Lou Doillon

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Lou Doillon
Lou Doillon Cannes 2008.jpg
Lou Doillon au festival de Cannes 2008.
Biographie
Naissance
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Actrice, mannequin, chanteuse, artiste d'enregistrementVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Fratrie
Lola Doillon
Charlotte Gainsbourg
Kate Barry
Lina Doillon (d)
Lili Doillon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Taille
1,75 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Distinctions

Lou Doillon est une auteure-compositrice-interprète, actrice et mannequin franco-britannique, née le à Neuilly-sur-Seine.

Après avoir joué dans plus d'une quinzaine de films, Lou Doillon sort en 2012 son premier album Places, qui reçoit un très bon accueil de la part des critiques et du public. En 2015, elle publie un deuxième album intitulé Lay Low. En 2019 elle publie Soliloquy, le troisième album

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille du réalisateur Jacques Doillon et de l'actrice Jane Birkin, Lou Doillon a, de ce fait, cinq demi-sœurs et un demi-frère : Kate Barry et Charlotte Gainsbourg du côté de sa mère, Lola Doillon, Lili Doillon, Lina Doillon et Lazare Doillon du côté de son père[1].

Elle passe son enfance en France métropolitaine, ensuite à Saint-Barthélemy, puis, termine sa scolarité au lycée Victor-Duruy. En 2002, elle donne naissance à un fils, Marlowe Jack Tiger Mitchell[2] dont le père est le musicien John Ulysses Mitchell.

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Lou Doillon joue son premier rôle au cinéma, dans le film Kung Fu Master d’Agnès Varda. Elle décroche ses premiers rôles durant l'année 1999 dans Mauvaise Fréquentation de Jean Pierre Améris et Carrément à l’ouest de Jacques Doillon.

Elle poursuit ensuite sa carrière avec Blanche de Bernie Bonvoisin, Embrassez qui vous voudrez de Michel Blanc.

En 2010, elle fait une apparition dans la série américaine Gossip Girl lors du tournage de la saison 4 à Paris.

En 2011, elle apparaît dans Polisse de Maiwenn, ainsi que GoGo Tales d’Abel Ferrara.

Puis, elle tient le rôle principal du film de Laure Charpentier Gigola, une jeune garçonne attirée par les femmes belles et riches.

En 2012, elle joue l'un des rôles principaux du film de Jacques Doillon Un enfant de toi.

Mannequin[modifier | modifier le code]

Parallèlement à sa carrière d'actrice, elle mène une carrière de mannequin en devenant à l'âge de seize ans, l'égérie de Givenchy mais aussi de Morgan.

À la demande de son amie Milla Jovovich, elle pose pour la collection de vêtements que cette dernière réalise pour Mango[3].

Ensuite, Lou Doillon collabore avec les enseignes Vanessa Bruno, H&M, Eres, H&M, Miu Miu, JBrand, Gap, Chloé, Maje ou Hogan by Karl Lagerfeld.

Elle apparaît dans le calendrier Pirelli, aux côtés de Sophia Loren et de Penelope Cruz.

Elle travaille également avec de nombreux photographes : Inez & Vinoodh , Mario Sorrenti, Mario Testino, Terry Richardson, Jurgen Teller, Bruce Webber, Paolo Reversi, Corinne Day, Mert and Marcus, Ryan Mc Ginley, Glen Lunchford, etc.[réf. nécessaire].

Elle collabore aussi avec Lee Cooper et La Redoute en tant que creative designer pour signer six capsules collections. Elle collabore également avec la marque suédoise & Other Stories.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Durant l'année 2007, Lou Doillon aux côtés de Michel Didym, crée Lettres Intimes, une pièce basée sur les correspondances de personnes célèbres (Louis Ferdinand Celine, Marcel Proust, Edith Piaf…). Après trois mois de représentation au théâtre de la Madeleine, elle entreprend une tournée en France, seule en scène pour une période de deux ans.

Elle se fait un nom dans le milieu théâtral et poursuit avec plusieurs spectacles de 2009 à 2012 une carrière de lectrice pour le théâtre privé comme pour des institutions publiques : Paroles d’Exil/Musique Interdite avec l’Orchestre national de Marseille, Calamity Jane aux côtés de John Mitchell, Dali et moi, journal d’un génie, avec Michel Didym, Liberté Égalité Fraternité au TNT pour l’Éducation nationale...

En 2010, elle commence à travailler avec Arthur Nauzyciel, qu'elle rejoint au Théâtre national d’Orléans en reprenant une phrase/monologue de Samuel Beckett: L’Image, aux côtés du danseur et chorégraphe Damien Jallet et de la musicienne contemporaine Mileece. 

L’Image a été jouée en France et aux États-Unis puis reprise en 2017 au Théâtre national de Bretagne, toujours sous la direction d’Arthur Nauzyciel.

Art[modifier | modifier le code]

Lou Doillon dessine depuis l’âge de 10 ans et a souvent réalisé des dessins pour ses collaborations mais aussi dans son travail personnel. Elle a dessiné notamment des pochettes de livres ainsi que l’édition limitée du vinyle de son album LayLow).

