Les Anges gardiens (film, 1995)

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Les Anges Gardiens
Réalisation Jean-Marie Poiré
Scénario Frédéric Berthe
Acteurs principaux
Sociétés de production Gaumont
TF1 Films Production
Vaudeville Productions
Funny Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Action
Comédie
Durée 107 minutes
Sortie 1995

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Anges gardiens est un film français réalisé par Jean-Marie Poiré, sorti en 1995. Lors de sa sortie, il était le film français réalisé avec le plus gros budget de l'année. Il a aussi obtenu la deuxième place au box-office français de 1995 derrière Les Trois Frères de Bernard Campan et de Didier Bourdon.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Yvon Radmillo, un français vivant en Chine, a volé de l'argent aux triades chinoises (la mafia locale). Poursuivi par les malfrats, il tente de s'enfuir du pays avec l'argent (sous forme de papier-monnaie international) et son fils Bao dont la mère est chinoise. Mais la mafia le rattrape et parvient le blesser grièvement. À l'agonie, il décide de demander de l'aide à son ancien ami Antoine Carco (autrefois appelé Antoine Mérignac), patron d'un cabaret à Paris, avec qui il était autrefois associé dans divers trafics en Asie. Il lui téléphone et demander à son ami de venir à Hong Kong récupérer son fils, ainsi que l'argent qu'il a mis dans un coffre à la banque, prétendant être atteint d'un cancer en phase terminale. D'abord hésitant, Carco accepte la mission de son ami qu'il appelle affectueusement à plusieurs reprises du surnom de « ma poule ». Présente durant la conversation et ignorant l'identité de l'interlocuteur d'Antoine, Régina, sa fiancée, une Italienne maladivement jalouse, le suspecte d'entretenir une autre liaison amoureuse.

Durant la conversation, un camion percute la cabine téléphonique et écrase le malheureux Yvon qui meurt sur le coup.

Aussitôt arrivé à Hong Kong, il apprend que son ami n'est pas mort d'un cancer, mais était pourchassé par la mafia locale. Il veut alors renoncer, mais est conduit malgré tout auprès du petit Bao. Après l'avoir trouvé, Carco est confronté à une première offensive armée de la mafia dont lui et Bao échappent de justesse.

Il réussit à embarquer l'enfant et à récupérer l'argent. Dans leur fuite, tous deux se rendent par hasard dans un pensionnat dirigé par sœur Angelina, une religieuse française. Il y fait la connaissance du père Hervé Tarain, le curé dans un village français, venu en Chine avec des jeunes délinquants afin d'aider des sœurs missionnaires. Tarain est sur le point de rentrer à Paris avec les jeunes et avec une partie des archives de la mission entreposées dans plusieurs malles, que Sœur Angélina lui a gentiment imposés.

Prétendant s'appeler Monsieur Chicollini, et être un homme d'affaire venu en Chine pour négocier un gros contrat pour la construction d'un métro, il présente Bao comme étant son fils qu'il doit ramener à Paris auprès de sa mère. Prétextant que ses négociations commerciales ne sont pas closes et qu'il ne peut donc rentrer en France dans l'immédiat, il parvient, non s'en avoir fait culpabiliser le pauvre curé pour lui forcer la main, à convaincre le père Tarain de prendre en charge le petit Bao jusqu'à Paris. Carco s'arrange pendant tout le trajet pour rester avec Tarain et les autres prétextant vouloir les accompagner à l'aéroport, ceci afin d'échapper à la mafia qui ne le lâche pas et dont deux voitures lancées à pleine vitesse, manquent de pulvériser l'infortuné prêtre, sous le regard hilare des jeunes qui l'accompagnent.

