Les Visiteurs en Amérique

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Les Visiteurs en Amérique
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Titre original Just Visiting
Réalisation Jean-Marie Poiré
Scénario Jean-Marie Poiré
Christian Clavier
John Hughes
Acteurs principaux
Sociétés de production Gaumont
Hollywood Pictures (Disney)
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie
Durée 88 minutes
Sortie 2001

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Visiteurs en Amérique (Just Visiting) est un film franco-américain, sorti en 2001, réalisé par Jean-Marie Poiré (crédité au générique sous le nom de Jean-Marie Gaubert[1]).

Remake américain du film français Les Visiteurs (immense succès à sa sortie en 1993), Les Visiteurs en Amérique a non seulement la particularité d'avoir le même réalisateur que le film original, Jean-Marie Poiré, mais aussi d'avoir, dans les rôles principaux, le même duo d'acteurs, Jean Reno et Christian Clavier. Des acteurs anglophones comme Christina Applegate, Malcolm McDowell, Tara Reid et Matt Ross complètent la distribution.

Comme le film dont il est adapté, ce remake raconte l'histoire d'un noble, Thibault de Malfete, et de son écuyer, André le Pâté, vivant au Moyen Âge qui, devant réparer une erreur fatale, font appel à un enchanteur qui les fait voyager dans le temps mais qui les envoie par mégarde dans le futur, au début du XXIe siècle. Alors que l'action se déroulait entièrement en France dans les films originaux, elle se déroule cette fois-ci en Angleterre et aux États-Unis, mais les deux personnages principaux sont toujours français.

Contrairement aux films originaux, le remake ne trouva pas son public, ni aux États-Unis, ni en France : l'échec du film mit même la Gaumont en difficulté, le budget du film étant très élevé : 600 millions de francs[2].

Synopsis[modifier | modifier le code]

C'est dans une Plymouth Prowler qu'Angélique et André arrivent à Las Vegas.

Au Moyen Âge, le comte Thibault de Malfete, gentilhomme français, s'apprête à épouser la princesse anglaise Rosaline. Mais un noble jaloux fait boire à Thibault une potion qui lui donne momentanément des hallucinations ; Thibault prend Rosaline pour un monstre et la tue. Condamné à mort et voulant réparer son erreur pour retrouver sa promise, il va voir un enchanteur qui lui confectionne une potion pour remonter le temps. Son écuyer, André le Pâté, goûte la potion avant lui. Mais à cause d'une erreur d'ingrédients, Thibault et André se retrouvent projetés à Chicago à la fin du XXe siècle. Thibault y rencontre une lointaine descendante.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Équipe technique[modifier | modifier le code]

Hollywood Pictures s'associe à la Gaumont pour produire le film, dont le budget est assez conséquent.

Spécifications techniques[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Source VF : Allodoublage[3] et RS Doublage[4]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse[modifier | modifier le code]

Dès la sortie du second film, Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2, dont la fin est ouverte, Jean-Marie Poiré et Christian Clavier pensent à un troisième volet des aventures de Jacquouille et Godefroy. Mais le réalisateur et producteur américain John Hughes, après avoir visionné le premier film, lors d'un voyage en avion vers l'Europe, contacte la Gaumont pour négocier avec Poiré et Clavier les droits du scénario. Les deux Français mettent de côté leur idée de suite et se dirigent vers une adaptation américaine du premier film, dont John Hughes sera le producteur pour Disney et Gaumont.

Scénario[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Poiré et Christian Clavier retravaillent le scénario du premier film avec les américains John Hughes et Chris Columbus et transposent l'action en Angleterre et aux États-Unis.

Adaptation du scénario[modifier | modifier le code]

Dans les deux premiers films originaux Dans la version américaine
Godefroy de Montmirail doit épouser la fille d'un Duc français, que le roi Louis VI le Gros lui a promis en « épousailles ». Thibault de Malfète doit épouser l'héritière du trône d'Angleterre, pour sceller l'amitié entre la France et l'Angleterre après la Guerre de Cent Ans.
La sorcière empoisonne Godefroy de sa propre volonté. La sorcière empoisonne Thibault sur l'ordre du comte de Warwick qui, convoitant Rosaline et le trône, veut s'en débarrasser.
Sous l'effet du poison, Godefroy tue son futur beau-père le prenant pour un ours. Thibault tue sa promise la prenant pour un démon.
Godefroy est rejeté par Frénegonde et vraisemblablement par la noblesse, après avoir tué le Duc de Pouille. Thibault est condamné à mort par décapitation.
Jacquouille dérobe les bijoux du Duc de Pouille à la fin des funérailles de celui-ci. André s'empare d'un coffret serti de pierres précieuses dans la cellule de Thibault.
Lors du déplacement dans le temps, Godefroy devient une statue de cristal qui éclate en morceaux tandis que Jacquouille se transforme en tas d’excréments. Thibault se change en statue de pierre qui se désagrège. André, quant à lui, prend d'abord la forme d'un ballon bondissant avant de devenir une flaque.
Jacquouille et Godefroy se réveillent au XXe siècle dans le même pays, en France, en pleine campagne. André et Thibault se réveillent non pas en Angleterre, mais aux États-Unis, en plein Chicago. En effet, la chambre de Thibault a été reconstituée dans un musée.
Godefroy et Jacquouille s'étonnent de voir un noir - que Jacquouille prend pour « un sarrasin » - au volant d'une camionnette postale. Les gens de couleurs ne dérangent nullement Thibault et André.
Godefroy et Jacquouille détruisent la camionnette postale sur une route de campagne. Thibault et André saccagent la voiture d'un citoyen ordinaire à l'entrée du parking souterrain du musée.
Béatrice prend Godefroy pour son cousin Hubert, un pilote de rallye qui a disparu dans un accident à Bornéo pendant le Raid Gauloises. Julia prend Thibault pour un lointain cousin français lui aussi comte de Malfete (mais dont le prénom n'est pas indiqué), qui était coureur à voile et a disparu en mer lors d'une tempête.
Jacquouille la Fripouille rencontre son descendant, Jacques-Henri Jacquart, un nouveau riche qui aurait fait changer son patronyme « pour faire plus smart », dixit Béatrice. Il n'est pas mentionné qu'André le Paté ait un descendant.
Le château de Montmirail est devenu, au XXe siècle, un hôtel de luxe tenu par Jacquart. Le château de Malfète est longtemps resté à l'abandon mais Julia le fait rénover pour pouvoir le revendre.
Jean-Pierre, dentiste, est un mari honnête et malgré ses colères, assez compréhensif. Hunter, patron d'une galerie d'art, est un homme malveillant dont l'ambition est, avec l'aide de sa collègue et maîtresse Amber, d'escroquer Julia qui souhaite vendre tous les biens de la famille Malfète.
Jacquouille tombe amoureux de Ginette, une clocharde rencontrée sur le parking d'un restaurant. André tombe amoureux d'Angélique, une jeune servante qui travaille chez les voisins de Julia et Hunter.
En cassant la télévision, Jacquouille provoque un incendie[Note 5]. La télévision explose sans causer davantage de dégâts.
La bouteille de Chanel No 5 grand format coûte 6 000 francs. Cette même bouteille vaut 2 000 dollars.
Godefroy apprend par Béatrice que la famille Montmirail n'est entrée dans l'histoire qu'à la fin du XVIIIe siècle grâce à Gonzague de Montmirail qui devint révolutionnaire et finit guillotiné. Thibault découvre l'arbre généalogique de la famille Malfète avec ses nombreux descendants mais Julia ne lui raconte pas l'histoire de la famille
Jacquouille affirme que son défunt père était ivrogne et que sa mère a été dévorée par des loups. Il a également un frère du nom de Prosper avec qui il ne s'entend pas[5]. André a un père ivrogne, une mère manchote, un frère nain et une sœur catin.
En récupérant les bijoux du Duc de Pouille dans une statue de l'évangile au présent, Jacquouille et Ginette se rhabillent, vont au bowling et s'offrent une Cadillac Eldorado d'une valeur de 75 000 francs. En investissant les pierres précieuses incrustées sur le coffret, André et Angelique font du shopping dans les plus grands magasins de Chicago, dînent dans un grand restaurant et terminent la soirée dans une boîte de nuit.
Jacquouille décide lui-même de rester vivre au XXe siècle. Angélique pousse André à quitter son patron (Thibault) et vivre en homme libre.
Les protagonistes sont aidés par le dernier descendant du magicien qui les a attendu toute sa vie, transmettant l'engagement de leur ancêtre depuis des générations. L'enchanteur voyage dans le présent afin de retrouver Thibault et André et ainsi les aider à retourner à leur époque.
Godefroy finit par convaincre Béatrice qu'il est son ancêtre. Julia découvre d'elle-même son ascendance.
Godefroy insiste pour que Jacquouille reparte avec lui au Moyen Âge. Jacquouille échange sa place avec Jacquart qui avait été enfermé et drogué, et c'est finalement Jacquart qui est renvoyé au Moyen Âge. D'abord réticent puis convaincu par Julia, Thibault accepte d'affranchir André et de le laisser vivre au présent. Plus tard, André et Angélique partent à Las Vegas, à bord d'une Plymouth Prowler, pour se marier.
Trouvant suffisamment de vaillance en lui-même, comme lui avait prédit le magicien, Godefroy dévie le tir de son arbalète et tue la sorcière au lieu du Duc de Pouille. Revenant peu avant de boire sa coupe, Thibault propose un échange avec le comte de Warwick en signe de paix et de fraternité. Se sentant démasqué, celui-ci recule pas-à-pas jusqu'à se défenestrer.