Elle tient depuis l’age de 12 ans, un journal intime qui inclut à la fois les paroles et la musique de ses chansons et un journal de bord dessiné.

En , elle sort Drawings, son premier recueil de soixante dessins à l’encre ainsi que des facsimilés de certaines pages de son journal, avec les Éditions Astier de Villate. La sortie du livre est suivie d'une exposition à Paris à la maison Molière.

Elle poursuit sa collaboration avec les éditions Astier de Villate en créant 18 dessins de mugs originaux ainsi qu’une série de 16 mugs uniques, vendus lors du vernissage de l'exposition de Tokyo en .

Elle travaille à l’encre avec une plume extra-fine et du papier ainsi que dans ses journaux Moleskine.

Musique[modifier | modifier le code]

Lou Doillon a découvert la musique par le biais de son père[4] : « Lorsque mes parents se sont séparés, j'ai découvert la musique chez mon père, qui a un goût délirant et pour le moins éclectique[4] ». « Quand j'étais enfant, mon père me disait souvent : « Assieds-toi là, ne bouge pas et écoute attentivement. » Il passait des disques de Chet Baker, de Siouxsie and the Banshees, de Nick Drake, de Patti Smith pendant des heures[5] », passant du jazz au folk et du folk au rock anglo-saxon. La chanteuse cite aussi Bob Dylan[6], David Bowie[6] et les Kinks[6].

En 2012, Lou Doillon signe un contrat avec le label français Barclay pour trois albums[7]. Un premier EP quatre titres intitulé ICU sort en juin : il a été produit par Étienne Daho et mixé par Philippe Zdar, un membre du groupe Cassius. La chanteuse signe paroles et musique, son univers est décrit comme un folk hanté par Nick Drake[5] et Leonard Cohen[6]. Libération parle de « folk songs élégamment troussées, délicates et légères[6] ».

Son premier album Places paraît en septembre[8] avec un succès critique important. Le magazine Magic lui attribue la note de cinq étoiles sur six et écrit : « ces morceaux d'intimité bénéficient d'arrangements aussi variés qu'éclatants[7] ». Le morceau Questions and Answers est salué comme étant potentiellement un tube soul[7]. Le disque a également reçu un bon accueil critique de la part de Télérama[9] et des Inrockuptibles[10].

Le timbre de Lou Doillon est décrit comme « plaintif mais décidé, autoritaire mais vulnérable[7] ». À propos de ses chansons, elle déclare : « c'est étrange de produire une musique qui n'est pas celle que j'écoute au quotidien[4] ». Ses chanteuses préférées sont Lhasa[4], Sibylle Baier[4], Kate Bush[4] et Siouxsie Sioux[4] mais musicalement elle apprécie aussi le courant lo-fi. Son univers se rapproche de ceux de Karen Dalton[4], Cat Power[4] et Patti Smith[4].

Places

Sorti dans l'Hexagone en , le premier album a été produit en France sur une période de 15 jours au Studio La Seine avec notamment les musiciens Francois Poggio, Alexi, Marcello et Philippe Entresangle.

Le premier single est suivi d’un clip réalisé par Antoine Carlier, montrant Lou déambulant dans Paris.

Lou commence sa première tournée en à La flèche d’or, tournée qui durera un an (2012/2013), parcourant la France, la Belgique, la Suisse, l’Angleterre, le Canada et les États-Unis.

Le , elle remporte le prix de l’Artiste féminine de l’année aux Victoires de la musique, face à Françoise Hardy et Céline Dion et devient ainsi, la première artiste depuis Vanessa Paradis à recevoir ce prix pour un premier album.

L'album Places a été numéro un au Canada et numéro trois en France.

Lou Doillon a tourné dans les festivals français et étrangers ( Eurockéennes, Francofolies de La Rochelle, Osheaga…) avant de mettre fin à la tournée à la suite de la mort de sa sœur, Kate Barry, en .

La photo de la pochette a été prise par Inez & Vinoodh.

Lay Low

À Noël 2014, elle part à Montréal rencontrer Taylor Kirk, le leader du groupe Timber Timbre pour lui proposer une collaboration. En janvier, ils commencent à enregistrer Lay Low dans le mythique studio Hotel2Tango à Montréal. L'album est enregistré en condition live avec les musiciens de Timber Timbre sur une période d’un mois et demi. Lou Doillon rentre en France avec les bandes et finalise l’album entre Londres (Rak studios) et Paris (Studio La Seine). L’album est mixé à Los Angeles, par Nick Launey et son assistant Adam Greenspan.

Lay Low sort le , avec comme premier single Where to Start. La chanson est reprise dans le film de Jean-Marc Vallée Demolition avec Naomi Watts et Jake Gyllenhaal.

Lay Low est nominé aux Victoires de la musique dans la catégorie meilleur album rock, et est très bien reçu par les critiques, autant en France qu’à l’étranger.

En , elle est choisie par John Cale pour chanter Femme fatale, lors d’un hommage au Velvet Underground à la Philharmonie de Paris, aux côtés de Mark Lanegan, Saul Williams, Etienne Daho, Animal Collective et les Libertines.

