Los Arcos

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Los Arcos
Escudo de Los Arcos.svgBandera de Los Arcos.svg
Los Arcos - Iglesia de Santa María y río Odrón.jpg
Noms officiels
(es) Los Arcos (depuis )
(eu) Urantzia (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom local
(eu) Arkueta, UrantziaVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays
Zone géographique
Merindades
Communauté forale
Partie de
Intermunicipalité de Montejurra (d), Intermunicipalité des services sociaux de base de la zone de Los Arcos (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Superficie
57,67 km2Voir et modifier les données sur Wikidata
Altitude
438 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Navarra - Mapa municipal Los Arcos.svg
Démographie
Population
1 139 hab. ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Densité
19,8 hab./km2 ()
Gentilé
Losarqueño, losarqueña, losarcostarVoir et modifier les données sur Wikidata
Fonctionnement
Statut
Chef de l'exécutif
Jeronimo Gomez Ortigosa (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelage
Histoire
Remplace
Curnonium (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Identité
Langue officielle
Identifiants
Code postal
31210Voir et modifier les données sur Wikidata
INE
31029Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web

Los Arcos (Urantzia ou Arkueta en basque) est une localité et une commune de la comarque d'Estella orientale, dans la Communauté forale de Navarre dans le Nord de l'Espagne. La localité est le chef-lieu de la commune[1].

Le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle passe par cette ville.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal est majoritairement plat, avec quelques ondulations. Le noyau urbain se situe sur la rive gauche de la rivière Odrón, lequel arrose le territoire pour se jeter dans l'Èbre. Les conditions du terrain, plat et arrosé par la rivière, sont favorables à l'agriculture. Le climat est méditerranéen avec de rares pluies en été.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1996 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
1 346 1 326 1 339 1 315 1 319 1 311 1 308 1 300 1 298 1 272 1 261
Sources : Los Arcos et instituto de estadística de navarra

Jumelage[modifier | modifier le code]

Sommets environnants[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup de villages de cette région, Los Arcos surgit d'un petit hameau 'Santa Olalla" et du château attenant. C'est au XIe siècle, que se forme la ville. Elle apparait lorsque Sanche IV de Navarre[2] la repeuple après la bataille de Valdegón. Dans cette bataille, dite guerre des trois Sanche[3], Navarrais et Aragonais d'un côté, Castillans de l'autre, ces derniers sont defaits. Le roi remercie, pose un arc tendu ("Arcos") [Quoi ?] et demande à repeupler la ville.

En 1274 la population subit de nouveau des effets de la guerre, le château étant touché à la suite des attaques des troupes castillanes commandées par Ferdinand de la Cerda[4].

La Navarre se divise entre les Agramontais (famille nobiliaire des Agramont), partisans de Jean II de Navarre[5], et Beaumontais (famille nobiliaire des Beaumont), partisans de Carlos[6], prince de Viana qui compte sur l'appui de la Castille. Los Arcos étaient du côté des Agramont. Le , les délégués du roi Henri IV de Castille[7] requirent honneur et fidélité aux habitants de Los Arcos pour leur vassalité, après avoir perdu la cause Agramontaise pour laquelle ils avaient lutté.

En 1512 la municipalité s'unit à la Castille par décision de Ferdinand II d'Aragon[8] dit le Catholique, comme le reste de la Navarre.

En 1521 la population de la ville résiste héroïquement aux Français, les empêchant de se rallier aux communards[9] et permettant ainsi de renforcer les troupes impériales à Logroño. La ville est saccagée et volée par les Français. Par reconnaissance, l'empereur concède aux habitants un marché franc les mercredis de chaque semaine, à perpétuité.

En 1592, Philippe II d'Espagne[10] supprime les Fueros qu'il avait concédés à la ville en 1571. Jusqu'au XIXe siècle la ville de Los Arcos se consacre, avec bonheur, à la culture des vignes pour la production de vin, en bonnes relations avec la Castille et la Navarre.

Le le colonel des troupes napoléoniennes Belloc, qui resté dans la ville avec 800 hommes de l'infanterie et de la cavalerie se voit obligé de prendre le large à une demi-lieue[11] de Los Arcos car il est accusé par les guérilleros. Ce seront les voisins de Los Arcos qui apportent aux guérilleros le pain, le vin et l'aguardiente. Les volontaires de la ville ne tarderont pas a s'unir à cette guérilla dans leur lutte contre les Français. Ces faits, et d'autres, arriveront au vice-roi de Navarre prouvant que ces habitants étaient parmi les plus désobéissants et adversaires de Napoléon qui le fait savoir au général en chef d'Aragon. Sur 104 volontaires, 32 meurent dans la guerre d'Indépendance.

Le eut lieu à l'extérieur de la localité, près de l'ermitage Santa Barbara, le premier affrontement armé de la première guerre Carliste entre le carliste Ladrón de Cegama et le pro-Isabelle, Lorenzo.

Los Arcos existait à l'époque romaine, survécut, et en 1075, Sanche le Sage (Sanche IV de Navarre, 1054-1076) accorda à la ville un statut par lequel francs et navarrais avaient les mêmes droits.

Elle fut dotée en 1175 d'un quartier « franc » par Sanche VI (1054-1076).

Au Moyen Âge elle est désignée comme la ville des Juifs.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Le long du Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, le passage par Los Arcos vient de Villamayor de Monjardin, via le territoire du concejo d'Urbiola.

