Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2

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Les Couloirs du temps :
Les Visiteurs 2
Titre « Les Visiteurs 2 » (le 2 est en chiffres romains), surmonté du titre « Les couloirs du temps ». Le tout écrit en lettres majuscules, de couleur bleu marine.

Le logo original du film

Réalisation Jean-Marie Poiré
Scénario Poiré et Clavier
Acteurs principaux
Sociétés de production Gaumont
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 118 minutes
Sortie 1998

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2[N 1], est un film comique français, réalisé par Jean-Marie Poiré (co-auteur du scénario avec Christian Clavier) et sorti en 1998.

Suite du film Les Visiteurs, sorti cinq ans plus tôt, l'histoire reprend directement là où celle du premier film s'était arrêté. Un troisième film, Les Visiteurs 3 : La Terreur, sortira en 2016, soit dix-huit ans après la sortie de ce deuxième film[3].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le comte Godefroy de Montmirail est enfin parvenu à retourner dans son époque en compagnie, croit-il, de son écuyer Jacquouille la Fripouille, et à éviter l'assassinat de son futur beau-père, le duc Fulbert de Pouille. Mais Jacquouille, se plaisant au XXe siècle, a fait en sorte d'envoyer son descendant, Jacques-Henri Jacquart, au Moyen Âge.

De son côté, Godefroy célèbre son mariage avec Frénégonde, mais les festivités sont interrompues par l'arrivée de Fulbert de Pouille. En effet, parmi les bijoux de ce dernier se trouve une relique, la dentelette de sainte Rolande, mais cette dernière a été subtilisée par Jacquouille. Afin de pouvoir se marier, Godefroy retourne au XXe siècle afin de retrouver la relique.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent de la base de données IMDb.

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Une longue maturation[modifier | modifier le code]

Clavier et Poiré mettent d'abord cette suite de côté pour « prendre le temps, pour réfléchir, pour être persuadés de tenir une deuxième partie qui soit artistiquement valable[4] » et s’attellent à deux autres projets. Le premier porte sur une pièce de théâtre anglaise, Out of order de Ray Cooney, qu'ils adaptent sous le titre Panique au Plazza : la pièce, mise en scène par Pierre Mondy, est jouée au Théâtre Marigny en 1996 et Christian Clavier y tient le rôle principal.

Leur deuxième projet est un film avec Gérard Depardieu, alors au sommet de sa gloire : celui-ci, emballé par le succès des Visiteurs, fait part à Clavier et Poiré de son envie de tourner un film avec eux[4],[5]. A la même période, le jeune Thomas Langmann (le fils de Claude Berri) a comme projet une adaptation en film des aventures d'Astérix le Gaulois : il réussit à intéresser Clavier, Poiré et Depardieu[6]. Ils acceptent puis se rétractent pour tourner un film sans aucun rapport avec Astérix : Les Anges gardiens. Poiré et Clavier co-écrivent le scénario, Poiré réalise le film et Clavier et Depardieu composent un duo jusqu'alors jamais réuni. Au vu de l'énorme réussite des Visiteurs et des deux têtes d'affiches, la production fait confiance à Poiré et lui accorde un budget de 16 140 000 € (c'est le film français avec le plus gros budget de l'année). Tourné à Hong Kong, en France et en Belgique, cette comédie, dans laquelle Depardieu et Clavier jouent chacun un double rôle, sort en 1995 et est un gros succès, finissant en deuxième place du box-office de l'année avec 5 793 034 entrées.