Choix des acteurs[modifier | modifier le code]

Jean Reno et Christian Clavier : le duo initial[modifier | modifier le code]

Christian Clavier et Jean Reno reprennent leurs rôles respectifs.

Pour les deux rôles principaux, Jean-Marie Poiré fait appel à Jean Reno et Christian Clavier, les acteurs principaux du film originel et de sa suite : le film bénéficie ainsi de la notoriété de Jean Reno, déjà connu aux États-Unis dans Léon, Mission impossible et Godzilla, tandis que Christian Clavier, totalement inconnu là-bas, joue pour la première fois de sa carrière en anglais.

Christian Clavier et Jean Reno retrouvent donc leurs personnages respectifs de noble et d'écuyer. Néanmoins, on note certains changements, à commencer par les noms des personnages : Godefroy de Montmirail est devenu Thibault de Malfete et Jacquouille la Fripouille est devenu André le Pâté.

Acteurs secondaires[modifier | modifier le code]

Christina Applegate joue un double-rôle équivalent à celui qu'interprétait Valérie Lemercier dans le film original (et Muriel Robin dans la suite).

Les personnages de seconds plans, anglais ou américains, sont évidemment interprétés par des acteurs anglophones. Malcolm McDowell, acteur britannique principalement connu pour son rôle dans Orange mécanique, cachetonne avec le rôle du mage anglais. Christina Applegate, connue pour son rôle dans la série Mariés, deux enfants, interprète le double-rôle (équivalent à celui qu'interprétait Valérie Lemercier) de Rosaline/Julia. Tara Reid, déjà vue dans The Big Lebowski et American Pie, joue celle qui deviendra la petite amie d'André, Angélique. Kelsey Grammer, un acteur et humoriste américain, fait la narration au début du film[Note 4].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le film a été tourné du 14 avril au en Grande-Bretagne et à Chicago[6],[7],[8].

Pour le film Christian Clavier a eu recours à une coach, Vernice Klier[Note 6], pour apprendre à jouer en anglais, ce film étant pour lui sa première occasion de jouer dans cette langue, avant la série Napoléon, pour laquelle il fera à nouveau appel à Vernice Klier[9],[10].

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

Les lieux de tournage du film, situés au Royaume-Uni et aux États-Unis, sont les suivants :

Post-production[modifier | modifier le code]

Effets spéciaux[modifier | modifier le code]

Les effets spéciaux du film sont réalisés par Igor Sékulic, qui était co-producteur sur Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2.

Montage[modifier | modifier le code]

Deux montages différents du film ont été réalisés : l'un pour la version américaine et internationale et l'autre pour la version française. Les différences se situent au début et à la fin des films et certaines séquences n'existent que dans la version française qui est plus longue d'une minute et 30 secondes.

