Serrières-de-Briord

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Serrières-de-Briord
Serrières-de-Briord
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Intercommunalité Communauté de communes de la Plaine de l'Ain
Maire
Mandat
Daniel Beguet
2020-2026
Code postal 01470
Code commune 01403
Démographie
Gentilé Serrièrois
Population
municipale
1 279 hab. (2018 en diminution de 1,16 % par rapport à 2013)
Densité 159 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 48′ 30″ nord, 5° 27′ 15″ est
Altitude Min. 200 m
Max. 621 m
Superficie 8,03 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Lagnieu
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Serrières-de-Briord
Liens
Site web serrieresdebriord.com

Serrières-de-Briord est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ces habitants s'appellent les Serrièrois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village situé au confluent du Rhône et de la Pernaz, face au département de l'Isère.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Montalieu-Vercieu (Isère) Villebois Rose des vents
N Bénonces
O    Serrières-de-Briord    E
S
Bouvesse-Quirieu (Isère) Montagnieu

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Serrières-de-Briord est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (38,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (36,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (38 %), forêts (32 %), eaux continentales[Note 2] (15,8 %), zones urbanisées (11,1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,1 %), prairies (0,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponyme[modifier | modifier le code]

Le nom est mentionné anciennement sous les formes Ecclesia Serreires au XIIIe siècle, puis Sareres, Apud Sarrarias et Serreres au cours du siècle suivant[8].

Le toponyme dérive des noms locaux serraz, serre qui désigne, selon André Pégorier, une « colline allongée », avec le suffixe collectif -ière[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, l'enquête de 1339, précise que Amblard de Briord, seigneur de Serrières, à la suite du traité intervenu avec le dauphin Humbert II, s'engage à construire au hameau de Briord, une « maison ou tour salle » pour son fils Artaud[9].

Un gain territorial a lieu le avec l'intégration du hameau de Petit-Serrières aux dépens de Montagnieu[10].

Le , Serrières devient Serrières-de-Briord[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Serrières-de-Briord est membre de la communauté de communes de la Plaine de l'Ain, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Chazey-sur-Ain. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[12].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Belley, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[13]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Lagnieu pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[13], et de la cinquième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[14].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1908 1919 Louis Gabriel Durochat    
1919 1929 Joseph Charbonnet    
1929 1945 Joseph Monteymard    
1945 1965 Pierre Lapierre    
1965 1966 Henri Pelossier    
1966 1969 Claudius Girod    
1969 1977 Madeleine Bonnet    
1977 2001 André Sabonnadière    
2001 En cours Daniel Beguet DVG Retraité
Réélu en 2008 et 2014

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2018, la commune comptait 1 279 habitants[Note 3], en diminution de 1,16 % par rapport à 2013 (Ain : +4,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
500464614519522569595563537
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
660675702643677641681713750
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
747688633592619577541517550
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
7057738248258349601 0551 1741 278
2018 - - - - - - - -
1 279--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Depuis 2008, un centre commercial avec une petite épicerie « Vival », une boulangerie, un boucher-charcutier et un kinésithérapeute a ouvert ses portes. Le village dispose également d'une pharmacie et d'un centre médical. D'autres artisans et commerçants sont présents sur le territoire communal (horticulteur, salons de coiffure et de tatouage, bureau de tabac, pizzérias, etc).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre.
La maison forte est citée depuis 1337[19].
  • Église Saint-Pierre.
  • Chapelle Saint-Léger, chapelle médiévale en cours de restauration.
  • Sentier de canyoning le long de la rivière Pernaz, agrémenté de cascades.
  • Le "Point vert", espace de loisirs au bord du Rhône propose des activités nautiques (voile, SUP, canoë, etc) ainsi qu'un service de restauration et un hébergement de plein-air. C'est un lieu de baignade et de pic-nique apprécié.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b Henry Suter, « Serrières », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté le ).
  9. Annick Ménard-Clavier, doctorante à l'EHESS, Les maisons fortes du Grésivaudan au Moyen Age, mémoire pour l'obtention du DEA, sous la direction de Jean-Marie Pesez, EHESS, Lyon, 1996. .
  10. République française, Table décennale des matières du Bulletin des lois (Partie principale) : Du au , Paris, Imprimerie nationale, , 1654 p. (ISSN 1272-6397, lire en ligne), p. 430
  11. « historique-commune », sur insee.fr
  12. « communauté de communes de la Plaine de l'Ain - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
  13. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Serrières-de-Briord », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  14. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, Éditions Publitotal, , 1304 p. (OCLC 1078727877), p. 1136.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]