Choix des acteurs[modifier | modifier le code]

Dans son film précédent, Les Anges gardiens, Jean Marie Poiré avait ré-employé trois acteurs déjà présents dans Visiteurs : Christian Clavier, Arielle Sémenoff et Anna Gaylor. Pour cette suite, il réutilise certains second rôles vus dans Les Anges gardiens comme Philippe Nahon, Armelle, Laurent Gendron et Rodolphe Sand. Philippe Nahon, rendu célèbre par le film Carne de Gaspard Noé, interprète le gérant de l'Intermarché que saccagent Ginette et Jacquouille. Armelle, alors inconnue du grand public (Caméra Café, la série qui la fera connaître, ne commença qu'en 2001), interprète dans Dame Pétronille, une habitante du Bourget de Montmirail qui travaille chez le drapier et avec qui Jacquouille essaie apparemment de se fiancer. Laurent Gendron a le petit rôle du pompiste de la station Shell et Rodolphe Sand celui tout aussi court du pompier René.

En 1994, Marie-Anne Chazel joue la pièce Drôle de couple, en compagnie de Clémentine Célarié. Lors d'un dîner d'après spectacle, où étaient présents Jean Reno et Christian Clavier (ce dernier était à l'époque le mari de Marie-Anne Chazel), tous deux annoncent à Michel Crémadès, qui joue un second rôle dans la pièce, avoir songé à lui pour un rôle dans cette suite[7] : il joue donc Lucien Remoux, le chanteur au mariage de Philippine et Benoît.

D'après Christian Bujeau, Muriel Robin avait été contacté pour jouer le rôle de Cora[8], la femme du cousin Hubert et mère de sa fille, mais, à la suite du refus de Valérie Lemercier de reprendre son rôle, c'est elle qui en hérite tandis que Claire Nadeau joue finalement le rôle de Cora[9]. Quelques années plus tard, Muriel Robin déclare à France-Soir s'être sentie malheureuse sur le tournage, Jean-Marie Poiré, d'après elle, ne la désirant pas, vu qu'elle remplaçait « une personne qu'il aimait » : « Je me demande encore aujourd'hui pourquoi j'ai fait ce film ! »[10],[11],[12].

Équipe technique[modifier | modifier le code]

En plus de son petit rôle, Rodolphe Sand participe au montage du film. Deux ans plus tard, il est l'assistant de Jean-Marie Poiré sur le tournage du remake, Les Visiteurs en Amérique.

Développement[modifier | modifier le code]

Pour la scène du mariage, la production a fait appel à un modiste parisien renommé, Jean Barthet. Celui-ci a donc réalisé un nombre important de chapeaux pour toutes les invitées[13],[14].

Tournage[modifier | modifier le code]

Les lieux de tournage du film, tous situés en France, sont les suivants[15] :

En Dordogne[modifier | modifier le code]

Une affiche souhaitant la bienvenue au tournage du film, dans l'entrée du château de Beynac.
La cuisine du château de Beynac.

Le tournage débute le [17] à Beynac-et-Cazenac, dans le département de la Dordogne, aux abords du château de Beynac. Lors de ce premier jour de tournage, il fait, d'après Christian Clavier, « un froid à décorner les bœufs » mais c'est pour lui « extraordinaire de remettre le costume de Jacquouille »[18]. Le château de Beynac sert de décors pour le château de Godefroy de Montmirail au Moyen Âge. Pourtant, même si la majeure partie du film se déroule à l'époque médiévale, peu de scènes y sont tournées : le lieu est uniquement utilisé pour des scènes d'extérieurs et pour des bouts de scènes se déroulant au bourg proche du château de Montmirail (le reste est tourné en studios ou dans d'autres châteaux). Ainsi, seule un petite partie de la distribution est présente : Christian Clavier, Jean Reno, Muriel Robin, Christian Bujeau, Pierre Vial, Jean-Luc Caron, Éric Averlant, Patrick Burgel et Franck-Olivier Bonnet. Le château de Biron, situé à près de 45 km du château de Beynac, a également servi de décors pour des scènes intérieures.

