Saint-Ybars

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Saint-Ybars
Saint-Ybars
L'église en mai 2011.
Blason de Saint-Ybars
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Intercommunalité Communauté de communes Arize Lèze
Maire
Mandat
Francis Boy
2020-2026
Code postal 09210
Code commune 09277
Démographie
Gentilé Eparchois
Population
municipale
690 hab. (2019 en augmentation de 6,81 % par rapport à 2013)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 19″ nord, 1° 23′ 12″ est
Altitude 290 m
Min. 213 m
Max. 334 m
Superficie 24,31 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Toulouse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Arize-Lèze
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Ybars
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Liens
Site web Site officiel

Saint-Ybars est une commune française située dans le nord du département de l'Ariège, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Pédaguès, ancienne appellation remplacée au XXIe siècle par la dénomination géographique de Terrefort ariégeois, constitué des terreforts de Pamiers et de Saverdun, sur la rive gauche de l'Ariège.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Lèze, la Mouillonne, le Latou, la Rijolle et par divers autres petits cours d'eau.

Saint-Ybars est une commune rurale qui compte 690 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 2 477 habitants en 1806. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse. Ses habitants sont appelés les Eparchois ou Eparchoises.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : l'église Saint-Ybars, classée en 1907 puis en 1987.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Ybars se trouve dans le département de l'Ariège, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 35 km à vol d'oiseau de Foix[1], préfecture du département, à 34 km de Saint-Girons[2], sous-préfecture, et à 5 km de Lézat-sur-Lèze[3], bureau centralisateur du canton d'Arize-Lèze dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Lézat-sur-Lèze[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Massabrac (1,9 km), Castagnac (2,9 km), Sainte-Suzanne (3,1 km), Canens (5,1 km), Lézat-sur-Lèze (5,3 km), Villeneuve-du-Latou (5,4 km), Esperce (6,7 km), Lapeyrère (6,7 km).

Sur le plan historique et culturel, Saint-Ybars fait partie du Pédaguès, ou Podaguès, ancienne appellation remplacée au XXIe siècle par la dénomination géographique de Terrefort ariégeois[5], constitué des terreforts de Pamiers et de Saverdun, sur la rive gauche de l'Ariège[6].

Carte de la commune de Saint-Ybars et des proches communes.

Saint-Ybars est une bastide de l'aire d'attraction de Toulouse située sur l'ancienne route nationale 626. C'est une commune limitrophe avec le département de la Haute-Garonne.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Bassin aquitain, le deuxième plus grand bassin sédimentaire de la France après le Bassin parisien, certaines parties étant recouvertes par des formations superficielles. Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches sédimentaires datant du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a 66 millions d'années. La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans la feuille « n°1034 - Cazères » de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème du département de l'Ariège[8],[9] et sa notice associée[10].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 24,31 km2[11],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 24,63 km2[9]. L'altitude du territoire varie entre 213 m et 334 m[14].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Saint-Ybars.

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[15]. Elle est drainée par la Lèze, la Mouillonne, le Latou, la Rijolle, le Vermeil, le ruisseau Andorras, le ruisseau de la Trille, le ruisseau Peybarre, le ruisseau Rouil et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 34 km de longueur totale[16],[17].

La Lèze, d'une longueur totale de 70,2 km, prend sa source dans la commune de La Bastide-de-Sérou et s'écoule du sud vers le nord. Elle traverse la commune et se jette dans l'Ariège à Labarthe-sur-Lèze, après avoir traversé 20 communes[18].

La Mouillonne, d'une longueur totale de 19,9 km, prend sa source dans la commune de Saint-Ybars et s'écoule du sud vers le nord. Elle traverse la commune et se jette dans l'Ariège à Grépiac, après avoir traversé 10 communes[19].

Le Latou, d'une longueur totale de 17,2 km, prend sa source dans la commune de Saint-Michel et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans la Lèzesur le territoire communal, après avoir traversé 7 communes[20].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[21]. En 2020, la commune ressort du type « « climat océanique altéré » » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[22]. À l'est du département, l’influence méditerranéenne accentue les contrastes saisonniers, le climat y est plus sec

