La Bataille du rail (film, 1946)

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La Bataille du rail
Scénario René Clément
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Film dramatique
Durée 82 minutes[1]
Sortie 1946


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Bataille du rail est un film français de René Clément, sorti en 1946.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Ce film retrace la résistance des cheminots français pendant la Seconde Guerre mondiale et leurs efforts (sabotage des trains et des voies) pour perturber la circulation des trains pendant l'occupation nazie.

René Clément y exalte l'image héroïque du cheminot résistant et raconte les sabotages ferroviaires et autres actions clandestines, pendant l’occupation allemande, des employés des chemins de fer de la nouvelle SNCF[2].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

  • Charles Boyer : le narrateur
  • Jean Clarieux : Lampin, le mécanicien qui balance son train dans la vallée
  • Jean Daurand : un cheminot
  • Howard Vernon : le surveillant allemand à la pipe
  • Lucien Desagneaux : Mr.Roussel chef du PC, alias Athos
  • François Joux  : un cheminot
  • Pierre Latour : l'officier cheminot allemand mécontent du bureau de la Transport Kommandantur
  • Tony Laurent : le cheminot régulateur du PC, alias Camargue
  • Robert Leray : le maquisard au téléhone
  • André Miller : un cheminot allemand, chef de la Deutsche Reichsbahn, surveillant le PC
  • Léon Pauléon : le chef de la gare de Saint André
  • Pierre Lozach : le cheminot pti'Louis, traducteur et saboteur à la perçeuse
  • Pierre Mindaist : un cheminot
  • Fernand Rauzena : le cheminot français ingénieur en chef
  • Michel Salina : le directeur
  • François Joux : le maquisard à lunettes tireur bazooka
  • Max Woll : l'officier allemand tenant un discours de propagande sur une locomotive
  • Frédéric Mariotti : Jules, le mécanicien retraité
  • Marcel Barnault : un cheminot résistant jouant aux cartes au bistrot
  • Les cheminots de France
  • Suzanne Le Caer : la seule femme qui parle

Genèse[modifier | modifier le code]

René Clément a produit en 1943 le court métrage Ceux du Rail.

Tournage[modifier | modifier le code]

René Clément fait du repérage sur la ligne de Guingamp à Lannion dès la fin de 1944. Le tournage a lieu de début avril à entre les communes de Plouaret, Trégrom, Lannion, Guingamp et la gare de Saint-Brieuc[3]. De nombreuses scènes sont également tournées à Château-du-Loir dans la Sarthe et Dissay-sous-Courcillon (Gare de Saint-André).

Dans la scène d'ouverture du film, la voix sur les quais annonce la gare de Chalon-sur-Saône. En fait, la scène a été tournée en Gare de Saint-Brieuc.

La scène du déraillement du train militaire allemand roulant à courte distance (« serré sur les signaux ») derrière le train blindé Apfelkern[4] a été tournée à la sortie de la gare de Trégrom dans les Côtes du Nord, en direction de Rennes, sur un remblai qui enjambe le fleuve le Léguer (48°36'18N - 3°24'56O). Pour la scène, le train roule à contrevoie. La scène a été réalisée sans trucage, c'est un vrai train qui est lancé dans la vallée.

Les munitions utilisées pour les scènes de bataille sont de vraies balles, les munitions réelles étant plus faciles à trouver que les munitions à blanc.

Lors du tournage, le wagon transportant le camion servant d'atelier de sonorisation du film se dérobe du convoi de tournage, part à la dérive sur une voie en pente, franchit les sept passages à niveau non fermés vers Lannion, malgré les tentatives infructueuses des cheminots de le ralentir sur des voies de garage en gare de Lannion, le wagon finit sa course en brisant un butoir, franchissant le mur de la gare et s'écrasant à près de 70 km/h sur la place du marché de Lannion et tout cela miraculeusement sans blessé à déplorer[5].

Les locomotives que l'on peut voir dans le film sont entre autres les locomotives à vapeur 5-140 G 436, 231 H 566, 140 D 234, 030 A 629, 030 A 755, 141 C 133 et la locomotive électrique 4-BB 173. On peut également voir des grues à vapeur sur rail de 32 tonnes et 50 tonnes de charge maximale.

Sortie[modifier | modifier le code]

Le film, sorti alors que la France était en guerre en Indochine contre les indépendantistes, a été très vite retiré des salles en Indochine française, notamment à Saïgon ; en effet, il montrait, entre autres, comment les Résistants sabotaient des lignes de chemin de fer. Ces techniques furent rapidement comprises et mises en œuvre ensuite par le Việt Minh contre l’Armée française[6].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses
Sélection

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Grand prix du premier Festival de Cannes remis à René Clément pour « La Bataille du rail » » [vidéo], sur ina.fr, .
  2. Cécile Hochard, « Écrire l’histoire des cheminots dans la Résistance. État actuel de l’historiographie », Revue d’histoire des chemins de fer,‎ (lire en ligne).
  3. Jean-Pierre Nennig, Le chemin de fer de Bretagne nord : de Rennes à Brest par Lamballe, Saint-Brieuc et Guingamp et ses embranchements vers Saint-Malo, Dinard, Dinan..., Guérande, JPN Éditions, , 272 p. (ISBN 978-2-9519898-6-3 et 2-9519898-6-5), p. 59.
  4. Le convoi Apfelkern
  5. « Henri Alekan raconte une anecdote de tournage sur « La bataille du rail » » [vidéo], sur ina.fr, .
  6. Gonzague Saint Bris, Un ruban de rêve (lire en ligne), chapitre 4.
  7. La Sélection - 1946 - Compétition, site officiel du Festival de Cannes.

Liens externes[modifier | modifier le code]