Lou Doillon

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Lou Doillon
Description de cette image, également commentée ci-après
Lou Doillon au festival de Cannes 2008.
Naissance (35 ans)
Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Drapeau du Royaume-Uni Britannique
Profession actrice, auteur-compositeur-interprète, mannequin
Site internet loudoillon.fr

Lou Doillon est une auteure-compositrice-interprète, actrice et mannequin franco-britannique, née le à Neuilly-sur-Seine.

Après avoir joué dans plus d'une quinzaine de films, Lou Doillon sort en 2012 son premier album Places, qui reçoit un très bon accueil critique et public. En 2015, elle publie un deuxième album Lay Low.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille du réalisateur Jacques Doillon et de l'actrice Jane Birkin, Lou Doillon a quatre demi-sœurs, Kate Barry et Charlotte Gainsbourg du côté de sa mère, et Lola Doillon et Lili Doillon, du côté de son père[1]. Elle passe son enfance en France métropolitaine et à Saint Barthélemy, et termine sa scolarité au lycée Victor-Duruy. En 2002, elle donne naissance à un fils, Marlowe Jack Tiger Mitchell[2] dont le père est le musicien John Ulysses Mitchell.

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Lou Doillon joue son premier rôle au cinéma, dans le film Kung Fu Master d’Agnes Varda. Elle décroche ses premiers rôles en 1999 dans Mauvaise Fréquentation de Jean Pierre Améris et Carrément à l’ouest de Jacques Doillon.

Elle poursuit sa carrière avec Blanche de Bernie Bonvoisin, Embrassez qui vous voudrez de Michel Blanc.

En 2011 elle apparait dans Polisse de Maiwenn, ainsi que GoGo Tales d’Abel Ferrara.

En 2010, elle fait une apparition dans la série américaine Gossip Girl lors du tournage de la saison 4 à Paris. En 2011, elle tient le rôle principal du film de Laure Charpentier Gigola, une jeune garçonne attirée par les femmes belles et riches. En 2012, elle joue un des rôles principaux dans le film de Jacques Doillon Un enfant de toi.

Mannequin[modifier | modifier le code]

Parallèlement à sa carrière d'actrice, elle mène une carrière de mannequin, devenant à seize ans l'égérie de Givenchy, mais aussi de Morgan. À la demande de son amie Milla Jovovich, elle pose pour la collection de vêtements que cette dernière réalise pour Mango[3]. Par la suite, Lou Doillon collabore avec Vanessa Bruno, H&M, Eres, H&M, Miu Miu, JBrand, Gap, Chloé, Maje ou Hogan by Karl Lagerfeld.

Elle apparaît dans le calendrier Pirrelli, aux côtés de Sophia Loren et Penelope Cruz.

Elle a travaillé avec de nombreux photographes : Inez & Vinoodh , Mario Sorrenti, Mario Testino, Terry Richardson, Jurgen Teller, Bruce Webber, Paolo Reversi, Corinne Day, Mert and Marcus, Ryan Mc Ginley, Glen Lunchford, etc.[réf. nécessaire].

Elle a collaboré avec Lee Cooper et La Redoute, en tant que creative designer, pour signer six capsules collections.

Théâtre[modifier | modifier le code]

En 2007, Lou Doillon, aux cotés de Michel Didym, crée Lettres Intimes, une pièce basée sur les correspondances de personnes célèbres (Louis Ferdinand Celine, Marcel Proust, Edith Piaf…). Après trois mois au théâtre de la Madeleine, elle entreprend une tournée en France, seule en scène sur une période de deux ans.

Elle se fait un nom dans le milieu théâtral et poursuit, avec plusieurs spectacles entre 2009 et 2012, une carrière de lectrice pour le théâtre privé comme pour des institutions publiques : Paroles d’Exil/Musique Interdite avec l’Orchestre national de Marseille, Calamity Jane aux côtés de John Mitchell, Dali et moi, journal d’un génie, avec Michel Didym, Liberté Égalité Fraternité au TNT pour l’Éducation nationale...

En 2010, elle commence à travailler avec Arthur Nauzyciel et le rejoint au Théâtre national d’Orléans, en reprenant une phrase/monologue de Samuel Beckett, L’Image, aux côtés du danseur et chorégraphe Damien Jallet et de la musicienne contemporaine Mileece. L’Image a été jouée en France et aux États Unis, puis reprise en 2017, au Théâtre national de Bretagne, toujours sous la direction d’Arthur Nauzyciel.

Art[modifier | modifier le code]

Lou Doillon dessine depuis l’âge de 10 ans et a souvent réalisé des dessins pour ses collaborations et dans son travail personnel (elle a dessiné notamment des pochettes de livres, ainsi que l’édition limitée du vinyle de son album LayLow).

Elle tient un journal intime depuis l’age de 12 ans, qui inclut autant les paroles et musiques de ses chansons qu’un journal de bord dessiné.

En septembre 2017, elle sort Drawings, son premier recueil de soixante dessins à l’encre, ainsi que des facsimilés de certaines pages de son journal, avec les Éditions Astier de Villatte. La sortie du livre est suivie par une exposition à Paris à la maison Molière.

Elle poursuit sa collaboration avec Astier de Villlate, en créant 18 dessins de mugs originaux, ainsi qu’une série de 16 mugs uniques, vendus lors de son vernissage à Tokyo en novembre 2017.

Elle travaille notamment à l’encre, avec une plume extra-fine et du papier, ainsi que dans ses journaux Moleskine.

Musique[modifier | modifier le code]

Lou Doillon a découvert la musique par le biais de son père[4] : « Lorsque mes parents se sont séparés, j'ai découvert la musique chez mon père, qui a un goût délirant et pour le moins éclectique[4] ». « Quand j'étais enfant, mon père me disait souvent : « Assieds-toi là, ne bouge pas et écoute attentivement. » Il passait des disques de Chet Baker, de Siouxsie and the Banshees, de Nick Drake, de Patti Smith pendant des heures[5] », passant du jazz au folk et du folk au rock anglo-saxon. La chanteuse cite aussi Bob Dylan[6], David Bowie[6] et les Kinks[6].

En 2012, Lou Doillon signe un contrat avec le label français Barclay pour trois albums[7]. Un premier EP quatre titres intitulé ICU sort en juin : il a été produit par Étienne Daho et mixé par Philippe Zdar, un membre du groupe Cassius. La chanteuse signe paroles et musique, son univers est décrit comme un folk hanté par Nick Drake[5] et Leonard Cohen[6]. Libération parle de « folk songs élégamment troussées, délicates et légères[6] ».

Son premier album Places paraît en septembre[8] avec un succès critique important. Le magazine Magic lui attribue la note de cinq étoiles sur six et écrit : « ces morceaux d'intimité bénéficient d'arrangements aussi variés qu'éclatants[7] ». Le morceau Questions and Answers est salué comme étant potentiellement un tube soul[7]. Le disque a également reçu un bon accueil critique de la part de Télérama[9] et des Inrockuptibles[10].

Le timbre de Lou Doillon est décrit comme « plaintif mais décidé, autoritaire mais vulnérable[7] ». À propos de ses chansons, elle déclare : « c'est étrange de produire une musique qui n'est pas celle que j'écoute au quotidien[4] ». Ses chanteuses préférées sont Lhasa[4], Sibylle Baier[4], Kate Bush[4] et Siouxsie Sioux[4] mais musicalement elle apprécie aussi le courant lo-fi. Son univers se rapproche de ceux de Karen Dalton[4], Cat Power[4] et Patti Smith[4].

Places

En 2012, Lou Doillon signe un contrat avec le label Français Barclay pour 3 albums. Son premier EP, ICU , sort en Juin: produit par Etienne Daho et mixé par Philippe Zdar, du groupe Cassius.

Son premier album a été produit en France, sur une période de 15 jours, au Studio La Seine, avec notamment les musiciens Francois Poggio, Alexi, Marcello et Philippe Entresangle.

En Septembre 2012, l’album Places sort en France, avec un succès critique important. Elle se retrouve en couverture de Magic!,qui lui attribue la note de cinq étoiles sur six et écrit : « ces morceaux d'intimité bénéficient d'arrangements aussi variés qu'éclatants[7] ». Le morceau Questions and Answers est salué comme étant potentiellement un tube soul[7]. Le disque a également reçu un bon accueil critique de la part de Télérama[9] et des Inrockuptibles[10].

Le premier single est suivi d’un clip réalisé par Antoine Carlier, montrant Lou déambulant dans Paris.

Elle commence sa première tournée en Octobre 2012 à La flèche d’or, qui durera un an (2012/2013), parcourant la France, la Belgique, la Suisse, l’Angleterre, le Canada et les états unis.

Le 8 février 2013, elle remporte le prix de l’Artiste féminine de l’année aux Victoires de la musique, face à Francoise Hardy et Céline Dion . et devient ainsi la première artiste depuis Vanessa Paradis, à recevoir ce prix pour un premier album.

Places a été numero un au Canada, et numero trois en France.