Avant d'embarquer, Carco dissimule l'argent dans un l'agenda du prêtre - dont la couverture représente le visage de Sainte Catherine de Sienne et que Carco prendra pour une représentation de la Vierge Marie - afin de passer les contrôles. Il prétend finalement qu'il peut rentrer à Paris, prétextant que les négociations commerciales avec les chinois ayant pris prématurément fin (des concurrents allemands ayant selon lui remportés le marché), pour pouvoir embarquer.

Pendant que le père Tarain perd un temps incommensurable pour faire enregistrer ses multiples malles, les membres du gang tentent d'empêcher le départ de Carco en le dénonçant anonymement au service des douanes (il l'accuse d'exporter illégalement des devises) Carco est intercepté par les douaniers chinois qui lui impose une fouille complète qui ne donne évidemment rien. Carco parvient alors à rejoindre au dernier moment l'avion dans lequel Tarain et les jeunes viennent d'embarquer.

A bord, Carco prétend une peur de l'avion afin de convaincre le père Tarain d'effectuer le voyage à ses côtés. En réalité, il veut essayer de récupérer l'agenda du prêtre dans lequel il a dissimulé les millions volés. Il profite de l'absence momentanée du prêtre - parti en urgence soulager un besoin naturel - pour fouiller dans ses affaires. Il constate avec dépit que l'agenda n'y est pas. Prétendant être quelqu'un de très croyant, il engage la conversation avec Tarain sur la position de l'église à l'égard différents faits de société. Il prétexte vouloir faire un don à la paroisse et réclame donc un rendez-vous avec le Père Tarain afin d'amener celui-ci à utiliser son agenda… et perd le contrôle de ses nerfs lorsqu'un quiproquo s'instaure provisoirement entre eux deux au sujet dudit agenda et de l'image pieuse représentée sur la couverture de celui-ci - Carco croyant que le Père Tarain l'a jeté. Il est finalement rassuré lorsque le religieux lui apprend que l'agenda est dans la soute de l'appareil.

Arrivé à l'aéroport de Roissy, Carco fait un scandale à la douane lorsqu'il se rend compte que l'on risque de découvrir les millions cachés dans les multiples valises du prêtre. Carco veut en réalité que les douaniers le fouillent lui et oublient le prêtre. Son stratagème fonctionne mais il est alors écarté du groupe.

Luna, une employée de son cabaret, d'origine chinoise, venue récupéré Bao à l'aéroport, apprend au Père Tarain qu'elle n'est pas la mère de l'enfant ni la compagne de Carco, malgré les allégations de ce dernier. Tarain confronte alors Carco (qu'il continue à appeler « Monsieur Chicollini ») lequel est pris au dépourvu. Pour couronner le tout, Régina, la véritable fiancée de Carco débarque au même instant à l'aéroport et fait une crise de jalousie, persuadée que Carco a eu un enfant avec Luna.

Carco se rue alors sur la valise contenant les millions et récupère l'argent sous l'œil médusé du prêtre qui comprend alors qu'il a été abusé. Après une autre joute verbale entre les deux hommes, Carco, excédé, confie Bao au père Tarain, le temps d'essayer de retrouver l'adresse de Lilly Wang, la véritable mère de Bao. Tarain, face aux nombreux mensonges de Carco, prévient alors celui-ci que sa conscience finira par le tourmenter de ses mauvaises actions, mais Antoine qui n'en a cure se contente d'un ironique « Alléluia ! » pour tout réponse, avant de quitter l'aéroport.

La cupidité de Carco et la bonté du prêtre leur valent d'être affublé chacun d'un ange gardien aux caractères tout à fait opposé à eux. Carco possède l'ange, tandis que le père Tarain possède le démon. Chaque ange étant le sosie de celui auprès duquel il a été envoyé, net ne sont visibles que par eux.

Alors qu'il vient de quitter l'aéroport, et en découvrant son ange qui le sermonne, assis sur la banquette arrière de sa voiture, Carco provoque un grave carambolage sur l'autoroute et quoique totalement responsable, trouve encore le moyen d'agresser verbalement l'un des conducteurs impliqués.

