Saint-Ybars

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d’aide sur l’homonymie Pour l’article ayant un titre homophone, voir Saint-Ybard.

Saint-Ybars
Saint-Ybars
Le clocher de l'église de Saint-Ybars
Blason de Saint-Ybars
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Canton Arize-Lèze
Intercommunalité Arize - Lèze
Maire
Mandat
Francis Boy
2014-2020
Code postal 09210
Code commune 09277
Démographie
Gentilé Eparchois
Population
municipale
625 hab. (2015 en diminution de 6,02 % par rapport à 2010)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 19″ nord, 1° 23′ 12″ est
Altitude 290 m
Min. 213 m
Max. 334 m
Superficie 24,31 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ariège

Voir sur la carte administrative de l'Ariège
City locator 14.svg
Saint-Ybars

Géolocalisation sur la carte : Ariège

Voir sur la carte topographique de l'Ariège
City locator 14.svg
Saint-Ybars

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Ybars

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Ybars
Liens
Site web Site officiel

Saint-Ybars est une commune française, située dans le département de l'Ariège, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Ybars est une bastide de l'aire urbaine de Toulouse située sur l'ancienne route nationale 626. C'est une commune limitrophe avec le département de la Haute-Garonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Ybars[1]
Lézat-sur-Lèze
Castagnac
(Haute-Garonne)
Saint-Ybars[1] Gaillac-Toulza
(Haute-Garonne)
Massabrac
(Haute-Garonne)
Sainte-Suzanne Villeneuve-du-Latou
Carte de la commune de Saint-Ybars et des proches communes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Commune arrosée par la Lèze et le Latou qui confluent sur la commune ainsi que par la Mouillonne.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Bélinguier, Blansac,Escayre...

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte les noms de Mont-Sauveterre et de Mont-Ybars[2].

Ses habitants sont appelés les Eparchois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Site occupé à l'époque gallo-romaine, Saint-Ybars tient son nom de saint Cybard, Eparcuis en latin (493-581), moine qui est resté reclus pendant 44 ans dans une grotte située sous les remparts d'Angoulême. La légende a traversé le sud-ouest de la France pour donner son nom au village, d'où le nom « Eparchois et Eparchoises » donné à ses habitants.

Saint-Ybars a été la première bastide édifiée en comté de Foix, alors dénommée Sauveterre-de-Saint-Ybars et née d’un accord entre l’abbé de Lézat et le comte de Foix. Construite par ce dernier, elle fut et resta longtemps le seul ouvrage de pierre de la vallée. Il s’agissait d’une cité aux hauts remparts, protégée par des fossés et un imposant château fort.
Ce XIIIe siècle des bastides est un temps de prospérité, d'affirmation territoriale et d'urbanisation notamment dans le Sud-Ouest. Le pouvoir royal veut également imposer son autorité, notamment dans les comtés comté de Toulouse, de Carcassonne et de Foix. Les luttes contre les cathares battent leur plein.
C’est donc dans un contexte de tensions sporadiques et de rivalité que la bastide de Saint-Ybars est construite en 1241. Saint-Ybars doit attirer des habitants. Il faut donc tout mettre en œuvre pour que l’économie y prospère. Le comte ne peut pas espérer une victoire politique avec une implantation durable de son pouvoir en vallée de la Lèze sans réussite économique.
En septembre 1242, on offre des avantages aux nouveaux habitants dans le cadre d’une charte de coutumes fixant les règles de fonctionnement de la communauté.
Il est nécessaire de délimiter et partager l’espace. Pierre de Dalbs ne veut rien laisser au hasard dans la gestion des affaires de l’abbaye. On mène donc l’enquête auprès des anciens du lieu. Ainsi, deux d’entre eux, Bernardo del Garrigas à pied et Raimunde Johanne juchée sur un cheval (car « atteinte par la décrépitude de l’âge », indique-t-on), arpentent-ils la campagne avec les représentants du comte et de l’abbé. Leur grand âge permet de remonter aux plus lointains souvenirs de ces limites.
Par ailleurs, on définit la taille des parcelles de terrain que l’on va accorder aux nouveaux venus à l’intérieur et à l’extérieur du bourg selon leurs destinations : pour construire une maison, implanter un jardin, un champ, un pré, une vigne. Les habitants se voient dotés du privilège de ne payer aucun péage dans leurs déplacements en comté de Foix.
Il faut mettre en place une administration. Chaque coseigneur est représenté par un bayle dont la mission est de gérer les affaires de la ville, et par un viguier, magistrat responsable de l’ordre public, chargé de rendre la justice. Toute victime d’un délit devait obtenir réparation. Si le coupable n’était pas retrouvé, la commune devenait alors responsable et devait indemniser la victime. On fixe également tout ce qui est nécessaire à la bonne marche du commerce. Le comte est responsable du déroulement des foires et marchés. Il doit protéger les marchands dans leurs déplacements pour venir à Saint-Ybars et en repartir. Il doit également leur garantir la sécurité sur place et le logement. Un marché doit se tenir tous les jeudis et une foire en novembre, à la saint Martin. Ces dispositions sont particulièrement avantageuses pour les habitants.
Cela dit, les coseigneurs s’octroient certains privilèges : les bouchers devaient leur réserver les filets des porcs abattus, ainsi que la poitrine des bœufs. Leur pain était cuit gratuitement au four banal s’ils résidaient dans la ville.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Ybars Blason De sinople, à une croix d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la communauté de communes de la vallée de la Lèze et du canton d'Arize-Lèze (avant le redécoupage départemental de 2014, Saint-Ybars faisait partie de l'ex-canton du Fossat).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Henri Esquirol    
mars 2008 en cours Francis Boy   Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4].

En 2015, la commune comptait 625 habitants[Note 1], en diminution de 6,02 % par rapport à 2010 (Ariège : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 3502 1222 4772 4622 4742 3132 3622 3282 331
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3802 3092 2832 2062 1482 0211 8671 8621 774
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6161 6401 5641 3541 3301 2731 1941 148721
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
673654524476512561629639649
2013 2015 - - - - - - -
646625-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[6] 1975[6] 1982[6] 1990[6] 1999[6] 2006[7] 2009[8] 2013[9]
Rang de la commune dans le département 36 43 54 55 53 49 47 50
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Économie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Ybars fait partie de l'académie de Toulouse et dispose d'une école maternelle et élémentaire publique d'une centaine d'élèves.

Santé[modifier | modifier le code]

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle de Saint Sernin
  • Église Saint Éparche du XIIIe et XVIe siècles au centre du dispositif de la bastide, comprend la chapelle Sainte Anne
  • Pont sur l'Arize construit en 1765

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Bonsom de Donnaud (1553-1630) né sur la commune, évêque d'Agen puis de Mirepoix.
  • Isidore Latour, connu sous le nom de Latour de Saint-Ybars (1807-1891), né et mort à Saint-Ybars, avocat à Toulouse. Critique pour les journaux du Midi. Poète, auteur. Il restaura la tragédie classique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  6. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  7. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  8. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  9. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :