Comté d'Albon

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Comté d'Albon ou comté d'Albon-Viennois

vers 1030 – vers 1142

Informations générales
Statut fief du comté de Vienne, lui-même intégré dans le
Armes du Royaume d'Arles.svg Royaume d'Arles
(Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire en 1032)
Capitale Albon
Religion Christianisme
Histoire et événements
1079 Guigues III d'Albon devient le premier comte d'Albon
vers 1142 Guigues V d'Albon devient le premier dauphin de Viennois
Liste des comtes d'Albon
(1er) 1016 - 1075 Guigues Ier d'Albon
(Der) 1133 - 1142 Guigues IV d'Albon

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Berceau d'origine des Dauphins de France

Le comté d'Albon, ou comté d'Albon-Viennois, est un fief du comté de Vienne, lui-même intégré royaume de Bourgogne et d'Arles qui appartient théoriquement au Saint-Empire romain. Contrairement au comté de Vienne, le comté d'Albon ou d'Albon-Viennois est resté dans l'Empire jusqu'en 1349 (date à laquelle il a été intégré au royaume de France). Le comté d'Albon sera renommé Dauphiné de Viennois, à partir de 1142, par Guigues V d'Albon, qui fut le premier Dauphin de Viennois.

Origine[modifier | modifier le code]

Le petit village de Vion (Ardèche), sur la rive droite du Rhône, peu en amont de Tournon, est le berceau des futurs comtes d'Albon puis dauphins de Viennois[réf. nécessaire]. Cette famille, par l'usage de la force et par d'habiles alliances matrimoniales, accrut sensiblement son territoire. Elle réussit à retenir l'attention de l'archevêque de Vienne lors de circonstances bien particulières[1]. En 1023, le comté de Vienne fut concédé à l'archevêque de Vienne par Rodolphe III de Bourgogne. Celui-ci le subdivisa peu de temps après, vers 1030, en deux nouveaux fiefs relevant de l'archevêché : la partie méridionale fut donnée à Guigues Ier d'Albon (appelé aussi Guigues le Vieux), seigneur de Vion, tandis que la partie septentrionale fut donnée au comte de Maurienne, Humbert aux Blanches Mains.

À son origine, le comté faisait partie du royaume de Bourgogne mais ce dernier a été intégré, en 1032, au Saint-Empire romain germanique et le comté d'Albon est donc passé sous la juridiction de l'empereur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Guigues Ier d'Albon par Alexandre Debelle (1805-1897).

Guigues le Vieux s'implanta solidement dans ses nouveaux domaines et les étendit. C'est sans doute lui qui commença le château dont le donjon carré posé sur une motte artificielle domine toujours le village d'Albon. Très vite, un concours de circonstances favorables allait indiquer au nouveau comte d'Albon les objectifs à poursuivre. L'empereur Henri III (dans la mouvance duquel se trouvaient les domaines de Guigues) lui donna en vers 1040 l'investiture du Briançonnais, à cheval sur les Alpes. Il s'agissait donc de relier les territoires rhodaniens au fief alpin en maîtrisant les régions intermédiaires, et de favoriser la circulation par le Mont-Genèvre. Comme Humbert le savoyard, avait reçu de la même main la Maurienne et le Mont-Cenis, le parallélisme des deux états se poursuivait, comme s'aiguisait leur concurrence de portier des Alpes[1].

Vers 1035, les seigneurs de Vion ont quitté leur domaine d'origine et un simple châtelain a gouverné le territoire en leur nom. Cette absence des propriétaires du fief a permis aux seigneurs voisins d'empiéter régulièrement sur le territoire de celui-ci et cela a entraîné de nombreux litiges, obligeant les comtes à revenir sur place pour les trancher.

L'installation en Grésivaudan (l'ancien Pagus Gratianopolitanus) fut donc le premier objectif. Le principal obstacle restait les évêques de Grenoble, notamment Saint-Hugues, titulaire du siège de 1080 à 1132. La rivalité fut longue, le succès longtemps incertain et bien des étapes en restent obscures. On sait juste que sur un acte du 27 avril 1050, Guigues figure avec le titre de « prince de la région du Grésivaudan » (il obtint ce titre certainement grâce à l'aide de son cousin, l'évêque Mallen). Toujours est-il que Guigues III d'Albon (premier personnage à porter le titre de comte d’Albon dès son avènement en 1079) signa en 1116 avec Saint Hugues un accord qui stipulait un partage d'autorité sur la ville de Grenoble, mais la souveraineté du comte d'Albon fut reconnue sur le Grésivaudan, qui doit s'entendre au sens large, c'est-à-dire non seulement l'actuelle Isère moyenne, mais aussi les passages qui mènent vers le Briançonnais[1].

Au XIIe siècle, après 1142, les comtes d'Albon prirent le titre de dauphins de Viennois et le Comté d'Albon prit de nom de Dauphiné de Viennois.

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Seigneuries[modifier | modifier le code]

Divisions ecclésiastiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c R.Picavet, R.Bornecque, G.Tosatto, A.Boucharlat, C.Martel, G.Tuaillon, J.-C.Bouvier, J.Serroy, R.Bourgeois, J.Billet, C.Dautrey et H.Arnaud, Dauphiné Drôme, Hautes-Alpes, Isère, 2006.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]