Lou Doillon à tourné dans les festivals français et étrangers ( Eurockéennes, Francofolies de La Rochelle, Osheaga…) avant de mettre fin à la tournée suite à la mort de sa soeur, Kate Barry, en décembre 2013.

La pochette a été photographiée par les photographes Inez & Vinoodh.

LayLow

A Noël 2014, elle part à Montréal rencontrer Taylor Kirk, le leader du groupe Timber Timbre pour lui proposer une collaboration. En janvier, ils commencent à enregistrer LayLow dans le mythique studio Hotel2Tango à Montréal. L'album est enregistré en condition live avec les musiciens de Timber Timbre sur une période d’un mois et demi. Lou Doillon rentre en France avec les bandes et finalise l’album entre Londres (Rak studios) et Paris (Studio La Seine). L’album est mixé à Los Angeles, par Nick Launey et son assistant Adam Greenspan.

Laylow sort le 9 octobre 2015, avec comme premier single Where to Start. La chanson est reprise dans le film de Jean-Marc Vallée Demolition avec Naomi Watts et Jake Gyllenhaal.

Laylow est nominé aux Victoires de la musique dans la catégorie « Meilleur Album rock », et est très bien reçu, autant en France qu’à l’étranger.

Fin 2015, elle entame une nouvelle tournée française qui passera par Le Trianon à Paris. Durant l'été 2016, le Lay Low Tour se poursuit avec une tournée des festivals, après avoir écumé les scènes de Belgique, d'Allemagne, d'Australie, d'Amérique du Nord et du Japon. Elle se produit le 7 décembre 2016 à La Flèche d'Or à Paris avec Lou Doillon & Friends, l'ultime live de la tournée, précédé la veille par un mini-concert gratuit Kitchen Acoustic.

En mai 2015, elle est choisie par John Cale pour chanter Femme fatale, lors d’un hommage au Velvet Underground à la Philharmonie de Paris, aux cotés de Mark Lanegan, Saul Williams, Etienne Daho, Animal Collective et les Libertines.

En 2016, elle participe à l’hommage à Leonard Cohen, pour la MAC de Montréal aux côtés de Jarvis Cocker, Chilly Gonzales, Half moon Run en reprenant la chanson Famous Blue Raincoat.

En 2017, elle se produit seule en acoustique, aux côtés de Richard Hawley, John Grant, James Dean Bradley, en France et en Angleterre, pour le 3 Ring Circus.

Elle participe également aux Siestes acoustiques avec Bastien Lallemand, Albin de la Simone, JP Nataf.

Elle écrit sur une Guild (D55) acoustique, ou sur son piano; sur scène elle joue notamment sur une Eko électrique.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Lou Doillon photographiée par le Studio Harcourt en 2009.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

  • 2012 : ICU
  • 2013 : Devil Or Angel
  • 2013 : Defiant
  • 2013 : Questions And Answers
  • 2015 : Where To start
  • 2015 : Good Man
  • 2015 : Weekender Baby

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Lou Doillon », sur Internet Movie Database, (consulté le 24 février 2008)
  2. Summer Litchfield, « Wild child », sur Times Online, (consulté le 26 janvier 2008)
  3. Milla Jovovich lance sa collection Jovovich-Hawk pour Mango avec Lou Doillon pour égérie, marieclaire.fr
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Franck Vergeade, "Au Commencement", Magic! no 165, septembre 2012
  5. a et b Laurent Mereu-Boulch, Lou Doillon : « Ce disque, c'est l'acceptation de la douleur », "Evene.fr", 13/09/2012, Consulté le 19-09-2012
  6. a, b, c, d et e Philippe Brochen "Lou Doillon connaît la chanson", Libération, 12 juin 2012, Consulté le 19-09-2012
  7. a, b, c, d, e et f Thibaut Allemand, "Places (chronique de l'album)", Magic! no 165, septembre 2012, page 67, note : cinq étoiles sur six, « ces morceaux d'intimité bénéficient d'arrangements aussi variés qu'éclatants »
  8. Nescop V. : « Lou Doillon dévoile son jardin secret », air le mag, no  34, novembre 2012, p.  27
  9. a et b "Sept disques qui rythment la rentrée", Télérama, 6 septembre 2012, consulté le 1er octobre 2012, "Places met en lumière un chant, en anglais, intense et singulier, puissant et mystérieux"
  10. a et b Christophe Conte, "Lou Doillon : renaissance rock", Lesinrocks, 13 juillet 2012, consulté le 1er octobre 2012, "En avant-goût du somptueux Places qui sortira à la rentrée, elle publie un premier ep, I.C.U."

Liens externes[modifier | modifier le code]

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