Saint-Saury

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Saint-Saury
Saint-Saury
Église de Saint-Saury.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Aurillac
Canton Saint-Paul-des-Landes
Intercommunalité CC de la Châtaigneraie Cantalienne
Maire
Mandat
Roger Condamine
2014-2020
Code postal 15290
Code commune 15214
Démographie
Population
municipale
190 hab. (2016 en diminution de 5,94 % par rapport à 2011)
Densité 6,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 09″ nord, 2° 08′ 25″ est
Altitude Min. 574 m
Max. 761 m
Superficie 30,11 km2
Localisation

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Saint-Saury est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe du département du Lot.

Communes limitrophes de Saint-Saury[1]
Siran
Sousceyrac-en-Quercy
(Lot)
Saint-Saury[1] Glénat
Labastide-du-Haut-Mont
(Lot)
Parlan Roumégoux

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Saury 15.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D’or à la colombe de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Roger Condamine[2] PS Agriculteur retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4].

En 2016, la commune comptait 190 habitants[Note 1], en diminution de 5,94 % par rapport à 2011 (Cantal : -1,09 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
560411607579609627592582621
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
605607769538580566621611605
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
586584561512506488465446398
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
354314286250221187199201203
2013 2016 - - - - - - -
198190-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Escalmels[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint Eutrope, premier évêque de Saintes vers la fin du IIIe siècle, honoré comme martyr, son culte a pris une grande extension durant plusieurs siècles.

Il est invoqué pour guérir les maux de tête et les estropiés.

Mais aussi à son origine, la chapelle était dédiée à la Vierge.

La chronique écrite par Félix Jalenques sur le prieuré d’Escalmels mentionne le culte de nombreuses reliques qui ont transité par cette abbaye d’où le lien avec saint Eutrope.

De la chapelle prieurale « d’Aumont » à Notre-Dame d’Escalmels à la chapelle actuelle[modifier | modifier le code]

Fondée en 1151 par Bertrand de Griffeuille, la chapelle prieurale d’Aumont appartient à l’ordre des Augustins. Comme tous les monastères édifiés par ces moines bâtisseurs, ils sont dédiés à la Vierge. Notre-Dame-d’Escarmerie est bien en place au milieu du XIIIe siècle. En un siècle, les moines ont défriché et mis en culture plus de 1500 hectares dans les alentours.

À son apogée, le prieuré d’Escalmels, entre le XIVe et XVe siècles, compte plusieurs dizaines de moines. Le prieur d’Escalmels est seigneur de nombreux fiefs qui s’étendent bien au-delà du territoire de la commune, il a le droit de basse et haute justice et traite d’égal à égal avec les grands seigneurs du Quercy et d’Auvergne.

Lors des guerres de religion, le monastère est menacé. En effet, le prieur lui-même se convertit au protestantisme ainsi que la majorité de ses moines, et, en 1551 l’abbaye fut incendiée. La décadence est programmée. Le monastère ne fut plus relevé de ses ruines.

Seule la chapelle est reconstruite. Elle menace à nouveau de s’effondrer mais elle est sauvée vers 1735 par l’abbé de la Vercantière. Elle traverse le temps jusqu’à nos jours et est dédiée à saint Eutrope.

Un pèlerinage a lieu tous les ans, le dernier dimanche d’avril pour honorer ce saint.

La rénovation[modifier | modifier le code]

L’association Les Amis d’Escalmels a entrepris de restaurer et rénover la chapelle dès 1997.

Pour conduire à bien cette entreprise, l’association a fait appel aux dons ainsi qu’à la mise en place de manifestations culturelles permettant la collecte de fonds. Ainsi, elle a fait revivre les feux de la Saint-Jean accompagnés d’un repas champêtre. Un partenariat s’est établi entre l’association et la commune dans la répartition des travaux de rénovation. La commune a financé la réfection de la toiture, des crépis et des joints extérieurs, ainsi que la rénovation de la statue Saint-Eutrope.

L’association a financé la réfection intérieure des murs, de la voûte ogivale, la pose des vitraux, de la porte latérale, de l’autel, de l’éclairage ainsi que l’équipement mobilier, et enfin du parvis et des escaliers extérieurs. Il a fallu 10 ans pour réaliser tous ces travaux.

Que cette chapelle rénovée, seul témoignage du rayonnement du prieuré d’Escalmels sur ces hautes terres fasse le lien entre le millénaire passé et celui qui commence.