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[21].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 12,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 8,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 4] : 15,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 835 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[24] complétée par des études régionales[25],[26] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1987 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records ST-YBARS (09) - alt : 330 m 43° 15′ 00″ N, 1° 25′ 12″ E
Statistiques établies sur la période 1987-2010 - Records établis sur la période du 01-08-1987 au 31-12-2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,7 3,3 5,4 7 11 14,1 16,2 16,4 13,3 10,3 5,8 3,3 9,1
Température moyenne (°C) 6,1 7,1 9,7 11,5 15,7 19,2 21,6 21,9 18,5 14,5 9,2 6,4 13,5
Température maximale moyenne (°C) 9,4 10,8 14,1 16 20,5 24,2 27 27,4 23,6 18,7 12,6 9,5 17,9
Record de froid (°C)
date du record
−7
27.01.07
−11,5
09.02.12
−8
01.03.05
−1,5
04.04.1996
0
04.05.10
6
02.06.06
8,5
15.07.00
9
27.08.00
3
25.09.02
−1,5
30.10.18
−7
23.11.1988
−8
23.12.05
−11,5
2012
Record de chaleur (°C)
date du record
20
18.01.07
24,5
27.02.19
28
24.03.01
30
09.04.11
33
30.05.01
38,5
29.06.19
38
27.07.20
39,5
13.08.03
34,5
05.09.06
30
01.10.13
23
03.11.11
23
07.12.00
39,5
2003
Précipitations (mm) 63,6 54,4 62,4 85,4 91,2 65,9 45,3 57,7 63,9 67,6 63,9 69 790,3
Source : « Fiche 09277001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[27],[28],[29].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Ybars est une commune rurale[Note 5],[30]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 2],[31].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 527 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 3],[I 4].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (99,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,3 %), zones agricoles hétérogènes (22,9 %), prairies (16,8 %), zones urbanisées (1 %), forêts (0,9 %)[32].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Hameaux[modifier | modifier le code]

Bélinguier, Blansac, Escayre...

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 412, alors qu'il était de 388 en 2013 et de 377 en 2008[I 5].

Parmi ces logements, 79,6 % étaient des résidences principales, 7 % des résidences secondaires et 13,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 88,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 11,2 % des appartements[I 5].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Ybars en 2018 en comparaison avec celle de l'Ariège et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (7 %) inférieure à celle du département (24,6 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 66,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (72,2 % en 2013), contre 66,3 % pour l'Ariège et 57,5 % pour la France entière[I 6].

Le logement à Saint-Ybars en 2018.
Typologie Saint-Ybars[I 5] Ariège[I 7] France entière[I 8]
Résidences principales (en %) 79,6 65,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 7 24,6 9,7
Logements vacants (en %) 13,3 9,7 8,2

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne 358 du Réseau Arc-en-Ciel.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune de Saint-Ybars.

Le territoire de la commune de Saint-Ybars est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible)[33],[34].

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement, crue torrentielle d'un cours d'eau, le Lèze, ou ruissellement d'un versant. L’épisode de crue le plus marquant dans le département reste sans doute celui de 1875. Parmi les inondations marquantes plus récentes concernant la Lèze figurent les crues de 1977, de 1992, de 1993, de 2000 et de 2007[35].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des glissements de terrains soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles. Près de 50 % de la superficie du département est concernée par l'aléa retrait-gonflement des argiles, dont la commune de Saint-Ybars[36]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[37].

Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'un plan de prévention des risques (PPR) inondation et mouvement de terrain approuvé le 19 octobre 2004[38].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte les noms de Mont-Sauveterre et de Mont-Ybars[39].

Ses habitants sont appelés les Eparchois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Site occupé à l'époque gallo-romaine, Saint-Ybars tient son nom de saint Cybard, Eparcuis en latin (493-581), moine qui est resté reclus pendant 44 ans dans une grotte située sous les remparts d'Angoulême. La légende a traversé le Sud-Ouest de la France pour donner son nom au village, d'où le nom « Eparchois et Eparchoises » donné à ses habitants.