La version américaine est celle qui a été diffusée à travers le monde, en étant soit doublée ou simplement sous-titrée dans d'autres langues. Le montage de la version française a servi uniquement à la version doublée en français et n'est repris par aucune des autres versions étrangères.

version américaine version française
Le film débute par la séquence où le comte de Warwick se rend chez la sorcière, puis c'est l'arrivée de Thibault de Malfete au château du roi d'Angleterre. Une voix-off se charge de présenter les personnages. Le film commence par l'inauguration de la chambre de Thibault de Malfete dans le musée à Chicago (séquence inexistante dans la version américaine), puis l'arrivée du duc au château. Il n'y a pas de voix-off.
À la fin du film, Thibault et Rosaline s'embrassent, Hunter boit la potion par erreur et se retrouve au Moyen-Âge, Julia visite les ruines du château de ses ancêtres et rencontre François Lecombier, et enfin André et Angélique arrivent à Las Vegas. À la fin du film, Hunter boit la potion et disparait, André et Angélique arrivent à Las Vegas, Julia visite les ruines, Thibault et Rosaline s'embrassent, et le film se termine par l'arrivée de Hunter au Moyen-Âge dans une version plus longue, avec notamment une mise en abyme ou Matthew Ross se plaint du traitement de son personnage.

Bande-originale[modifier | modifier le code]

Just Visiting :
Original Motion Picture Soundtrack

Bande originale de John Powell
Sortie
Durée 36:02
Genre Bande originale
Label Mis

Albums de John Powell

No Titre Durée
1. Thibault Goes to England 2:39
2. The Hag's Hut 2:28
3. Rosaline and Thibault 1:31
4. Hallucination and Execution 1:10
5. To Chicago 0:47
6. Kill the Car 1:59
7. Thibault Sees Julia 1:16
8. My Cousin, My Desendant 1:29
9. Ode de Toilet 0:26
10. Tub for Two 1:03
11. So Many Descendants 0:21
12. Kissing Cousins 0:38
13. Searching for a Wizard 0:50
14. Another Visitor 0:44
15. On the Bridge 1:55
16. Feel Like a Lady 1:04
17. André Can't Ask 0:35
18. The Wizard Pulls Himself Together 1:02
19. The Wizard Cooks 0:39
20. André Asks to Stay 0:57
21. Not a Bunny 1:04
22. The Big Chase 2:01
23. What Will I Do Without You 1:45
24. Thibault and the Wizard Return Home 1:52
25. In the Icehall 1:08
26. Hunter Gets It / Julia Sees the Castle 1:43
27. Your Time Will Come 2:56
36:02

Accueil[modifier | modifier le code]

Promotion[modifier | modifier le code]

Le titre provisoire du film était The Visitors, avant d'être nommé Just Visiting[a 1].

Le choix de Jean-Marie Poiré d'être crédité au générique sous le nom de Jean-Marie Gaubert serait, officiellement, dû au fait que son véritable patronyme est difficilement prononçable en anglais. Selon des informations parues dans la presse à l'époque de la sortie du film, le choix du réalisateur de ne pas figurer au générique aurait en réalité pour origine sa mésentente, durant le tournage, avec Christian Clavier. Jean-Marie Poiré n'a pas assuré la promotion du film[1].

Sortie[modifier | modifier le code]

Au printemps 2000, des projections des premières images du film sont organisées en la présence de Christian Clavier et de Jean Reno, devant un public composé de 400 Américains, en vue d'une sortie en fin d'année[9]. La sortie du film est alors prévue à l'automne 2000 aux États-Unis puis à la fin de l'année en France[9]. Elle est finalement repoussée au printemps 2001, autant pour les États-Unis (), où le film est distribué dans près de 2000 salles, que pour la France ()[11].

Critiques[modifier | modifier le code]

Les Visiteurs en Amérique

Score cumulé
SiteNote
Metacritic38/100[Note 7]
Rotten Tomatoes33 %[Note 9]
Allociné3 étoiles sur 5[Note 8]
Compilation des critiques
PériodiqueNote
Le Figaro Magazine4 étoiles sur 5
Le Journal du Dimanche4 étoiles sur 5
Le Parisien4 étoiles sur 5
Chronic'art.com3 étoiles sur 5
Libération3 étoiles sur 5
Première3 étoiles sur 5
L'Express2 étoiles sur 5
L'Humanité2 étoiles sur 5
Télérama2 étoiles sur 5

En France, Les Visiteurs en Amérique récolte une moyenne de 3/5 sur le site AlloCiné pour 9 titres de presse recensés[a 2]. C'est par ailleurs un des films les plus mal notés par les spectateurs sur le site Allociné (le 9e)[a 3] avec une note de 1,1/5 (sur 8168 votes).

