Château de Varey

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Château de Varey
Image illustrative de l’article Château de Varey
Période ou style Médiéval
Type Château fort
Début construction XIIe siècle
Destination initiale Résidence seigneuriale
Propriétaire actuel Association
Destination actuelle Etablissement Médico-Social[1]
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1983, partiellement)[2]
Coordonnées 46° 01′ 36″ nord, 5° 24′ 16″ est[3]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Bugey
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Commune Saint-Jean-le-Vieux
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Varey
Géolocalisation sur la carte : Ain
(Voir situation sur carte : Ain)
Château de Varey

Le château de Varey est un ancien château fort, du XIIe siècle restauré au XIXe siècle[4], centre de la seigneurie de Varey, qui se dresse sur la commune de Saint-Jean-le-Vieux dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le château fait l’objet d’une inscription partielle au titre des monuments historiques par arrêté du [2]. Seules les façades et toitures sont inscrites.

Situation[modifier | modifier le code]

Le château de Varey est situé dans le département français de l'Ain sur la commune de Saint-Jean-le-Vieux, à 1 kilomètre au sud-sud-est du bourg.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette très ancienne seigneurie est la possession en 1150[5] de Guerric, sires de Coligny et de Revermont, sous la suzeraineté des sires de Thoire. En 1188, Humbert de Thoire en prend le château en fief d'Henri, roi des Romains.

Selon Guichenon, vers 1240[5], Varey passe des sires de Coligny aux comtes de Genève, par le mariage de Marie de Coligny, fille de Hugues de Coligny, sire de Coligny-le-Neuf, avec Rodolphe, comte de Genève.

Dans son testament le comte Amédée II de Genève désigne son fils Guillaume comme son successeur et précise que ces autres fils, Amédée et Hugues, hériteront des châteaux « de Varey, Mornex, Rumilly-sous-Cornillon, et Cornillon, pour le vidomnat des Bornes, pour les droits sur le marché de La Roche, et pour les terres et rentes qu'il possède en Vaud, le tout sous la condition qu'ils ne pourront aliéner ces châteaux et droits qu'en faveur des héritiers du comte »[6],[7].

En 1309[5], Amédée II de Genève baille en mariage la seigneurie à sa fille Jeanne de Genève, première femme de Guichard, seigneur de Beaujeu et de Dombes, puis elle est retirée pour être donnée à Hugues de Genève, chevalier, seigneur d'Anthon, son oncle, fils de Marie de Coligny[8].

Le château de Varey était alors un des plus considérables et des plus forts du Bugey. Édouard, comte de Savoie, tente vainement de s'en emparer de vive force, le , lors de la bataille de Varey, et vit son armée battue et presque anéantie par Guigues V, dauphin de Viennois, accouru au secours de la place.

Reconnaissant du service que lui avait rendu le dauphin, Hugues de Genève se reconnait homme lige de ce dernier, et rend hommage du château de Varey, le [5],[9], à son successeur Humbert II de Viennois. Le château, jugé d'importance par le Dauphin, est acheté contre une somme d'argent à Hugues de Genève.

Varey reste uni au Dauphiné jusqu'en 1355. Par le contrat d'échange, daté du 5 janvier, le roi Jean et son fils Charles, nouveau dauphin de Viennois, le cèdent avec son mandement au comte Amédée V de Savoie.

Le [5], par lettres datées à Thonon, le comte Amédée VII de Savoie l'inféode, en toute justice, à Boniface de Chalant, chevalier, seigneur de Montbretton, maréchal de Savoie, qui le lègue par testament à son fils puiné, Amé de Chalant, à l'origine de la branche des Chalant, seigneurs de Varey.

Après le décès d'Étienne-Philibert de Chalant, seigneur de Varey et du Saix, mort sans postérité, une partie de la seigneurie est judiciairement adjugé, le [5], par arrêt du Parlement de Chambéry à des marchands allemands, ses créanciers, que le duc Emmanuel-Philibert de Savoie désintéresse en 1560[5], pour remettre cette terre d'abord à Claude de Divonne, son écuyer, puis la donner, le , à Prosper de Genève, seigneur de Lullins, et enfin l'inféoder de nouveau, le [5], à Claude de l'Aubépin, neveu d'Étienne-Philibert de Chalant.

Renée de l'Aubépin, fille de Claude, la porte en mariage à François d'Ugnie, seigneur de la Chaux, de la famille duquel elle passe, par voie d'alliance, à celle de Beaurepaire, qui en reprend le fief en 1644, 1656, 1665, 1675 et 1723.

Le , N. de Beaurepaire la vend, au prix de 206 000 livres, à Jean Dervieu, écuyer, seigneur du Villars, qui la transmet à ses descendants.

Le château de Varey, très endommagé en 1793, par les ordres d'Albitte, a été restauré, au milieu du XIXe siècle, par M. Fléchel, architecte. Il était en 1873 encore la possession de la famille Dervieu.

Description[modifier | modifier le code]

Au XXIe siècle, le château se présente comme une grande enceinte polygonale à flanquements circulaires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ouvert au public seulement lors des Journées nationales du patrimoine.
  2. a et b « Château de Varey », notice no PA00116554, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. Coordonnées trouvées sur Géoportail.
  4. Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, , 28e éd. (1re éd. 1979), 1304 p. (ISBN 2-86535-070-3, OCLC 1078727877), p. 1046.
  5. a b c d e f g et h Samuel Guichenon, Histoire de Bresse et de Bugey : Partie 2 : Contenant les fondations des Abbayes, Prieurez, Chartreuses, Egliſes Collegiales & les Origines des Villes, Chaſteaux, Seigneurs & principaux Fiefs, Lyon, Jean Antoine Huguetan & Marc Antoine Ravaud, , 109 p. (BNF 30554993, lire en ligne), p. 109.
  6. Acte du , Régeste genevois, 1866 (REG 0/0/1/1594).
  7. Pierre Duparc, Le comté de Genève, (IXe-XVe siècles), t. XXXIX, Genève, Société d’histoire et d’archéologie de Genève, coll. « Mémoires et documents » (réimpr. 1978) (1re éd. 1955), 621 p. (lire en ligne), p. 244-247 « Le début du règne de Guillaume III et le rapprochement avec la Savoie ».
  8. Acte du , publié dans le Régeste genevois (1866), que l'on peut consulter en ligne dans le Répertoire chronologique des sources sur le site digi-archives.org de la Fondation des Archives historiques de l'Abbaye de Saint-Maurice (REG 0/0/1/1039).
  9. (en) Eugene L. Cox, The Green Count of Savoy : Amedeus VI and Transalpine Savoy in the Fourteenth-Century, Princeton University Press, (réimpr. 2015) (1re éd. 1967), 422 p. (ISBN 978-1-4008-7499-6, lire en ligne), p. 93.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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