Après un contrôle à la gendarmerie, il fonce toute vitesse à l'église retrouver le père Tarain afin d'exiger que le religieux lui fasse un exorcisme. Pour cela, il interrompt brutalement la confession d'une paroissienne. Mais Tarain refuse de céder aux injonctions. Le prête excédé, congédie sans ménagement Carco ainsi que ladite dame dont il ne souhaite plus écouter les « lamentables mesquineries de bureau ». C'est sur ces faits que l'ange de Tarain apparait dans un grand éclat de rire sardonique, tout en le félicitant de son comportement qui ne répond manifestement pas à un « élémentaire devoir de charité chrétienne ». Ce dernier provoque rapidement une série de désastres autour de l'église dont Tarain semble responsable - son ange (comme celui de Carco) étant invisible aux yeux des autres.

De retour dans son cabaret, Carco est confronté à une énième crise de Régina qui, par vengeance, s'en prend à une toile de Lautrec appartenant à Antoine. Elle tente ensuite de se suicider en sautant par la fenêtre, mais Carco la rattrape in extremis par le pied. À ce moment, deux gangsters chinois débarquent au même instant, ce qui conduit Carco à laisser tomber Régina dans les poubelles situées juste au-dessous de la fenêtre. Les bandits laissent alors entendre que Lilly Wang, la mère de Bao serait la nièce de Monsieur Mo, le chef du gang. Carco parvient à désarmer ses adversaires, mais alors qu'il les frappe, son ange choqué par cette violence, l'en n'empèche. Les bandits en profitent pour s'enfuir.

Le père Tarain, qui veut retrouver Carco pour la confession refusée plus tôt, arrive au cabaret, accompagné par son ange. Plus tard, il se retrouve dans le bureau d'Antoine alors même qu'une escouade de la mafia chinoise débarque à nouveau dans le cabaret. Alors que Carco, n'ayant put obtenir l'intervention de la police, se rue, arme au poing à l'assaut des bandits. Tarain et l'une des danseuses se cachent dans une penderie.

En route pour aller chercher Bao, juste après la fusillade, Carco révèle au curé l'implication de la mafia chinoise dans cette histoire. Il reçoit alors un téléphone d'une Régina furieuse qui menace, une fois de plus, de se suicider. Carco prend dans un premier temps la menace à la légère, mais le Père Tarain le convainc inconsciemment du contraire. Les deux hommes repartent en catastrophe au domicile d'Antoine. Arrivé chez lui, Carco découvre que sa Jaguar est en flammes. Regina explique alors que des Chinois ont brûlé la voiture. Sentant le danger, Carco s'apprête à fuir et essaie d'expliquer la situation à Régina.

Le Père Tarain propose alors à Carco et Régina de les héberger provisoirement dans sa famille, là où se trouve déjà Bao. Tous les trois se disputent une nouvelle fois - Régina révélant à Tarain que Carco prétend que Bao est le fils du prêtre. Tarain se met alors en colère.

Plus tard les triades se rendent chez le père Tarain et kidnappent Bao ainsi que le frère du prètre. M. Mo prévient Carco par téléphone que toute tentative pour prévenir la police aura pour conséquence l'exécution des otages. Tarain veut pourtant avertir les autorités ce qui lui vaut un nouveau mécontenter Carco. Décidé à les aider, le grand-père du prêtre (un ancien de la guerre d'Indochine) propose de leur prêter sa vieille carabine afin de débusquer ces « faces de pamplemousse ». Tout en essayant de raisonner son grand-père, Tarain se dispute avec son ange ce qui crée un quiproquo. L'ange de Tarain fait alors un croc-en-jambe à celui-ci qui envoie le fauteuil roulant du vieil homme dans les escaliers. La carabine fait feu accidentellement et blesse légèrement Carco au mollet.

