Mévouillon

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Mévouillon
Mévouillon
chapelle sainte Bernadette
Blason de Mévouillon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Odile Tacussel
2020-2026
Code postal 26560
Code commune 26181
Démographie
Gentilé Mévouillonnais, Mévouillonnaises
Population
municipale
235 hab. (2018 en augmentation de 1,29 % par rapport à 2013)
Densité 8,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 14′ 33″ nord, 5° 27′ 54″ est
Altitude Min. 780 m
Max. 1 440 m
Superficie 29,09 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Nyons et Baronnies
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Mévouillon
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Mévouillon

Mévouillon est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le nom de la commune fut porté par une famille qui a possédé de nombreuses seigneuries des Baronnies.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Charuis.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne de bus no 43 (Laragne - Mévouillon)[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Mévouillon est une commune rurale car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[2],[3].

La commune est « hors attraction des villes »[4],[5].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le quartier l'Adrech est attesté en 1891. Il était dénommé Ribe de la Dretch en 1595 (parcellaire)[6].

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[7] :

  • 1070 : villa Medullis (cartulaire de Saint-Victor, 1083).
  • 1095 : mention de l'église Saint-Arey (ou Ariey) : ecclesia Sancti Erigii in castro de Medoilo (cartulaire de Saint-Victor, 840).
  • 1115 : mention de la paroisse : ecclesia de Medullio (Gall. christ., XVI, 102).
  • 1135 : Medullone (cartulaire de Saint-Victor, 844).
  • 1251 : Medulio (cartulaire de l'Île-Barbe).
  • 1277 : Melleone (inventaire des dauphins, 8).
  • 1285 : Meduluone (de Coston, Histoire de Montélimar, I, 241).
  • 1288 : Mevoillon (archives de la Drôme, E 2713).
  • 1293 : mention de la baronnie : baronia Medulionis (inventaire des dauphins, 218).
  • 1343 : mention de la baronnie : la baronie de Meulion (Duchesne, Dauphins de Viennois, 69).
  • 1400 : Meulhon (choix de docum., 235).
  • 1442 : Medullionem (choix de docum., 282).
  • XVe siècle : Meuillon (inventaire de la chambre des comptes).
  • 1516 : mention du prieuré : prioratus Medulionis (pouillé de Gap).
  • 1577 : Meveullon (archives de la Drôme, E 2974).
  • 1588 : Mueillon (correspondance de Lesdiguières, II, 658).
  • 1591 : Mevolhon (archives de la Drôme, E 3251).
  • 1597 : Meulion (archives de la Drôme, E 2731).
  • 1606 : mention du prieuré : le prieuré de Meulhon (rôle de décimes).
  • 1626 : Meuvilon (archives de la Drôme, E 6229).
  • 1628 : Mulhon (Lacroix, L'arrondissement de Nyons, 419).
  • 1630 : Mealhon (archives de la Drôme, E 4758).
  • 1660 : Meolon (Mém. de Castelnau, II, 658).
  • XVIIe siècle : Meuillon (inventaire de la chambre des comptes).
  • 1760 : mention de l'église Saint-Arey : Saint Arey de Mévolhion (rôle de décimes).
  • 1760 : mention du prieuré : le prieuré de Mevolhion (rôle de décimes).
  • 1891 : Mévouillon, commune du canton de Séderon.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Occupation néolithique[8].

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

  • Autel portatif (IIIe siècle ou IVe siècle) découvert à Gresse[9].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Armes des Mévouillon
Armes des Mévouillon

Les seigneurs de Mévouillon ont dominé le pays des Baronnies vers l'an mil et jusqu'au milieu du XIVe siècle pendant près de trois siècles. C'est dame Percipia, née vers 999 et décédée entre 1070 et 1082, qui est à l'origine de la dynastie des Mévouillon.
La seigneurie ne dépendait ni du comte de Provence ni du dauphin de Viennois. Elle relevait directement du Saint-Empire romain germanique. En 1178, le privilège d'immédiateté impériale lui fut donné.
Mévouillon était alors chef-lieu militaire et Buis-les-Baronnies chef-lieu politique[réf. nécessaire].

La seigneurie[7] :

  • Au point de vue féodal, Mévouillon était une terre de la baronnie de ce nom, d'abord souverainement possédée par les Mévouillon, que l'empereur germanique Frédéric Ier dota en 1178 de tous les droits régaliens dans leurs domaines.
  • 1230 : la terre est hommagée aux évêques de Die.
  • 1270 : les Mévouillon donne une charte de libertés à leurs vassaux.
  • 1293 : la terre est donnée aux dauphins et devient domaniale.
La baronnie comprend, au moment de son annexion au Dauphiné, les terres et châteaux de Alauzon, la Bâtie-Côte-Chaude, Beauvoisin, Bénivay, le Buis, le Col-de-Soubeyran, Curnier, Eygaliers, Gouvernet, Mévouillon, Mollans, la Penne, Pierrelongue, Plaisians, le Poët-en-Percip, Proyas, la Roche-sur-Buis, la Rochette, Saint-Sauveur, Séderon, le Villard, Villefranche et partie de ceux d'Arpavon, Autane, Bésignan, Boisset, Clermont, Guibert, Marsoin, Montréal, le Poët-Sigillat, Propiac, Sahune, Sainte-Jalle et Vercoiran (voir ces noms et l'introduction).
  • 1421 : elle est vendue (sous faculté de rachat) aux Louet (ou Lovat).
  • 1553 : revendue (sous faculté de rachat) aux Bon.
  • 1573 : revendue (sous faculté de rachat) aux Calignon.
  • 1593 : revendue (sous faculté de rachat) aux La Tour-Gouvernet.
  • 1638 : passe (par mariage) aux Dupuy-Monbrun.
  • 1711 : recouvrée par les La Tour-Gouvernet, derniers seigneurs.

