École d'enseignement technique de l'Armée de l'air

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École d'enseignement technique de l'Armée de l'air
Devise Honneur, Travail, Discipline
Informations
Fondation avril 1949
Fondateur Armée de l'air
Type École militaire
Localisation
Coordonnées 45° 42′ 30″ N 0° 37′ 49″ O / 45.708333, -0.63027845° 42′ 30″ Nord 0° 37′ 49″ Ouest / 45.708333, -0.630278
Ville Saintes
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Campus Base aérienne 722
Direction
Directeur Colonel Eschbach
Chiffres clés
Étudiants jusqu'à 2 400
Divers
Site web http://www.eetaa722.air.defense.gouv.fr

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
École d'enseignement technique de l'Armée de l'air

L'École d'enseignement technique de l'Armée de l'air (EETAA) est une école de formation de l'Armée de l'air française. Elle accueille en 2015 les 146e et 147e promotions d'élèves techniciens.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1945, l'Armée de l'air s'installe au sud de Saintes pour y implanter une école de mécaniciens et conducteurs automobiles. Le site choisi est celui des anciennes usines Hispano-Suiza construites en 1938.

En avril 1949, l'École d'enseignement technique de l'Armée de l'air est créée sur la base aérienne 722. Ainsi, les ateliers qui avaient servi en 1939 et 1940 aux chaînes de montage des canons de 20 mm qui armaient les avions Morane 405, 406 et Dewoitine D.520 sont adaptés aux besoins de l'instruction des nouveaux élèves.

À partir de 1961, l'École forme tous les apprentis mécaniciens de l'Armée de l'air pour une durée de deux ans d'instruction. Cette formation les prépare à l'école de spécialisation de Rochefort située à 40 km à l'ouest de Saintes.

En 1962, l'École reçoit son drapeau par le chef d'état-major de l'Armée de l'air.

En 1963, l'École porte le nom du capitaine Albert Raffin, ancien élève tombé en combat aérien.

Le 6 avril 1978, le drapeau est décoré de la médaille de l'Aéronautique pour les services que l'École a rendus à l'Armée de l'air. En effet, elle aura formé plus de 30 000 élèves et plusieurs d'entre eux sont tombés au champ d'honneur.

Bâtiment de l'EETAA de Saintes en octobre 2009.

Le 1er juillet 1990, l'École devient l'« École d'enseignement technique de l'Armée de l'air 722 ».

Fin 1996, avec la professionnalisation de l'Armée, la base aérienne 722 accueille le Centre de formation des militaires techniciens de l'air (CFMTA) qui devient le 1er juillet 2001 le Centre de formation militaire élémentaire (CFME).

Le 5 septembre 1999, l'École accueille les premières femmes élèves techniciens (promotion 99.30).

Situation géographique[modifier | modifier le code]

L'École se trouve à l'emplacement de la base aérienne 722[1] située à trois kilomètres au sud de Saintes en Charente-Maritime. Le site militaire de 250 hectares est implanté sur les communes des Gonds et de Thénac.

Les pistes de la base aérienne sont également utilisées par l'aérodrome de « Saintes / Thénac ».

Missions[modifier | modifier le code]

L'École est chargée de la formation initiale des militaires du rang engagés, appelés volontaires militaires du rang (VMDR) et des militaires techniciens de l'air (MTA). Elle assure, également, la formation des élèves techniciens qui veulent devenir élèves sous-officiers et dont la formation s'effectue à l'École de formation des sous-officiers de l'Armée de l'air (EFSOAA) de Rochefort.

L'École doit permettre à des jeunes gens qui ont choisi l'Armée de l'air, de se former, d'étudier et d'être accompagnés vers une carrière militaire dans l'Armée de l'air. Dans le même temps, les formations évoluent pour mieux répondre aux futurs besoins de l'Armée de l'air.

L'École s'est vue confier l'organisation de la Journée d'appel de préparation à la défense (JAPD) pour les garçons et filles âgés de 17 à 18 ans. Chaque année, 30 sessions permettent d'accueillir jusqu'à 2 400 jeunes. En 2011, cette journée est renommée Journée défense et citoyenneté (JDC).