En région parisienne[modifier | modifier le code]

Michel Crémadès, qui n'a joué que dans une scène du film, raconte son expérience sur le tournage[7] :

« Nous tournions la scène du mariage dans le château d'Ermenonville[N 9], encore plus beau sous un magnifique soleil. En attendant de mettre en boîte la scène du bal des mariés dans ma tenue de crooner, je me retrouvais confortablement assis à côté de Marie-Anne [Chazel] sous un chêne centenaire, à lézarder au soleil, alors que Christian Clavier et Jean Reno, étaient, eux, assis « vulgairement » dans l’herbe. Vu comme ils étaient habillés, ils ne risquaient pas de se salir... J’arborais fièrement ma tenue d’homme orchestre et surtout cette sublime chemise saumon à jabot. On vient enfin nous chercher pour tourner la scène pendant laquelle Clavier et Reno se mettent à jouer avec mon micro. Voyant que Jean-Marie Poiré aimait que les acteurs se « lâchent » dans des improvisations, je rajoutais dans mon texte : « Non mais ça va pas ! Un micro à trois mille balles ! » Cela amusât beaucoup l’équipe et c’est cette prise qui fut montée. [...] Jean-Marie s’est éclaté à faire pas mal de prises dans tous les axes, c’est un réalisateur qui adore avoir la caméra à l’épaule et qui aime choper des images à l’arrache. Parfois cela donne des faux raccords mais le film est monté tellement « cut »... »

Jean Barthet, le modiste qui a crée les chapeaux des convives du mariages, est présent sur le tournage au château d'Esclimont et fait même plusieurs apparitions dans le film : on le voit dans la scène durant laquelle Cora annonce à sa fille Philippine que son père est vivant, après avoir eu Jacquouille au téléphone[13] puis, lors de la fête après le mariage, une première fois furtivement dans un plan, derrière les mariachis puis une seconde fois, en train de danser sur la chanson Scoubidou, massacrée par Jacquouille.

Après 17 semaines, le tournage se termine le .

Post-production[modifier | modifier le code]

Alors que diverses interviews, présentations d'affiches et bandes-annonces circulent à la fin de l'année 1997, le montage du film ne prendra fin que peu avant la date de sortie officielle en 1998[19].

Quelques scènes ont été coupées au montage :

  • À l'origine, si Jacquart est condamné par frère Ponce, c'est parce qu'il a brutalisé Pétronille, qui le prenait pour Jacquouille et qui a essayé de l'embrasser. La réplique « Arrêtez-le, il a violenté une malheureuse innocente ! » a ensuite été remplacée en post-production par « Arrêtez-le ! S'il fuit, c'est qu'il est coupable ! ».
  • Lorsque Jean-Pierre court à travers le bourg avec Jacquouille, il tombe lui-aussi sur Pétronille et la pousse sur sa couchette. En fait, celle-ci tente de le séduire entre-temps mais ce passage fut retiré du montage final.
  • Juste avant de retourner en 1992 avec Jacquart, Jacquouille se dispute avec son frère Prosper[20].
  • Béatrice, depuis le bar où elle est à Bourges, téléphone à la maison pour parler à Jean-Pierre, qui ne peut évidemment pas répondre, étant bloqué au Moyen Âge.
  • Tandis que Jacquouille l'admire pour avoir récupéré les bijoux, Godefroy montre la relique à Philippine, pour qu'elle la porte lors de son mariage[21].
  • Sur les remparts de la forteresse de son cousin Amaury, Frénégonde guette l'arrivée de Godefroy[22].
  • Initialement, la scène du supermarché au début du film était plus longue : Jacquouille essayait divers chapeaux de déguisement et voulait en offrir un à Ginette.

Le film comporte bien plus d'effets spéciaux que le premier volet, surtout en ce qui concerne les déplacements dans le temps. En effet dans Les Visiteurs, les acteurs portaient simplement des masques tandis que seulement deux effets avaient été insérés, pour la transformation de Jacquouille en tas d'excréments et pour le déplacement de Jacquart dont le corps se déformait avant de disparaître.

