Saint-Ybars

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Saint-Ybars
Le clocher de l'église de Saint-Ybars
Le clocher de l'église de Saint-Ybars
Blason de Saint-Ybars
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Canton Arize-Lèze
Intercommunalité Arize - Lèze
Maire
Mandat
Francis Boy
2014-2020
Code postal 09210
Code commune 09277
Démographie
Gentilé Eparchois
Population
municipale
634 hab. (2014)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 19″ nord, 1° 23′ 12″ est
Altitude 290 m
Min. 213 m
Max. 334 m
Superficie 24,31 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Saint-Ybars est une commune française, située dans le département de l'Ariège, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Ybars est une bastide de l'aire urbaine de Toulouse située sur l'ancienne route nationale 626. C'est une commune limitrophe avec le département de la Haute-Garonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Ybars
Lézat-sur-Lèze Gaillac-Toulza
(Haute-Garonne)
Castagnac
(Haute-Garonne)
Saint-Ybars
Massabrac
(Haute-Garonne)
Sainte-Suzanne Villeneuve-du-Latou

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Commune arrosée par la Lèze et le Latou qui confluent sur la commune ainsi que par la Mouillonne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte les noms de Mont-Sauveterre et de Mont-Ybars[1].

Ses habitants sont appelés les Eparchois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint Ybars tient son nom de saint Cybard, Eparcuis en latin (493-581), moine qui est resté reclus pendant 44 ans dans une grotte située sous les remparts d'Angoulême. La légende a traversé le sud-ouest de la France pour donner son nom au village, d'où le nom « Eparchois et Eparchoises » donné à ses habitants.

Saint-Ybars a été la première bastide édifiée en comté de Foix, née d’un accord entre l’abbé de Lézat et le comte de Foix. Construite par ce dernier, elle fut et resta longtemps le seul ouvrage de pierre de la vallée. Il s’agissait d’une cité aux hauts remparts, protégée par des fossés et un imposant château fort.
Ce temps des bastides, le XIIIe siècle, est un temps de bouleversements dans tout le royaume de France. Le pouvoir royal veut définitivement imposer son autorité sur ses territoires, notamment dans les comtés comté de Toulouse, de Carcassonne et de Foix. Les luttes contre les cathares battent leur plein.
C’est donc dans un contexte de tension et d’affrontements que la bastide de Saint-Ybars est construite en 1241. Saint-Ybars doit attirer des habitants. Il faut donc tout mettre en œuvre pour que l’économie y prospère. Le comte ne peut pas espérer une victoire politique (une implantation durable de son pouvoir en vallée de la Lèze) sans réussite économique.
Au mois de septembre 1242, on offre des avantages aux nouveaux habitants dans le cadre d’une charte de coutumes fixant les règles de fonctionnement de la communauté.
Il est nécessaire de délimiter et partager l’espace. Pierre de Dalbs ne veut rien laisser au hasard dans la gestion des affaires de l’abbaye. On mène donc l’enquête auprès des anciens du lieu. Ainsi deux d’entre eux, Bernardo del Garrigas à pied et Raimunde Johanne juchée sur un cheval (car « atteinte par la décrépitude de l’âge », indique-t-on), arpentent-ils la campagne avec les représentants du comte et de l’abbé. Leur grand âge permet de remonter aux plus lointains souvenirs de ces limites.
Par ailleurs, on définit la taille des parcelles de terrain que l’on va accorder aux nouveaux venus à l’intérieur et à l’extérieur du bourg selon leurs destinations : pour construire une maison, implanter un jardin, un champ, un pré, une vigne. Les habitants se voient dotés du privilège de ne payer aucun péage dans leurs déplacements en comté de Foix.
Il faut mettre en place une administration. Chaque coseigneur est représenté par un bayle dont la mission est de gérer les affaires de la ville, et par un viguier, magistrat responsable de l’ordre public, chargé de rendre la justice. Toute victime d’un délit devait obtenir réparation. Si le coupable n’était pas retrouvé, la commune devenait alors responsable et devait indemniser la victime. On fixe également tout ce qui est nécessaire à la bonne marche du commerce. Le comte est responsable du déroulement des foires et marchés. Il doit protéger les marchands dans leurs déplacements pour venir à Saint-Ybars et en repartir. Il doit également leur garantir la sécurité sur place et le logement. Un marché doit se tenir tous les jeudis et une foire en novembre, à la saint Martin. Ces dispositions sont particulièrement avantageuses pour les habitants.
Cela dit, les coseigneurs s’octroient certains privilèges : les bouchers devaient leur réserver les filets des porcs abattus, ainsi que la poitrine des bœufs. Leur pain était cuit gratuitement au four banal s’ils résidaient dans la ville.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Ybars Blason De sinople, à une croix d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la communauté de communes de la vallée de la Lèze et du canton d'Arize-Lèze (avant le redécoupage départemental de 2014, Saint-Ybars faisait partie de l'ex-canton du Fossat).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Henri Esquirol    
mars 2008 en cours Francis Boy   Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 634 habitants, en diminution de -3,21 % par rapport à 2009 (Ariège : 0,95 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 350 2 122 2 477 2 462 2 474 2 313 2 362 2 328 2 331
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 380 2 309 2 283 2 206 2 148 2 021 1 867 1 862 1 774
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 616 1 640 1 564 1 354 1 330 1 273 1 194 1 148 721
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
673 654 524 476 512 561 649 646 634
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[5] 1975[5] 1982[5] 1990[5] 1999[5] 2006[6] 2009[7] 2013[8]
Rang de la commune dans le département 36 43 54 55 53 49 47 50
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Économie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Ybars fait partie de l'académie de Toulouse.

Santé[modifier | modifier le code]

Culture et festivité[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Isidore Latour, connu sous le nom de Latour de Saint-Ybars (19 mars 1807-28 janvier 1891)[9], né et mort à Saint-Ybars, avocat à Toulouse. Critique pour les journaux du Midi. Poète. Auteur d'un recueil de poésies catholiques Le chant au néophyte en 1837. Il restaura la tragédie classique. Il fit jouer diverses pièces au théâtre Français à Paris dont : Vallia (1835) ; Virginie (1845) ; Le vieux de la montagne et Rosemonde (1847) . À l'Odéon, il fit jouer Le tribun de Palerme ( 1847) Le droit chemin (1853) . À la Porte Saint-Martin : Les routiers (1851)[10]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  6. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  7. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  8. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  9. notice BnF no FRBNF16575908
  10. Source : Ferdinand Nathanaël‏ Staaff, La littérature française de la formation de la langue à nos jours, Didier et Ch. Delagrave, 1877

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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