Fondée en 1241, Saint-Ybars a été la première bastide édifiée en comté de Foix, alors dénommée Sauveterre-de-Saint-Ybars et née d’un accord entre l’abbé de Lézat et le comte de Foix. Construite par ce dernier, elle fut et resta longtemps le seul ouvrage de pierre de la vallée. Il s'agissait d'une cité aux hauts remparts, protégée par des fossés et un imposant château fort.
Ce XIIIe siècle des bastides est un temps de prospérité, d'affirmation territoriale et d'urbanisation notamment dans le Sud-Ouest. Le pouvoir royal veut également imposer son autorité, notamment dans les comtés comté de Toulouse, de Carcassonne et de Foix. Les luttes contre les cathares battent leur plein.
C’est donc dans un contexte de tensions sporadiques et de rivalité que la bastide de Saint-Ybars est construite en 1241. Saint-Ybars doit attirer des habitants. Il faut donc tout mettre en œuvre pour que l’économie y prospère. Le comte ne peut pas espérer une victoire politique avec une implantation durable de son pouvoir en vallée de la Lèze sans réussite économique.
En , on offre des avantages aux nouveaux habitants dans le cadre d’une charte de coutumes fixant les règles de fonctionnement de la communauté.
Il est nécessaire de délimiter et partager l’espace. Pierre de Dalbs ne veut rien laisser au hasard dans la gestion des affaires de l'abbaye. On mène donc l’enquête auprès des anciens du lieu. Ainsi, deux d’entre eux, Bernardo del Garrigas à pied et Raimunde Johanne juchée sur un cheval (car « atteinte par la décrépitude de l'âge », indique-t-on), arpentent-ils la campagne avec les représentants du comte et de l'abbé. Leur grand âge permet de remonter aux plus lointains souvenirs de ces limites.
Par ailleurs, on définit la taille des parcelles de terrain que l’on va accorder aux nouveaux venus à l’intérieur et à l’extérieur du bourg selon leurs destinations : pour construire une maison, implanter un jardin, un champ, un pré, une vigne. Les habitants se voient dotés du privilège de ne payer aucun péage dans leurs déplacements en comté de Foix.
Il faut mettre en place une administration. Chaque coseigneur est représenté par un bayle dont la mission est de gérer les affaires de la ville, et par un viguier, magistrat responsable de l’ordre public, chargé de rendre la justice. Toute victime d’un délit devait obtenir réparation. Si le coupable n’était pas retrouvé, la commune devenait alors responsable et devait indemniser la victime. On fixe également tout ce qui est nécessaire à la bonne marche du commerce. Le comte est responsable du déroulement des foires et marchés. Il doit protéger les marchands dans leurs déplacements pour venir à Saint-Ybars et en repartir. Il doit également leur garantir la sécurité sur place et le logement. Un marché doit se tenir tous les jeudis et une foire en novembre, à la Saint-Martin. Ces dispositions sont particulièrement avantageuses pour les habitants.
Cela dit, les coseigneurs s’octroient certains privilèges : les bouchers devaient leur réserver les filets des porcs abattus, ainsi que la poitrine des bœufs. Leur pain était cuit gratuitement au four banal s’ils résidaient dans la ville.

De 1910 à 1938, la commune a bénéficié d'une gare sur la ligne de Toulouse-Roguet à Sabarat à voie métrique exploitée par la compagnie des chemins de fer du Sud-Ouest. Partagée avec la commune haut-garonnaise de Massabrac sur laquelle elle se trouvait, elle était située entre les deux villages au lieudit l'embranchement.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Ybars Blason
De sinople, à une croix d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Ybars est membre de la communauté de communes Arize Lèze[I 9], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Le Fossat. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[40].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Saint-Girons, au département de l'Ariège, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[I 9].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton d'Arize-Lèze pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 9], et de la deuxième circonscription de l'Ariège pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[41].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la communauté de communes de la vallée de la Lèze et du canton d'Arize-Lèze (avant le redécoupage départemental de 2014, Saint-Ybars faisait partie de l'ex-canton du Fossat).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Henri Esquirol    
mars 2008 En cours Francis Boy   Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[43]. En 2019, la commune comptait 690 habitants[Note 7], en augmentation de 6,81 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 3502 1222 4772 4622 4742 3132 3622 3282 331
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3802 3092 2832 2062 1482 0211 8671 8621 774
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6161 6401 5641 3541 3301 2731 1941 148721
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
673654524476512561629649646
2018 2019 - - - - - - -
688690-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[45] 1975[45] 1982[45] 1990[45] 1999[45] 2006[46] 2009[47] 2013[48]
Rang de la commune dans le département 36 43 54 55 53 49 47 50
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Ybars fait partie de l'académie de Toulouse et dispose d'une école maternelle et élémentaire publique d'une centaine d'élèves.

Santé[modifier | modifier le code]

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 283 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 602 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 700 [I 10] (19 820  dans le département[I 11]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 12] 7,2 % 10,1 % 14,1 %
Département[I 13] 8,9 % 11,1 % 11,2 %
France entière[I 14] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 418 personnes, parmi lesquelles on compte 80,9 % d'actifs (66,7 % ayant un emploi et 14,1 % de chômeurs) et 19,1 % d'inactifs[Note 9],[I 12]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui du département et de la France, alors qu'en 2008 la situation était inverse.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Toulouse, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 15]. Elle compte 82 emplois en 2018, contre 112 en 2013 et 88 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 282, soit un indicateur de concentration d'emploi de 29,1 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 60,1 %[I 16].

Sur ces 282 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 52 travaillent dans la commune, soit 18 % des habitants[I 17]. Pour se rendre au travail, 87,2 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,7 % les transports en commun, 4,3 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 7,8 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 18].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

46 établissements[Note 10] sont implantés à Saint-Ybars au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 11],[I 19].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 46
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
11 23,9 % (12,9 %)
Construction 8 17,4 % (14,2 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
9 19,6 % (27,5 %)
Information et communication 3 6,5 % (1,8 %)
Activités immobilières 4 8,7 % (4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
3 6,5 % (13,2 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
5 10,9 % (14,4 %)
Autres activités de services 3 6,5 % (8,8 %)

Le secteur de l'industrie manufacturière, des industries extractives et autres est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 23,9 % du nombre total d'établissements de la commune (11 sur les 46 entreprises implantées à Saint-Ybars), contre 12,9 % au niveau départemental[I 20]. Les quatre entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[49] :

  • TCTCP, construction de maisons individuelles (125 k€)
  • SARL De Fantilhou, production d'électricité (30 k€)
  • SARL De Burret, production d'électricité (29 k€)
  • Mto Securite, activités de sécurité privée (0 k€)

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la petite région agricole dénommée « Coteaux de l'Ariège »[50].

1988 2000 2010
Exploitations 49 33 25
Superficie agricole utilisée (ha) 1 974 2108 nd[Note 12]

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 49 lors du recensement agricole[Note 13] de 1988 à 33 en 2000 puis à 25 en 2010[52], soit une baisse de 49 % en 22 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 48 % de ses exploitations[53].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et bâtiments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Ybars ou Saint-Éparche, des XIIIe et XVIe siècles au centre du dispositif de la bastide, comprend la chapelle Sainte-Anne. Elle est classée monument historique.
  • Chapelle de Saint-Sernin, reconvertie en un lieu d'exposition[54].
  • Pont sur l'Arize construit en 1765.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Bonsom de Donnaud (1553-1630), né sur la commune, évêque d'Agen, puis de Mirepoix.
  • Isidore Latour, connu sous le nom de Latour de Saint-Ybars (1807-1891), né et mort à Saint-Ybars, avocat à Toulouse. Critique pour les journaux du Midi. Poète, auteur. Il restaura la tragédie classique.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[12],[13]
  3. Les normales servent à représenter le climat dans lequel nous vivons. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[23].
  4. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  5. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  8. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  9. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  10. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  11. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  12. nd : donnée non disponible.
  13. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[51].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le )
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Métadonnées de la commune de Saint-Ybars » (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition » (consulté le ).
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  5. a b et c « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Saint-Ybars - Section LOG T2 » (consulté le ).
  6. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Saint-Ybars - Section LOG T7 » (consulté le ).
  7. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans l'Ariège - Section LOG T2 » (consulté le ).
  8. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
  9. a b et c « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Saint-Ybars » (consulté le ).
  10. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Saint-Ybars » (consulté le ).
  11. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 en Ariège » (consulté le ).
  12. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Saint-Ybars » (consulté le ).
  13. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 en Ariège » (consulté le ).
  14. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  15. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  16. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Saint-Ybars » (consulté le ).
  17. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  18. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  19. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Saint-Ybars » (consulté le ).
  20. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 en Ariège » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Stephan Georg, « Distance entre Saint-Ybars et Foix », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  2. Stephan Georg, « Distance entre Saint-Ybars et Saint-Girons », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  3. Stephan Georg, « Distance entre Saint-Ybars et Lézat-sur-Lèze », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Communes les plus proches de Saint-Ybars », sur www.villorama.com (consulté le ).
  5. Conseil général de l'Ariège, « Atlas des paysages d'Ariège-Pyrénées », sur calameo.com, (consulté le ).
  6. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 350-351.
  7. Carte IGN sous Géoportail
  8. « Carte géologique de Saint-Ybars » sur Géoportail (consulté le 23 avril 2022).
  9. a et b « Caractéristiques géologiques et hydrogéologiques de la commune de Saint-Ybars », sur le Système d’information pour la gestion des eaux souterraines (SIGES) en Occitanie (consulté le )
  10. « Notice associée à la feuille n°1034 - Cazères de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème de la France métropolitaine », sur Infoterre, le site du BRGM (consulté le )
  11. Insee, « Comparateur de territoire - Commune de Saint-Ybars », sur le site de l'Insee (consulté le )
  12. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Indicateurs en données ouvertes (superficie) », sur l'Observatoire des territoires (consulté le )
  13. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Répertoire géographique des communes d'Île-de-France - définition de certains champs (dont la superficie) », sur data.iledefrance.fr (consulté le )
  14. IGN, « Répertoire géographique des communes (RGC) 2014 », sur drive.google.com
  15. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
  16. « Fiche communale de Saint-Ybars », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
  17. « Carte hydrographique de Saint-Ybars » sur Géoportail (consulté le 29 octobre 2021).
  18. Sandre, « la Lèze »
  19. Sandre, « la Mouillonne »
  20. Sandre, « le Latou »
  21. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  22. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  23. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  24. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
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  37. « Liste des cavités souterraines localisées sur la commune de Saint-Ybars », sur http://www.georisques.gouv.fr/ (consulté le )
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  48. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le ).
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