Saint-Santin-Cantalès

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Saint-Santin-Cantalès
Saint-Santin-Cantalès
Mairie de Saint-Santin-Cantalès.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Aurillac
Intercommunalité Communauté de communes de la Châtaigneraie Cantalienne
Maire
Mandat
Alain Espalieu
2020-2026
Code postal 15150
Code commune 15211
Démographie
Gentilé Saint-Santinois, Saint-Santinoises
Population
municipale
303 hab. (2018 en diminution de 3,81 % par rapport à 2013)
Densité 8,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 50″ nord, 2° 15′ 28″ est
Altitude Min. 428 m
Max. 707 m
Superficie 34,28 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Aurillac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Paul-des-Landes
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Santin-Cantalès
Liens
Site web https://www.saint-santin-cantales.fr/

Saint-Santin-Cantalès est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Sainte Anne est la sainte patronne de Saint-Santin-Cantalès, la fête patronale a lieu de ce fait le 26 juillet, jour de la saint Anne.

Saint-Santin ( Sanctinus ou Saintin) (270-356), tire son nom d’un disciple de saint Denis de Paris.[1]

Le bourg de Saint-Santin-Cantales remonte à une haute ancienneté. Il y a un reste de tour qui porte la date de 800 surmontée d’un blason. On prétend qu'un acte du prieuré remonte à 900.

Histoire[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Santin-Cantalès, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cros-de-Montvert Arnac Rose des vents
Rouffiac N Saint-Victor
O    Saint-Santin-Cantalès    E
S
Montvert
Laroquebrou
Nieudan

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Saint-Santin-Cantalès est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aurillac, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 85 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 mars 1989 André Contensou    
1989 avril 2014 Charles Espalieu DVD  
avril 2014 En cours
(au 10 août 2014)
Alain Espalieu[6] DVD Employé

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2018, la commune comptait 303 habitants[Note 3], en diminution de 3,81 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1031 1531 1011 2041 3751 1401 0681 0671 115
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1121 0431 0671 022968919953941875
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
804811814707757713657647577
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
533486374344302316328318307
2018 - - - - - - - -
303--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lieux remarquables[modifier | modifier le code]

  • Tilleul géant planté à l'initiative de Sully (ministre d'Henri IV) au début du XVIIe siècle, l'arbre se situe sur la place du village.
  • Mine de galène argentifère et aurifère de Cazaret, découverte en 1835, exploitée sur une longueur de 100 à 120 mètres et de faible profondeur, suspendue en 1839 à la suite d’un amincissement ou d’une interruption du gite, les recherches reprendront en 1846 mais hélas interrompues la même année sans donné de résultats. D'autres masses voisines, celles du bois de Féniès et du moulin du Cazaret, de Pruns et de Parieu, analogues à la précédente, mais d'une moindre richesse et d'une moindre puissance, ont donné lieu aussi à quelques travaux pendant la même période.
  • Tombeau d’ Eugène Malvezin, sépulture du cheminot devenu botaniste Eugène Malvezin décède le 2 novembre 1900. On peut admirer le tombeau depuis le bois de Mansergues, mais l’accès en est difficile. De loin, mais surtout de la D43, face au bois, on pouvait encore distinguer l’endroit, il était formé d’un bouquet de hauts pins dominant tous les autres arbres. Malheureusement, depuis les grosses tempêtes de 1982 et 1989 qui ont détruit le bouquet de pins qui permettait de situer l’emplacement du tombeau, la plupart des pins ont été déracinés et la première clôture de barbelés, écrasée par ces derniers. Restent encore la clôture en fer forgé, toujours intacte, ainsi que le tombeau. Mais par manque d’entretien, la végétation a repris possession du site et il est aujourd’hui très difficile de trouver le tombeau.

Monuments[modifier | modifier le code]

Chevet de l'église Sainte-Anne de Saint-Santin-Cantalès.
  • Église de style Byzantine dédiée à Saint-Santin, elle dépendait d'un riche prieuré qui remontait au XIIe siècle. Il fut incendié, ainsi que l'ancienne église et une partie du bourg par les huguenots. Les archives mentionnent un souterrain dont l'existence a été confirmée par les fouilles faites aux environs. L’église compte deux œuvres qui sont classées comme monuments historiques[11] :
  • Château de Pruns, Hugues de Mazeroles, damoiseau, en fit hommage, en 1325, à Géraud de Montai, baron de Laroquebrou. Pons de St-Cristophe en était seigneur en 1510, Nicolas de Pralatétait possesseur de Pruns en 1463. Christophe d'Alhars, en 1470, en 1487, Jean de Boussac, seigneur de Pruns, épousa Raymonde de Leygonie, leur fils habitait Pruns en 1727. Ce fief passa, par donation, à la famille de Leygonie, qui fit reconstruire le château presque en entier, en 1769.
  • Château de Vals (ISMH), possédé par les familles de Tournemire puis Dubois, racheté au XIXe siècle par Jean-Baptiste Rames qui restaure cet édifice abîmé par sa transformation en ferme.
  • Château de La Barrière, joli château situé à l'est du bourg; il fut bâti en 1408, par un sieur Jean Barrière, notaire à Saint-Santin-Cantalès. Antoine de Gasq fut seigneur de la Barrière en 1460. Jean, son fils, n'ayant pas d'enfants, maria sa sœur Marguerite , en 1546, à noble Jean de la Salle, et lui porta la Barrière en dot Louis de la Salle, en 1694, servait à l'arrière-ban pour Jean de Sannac de Montlausy, avec chevaux et équipage. Il entra dans l'escadron des gentilshommes d'Auvergne , commandé par le comte de Chavagnac.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. M. De Ribier du Châtelet, Dictionnaire statistique du département du Cantal, Le Livre d’Histoire, p. 332;333
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  6. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 10 août 2014).
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  11. Base de données Palissy du Ministère de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]

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