Albon

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Albon
Albon
La tour d'Albon.
Blason de Albon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Saint-Vallier
Intercommunalité Porte de DrômArdèche
Maire
Mandat
Jean-Pierre Payraud
2014-2020
Code postal 26140
Code commune 26002
Démographie
Gentilé Albonnais, Albonnaises
Population
municipale
1 879 hab. (2015 en augmentation de 8,8 % par rapport à 2010)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 47″ nord, 4° 50′ 58″ est
Altitude Min. 134 m
Max. 365 m
Superficie 25,62 km2
Localisation

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Albon est une commune française située dans le nord du département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans la plaine de la Valloire. Elle est composée du village de Saint-Romain-d'Albon et de trois hameaux principaux : Saint-Martin-des-Rosiers, le Creux-de-La-Thine et Saint-Philibert.

Les villages en bordure d'Albon sont Anneyron, Beausemblant, Andancette, Saint-Rambert-d'Albon, Fay-le-Clos, La Motte-de-Galaure, Saint-Uze.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Epao dés 517[1], Epauna en 571. C'est en 1080 que ce toponyme apparaît pour la première fois avec un Villa de Albon, Castrum de Albone en 1328.

Albon, selon Ernest Nègre, dériverait du mot gaulois Epo (cheval) et d'un suffixe -auno[1]. Ce toponymiste lui donne la signification d'« Oppidium du Cheval », attestant la présence d'un élevage de chevaux[2], avant de dérivé de l'attraction occitane alba (aube), ou d'un nom d’homme latin, Albus qui signifie blanc[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur la commune furent trouvées des tombes paléo-chrétiennes. Albon est, à l'époque gallo-romaine, un grand domaine comportant une « villa » qui, au VIe siècle, appartient à l'Église de Vienne. Le nom de Saint-Romain-d'Albon n'est donné au village qu'au XIIe-XIIIe siècle. Traditionnellement, Saint-Romain-d'Albon est considéré comme la Parocchia Epaonensis (paroisse d'Épaone). C'est là qu'a dû se tenir en 517 le concile d'Épaone réunissant l'Église burgonde. D'autres auteurs considère qu'il s'est tenu à Évian. Un diplôme de Louis le Pieux daté du 3 mars 831 cite le vicus Eppaonis (bourg d'Épaone) ayant deux églises en ruines dédiées à saint André et saint Romain. On sait que saint Romain est le titulaire de l'église d'Albon et saint André celui de la paroisse d'Andancette qui a appartenu à Saint-Romain-d'Albon jusqu'en 1872[3]. En 924, le roi Raoul de France, confirme la donation de terres de l'ancienne Epaone à l'abbaye de Saint-Martin d'Autun.

Des fouilles anciennes ont mis au jour un habitat ainsi qu'une basilique funéraire du VIe siècle, propriété de l'évêque de Vienne, probablement villa d'Epaone. La population s'installera par la suite autour du château dressé sur la colline par les sires d'Albon[4]; village du vieil Albon.

Le château d'Albon est, au moins depuis l'époque de Guigues Ier le Vieux, l'un des premiers châteaux des comtes d’Albon, fondateurs du Dauphiné. Ses successeurs, à partir de Guigues IV, portèrent le titre de Dauphin. Albon passa à La Tour-du-Pin à partir de 1281.

Le village actuel, probablement du fait de l'abandon du château au XVIe siècle, s'est développé autour de l'église paroissiale sur l'emplacement primitif du haut Moyen Âge[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19.

À la suite de l'élection municipale de 2014, le conseil municipal est composé de 5 adjoints et de 13 conseillers municipaux[5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1833 juillet 1841 Joseph Baboin SE  
juillet 1841 1842 Claude Hector Fontaine SE  
mars 2001 mars 2008 Jacques Carcel PS  
septembre 2008 mars 2014 Michel Debost SE  
mars 2014 en cours Jean-Pierre Payraud[5] PS Retraité

La commune d'Albon appartient à la communauté de communes Porte de DrômArdèche qui comprend des villages de Drôme et Ardèche

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

En 2015, la commune comptait 1 879 habitants[Note 1], en augmentation de 8,8 % par rapport à 2010 (Drôme : +4,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 445 2 472 2 827 2 016 2 663 2 900 2 158 2 399 2 470
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 537 2 507 2 401 2 251 1 624 1 534 1 543 1 538 1 518
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 503 1 390 1 328 1 193 1 225 1 255 1 235 1 153 1 157
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
1 173 1 206 1 136 1 313 1 543 1 573 1 682 1 725 1 879
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Tour d'Albon (donjon carré). (XIe siècle).
  • L'église romane Saint-Philibert d'Albon et son prieuré ont été construits au XIe siècle par des moines venus de l'abbaye de Tournus. Elle se compose d'une nef à deux travées, abside semi-circulaire et d'un porche romain plein cintre surmontré d'un vitrail et d'une arcade recevant la cloche. En 1230, elle est agrandie d'une travée et d'une abside gothique flamboyant. Les moines qui l'ont desservie jusqu'au XIIIe siècle, avant d'en laisser le service au clergé séculier ; y avaient déposé le cœur de saint Philibert. De nombreux pèlerinages ont eu lieu jusqu'en 1562 date à laquelle les troupes des barons des Adrets n'ayant pas trouvé cette relique détruisirent la presque totalité de l'église. Reconstruite sommairement au début du XVIIe siècle, avec côté sud la chapelle Notre-Dame-de-Pitié, elle n'a jamais retrouvé son architecture du XVIe siècle
  • Un des plus grands vitraux d'Europe à l'église de Saint-Martin-des-Rosiers (vitrail moderne).
En 1977, la voûte du chœur de l'église du XIXe siècle s'est effondrée. On a alors limité l'édifice à la nef en la séparant de la ruine par ce vitrail.
  • Château des Rosiers.
  • Château de Senaud.
  • Porte de Chanas de l'enceinte du village de Saint-Romain-d'Albon datant du XIVe siècle.
  • Église du XIXe siècle à Saint-Romain.
  • Site aérorétro avec sa collection d'avions anciens.
  • De nombreuses activités aériennes sur l'aérodrome avec des avions, ULM.
  • Albon fait partie des villages botaniques de la Drôme sur le thème des plantes magiques et symboliques.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries d'Albon

Les armoiries d'Albon se blasonnent ainsi : « au premier et au quatrième de sable à la croix d'or, au deuxième et au troisième d'or au dauphin d'azur, allumé, langué, loré, peautré et oreillé de gueules ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éditions Créaphis, 192 p., 2004

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Pierre Palengat - La Drôme insolite: d'Aix-en-Diois à Volvent : les 370 communes du département : La Drôme historique, monumentale, anecdotique, légendaire, statistique, culturelle, page 9.
  2. Pierre Miquel - 2016 - Petite Histoire des noms de lieux, villages et villes de France - (ISBN 2226381767).
  3. Noël Duval, Albon - Basilique paléochrétienne, p. 224-226, dans Les premiers monuments chrétiens de la France, tome 1, Sud-Est et Corse, Picard éditeur, Ministère de la Culture et de la Francophonie, Paris, 1995 (ISBN 2-7084-0442-3)
  4. a et b Action thématique programmée en archéologie métropolitaine : « inventaire des fortifications de terre » (groupe Rhône-Alpes), Château de Terre : de la motte à la maison-forte - histoire et archéologie médiévales dans la région Rhône-Alpes, juin 1987-décembre 1988, p. 32.
  5. a et b Albon sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 12 mars 2015).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.