Édouard de Savoie

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Édouard de Savoie
Édouard de Savoie.
Édouard de Savoie.
Titre
Comte de Savoie

(6 ans et 19 jours)
Prédécesseur Amédée V
Successeur Aymon Ier
Biographie
Dynastie Maison de Savoie
Date de naissance
Lieu de naissance Château de Pont-d'Ain
Date de décès (à 45 ans)
Lieu de décès Gentilly
Père Amédée V de Savoie
Mère Sibylle de Baugé
Conjoint Blanche de Bourgogne
Enfants Jeanne

Édouard de Savoie

Édouard de Savoie, dit « le Libéral », né en 1284 au château de Pont-d'Ain[1], mort à Gentilly le 4 novembre 1329, est comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne de 1323 à 1329.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Édouard de Savoie est le fils aîné d'Amédée V, comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne, et de Sibylle de Baugé.

Comte[modifier | modifier le code]

Il fait ses premières armes en Flandre sous Philippe IV le Bel, roi de France et a la régence du comté pendant l'expédition de son père en Italie. Devenu comte, il est battu par Guigues VIII, dauphin du Viennois à la bataille de Varey en 1325, puis se distingue dans l'armée de Philippe VI de Valois à la bataille de Cassel, en 1328.

Il autorise les juifs à s'établir en Savoie, et abolit la compensation pécuniaire pour les crimes. Il accorde de nombreuses franchises, d'où le surnom de « Libéral ».

Le 18 octobre 1307 au château de Montbard, il épouse Blanche de Bourgogne (1288-1348), fille de Robert II, duc de Bourgogne, et d'Agnès de France, belle sœur de Louis X de France et de Philippe VI de Valois qui lui donne une fille; Jeanne, mariée à Jean III (1286 † 1341), duc de Bretagne.

En 1320, il assiège et prend le château de Château-Neuf et se conduit en allié fidèle des Valois. Vers 1325[2], il donnera la seigneurie de Meillonnas à Humbert de Corgenon, bailli de Bresse. Édouard le Libéral est Le premier prince savoyard à s'intituler « duc d'Aoste » dans un acte du 15 novembre 1326.

Mort et succession[modifier | modifier le code]

Lors de son décès, sa fille Jeanne, épouse du duc Jean III de Bretagne, réclame son héritage, Édouard n'ayant pas eu de fils. Bertrand Ier de Bertrand, archevêque-comte de Moûtiers-Tarentaise, qui préside les États généraux de Savoie, lui apporte la réponse suivante : « que par une ancienne coutume du pays de Savoie, les filles ne succédoient jamais à sa couronne pendant qu'il y avoit des mâles ; et que les Etats de Savoie ne tombaient jamais de lance en quenouille. »[3].

C'est finalement le frère d'Édouard, Aymon de Savoie, qui lui succède.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain, Bourg-en-Bresse, Gromier Ainé, (lire en ligne), p. 299.
  2. Marie-Claude Guigue, op. cit., p. 227.
  3. Jean-Louis Grillet, Dictionnaire historique, littéraire et statistique des départements du Mont-Blanc et du Léman, contenant l'histoire ancienne et moderne de la Savoie, vol. 3, t. 2, Chambéry, J.F. Puthod, , p. 61 (vol. I). (lire en ligne)