Puisse longtemps encore la petite cloche d’Escalmels sonner dans ce site si calme et si chargé d’histoire pour que le souvenir de bienfaits de B. de Griffeuille et de ses moines demeure à jamais.

Le Moulin[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui, le site d’Escalmels ne garde presque plus aucune trace du rayonnement de l’abbaye fondée par les Augustins, si ce n’est le moulin.

En effet, le bocal d’alimentation en eau du moulin actuel est du XIIe siècle.

Sa chute d’eau en forme de boyau conique en pierre de taille, ainsi que la transmission de la force hydraulique sur les meules par l’injection de l’eau grâce à une tuyère réglage sur une turbine « couchée » est une preuve du savoir-faire des moines cisterciens dans ce domaine.

Un moulin qui fonctionne depuis 900 ans, cela force l’admiration.

La légende de la Lozette[modifier | modifier le code]

La fondation de l’abbaye d’Escalmels au début du Moyen Âge et son rayonnement pendant plus de cinq siècles, l’importance du prieur, Seigneur des lieux (Saint-Saury et ses environs) et les conflits qu’il avait avec les seigneurs voisines (Sousceyrac) sont à l’origine de la légende.

Cette légende dite de « La Lozette » met en scène le seigneur de Sousceyrac, père d’Alozette, sa charmante fille unique, et le seigneur de Castelnau de Bretenoux, prétendant d’Alozette.

Le seigneur de Sousceyrac veut marier sa fille avec le seigneur de Castelnau. Celle-ci refuse et s’enfuit. Son père part pour les croisades. Pendant ce temps, Alozette n’est pas très sérieuse et avoue ses péchés à son père de retour de croisades.

Celui-ci accordera son pardon sous deux conditions : que l’immense forêt, propriété de l’abbaye, qui se situe entre sa seigneurie et le prieuré d’Escalmels lui appartienne, et qu’Alozette assume la charge de prieur d’Escalmels.

Quelques années s’écoulent et le jeune prieur d’Escalmels vient rencontrer le vieux seigneur de Sousceyrac, lui apportant l’acte de vente de la forêt et lui dévoile être sa propre fille.

Le seigneur lui accordera le pardon.

Telle est la trame de la légende de « La Lozette ».

Il existe de nombreux ouvrages concernant cette légende, tous plus ou moins divergents. Citons pour mémoire les textes de :

  • Henri Durif, Guide du Voyageur du Cantal, édité en 1860
  • Jean Courdié, Monographie de la Commune de Saint-Saury, manuscrit de 1899
  • Ferdinand de Laroussilhe, "La légende de la Lozette", publiée en 1888 et rééditée en 2009 par l'Association Sousceyrac d'Hier et d'Aujourd'hui; version romancée à partir de la tradition orale ancienne.

Une mention particulière pour l’excellent travail accompli par monsieur Guy Mazarguil, sur la recherche et l’interprétation de cette légende.

Les vitraux de la chapelle d’Escalmels[modifier | modifier le code]

  • La baie centrale à l’est, derrière l’autel, a pour thème « L’offrande ». Des bouquets s’élèvent vers le ciel tandis que semble descendre par les couloirs colorés : l’Esprit Saint, cette colombe venue se poser au milieu du bouquet le plus proche de nous.
  • La baie au sud, principale source de lumière dans la chapelle, est un vitrail clair. Son titre: « Les racines ». Il représente de manière allégorique ce que l’artiste a ressenti comme une maturité spirituelle chez « Les Amis d’Escalmels » qui sont à l’origine de la restauration de cette chapelle et les donateurs de ses vitraux ; la simultanéité entre enracinement culturel et créativité dont l’arbre est une image, attirait-elle les visites du Grand Oiseau Blanc ?
  • Oiseaux encore, cette fois au pluriel, dans le petit vitrail à l’ouest, intitulé « La danse de la vie ».
  • C’est le dernier vitrail vu par le pèlerin ou le visiteur avant de quitter la chapelle et qui tente d’estomper la frontière entre le sacré et le profane.

Les Amis d’Escalmels[modifier | modifier le code]

Le 8 août 1997, au cours d’une réunion constitutive, l’association « Les Amis d’Escalmels » a pu voir le jour et compter dès le premier soir 65 adhérents. Cette réunion avait été organisée à l’initiative de quelques fidèles de Saint-Eutrope souhaitant, après les travaux réalisés par la commune, trouver des fonds privés et restaurer l’intérieur de la chapelle d’Escalmels.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 10 août 2014).
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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