Accueil[modifier | modifier le code]

Promotion[modifier | modifier le code]

Avec son budget s'élevant à 140 millions de francs et le succès du premier film, Les Visiteurs 2 bénéficie d'une plus large promotion que ce dernier, et ce dès l'annonce de sa préparation. Pour exemple, en septembre 1996, le magazine Première, consacrant un dossier à Jean Reno, parle déjà du film, alors qu'il n'est encore qu'en projet[23].

Au mois d'août 1997, ce que l'on appelait à l'époque un « préfilm-annonce » (la dénomination actuelle serait plutôt un « teaser ») est diffusé[24]. Aucun acteur ni détail de l'histoire n'y est montré : ce « préfilm-annonce » consiste en un karaoké de la chanson File la laine qui se termine sur un « Okay ! » de Jacquouille[25].

La bande-annonce finale, réalisée par Jean-Marie Poiré lui-même, sort au début du mois de décembre 1998[24]. Celle-ci, contrairement au teaser, montre des extraits du film (dévoilant ainsi les premières images de Muriel Robin dans le film), ceux-ci sont accompagnés d'une voix-off résumant l'action du premier opus et révélant les enjeux du second :

« Un jour, deux hommes sont venus du passé ; ils venaient d'un temps où l'on croyait encore au diable, aux sortilèges, aux potions magiques. Un seul s'en est retourné, comme l'avait exigé l'enchanteur. L'autre, qui a renvoyé son descendant à sa place, au Moyen-Âge, est resté parmi nous : il a ainsi empêché de se refermer les couloirs du temps. Si les couloirs du temps restent béant, alors les pires malédictions s'abattront sur cette terre. »

Les différents acteurs principaux font aussi de nombreuses apparitions télévisuelles à l'approche de la date de sortie du film. Ainsi Jean-Marie Poiré, Marie-Anne Chazel, Muriel Robin, Claire Nadeau, Christian Clavier et Jean Reno étaient les invités d'Arthur dans l'émission Les Enfants de la télé du vendredi [26],[24], qui attira d'ailleurs près de 8 600 000 spectateurs[27]. Le dimanche , l'équipe du film est accueillie dans l'émission de Michel Drucker, sur France 2[24]; le soir, Christian Clavier est l'invité du journal de 20 heures de la même chaîne[4], tandis que Jean Reno est celui du 19/20 de France 3[19]. Le lendemain (le lundi ), c'est dans Nulle part ailleurs, sur Canal+ (une des chaînes qui a co-produit le film), que Jean-Marie Poiré, Marie-Anne Chazel et Muriel Robin viennent faire la promo du film[28],[24]. Le , Marie-Anne Chazel et Christian Clavier reviennent dans Les Enfants de la télé, une semaine après la sortie du film[29].

Box-office[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France France : 8 038 852 entrées[2]. Classé 50e film ayant fait le plus d'entrées en France (au 11 septembre 2008)[30].

En France, durant de sa première semaine d'exploitation, le film attire 2 655 916 spectateurs et bat ainsi plusieurs records : celui du meilleur premier jour mais aussi d'être millionnaire en trois jours et d'avoir fait la meilleure première semaine en France[31].

Sortie vidéo[modifier | modifier le code]

Titre « Les Visiteurs 2 » (le 2 écrit en chiffre arabe), surmontant le sous-titre « Les couloirs du temps ». Le tout est écrit en majuscules, en bleu (sauf le chiffre 2, écrit en rouge).
Sur la jaquette de la VHS puis du DVD, le titre est inversé.

Le film sort en VHS (les sorties DVD commençaient à prendre le dessus par rapport aux cassettes) le 26 novembre 1998, soit 10 mois après la sortie en salles).

