Saint-Victor (Cantal)

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Saint-Victor
Saint-Victor (Cantal)
Vue de Saint-Victor.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Aurillac
Intercommunalité Communauté de communes de la Châtaigneraie Cantalienne
Maire
Mandat
Michel Teyssou
2020-2026
Code postal 15150
Code commune 15217
Démographie
Population
municipale
107 hab. (2018 en diminution de 5,31 % par rapport à 2013)
Densité 7,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 00′ 39″ nord, 2° 17′ 19″ est
Altitude Min. 440 m
Max. 652 m
Superficie 13,53 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Aurillac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Paul-des-Landes
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Victor

Saint-Victor est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Victor, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).

La commune de Saint Victor est divisée en deux entités, Saint-Victor et Aleix, où se trouve la mairie. Les habitants vivent dans les hameaux :

  • la Borie
  • Cassiès
  • Daumont
  • Meyrou
  • la Montagne
  • Perissagol
  • la Terrade
  • le Bos
  • le Claux
  • Fraissy
  • le Mont
  • Prallat
  • la Vergne

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Victor est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aurillac, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 85 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (52 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (56,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52 %), zones agricoles hétérogènes (27,4 %), prairies (20,6 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Victor était une seigneurie appartenant à la famille de Montal (Durand de Montal est seigneur de Saint-Victor en 1251, Géraud de Montal en 1329). Un château s'élevait sur la colline, dont il ne reste que la chapelle, qui forme le chœur de l'église paroissiale.

Cette seigneurie passa ensuite dans la famille de Selves, puis à Jacques de Prallat et par alliance à la famille de Jugeals de Peyrac de Veillan.

Avant 1789, l'église dédiée à saint Victor était une annexe de celle d'Ayrens, et à la nomination de l'archidiacre d'Aurillac. Elle fut érigée en chapelle vicariale par ordonnance royale du , et en succursale par une nouvelle ordonnance du [8].

La commune comprenait environ 500 habitants au XIXe siècle. La pauvreté des exploitations favorisa une émigration massive.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 avril 2014 Ginette Meiniel    
avril 2014 juillet 2020 Michel Morin DVD Retraité Fonction publique
juillet 2020 En cours Michel Teyssou    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2018, la commune comptait 107 habitants[Note 3], en diminution de 5,31 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
430417456426469505415502478
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
496411497436414431633449451
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
335331302285285262239208170
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
179152120141135127110108112
2017 2018 - - - - - - -
107107-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le « bourg » de Saint-Victor a la particularité de ne comporter qu'une église et deux maisons. Les habitants vivent dans les hameaux voisins. On y accède exclusivement à pied, par un chemin escarpé. Un chemin de croix avec des stations de schiste y a été aménagé. Bien qu'ayant une dimension de chapelle, l'église, dédiée à saint Victor de Marseille, a le statut d'église paroissiale. Son origine est romane, et le chœur en cul de four aurait été l'ancienne chapelle du château. Son clocher à peigne est typique des églises rurales de la Haute Auvergne. Elle possède deux autels du XVIIIe siècle, un bénitier sur colonne de pierre et quelques statues anciennes de belle qualité. Autour de l'église, un petit cimetière rural avec les tombes des familles des environs.

En contrebas de l'église, trois bâtisses sont accolées : l'ancien presbytère, l'ancienne mairie et l'ancienne école. La mairie a été transportée à Aleix dans les années 1950. L'école a été fermée pendant la guerre de 1939-1945, et n'a pas rouvert à la Libération.

Un pèlerinage est organisé chaque année le troisième dimanche de septembre.

Promenade[modifier | modifier le code]

Circuit pédestre au départ d'Aleix, prenez le chemin de randonnée, prenez le petit pont pour traverser le ruisseau et reprenez la chemin qui s'élève vers le hameau de Saint-Victor (presqu’île) et poursuivez en prenant le chemin de Croix jusqu'à la ferme et fermez la boucle de votre parcours en revenant à Aleix[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 23 avril 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 23 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Émile AMÉ, Dictionnaire topographique du département du Cantal comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris,
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. Vous pouvez trouver le tracé de cette randonnée sur le livret des randonnées diffusé par l'ONF

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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