À la fin de l'année 2015, elle entame une nouvelle tournée française passant au Trianon à Paris.

Durant l'été 2016, le Lay Low Tour se poursuit avec une tournée des festivals, comprenant les scènes de Belgique, d'Allemagne, d'Australie, d'Amérique du Nord et du Japon. Elle se produit ensuite le à La Flèche d'Or à Paris avec Lou Doillon & Friends, l'ultime live de la tournée, précédé la veille par un mini-concert gratuit Kitchen Acoustic.

En 2016, elle participe à l’hommage à Leonard Cohen pour la MAC de Montréal aux côtés de Jarvis Cocker, Chilly Gonzales, Half moon Run en reprenant la chanson Famous Blue Raincoat.

En 2017, elle se produit seule en acoustique, aux côtés de Richard Hawley, John Grant, James Dean Bradley, en France et en Angleterre, pour le 3 Ring Circus.

Elle participe également aux Siestes acoustiques avec Bastien Lallemand, Albin de la Simone, JP Nataf.

Elle écrit sur une Guild (D55) acoustique ou sur son piano, sur scène, elle joue notamment sur une Eko électrique.

Citations[modifier | modifier le code]

« J’attaque profondément Rihanna par exemple, quand tu vois que finalement Rihanna est comme moi, dans le sens où comme toutes les gonzesses qu’on n’avoue pas, qu’elle a tous les hommes du monde qui voudraient être avec elle, qu’elle est multimilliardaire, que tout ce que tu veux et qu’en fait le seul mec qu’elle aime c’est un mec qui lui fout des coups dans la gueule et qui ne la respecte pas, je trouverais ça tellement plus intéressant de chanter ça. Et si elle chantait ça là elle est Nina Simone, là elle est Patti Smith, là elle est Ella Fitzgerald, là elle est dans le vrai. » (Hep Taxi, 2012)[11]

« Les femmes, nous devons faire attention à ne pas perdre du terrain. Quand je vois Nicki Minaj et Kim Kardashian, ça me scandalise. Je me dis que ma grand-mère a combattu pour autre chose que le droit de porter un string. » (El País, 2015)[12]

« Comme les garçons ne nous frappent plus le cul, on le fait nous-mêmes. Comme plus personne ne nous traite de « chienne », on se le dit entre nous. Quand je vois Beyoncé chanter nue sous la douche en suppliant son copain de la prendre, je me dis : « On assiste à une catastrophe ». Et en plus, on me dit que je n'ai rien compris, que c'est vraiment une féministe parce que dans ses concerts, un écran énorme le dit. Mais c'est dangereux de croire que c'est cool. » (El País, 2015)[12].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Lou Doillon photographiée par le Studio Harcourt en 2009.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

  • 2012 : ICU
  • 2013 : Devil Or Angel
  • 2013 : Defiant
  • 2013 : Questions And Answers
  • 2015 : Where To start
  • 2015 : Good Man
  • 2015 : Weekender Baby
  • 2018 : Burn

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Lou Doillon », sur Internet Movie Database, (consulté le 24 février 2008).
  2. Summer Litchfield, « Wild child », sur Times Online, (consulté le 26 janvier 2008).
  3. Milla Jovovich lance sa collection Jovovich-Hawk pour Mango avec Lou Doillon pour égérie, marieclaire.fr.
  4. a b c d e f g h i et j Franck Vergeade, "Au Commencement", Magic! no 165, septembre 2012.
  5. a et b Laurent Mereu-Boulch, Lou Doillon : « Je ne suis pas radio Gainsbourg », "Evene.fr", 13/09/2012, Consulté le 19-09-2012.
  6. a b c d et e Philippe Brochen "Lou Doillon connaît la chanson", Libération, 12 juin 2012, Consulté le 19-09-2012.
  7. a b c et d Thibaut Allemand, "Places (chronique de l'album)", Magic! no 165, septembre 2012, page 67, note : cinq étoiles sur six, « ces morceaux d'intimité bénéficient d'arrangements aussi variés qu'éclatants ».
  8. Nescop V. : « Lou Doillon dévoile son jardin secret », air le mag, no  34, novembre 2012, p.  27.
  9. "Sept disques qui rythment la rentrée", Télérama, 6 septembre 2012, consulté le 1er octobre 2012, "Places met en lumière un chant, en anglais, intense et singulier, puissant et mystérieux".
  10. Christophe Conte, "Lou Doillon : renaissance rock", Lesinrocks, 13 juillet 2012, consulté le 1er octobre 2012, "En avant-goût du somptueux Places qui sortira à la rentrée, elle publie un premier ep, I.C.U.".
  11. « Re-découvrez Lou Doillon dans Hep Taxi ! ce mardi 23 septembre à 22h50 sur La Deux », sur RTBF Culture, (consulté le 23 mars 2020)
  12. a et b (es) Álex Vicente y Nirave, « Lou Doillon: “Las mujeres tenemos que ir con mucho cuidado para no perder terreno” | Celebrities », sur S Moda EL PAÍS, (consulté le 23 mars 2020).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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