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Dans le résumé des Visiteurs, certains passages ont dû être retournés afin d'insérer Muriel Robin à la place de Valérie Lemercier dans les rôles de Frénégonde et Béatrice mais aussi Jérôme et Mélanie Hardelay qui remplacent Yohan et Amandine Boyadjian dans les rôles de Florian et Ondine Goulard (les précédents acteurs étant alors trop grands pour reprendre leurs rôles).
  • On note dans le film un nombre important de placements de produit. En effet, certaines marques sont simplement présentes visuellement, telles Sagem, Smarties, Intermarché, Lustucru, FedEx, Martini, Shell, Avis, Château Haut-Brion, Range Rover, Bosch, Motul, Elf, Vittel ou KFC. D'autres sont tout bonnement citées par les protagonistes, tels Itineris, Crunch, Pizza Hut, Boucheron, Clairefontaine, Nesquik ou Range Rover.
  • La défenestration est souvent mise en avant ainsi Godefroy menace de défenestrer le duc de Luigny lorsque celui-ci insulte sa descendance Philippine, Jacquouille défenestre le chef des pompiers en utilisant une lance d'incendie, il défenestre également deux téléviseurs ou encore le frère inquisiteur qui se jette lui-même du haut du château de Montmirail.
  • D'après une piste de l'album de la bande originale du film (Wake Up in 1792) et le rôle sous lequel Damien Ferrette est crédité (le soldat de l'an II), l'an II s'étale sur les années 1793 et 1794, Jacquouille et Godefroy arriverait donc à la période de la seconde Terreur, qui correspond aux années 1793 et 1794.
  • Si aucun personnage important du premier volet n'a été retiré, quelques nouveaux personnages ont été créés. Contactée par Jean-Pierre qui refuse de croire que Godefroy n'est pas Hubert de Montmirail, Cora, épouse de ce dernier, toujours disparu, fait une apparition, ainsi que leur fille Philippine et Valéry de Luigny, descendant de l'ennemi de Montmirail au Moyen Âge et amant de Cora, au grand désespoir de Godefroy. On constate qu'au premier épisode, Jean-Pierre déclare ne jamais avoir rencontré Hubert avant sa disparition. Il est donc improbable qu'il ait connu sa femme, avec qui il était déjà en conflit, d'après Béatrice, qui ne l'apprécie pas. Il a cependant pu prendre contact avec elle sans la connaître.
  • Clavier interprète notamment le rôle de Prosper le Purineur, frère de Jacquouille. Totalement inexistant au premier épisode, il apparaît brièvement dans le second où il est également mentionné par Jacquouille lorsque l'on lui reparle de Jacquart comme de son « frère », un quiproquo déjà présent dans le premier épisode.
  • Lors de l'attaque du château par les Bourguignons, c'est la voix de Jean-Marie Poiré qu'on entend donner l'alerte dans la taverne de Duchenaud.
  • Le commissaire-priseur n'a été nommé maître Valoche qu'en post-production. En effet, dans le scénario, il s'appelle maître Bouloche. De plus, lorsqu'il se présente à Cora, on peut lire sur ses lèvres qu'il dit « Bouloche » et non « Valoche »[32].

Erreurs[modifier | modifier le code]