La prochaine halte est Sansol, puis Torres del Rio avec son église du Saint-Sépulcre et l'église San Andrés.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L’église Santa Maria de los Arcos
Reconnaissable à sa haute tour, l’église est d'origine romane, mais appartient par sa décoration intérieure au baroque espagnol. L’effet est saisissant : les stucs, les statues, les peintures ne laissent aucune surface à nu.

Les murs du transept et leur décoration imitent des cuirs de Cordoue.

Sur le maître-autel, du plus pur style baroque, trône une statue en bois polychrome du XIIIe siècle, représentant la Vierge noire de Santa Maria de los Arcos.

L'église possède un retable gothique du XVe siècle et des stalles polychromes, ainsi qu'un orgue majestueux du XVIIIe siècle.

Le cloître du XVe siècle, avec ses fenêtres flamboyantes, montre l’élégance du gothique.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La porte du XVIIe siècle s'ouvre sur une place à arcades.

De nombreuses façades sont armoriées, notamment en remontant vers le nord, au pied de la colline reboisée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (eu) Toponymes officiels du Pays basque de l'Académie de la langue basque ou Euskaltzaindia, avec la graphie académique actuelle ainsi l'équivalent en français ou espagnol. Autres sources: Euskal Herriko udalerrien izendegia [PDF] ou directement sur le site d'Euskaltzaindia (EODA).
  2. Sanche IV de Navarre, dit "Le Noble", né en 1039, mort assassiné le 4 juin 1076. Sanche IV régna sur la Navarre de 1054 à 1076.
  3. Guerre des Trois Sanche conflit armé qui se déroula sur les terres actuelles de Burgos et de La Rioja entre 1065 et 1067, où participèrent Sanche II de Castille (Il était le fils aîné de Ferdinand Ier de Castille. À la mort de son père, il hérita du royaume de Castille tandis qu'Alphonse, son cadet, devint roi du Royaume de León.), Sanche IV de Navarre et Sancho Ramírez de Aragón. Sanche Ier Ramirez ou Sancho Ramírez de Aragón (vers 1042 – 4 juin 1094), régna sur l'Aragon (sous le nom de Sancho Ier) à compter de 1063 et sur la Navarre (sous le nom de Sancho V) de 1076 jusqu'à sa mort à Huesca, en 1094.
  4. Ferdinand de la Cerda (?, 1255 - Ciudad Real, 1275). Infante de Castille, il fut le fils ainé d'Alphonse X. Était héritier du trône de Castille et Léon, mais sa mort précéda celle de son père. On le surnomme "de la Cerda" car il est né avec une pilosité épaisse sur le dos.
  5. Jean II d'Aragon (catalan : Joan II, castillan : Juan II), né le 29 juin 1398 à Medina del Campo, mort le 19 janvier 1479 à Barcelone, fut roi de Navarre par mariage entre 1425 et 1441 puis par usurpation entre 1441 et 1479), et enfin roi d'Aragon, de Majorque, de Sardaigne et de Sicile (sous le nom de Jean Ier), comte de Barcelone, de Roussillon et de Cerdagne entre 1458 et 1479.
  6. Charles d'Aragon (Carlos de Aragón ou de Viana, Don Carlos, né à Peñafiel en 1421 et mort à Barcelone le 23 septembre 1461, duc de Gandia et héritier de la couronne d'Aragon, prince de Viane et roi légitime Charles IV de Navarre, était le fils du roi Jean II d'Aragon et de la reine Blanche Ire de Navarre.
  7. Henri IV de Castille, né à Valladolid en 1425, décédé à Madrid en 1474 fut roi de Castille et de Léon de 1454 à 1474. Il était fils de Jean II et de Marie d'Aragon (1396-1445).
  8. Ferdinand II d'Aragon (en castillan : Fernando II; en catalan : Ferran II), (10 mars 1452 à Saragosse - 23 janvier 1516 à Madrigalejo), dit Ferdinand le Catholique, fut: Roi de Castille et León de 1474 à 1504 (Par mariage, sous le nom de Ferdinand V), Roi d'Aragon, de Valence, de Majorque et de Sicile et comte de Barcelone de 1479 à 1516 (de son propre chef), Comte de Roussillon et de Cerdagne de 1493 à 1516, Roi des Deux-Siciles en 1504.
  9. La révolte et guerre des communautés de Castille fut un soulèvement contre la couronne qui eut lieu entre 1520 et 1522, par les cités à l'intérieur de la couronne de Castille.
  10. Philippe II d'Espagne, né le 21 mai 1527 à Valladolid et mort le 13 septembre 1598 au palais de l'Escurial, est roi d’Espagne de 1555 à sa mort, et roi du Portugal à partir de 1580 ; c’est un prince espagnol de la maison de Habsbourg.
  11. Le lieue (de latin leuca, emprunté au gaulois) est une unité de longueur anciennement utilisée en Europe et en Amérique latine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Grégoire, J.-Y. & Laborde-Balen, L. , « Le Chemin de Saint-Jacques en Espagne - De Saint-Jean-Pied-de-Port à Compostelle - Guide pratique du pèlerin », Rando Éditions, , (ISBN 2-84182-224-9)
  • « Camino de Santiago St-Jean-Pied-de-Port - Santiago de Compostela », Michelin et Cie, Manufacture Française des Pneumatiques Michelin, Paris, 2009, (ISBN 978-2-06-714805-5)
  • « Le Chemin de Saint-Jacques Carte Routière », Junta de Castilla y León, Editorial Everest


Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]