonies marquant le début du protocole de l'accession au Trône (即位の礼, Sokui-no-rei?) dans la « Salle des Pins » ou « salle du Trône » (松の間, Matsu-no-ma?) du « Hall d'État » (正殿, Seiden?) du Palais impérial (皇居, Kōkyo?). La première, la cérémonie traditionnelle shintō du Kenji-tō-shōkei no gi (剣璽等承継の儀?, litt. Cérémonie de transmission des insignes impériaux), se fait en présence des seuls hommes adultes de la succession au Trône (le prince héritier Fumihito et le prince Masahito de Hitachi), du Premier ministre Shinzō Abe, des membres du Cabinet du Japon (dont la première femme à assister à une telle cérémonie, la ministre Satsuki Katayama), du juge en chef de la Cour suprême, des présidents des deux chambres de la Diète et des chambellans de l'Agence impériale. Il lui est alors présenté les insignes impériaux (剣璽, Kenji?), dont deux des trois trésors sacrés du Japon (三種の神器, Sanshu no Jingi?), à savoir l'épée de Kusanagi (草薙の剣, Kusanagi-no-tsurugi?), qui selon la tradition aurait été celle utilisée par la déesse Amaterasu, ancêtre légendaire de la famille impériale, pour chasser les démons de l'archipel, et qui symbolise la valeur de l'empereur ; et le magatama de Yasakani (八尺瓊曲玉, Yasakani no magatama?), qui représente la bienveillance et la faculté d'apprendre du monarque. Le nouvel empereur reçoit alors également le sceau impérial du Japon ou « Noble insigne du chrysanthème » (菊の御紋, Kiku-no-gomon?), véritable emblème national du Japon même s'il n'a plus de rôle officiel depuis 1947, et le sceau d'État du Japon ou « sceau du pays » (国璽, Kokuji?), sceau officiel de l'État japonais qui doit lui servir à sceller les documents soumis par le Cabinet[15],[16].

Puis, la seconde cérémonie, plus laïque et plus ouverte, avec à ses côtés son épouse la nouvelle impératrice Masako et en présence des femmes de la famille impériale et des corps constitués du Japon, suit immédiatement la première : il s'agit du Sokui-go-chōken no gi (即位後朝見の儀?, litt. cérémonie de l'audience d'après l'accession au Trône). L'empereur y a fait son discours inaugural de nouveau « symbole de l'État et de l'unité du peuple japonais », s'inscrivant alors dans la continuité de l'exercice de la fonction initiée par son père en déclarant : « Je m’engage à agir conformément à la Constitution et à remplir mes obligations de symbole de l’État et de l’unité du peuple, en ayant toujours le peuple à l’esprit et en me tenant toujours à son côté ». Le couple impérial clôt cette journée d'investiture par une rencontre avec les fonctionnaires de l'Agence impériale et par une visite à l'empereur et impératrice émérites, Akihito et Michiko, dans leur nouvelle résidence temporaire de Takanawa[17],[18]. Ils font leur première apparition publique le 4 mai suivant, se montrant six fois dans la journée au balcon du Palais impérial pour saluer la foule.

Son avènement doit encore être rituellement proclamé lors de la Cérémonie d'intronisation au Hall d'État (即位礼正殿の儀, Sokuirei-Seiden no gi?), prévue le . Celle-ci reprendra le rituel modifié qui avait été adopté le pour le précédent empereur : au lieu de se tenir au palais de Kyōto comme c'était le cas avant la Seconde Guerre mondiale, elle a lieu dans la « salle des Pins » du « hall d'État » du Kōkyo ; la plupart des symboles shinto qu'elle comportait sont enlevés du rituel ; elle se fait en présence d'étrangers, avec des délégués représentant près de 200 pays en plus des invités japonais ; le Premier ministre s'adresse directement à l'empereur en se tenant en face de lui, et non plus, comme c'était le cas dans le passé, depuis la cour du palais, afin de démontrer que le régime du Japon est désormais démocratique et que donc le Cabinet n'est plus subordonné au monarque. Cette cérémonie sera complétée, en par un rite cette fois-ci totalement shintō et secret pendant lequel l'empereur remerciera les kami pour son avènement en leur offrant du riz sacré : la « cérémonie du grand Remerciement » (大嘗祭の儀, Daijōsai no gi?). Le coût de ces manifestations, et le fait que de l'argent public soit utilisé pour financer des manifestations au caractère fortement religieux, a suscité des critiques, notamment de la part d'associations ou partis de la gauche japonaise, comme cela avait déjà été le cas pour le précédent avènement impérial (le gouvernement japonais ayant dépensé 2,7 milliards de yen soit vingt-quatre millions de dollars américains pour organiser l'évènement)[19].

L'ère Reiwa[modifier | modifier le code]

Calligraphie du nom de l'ère, Reiwa.