Unités de formations[modifier | modifier le code]

Cours d'enseignement technique de l'Armée de l'air 00.310[modifier | modifier le code]

Les élèves sont recrutés à partir de la classe de seconde au lycée par un concours national. Chaque année 180 élèves sont intégrés à l'École. Depuis 1999, ce concours est ouvert aux filles.

Le cours d'enseignement technique de l'Armée de l'air les prépare à la formation spécialisée après deux années de scolarité où les élèves vivent en internat. Les élèves sont âgés de 16 à 18 ans et sont appelés élèves techniciens (ET) et surnommés « Arpètes[2] ». Ils suivent un programme de formation au baccalauréat et au certificat d’aptitude professionnelle (CAP), les filières sont :

  • baccalauréat technologique STI.2D - SIN (Sciences et technologies de l'industrie et du développement durable, spécialité Systèmes d'information et Numérique) ;
  • baccalauréat Scientifique, option Sciences de l'ingénieur ;
  • baccalauréat professionnel Aéronautique, spécialité MSC (Mécanicien système cellule) ;
  • certificat d’aptitude professionnelle « Électricien systèmes d’aéronefs ».

À la fin de leur scolarité, les bacheliers intègrent une école de spécialisation et débutent leur carrière de sous-officiers dans l'Armée de l'air. Certains d'entre eux peuvent aussi, à l'issue des deux années sur la base aérienne 722, intégrer une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE), dans un lycée de la Défense.

Centre de formation militaire élémentaire 00.325[modifier | modifier le code]

Ce centre a été dissous le 1er juillet 2015[3].

Il est remplacé par le Centre de préparation opérationnelle du combattant de l'Armée de l'air, situé à Orange.

Le CFME organisait :

  • l'instruction militaire initiale des militaires techniciens de l'air (MTA) et des volontaires militaires du rang (VMDR) ;
  • la formation militaire complémentaire (FMC) des militaires techniciens de l'air (MTA) ayant réussi la sélection de niveau 1 (SN1) ;
  • la formation militaire des élèves techniciens (ET) auxquels il est délivré le certificat d'aptitude militaire (CAM).

En 2010 et pour la première fois, l'École a accueilli une classe de Cerny pour une période militaire d'initiation et de perfectionnement à la Défense nationale (PMIPDN). D'autres lycées pourront ensuite en bénéficier[Passage à actualiser].

Les militaires techniciens de l'air (MTA) sont recrutés localement par les bases aériennes et ils reçoivent une formation de 7 semaines avant de rejoindre leur unité d'affectation.

Chaque année, le centre de formation militaire élémentaire organise 6 sessions de 200 stagiaires.

Après leur formation, les militaires techniciens de l'air (MTA) poursuivent leur activité au service de l'Armée sur une durée qui peut représenter 25 ans.

Les volontaires militaires du rang signent quant à eux un contrat initial d'un an qui peut être renouvelé annuellement jusqu'à atteindre la limite de 5 ans en tout. Ils rejoignent leur base aérienne d'origine à l'issue de leur formation à Saintes.

Centre militaire de planeurs 25.535[modifier | modifier le code]

Ce centre organise les vols d'initiation et d'entraînement au profit des élèves sous-officiers de l'École de formation des sous-officiers de l'Armée de l'air (EFSOAA) de Rochefort, des élèves techniciens (ET) de l'École de pilotage de l'Armée de l'air (EPAA) de Cognac et d'autres personnels de l'Armée de l'air.

Chaque année, 1 500 vols d'initiation sont réalisés. L'activité aérienne est d'environ 20 000 mouvements par an.

Musique[modifier | modifier le code]

L'École dispose depuis 1962 d'une batterie fanfare appelée « Musique de l'École ». Le 1er septembre 1996, la musique de l'École est placée sous la baguette de l'adjudant Patrick Joly.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Le site de l'EETAA 722

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Qui n'héberge pas d’unité combattante de l’Armée de l’air et dont le rôle est limité à une activité d’enseignement technique pour le compte de l’Armée de l’air.
  2. Ce surnom proviendrait de l'allemand Arbeiter qui signifie ouvrier ou travailleur. Cf. le site du « Centre national de ressources textuelles et lexicales ».
  3. http://www.sudouest.fr/2015/07/10/saintes-le-centre-de-formation-militaire-elementaire-a-ete-dissous-2011618-1531.php