En Belgique, pour le journal La Libre, le film est « navrant de bout en bout, ne laissant au spectateur pour s'occuper que le jeu des 7 erreurs entre la version originale et l'hollywoodienne » et le film d'origine a été transformé en « comédie romantique tendance cacaboudin chère à John Hughes »[12].

Aux États-Unis, le magazine Variety, malgré une critique négative, salue la qualité des effets spéciaux du film[13].

Pour l'ensemble des spectateurs dans le monde, la base de données internationale IMDb relève une note moyenne malgré tout convenable de 5,8/10 (sur 16.000 critiques spectateurs)[14].

Box-office[modifier | modifier le code]

Contrairement au succès du film français, ce film ne convainc ni en France, ni aux États-Unis : après cinq semaines à l'affiche, le film rapporte 16 millions de dollars au box-office mondial pour un budget de production s'élevant à 35 millions[15]. En France, le film totalise seulement 1 219 488 entrées en neuf semaines à l'affiche. Le film fut un désastre commercial à tel point qu'il fit plonger les comptes de la société Gaumont en 2000 avec une perte de 437 millions de francs[2].

  • Box-office français détaillé
Sem. Entrée[6],[a 4] Cumul Date
1 558 331 558 331
2 323 644 881 975
3 198 308 1 080 283
4 73 089 1 153 372
5 inconnu inconnu
6 inconnu 1 184 530
7 67 1 184 597
8 inconnu inconnu
9 inconnu 1 219 488
  • Box-office américain détaillé

Distinctions[modifier | modifier le code]

En 2002, le film reçoit deux « récompenses » à la 2e cérémonie des Bidets d'or (une cérémonie humoristique inspirée des Razzie Awards américains et qui décerne des prix aux « pires » productions françaises de l'année) : le Bidet d'or de la pire idée de film de l'année et celui du Pire titre[a 5]. Il était également nommé dans la catégorie Pire film de l'année[a 6], une « récompense » finalement remportée par Vercingétorix : La Légende du druide roi[a 5].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Sortie vidéo[modifier | modifier le code]

La sortie en DVD, tombe le 11 septembre 2001, le jour des attentats du World Trade Center à New York.

Arrêt de la franchise[modifier | modifier le code]

Christian Clavier avouera quelque temps après la sortie du film, que l'idée de donner une suite aux Visiteurs 2 n'était plus d'actualité et que son rôle de Jacquouille faisait partie d'une époque révolue de sa carrière d'acteur. Jean Reno, de son côté, déclara souhaiter ne pas donner suite aux Couloirs du temps, craignant « la suite de trop »[réf. nécessaire].

Quinze ans après l'échec des Visiteurs en Amérique, Clavier revient finalement sur sa décision en reprenant son rôle initial, aux côtés de Jean Reno et de Marie-Anne Chazel sous la direction de Jean-Marie Poiré, (avec lequel il coécrit le scénario des Visiteurs pour la quatrième fois) pour la suite directe du deuxième épisode, Les Visiteurs 3[16]. Le film, un temps intitulé Les Visiteurs 3 : La Terreur, raconte ainsi ce qu'il advient de Jacquouille et Godefroy après la fin du deuxième opus, où ils étaient arrivés par erreur à l'époque de la Révolution française. Le tournage a lieu au printemps 2015, et le film est sorti sur les écrans le 6 avril 2016, soit 15 ans jour pour jour après la sortie nationale américaine des Visiteurs en Amérique, le .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le PG-13 signifie que « certaines scènes peuvent heurter les enfants de moins de 13 ans ». L'accord parental est donc recommandé et le film déconseillé aux moins de 13 ans.
  2. Son prénom est « Rosalind » en version originale.
  3. a et b L'action se déroulant au XIIe siècle, il est plus que probable que le « roi Henry » du film soit Henry II et que la mère de Rosalind, créditée « la Reine », soit Aliénor d'Aquitaine.
  4. a et b Seulement dans la version originale : il n'y a pas de narrateur dans la version française du film.
  5. Cette scène se trouve dans Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2.
  6. Vernice Klier a de nombreuses fois « coaché » des acteurs pour qu'il joue en anglais : elle a notamment eu pour élève Juliette Binoche pour les tournages des films Le Patient anglais et Un divan à New York et Vincent Pérez pour The Crow, la cité des anges
  7. Moyenne réalisée sur 25 critiques.
  8. Moyenne réalisée pour 9 titres de presse.
  9. Moyenne réalisée sur 78 critiques.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « The Visitors, le casting du remake », (consulté le 31 octobre 2014)
  2. Les Visiteurs en Amérique | Critiques presse (consulté le 27 avril 2015)
  3. Les pires films de tous les temps
  4. Les Visiteurs en Amérique | Box-office (consulté le 26 avril 2015)
  5. a et b Thomas Colpaert, « 3 Bidets d'or pour Vercingétorix », (consulté le 28 avril 2015)
  6. Thomas Colpaert, « Votez pour les Bidets d'or 2002 », (consulté le 9 mai 2015)
  • Autres sources
  1. a et b La petite histoire des « Visiteurs en Amérique », Le Parisien, 11 avril 2001
  2. a, b et c « « Les Visiteurs en Amérique » font plonger Gaumont dans le rouge », Les Échos, 27 avril 2001.
  3. a, b, c et d « Fiche du doublage du film » sur allodoublage.com, consulté le 7 mai 2015
  4. a, b et c « Fiche du doublage du film » sur www.rsdoublage.com, consulté le 7 mai 2015
  5. Réplique de Prosper dans Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2 : « Sale peste, mon frère ! »
  6. a et b (en) Box office / business for Les visiteurs en Amérique sur l’Internet Movie Database
  7. http://jeanreno.chez-alice.fr/Actualites/htm/Actualites_old_body.htm
  8. http://francite.ru/articles/jean-reno-le-chevalier
  9. a, b et c http://www.lexpress.fr/informations/les-indiscrets-culture_638656.html
  10. (en) Vernice Klier sur l’Internet Movie Database
  11. Alain Grasset, « Poiré et Clavier, en attendant Les Visiteurs en Amérique », sur www.leparisien.fr, (consulté le 6 juin 2015) :

    « On pensait qu'ils sortiraient dans les salles françaises cet automne, ou pour les fêtes de fin d'année. Ce ne sera pas le cas, comme nous l'a confié Patrice Ledoux, chez Gaumont, qui a coproduit le film avec les studios Disney et le distribue en France : " La sortie du film devrait avoir lieu au printemps 2001, précise-t-il. Soit peu de temps après son lancement aux Etats-Unis, où il sera distribué dans plus de 2 000 salles. Si tout va bien, les bandes-annonces passeront dans les salles américaines pour le Thanksgiving Day, en novembre " »

  12. F.DS., « Les Visiteurs 1 bis », sur La Libre, (consulté le 18 mai 2015) :

    « Ce n'est point faute d'avoir guerroyé, avec des sous-titres d'abord, puis un doublage confié à Mel Brooks. Voici aujourd'hui le troisième assaut, une adaptation made in USA écrite avec John Hughes, l'homme des «Home alone» et autres «102 dalmatiens». Elle arrive sous le titre «Les visiteurs en Amérique» et en version française. Soit un problème de moins pour notre chevalier, qui passe du françois à l'anglois, puis à l'américain avec une aisance qui laisse coi. Godefroy de Montmirail est rebaptisé de Malfète et Jacquouille s'appelle désormais André le Pâté. Le politiquement correct est-il passé par là, entraînant la disparition de Jacquart, le descendant snob de la fripouille? Reste le politiquement crétin, un film navrant de bout en bout ne laissant au spectateur pour s'occuper que le jeu des 7 erreurs entre la version originale et l'hollywoodienne. La plus notable tient dans le virage de la comédie historique, voire de mœurs, vers la comédie romantique tendance cacaboudin chère à John Hughes.

    Conclusion de la saga « Visiteurs », l'élément génial, c'était Valérie Lemercier. »

  13. (en) Joe Leydon, « Review: Just Visiting », sur Variety, (consulté le 9 mai 2015) :

    « A co-production of Disney’s Hollywood Pictures and Gaumont, filmed on location in Chicago and at Shepperton Studios in England, Just Visiting makes sparing but effective use of Igor Sekulic’s first-rate f/x work to enhance some sight gags. Other tech values are solid. »

  14. (en) Just Visiting sur l’Internet Movie Database (consulté le 18 février 2018).
  15. Jérémy Parayre, Les Visiteurs : les secrets d'un succès à la française, Télé 7 jours n°2621, août 2010
  16. Les Visiteurs 3 prévu pour 2016 sur Leprogrès.fr.

Liens externes[modifier | modifier le code]