Une nouvelle ère a commencé le jour de son avènement, le à 0h00, dont le nom a été choisi par le Cabinet du Japon (comme cela avait été le cas pour l'ère précédente, Heisei) et officiellement présenté au public le  : Reiwa, officiellement traduit par « belle harmonie ». Contrairement à la tradition, qui voulait que ce nom soit issu de passages des Classiques chinois, il s'agit ici, pour la première fois, de la reprise d'un texte japonais, un waka, court poème japonais, de l'anthologie Man'yōshū[20], datée de 730[21],[22]. Le kanji wa (?) représente l'harmonie, tandis que rei (?) peut être traduit par porteur d'espérance, vénérable, ordre, bien, beau, agréable[20],[23]. La traduction française du waka ainsi utilisé donne[24] : « Voici le beau (rei) mois du début de printemps, l'air est doux et la brise légère (wa), le prunier a déployé ses fleurs blanches comme poudre d’une belle à son miroir, l’orchidée répand une odeur suave comme poche à parfums. »

Loisirs[modifier | modifier le code]

Concert familial donné par Akihito, alors prince héritier, au violoncelle, son épouse Michiko au piano et leur fils aîné, l'actuel empereur et alors prince Naruhito de Hiro, au violon, sous le regard de la princesse Sayako et du prince Fumihito, en .

Le prince héritier puis empereur du Japon pratique, en dehors de ses activités officielles et de recherche, de nombreuses activités sportives en amateur, notamment le tennis, l'alpinisme et le jogging.

Comme ses parents, c'est un grand amateur de musique qui joue depuis l'enfance du violon, la famille impériale ayant formé à plusieurs reprises un petit orchestre familial, le prince héritier puis empereur Akihito jouant du violoncelle, la princesse puis impératrice Michiko du piano, et le prince puis prince héritier Naruhito du violon[25].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Traduction anglaise et texte original en chinois de la Doctrine du Milieu.
  2. (en) The Doctrine of the Mean, traduction en anglais de Charles Muller, 1991, mise à jour en 2005.
  3. (en) Wiktionary : 浩.
  4. (en) Wiktionary : 德.
  5. (en) Présentation de la Croix-Rouge japonaise sur son site officiel.
  6. (en) H. Takayama, « Naruhito, Crown Prince, and Princess Masakoprincess of Japan », Britannica.com.
  7. (en) « Japan bill to let women on throne », BBC, 20/01/2006.
  8. (en) AP, « Banzai! Birth of a healthy boy solves imperial heir shortage, at least for now », USA Today, 09/06/2006.
  9. D. McNeill, « Still Taboo After All These Years: Japan's New Imperial Heir and the Media », Japan focus, 15/10/2006.
  10. (en) J. Brooke, « Japan Crown Prince Complains Wife Is Stifled by Palace Guard », The New York Times, 20/05/2004.
  11. (en) « Japan's crown prince seeks public understanding for ailing princess », GMA News, 07/11/2008 « Copie archivée » (version du 22 mai 2011 sur l'Internet Archive).
  12. « Japon: l'empereur Akihito va enfin pouvoir partir à la retraite », RFI,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mai 2017).
  13. « Le Japon ouvre la voie à l'abdication de son empereur », leparisien.fr,‎ 2017-06-09cest05:19:56+02:00 (lire en ligne, consulté le 1er décembre 2017)
  14. Philippe Mesmer (Tokyo correspondance), « Japon : la date de l'abdication de l’empereur fixée au 30 avril 2019 », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 1er décembre 2017)
  15. (en) « What is the 'Kenji-to-Shokei-no-gi'? », NHK World,‎ (lire en ligne, consulté le 2 mai 2019)
  16. « Japon: le shinto, des rituels privés mais une affaire d'État », RFI,‎ (lire en ligne, consulté le 2 mai 2019)
  17. « Le 1er mai, Naruhito est devenu le nouvel empereur du Japon », Nippon.com,‎ (lire en ligne, consulté le 2 mai 2019)
  18. « Japon: Le nouvel empereur Naruhito est monté sur le trône », 20 minutes,‎ (lire en ligne, consulté le 2 mai 2019)
  19. (en) Reuters, « The key ceremonies in Japan's Imperial succession », The Japan Times,‎ (lire en ligne).
  20. a et b Le Point magazine, « "Reiwa": un nom qui vénère l'harmonie pour la nouvelle ère du Japon », sur Le Point, (consulté le 1er avril 2019)
  21. (ja) Kasane Nakamura, « 新元号「令和」は万葉集が出典 「梅花の歌」序文の現代語訳は? », sur Huffington Post Japan,‎ (consulté le 1er avril 2019).
  22. (ja) « 新元号「令和」 出典「万葉集」とは », sur Mainichi shinbun,‎ (consulté le 1er avril 2019).
  23. Rafaële Brillaud, « Comment bien traduire l'ère Reiwa ? », sur Libération, (consulté le 1er avril 2019).
  24. Man.yôshû : Livres IV à VI (trad. René Sieffert), Publications orientalistes de France / Unesco, , 381 p. (ISBN 9232035162 et 2716903182, notice BnF no FRBNF37030567), p. 191.
  25. (en) Photographie de la famille impériale jouant ensemble de la musique en 1987 sur la page présentant l'empereur et l'impératrice sur le Site officiel de l'Agence impériale.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]