Démographie[7] :

  • 1595 : 178 habitants.
  • 1653 : 146 habitants.
  • 1682 : 120 habitants.
  • 1754 : 118 familles.

Aux XIIe et XIIIe siècles, l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait une église rurale (Sanctae Maria de Medullione, aujourd'hui Notre-Dame des Champs) dont elle percevait les revenus[10].

1302 : Mévouillon est l'une des trois baronnies réunies au Dauphiné[9].

Sa forteresse, réputée imprenable, est très disputée lors des guerres de Religion[9].

  • Dans la seconde moitié du XVIe siècle, le château est le lieu de violences entre catholiques et protestants. Il sera démoli sur ordre de Richelieu en 1640, puis complètement rasé sur ordre de Louis XIV en 1684[réf. nécessaire].

Avant 1790, Mévouillon était une communauté de l'élection de Montélimar et de la subdélégation et du bailliage de Buis-les-Baronnies.
Elle formait une paroisse du diocèse de Gap dont l'église, dédiée à saint Arey (ou Ariey), était celle d'un prieuré qui, dépendant premièrement de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille, appartenait dès 1115 à la congrégation de Saint-Ruf, et dont le titulaire était collateur et décimateur à Mévouillon, la Rochette, Vers, Izon et Villefranche (voir ces noms)[7] :

Gresse[modifier | modifier le code]

Dès 1687, il y avait, dans ce hameau, une chapelle où se faisait le service paroissial, et un instituteur[11] :

  • 1270 : Gressia (archives de la Drôme, E 3187).
  • 1891 : Gresse, hameau et paroisse de la commune de Mévouillon.

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, Mévouillon est compris dans le canton de Montauban. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) la fait entrer dans celui de Séderon[7] :

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1871   ?    
1874   ?    
1878   ?    
1884   ?    
1888   ?    
1892   ?    
1896   ?    
1900   ?    
1904   ?    
1908   ?    
1912   ?    
1919   ?    
1925   ?    
1929   ?    
1935   ?    
1945   ?    
1947   ?    
1953   ?    
1959   ?    
1965   ?    
1971   ?    
1977   ?    
1983   ?    
1989   ?    
1995   ?    
2001 2008 Gérard Gozzi    
2008 2014 Gérard Gozzi   maire sortant
2014 2020 Odile Tacussel   retraitée
2020 En cours
(au 14 janvier 2021)
Odile Tacussel[12][source insuffisante]   maire sortante

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Mévouillon appartient au canton de Nyons et Baronnies. Jusqu'en , la commune dépendait du canton de Séderon.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2018, la commune comptait 235 habitants[Note 2], en augmentation de 1,29 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
607640702738790780743799804
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
751712707734728787770736685
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
687628652529513463428366334
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
323283263233206204211212213
2013 2018 - - - - - - -
232235-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : le deuxième dimanche de mai[9].
  • Fête à Gresse : le 15 août[9].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 1992 : lavande (distillerie et coopérative lavandicole), ovins[9].

  • Foire : 15 août et 15 octobre[9].

Le siège du syndicat du petit épeautre de Haute-Provence se situe sur la commune de Mévouilon[18].

Commerce[modifier | modifier le code]

  • Le café La Forge, adhérent au réseau Bistrot de Pays[19], a signé une charte dont le but est de « contribuer à la conservation et à l'animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d'un lieu de vie du village »[20].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Puit : seul vestige de la forteresse[9].
  • Chapelle Notre-Dame[9].
  • Église à Gresse[9].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Nombreux cols et contreforts montagneux[9].
  • Grotte de l'Ours[9].

La commune ne fait pas partie du Parc naturel des Baronnies provençales créé en 2014 bien que située à l'intérieur de son périmètre[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Mévouillon (Drôme).svg

D'azur à trois têtes de lion arrachées d’or et lampassées de gueules

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. ligne de bus no 43 [PDF], sur le site du département de la Drôme.
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d'habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  6. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 1 (L'Adrech)
  7. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 215
  8. « actualités », sur achem.neowordpress.fr (consulté le 8 avril 2019)
  9. a b c d e f g h i j k et l Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. Mévouillon
  10. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, Liste des établissements religieux relevant de l'abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle, dans Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L'abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448  p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 221.
  11. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 171
  12. http://www.mairesdeladrome.fr/annuaire/
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. Parapente à Séderon
  18. site officiel du petit épeautre de Haute-Provence
  19. La charte Bistrot de Pays
  20. L'implantation des Bistrots de pays en France métropolitaine en 2010