  • Il semble que les deux films ne se passent pas à la même époque du Moyen Âge. En effet, le premier épisode se déroule à l'époque de Louis VI le Gros, alors que le second film semble se dérouler durant la guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons, un épisode de la guerre de Cent Ans, soit près de trois siècles d'écart. Une explication possible serait que l'appellation de « Bourguignon », soit un sobriquet générique, appliquée ici à un avatar de seigneur pillard de Bourgogne du XIIe siècle, Eudes II. Il était en ce temps possible, si ce n'est courant, que des seigneurs rivaux pillent des terres voisines.
  • On constate que les gens disent « Mes hommages, Madame » à Cora, épouse du disparu Hubert de Montmirail, ce qui n'a jamais été le cas pour Béatrice, qui se fait par ailleurs appeler Madame Goulard dans le second épisode, et non Madame la Comtesse comme dans le premier.
  • Le film reprend là où le premier volet s'était arrêté. Les deux films ayant cinq ans d'écart, cette suite présente quelques incohérences par rapport au précédent :
    • à la fin du premier volet, Godefroy était assis sur son cheval à l'arrière de Frénégonde. Au début du second, leurs places se sont inversées ;
    • Jacquart sort un téléphone portable de sa poche alors que les premiers portables ne sont devenus à la mode en France que vers la fin des années 1990 (à noter que le présent se passe toujours en 1992) ;
    • Béatrice mentionne à son mari Jean-Pierre la série X-Files : Aux frontières du réel alors que cette série n'a été diffusée en France qu'à partir de 1994, soit un an après sa diffusion américaine (débutée en septembre 1993);
    • Jean-Pierre mentionne la marque Pizza Hut (bêtement prononcée « Pizza Hutte »), alors qu'elle n'était encore que très peu connue sur le marché français en 1992 ;
    • à la fin du premier film, Jacquouille fit part à Godefroy de son souhait de s'affranchir de son rôle d'escuyer, se réclamant vouloir devenir un homme libre, alors que paradoxalement dans ce deuxième volet, il désire travailler dur pour Béatrice en échange du gîte et du couvert ;
    • dans le premier film, les bijoux du duc de Pouille n'étaient constitués que d'un énorme collier serti. Dans le second, ils comportent en plus un bracelet, des bagues et la fameuse Dent de Sainte Rolande ;
    • dans le premier film, le château de Montmirail était situé au sommet d'une colline alors qu'ici, il semble se trouver en plein sur une pente ou parfois même sur un terrain plat avec un étang au bas des murs (au moment où le frère inquisiteur tombe d'une fenêtre) ;
    • dans le premier film, Béatrice avait une Renault Safrane alors que dans le second, elle a une Volkswagen Passat. C'est pourtant la seule et même voiture dans l'histoire car elle a toujours un trou dans le toit (provoqué par l'explosion de la Bague du Hardi) ;
    • lorsque Jacquouille aperçoit la télévision avant de la casser, celle-ci diffuse I Was Born to Love You des Worlds Apart, alors qu'en 1992, le groupe n'était qu'à ces débuts et était pratiquement inconnu en France, tout comme la génération des boys bands qui n'était encore qu'à ses balbutiements ;
    • l'exemplaire du Gault et Millau que tient Gisèle est clairement daté de 1998 (et donc édité en 1997).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Officiellement nommé Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2[1], le film est parfois répertorié sous le titre Les Visiteurs 2 : Les Couloirs du temps[2].
  2. Soit près de 23 030 000  de nos jours[2]
  3. Uniquement sur une photo, que regarde Philippine lorsque Cora lui annonce que son père est vivant.
  4. Crédité « L'Homme Rover » au générique.
  5. Le personnage d'Eddy est crédité Dany au générique.
  6. Celui qui vient chercher Godefroy (en le nommant évidemment Hubert de Montmirail) pour la confrontation à l'hôpital avec Gibon et Jacquart.
  7. Caméo dans un scène finalement coupée au montage.
  8. Cette station-service a aussi été l'un des lieux où ont été aperçus les auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo en 2015.
