Glénat (Cantal)

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Glénat
Glénat (Cantal)
La mairie.
Blason de Glénat
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Aurillac
Intercommunalité Communauté de communes de la Châtaigneraie Cantalienne
Maire
Mandat
Claude Prat
2020-2026
Code postal 15150
Code commune 15076
Démographie
Population
municipale
172 hab. (2018 en diminution de 7,03 % par rapport à 2013)
Densité 7,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 54′ 07″ nord, 2° 10′ 54″ est
Altitude Min. 534 m
Max. 747 m
Superficie 24,27 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Aurillac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Paul-des-Landes
Législatives Première circonscription
Localisation
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Glénat
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Glénat

Glénat est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Glénat se trouve dans le Massif central, à l'ouest du département du Cantal. Elle comprend les lieux-dits Espinadel, Lavaysse, Estreps, Lavialle Verte, Clamagirand, Glenadel et les Mestries.

Le bourg de Glénat, à l'intersection des routes départementales (RD) 32 et 33, se situe, en distances orthodromiques, vingt kilomètres à l'ouest d'Aurillac.

Le territoire communal est également desservi par les RD 7 et 220.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Glénat est limitrophe de six autres communes. Au nord, son territoire communal est distant de moins de cinq cents mètres de celui de Laroquebrou.

Communes limitrophes de Glénat
Siran Saint-Gérons,
Pers
Glénat La Ségalassière
Saint-Saury Roumégoux

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Glénat est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aurillac, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 85 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (57,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (52,3 %), forêts (37,7 %), zones agricoles hétérogènes (8,7 %), zones urbanisées (1,2 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Glénat est un lieu très ancien, mentionné dans la charte de Clovis. Il y est dit : « À Glénat, sont deux métairies occupées par les serfs Imbert et Dodon, qui font des charrois, donnant une mesure de blé et deux sous ».

L'église est ancienne, mais a été mal restaurée. Le clocher date de 1624.

Glénat était le siège d'une justice seigneuriale sur ressort au bailliage d'Aurillac et en appel de la prévôté de Maurs.

Il y avait à Glénat une communauté de prêtres richement dotée, qui fit hommage en 1540 au roi.

Il y a un château qui faisait partie, en 1650, de ceux qui étaient considérés comme importants à la défense du pays. Il appartenait alors à plusieurs seigneurs qui coopéraient en commun à son entretien. À son origine, il consistait en une grosse tour entourée de constructions crénelées et ayant des mâchicoulis. C'était une forteresse ceinturée en outre de fossés. Il est alors appelé le château supérieur. Au XVe siècle, Le bourg était fortifié par une muraille de défense se rattachant au château.

En 1502, Philippe de la Grillère était le seigneur propriétaire du château bas auquel il laissa son nom qui devint château de La Grillère.

En 1562, M. de Brezons, gouverneur d'Aurillac y plaça une garnison de soldats.

En 1632, Anne de la Grillière, seigneuresse de Glénat, fit donation devant le notaire Sarraute (lui-même protestant) au pasteur Lafon et à Antoine Deboyer, d'une des salles de son château pour servir la célébration du culte réformé. Le pasteur décède quelques années plus tard. Le culte est alors épisodiquement assuré par des pasteurs venant du département voisin.

En 1829, Spinadel fusionne avec Glénat[8].

Le bourg de Glénat a un groupe scolaire édifié en 1880.

Glénat en 1912

  • Superficie de la commune : 2 428 hectares
  • Population : 609 habitants - électeurs : 202
  • Contributions indirectes : 13 742,02 F
  • Mairie : M. Cordonnier Clément - adjoint : M. Brugnes Ovide
  • Curé : M. Puéchavy
  • Instituteur : M. Lassus
  • Institutrice : Mme Lassus
  • Bureau téléphonique
  • Foire :
  • Fête patronale :
  • Distance du chef-lieu du canton : 9 kilomètres

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1937 1977 Paul-Antoine Tirabi    
1977 1983 Jacques Cros    
1983 mars 2008 René Lavergne    
mars 2008 avril 2014 Jean-Paul Bayle    
avril 2014 juin 2017 Serge Puechavy[Note 3] SE Commerçant
juin 2017 En cours
(au 11 septembre 2020)
Claude Prat[9] PCF[10] Agent SNCF

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2018, la commune comptait 172 habitants[Note 4], en diminution de 7,03 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
517514540584659696563444677
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
677668630649678669650627657
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
589609576530515509430410418
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
421371298302271223218217216
2013 2018 - - - - - - -
185172-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Le terrain de football est situé route de Siran et reçoit les rencontres de l'AS Omps-Glénat.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de La Grillère[14] date du XIIIe siècle et a été remanié au XVIIe siècle. Il possède un corps de logis flanqué à l'arrière de deux tours romanes à mâchicoulis. En 1987, les façades et toitures du château et de la grange, ainsi que son escalier du XVIIe siècle et un plafond peint sont inscrits au titre des monuments historiques. Aujourd'hui, ce château a été aménagé en chambres d'hôtes.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Démissionnaire.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 23 avril 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 23 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Claude Prat, nouveau maire de Glénat, La Montagne, 23 juin 2017.
  10. « Claude PRAT », sur PCF.fr (consulté le 12 septembre 2020).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. « Château de la Grillière », notice no PA00093517, base Mérimée, ministère français de la Culture