Quelque temps plus tard, Tarain et Carco se rendent à Bruxelles pour tenter de retrouver la mère de Bao, qui y fit une cure de désintoxication dans une clinique privée. Après avoir retrouvé la jeune Lilly Wang, Tarain, Carco et cette dernière déjeunent dans un petit restaurant. Dans un premier temps, Carco veut ménager la jeune femme et lui parle de banalités sans importance. Agacé par Tarain qui le presse de mettre Lilly Wang au courant de la situation, il révèle alors sans détour la vérité à la jeune femme, au mépris des recommandations de son médecin. Apprenant que son mari a été écrasé par un camion et que Bao a été enlevé, la jeune Chinoise s'évanouit.

Une fois revenus à Paris, ils tentent, avec du renfort de trouver la cachette de M. Mo dans le 13e arrondissement, afin de faire délivrer Bao et Jean-Luc Tarain, le frère d'Hervé. Durant la bataille, l'ange de Carco intervient et se fait alors pourchasser par celui de Tarain dans un chaos indescriptible. Bao et Jean-Luc sont sauvés et les bandits arrêtés. Plus tard, Carco et Régina se marient et Carco donnent les millions à la quête. Son ange disparaît alors avec celui de Tarain.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre : Les Anges gardiens
  • Réalisation : Jean-Marie Poiré
  • Scénario : Jean-Marie Poiré, Christian Clavier
  • Photographie : Jean-Yves Le Mener, Christophe Beaucarne
  • Décors : Hugues Tissandier
  • Casting : Françoise Ménidrey
  • Costumes : Patricia Poiré
  • Son : Jean-Charles Ruault, Maurice Laumain
  • Mixage : Claude Villand, Bernard Le Roux
  • Montage : Catherine Kelber
  • Direction de production : Philippe Lièvre
  • Musique : Éric Lévi
  • Production Hong-Kong : Charles Wang
  • Production France : Alain Terzian
  • Budget : 16 140 000 €
  • Pays d'origine : Drapeau de la France France
  • Durée : 110 minutes
  • Date de sortie : en France
  • Box-office français : 5 734 059 entrées

Bande originale[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Lorsque Carco et le père Tarain dorment dans un hôtel à Bruxelles, le curé fait tout pour calmer le ronflement du businessman (siffler, taper des mains pour finalement le réveiller en sursaut en lui bouchant le nez). Il s'agit là d'une référence à La Grande Vadrouille dans lequel Stanislas Lefort (Louis de Funès) tentait de calmer le ronflement du major Achbach (Benno Sterzenbach)
  • On peut également remarquer un nombre très important de marques de produits (visible ou cités) tout au long du film (Leffe, Stella, Berluti, Toyota, Schnaps, Tourtelle, Jaguar, Bmw, Twingo, Mars, M&m's, Bounty, GB, Solo, Araldite, Schnaps, L'Espadon, Avis, Europcar, Hertz, Budget, Eurorent, Samsung, etc.).
  • Un clin d’œil est fait à deux des producteurs du film, Alain Terzian et Patrice Ledoux : on entend le nom de famille dans les annonces de l’aéroport et le nom du second quand le père Tarain dit avoir contacté un certain « docteur Ledoux » pour l'otite de Bao.
  • Au début du film quand Carco entre dans la loge de Régina en colère, on entends un passage de la chanson Passion For War/Love de Eric Levi, musique présente dans la BO du film L'Opération Corned-Beef (également de Jean-Marie Poiré). On entend le même extrait dans la scène de ce film sur une aire d'autoroute, quand le Squale attrape Gragnansky par le bras alors qu'il prenait un café.
  • Il y a de nombreuses similitudes avec Les Visiteurs ; l'opposition entre Tarain et son ange (Jacquard / Jacquouille), le groom violemment expédié hors de la chambre d'hôtel, la disparition des anges (qui rappelle les transformations de Godefroy et Jacquouille lorsqu'ils voyagent dans le temps)

Nomination[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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