  9. C'est en fait une erreur de la part de Michel Crémadès, la scène en question a été tourné dans les jardins du château d'Esclimont, à Saint-Symphorien-le-Château.
  10. Elle sort de la maison de couleur rouge, à droite de la photo.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2 », sur gaumont.fr (consulté le 7 février 2015).
  2. a, b et c « Les Visiteurs 2 : Les Couloirs du temps », sur allocine.fr (consulté le 7 février 2015).
  3. Maximilien Pierrette, « Les Visiteurs 3 : Christian Clavier annonce un tournage en 2015 », sur allocine.fr,‎ (consulté le 7 février 2015)
  4. a, b et c « Ja2 20h : émission du 08 février 1998 » [vidéo], sur ina.fr, France 2,‎ (consulté le 17 août 2015)
  5. Marie Guichoux, « Le complexe de Jacquouille », sur Libération,‎ (consulté le 8 mai 2015)
  6. Pierre Billard, Astérix et Obélix contre César : l'histoire d'un film, Paris, France Loisirs,‎ , 162 p. (ISBN 2-7441-2366-8).
  7. a et b Michel Crémadès, « Episode 35 : Les Visiteurs 2 ou les Couloirs du temps... », sur michel-cremades.over-blog.com,‎ (consulté le 7 février 2015) : « Lors d’un dîner d’après spectacle avec Jean Reno, il m’annonçait qu’il avait songé à un rôle pour moi dans le film. »
  8. Les Visiteurs 2 revisités, documentaire sur le film.
  9. (en) « Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2 », sur imdb.com (consulté le 7 février 2015).
  10. « Muriel Robin : “ Dans Les Visiteurs 2, j'étais à chier ! ” », sur purepeople.com,‎ (consulté le 7 février 2015).
  11. « Muriel Robin : “ J'étais nulle dans les Visiteurs ! ” », sur hellocoton.fr (consulté le 7 février 2015).
  12. « J'étais à chier dans Les Visiteurs », sur 7sur7.be,‎ (consulté le 7 février 2015).
  13. a et b Photo de tournage [image], tirée de L'album des 2 films.
  14. Vente Barthet, le (Cornette de Saint-Cyr, Paris) :
  15. « Les Visiteurs 2 (1998) », sur l2tc.com,‎ 2007 à 2015 (consulté le 7 février 2015).
  16. (fr) « 6 Rue des Vignettes : Thoiry, Île-de-France », sur google.fr/maps,‎ (consulté le 7 février 2015) ; cette vue Street View montre le portail d'accès à la maison utilisée par le tournage.
  17. (en) « Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2 », sur imdb.com (consulté le 7 février 2015).
  18. Le Journal de Mickey, no 2383, (ISSN 8767-8088).
  19. a et b « Invité : Jean Reno » [vidéo], sur ina.fr, France 3,‎ (consulté le 7 février 2015).
  20. Poiré, Clavier 1998, p. 105
  21. Poiré, Clavier 1998, p. 128
  22. Poiré, Clavier 1998, p. 140
  23. Première, septembre 1996, numéro 234 (ISSN inconnu)
  24. a, b, c, d et e Ange-Dominique Bouzet, « Des Visiteurs invisibles. La suite sort aujourd'hui après des mois de secrets. », sur Libération,‎ (consulté le 2 mai 2015)
  25. Bande-annonce de Les Visiteurs 2 : Les Couloirs du temps sur Allociné.
  26. (en) Les Enfants de la télé sur l’Internet Movie Database
  27. Top 100 des audiences de l'année 1998 sur www.toutelatele.com
  28. Fiche de Nulle part ailleurs du 09/02/1998 sur inatheque.ina.fr
  29. (en) Les Enfants de la télé (20 février 1998) sur l’Internet Movie Database
  30. « Les 50 films ayant fait le plus d'entrées en France », sur shin.over-blog.org,‎ (consulté le 7 février 2015).
  31. J.B., « Gaumont bat des records en 1997 »,‎ (consulté le 28 avril 2015) : « En 1998, Gaumont mise sur Les Couloirs du Temps : Les Visiteurs 2. Avec 2 655 916 spectateurs en une semaine d'exploitation, le film fracasse plusieurs records : meilleur premier jour, millionnaire en trois jours et meilleure première semaine en France. »
  32. Poiré, Clavier 1998, p. 123

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Poiré et Christian Clavier, Album Les Visiteurs et Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2 : L'album des 2 films, Denoël,‎ , 144 p. (ISBN 2207247058)

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • Les Visiteurs 2 revisités, documentaire de François-Cyril Géroult, 2005 :
Intervenants : Jean-Marie Poiré, Jean Reno, Christian Clavier, Didier Bénureau, Christian Bujeau, Théophile Sowié

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]