Saint-Léonard-en-Beauce

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Saint-Léonard-en-Beauce
Saint Léonard-en-Beauce sous la neige.
Saint Léonard-en-Beauce sous la neige.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Blois
Canton La Beauce
Intercommunalité Communauté de communes de Beauce et Forêt
Maire
Mandat
Yves Chantereau
2014-2020
Code postal 41370
Code commune 41221
Démographie
Population
municipale
638 hab. (2012)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 49′ 53″ N 1° 22′ 53″ E / 47.8313888889, 1.3813888888947° 49′ 53″ Nord 1° 22′ 53″ Est / 47.8313888889, 1.38138888889
Altitude Min. 113 m – Max. 152 m
Superficie 40,66 km2
Localisation

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Saint-Léonard-en-Beauce est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village en bordure de la Beauce

Histoire[modifier | modifier le code]

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 3 100 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant Franco, arrivent dans le Loir-et-Cher. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (les haras de Selles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution[1], dont Saint-Léonard-en-Beauce[2]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[3]. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune de Boisseau)[4].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loir-et-Cher.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr saint léonard en beauce (loir-et-cher).svg

Les armoiries de Saint-Léonard-en-Beauce se blasonnent ainsi :

Parti : au premier d'azur aux trois fleurs de lys d'or, au lambel d'argent, au filet en bande du même brochant sur le tout, au second de gueules à la demi-croix d'argent mouvant de la partition.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Saint-Léonard-en-Beauce.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Yves Chantereau    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 638 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 030 1 063 1 000 1 212 1 204 1 169 1 200 1 232 1 287
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 254 1 304 1 242 1 182 1 182 1 212 1 173 1 175 1 111
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 070 1 074 1 035 868 837 834 790 763 706
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
658 646 570 571 522 538 600 609 638
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,3 %, 15 à 29 ans = 10,3 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 26,2 %, plus de 60 ans = 21,6 %) ;
  • 50,6 % de femmes (0 à 14 ans = 18,2 %, 15 à 29 ans = 13 %, 30 à 44 ans = 18,8 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 28 %).
Pyramide des âges à Saint-Léonard-en-Beauce en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
8,0 
75 à 89 ans
11,4 
13,3 
60 à 74 ans
15,6 
26,2 
45 à 59 ans
22,1 
21,6 
30 à 44 ans
18,8 
10,3 
15 à 29 ans
13,0 
20,3 
0 à 14 ans
18,2 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de Saint-Léonard-en-Beauce.
  • La mare de Bel-air.
  • La forêt domaniale de Citeaux.
  • La place Bel-air avec ses terrains de pétanque.
  • Le parc de la Mairie.
  • L'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'ermite s'appelant Léonard qui a donné son nom au village.

Henri Péan - Curé des paroisses de Draché, Maillé et la Celle-Saint-Avant (Indre-et-Loire) à partir de 1930, l’abbé Henri Péan fut, sous l’Occupation, l’âme de la Résistance dans le sud de la Touraine.

Dès sa libération des camps de prisonniers de guerre, dans les dernières semaines de 1940, il s’employa à faire franchir la ligne de démarcation à plus de 2 000 fugitifs, dont de nombreux Juifs et aviateurs alliés. Au fil des mois, il forma également un réseau de renseignement et d’action. À sa tête, il organisa des parachutages, transmit des informations capitales à Londres, fabriqua de faux papiers...

Arrêté par la Gestapo en février 1944, il est mort sous la torture.

De l’avis unanime, l’abbé Péan a fait preuve pendant ces années noires d’une abnégation totale et d’un réel mépris du danger, au service de tous ceux qui, comme lui, luttaient contre l’occupant. Après la guerre, de nombreuses récompenses lui furent décernées à titre posthume, notamment par les États-Unis. Pourtant, le détail de son action est mal connu. Les archives sont rares et l’abbé était trop modeste et trop soucieux de servir pour avoir songé à laisser un témoignage.

Héros de la Résistance, Henri Péan reste donc méconnu. À l’aide de sources souvent inédites, Jean-Gilles Dutardre nous invite à découvrir l’homme et le résistant. Ce faisant, il lève aussi le voile sur l’ensemble des combattants de l’ombre qui, aux côtés de leur chef, ont œuvré sans relâche entre Touraine et Poitou, souvent au prix de leur vie ou de leur liberté.

Ils en ont parlé... "C'est un formidable travail de mémoire qu'a réalisé Jean-Gilles Dutardre (...), qui a rassemblé une somme d'informations dans son ouvrage". (La Nouvelle République, mercredi 9 février 2011) "Un ouvrage captivant". (La Renaissance Lochoise, jeudi 17 février 2011) "Le livre de Jean-Gilles Dutardre vient (...) à juste titre nous rappeler que ce prêtre, plutôt fantasque pour l’époque, fut à lui seul ou presque l’âme de la Résistance dans le sud de la Touraine. (...) Cette biographie publiée aux éditions Anovi est particulièrement intéressante en ce qu’elle brosse le portrait d’un type de résistant particulier. Celui qui, mis devant le fait accompli, débute modestement en faisant franchir la ligne de démarcation et évolue sensiblement par la suite vers un engagement plus profond. (...) Abondamment illustrée, d’une lecture aisée (...). Jean-Gilles Dutardre s’est appliqué avec beaucoup de rigueur et de détermination à rassembler les rares documents qui subsistent à ce jour et qui concernent Henri Péan". (Commentaire publié sur Histobiblio)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  2. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  7. « Évolution et structure de la population à Saint-Léonard-en-Beauce en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 octobre 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 octobre 2010)