Villebois

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Villebois
Villebois
Villebois, vue générale.
Blason de Villebois
Héraldique
Villebois
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Intercommunalité Communauté de communes de la Plaine de l'Ain
Maire
Mandat
Emilie Charmet
2020-2026
Code postal 01150
Code commune 01444
Démographie
Population
municipale
1 173 hab. (2017 en augmentation de 1,3 % par rapport à 2012)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 37″ nord, 5° 26′ 09″ est
Altitude Min. 195 m
Max. 960 m
Superficie 14,46 km2
Élections
Départementales Canton de Lagnieu
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Villebois
Liens
Site web mairievillebois.fr

Villebois est une commune française située dans le département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le nom de Villebois a été connu dans la France entière, et même à l’étranger, grâce à ses carrières de pierre de taille. Cette exploitation a cessé depuis 1950, mais le souvenir en reste vivace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Villebois est située à 12 km au sud de Lagnieu, à l'extrémité d’un plateau calcaire au pied duquel coule le Rhône. Le village, à 1 km du fleuve, est dominé à l’est par des montagnes escarpées, derniers contreforts du massif de Portes. La route départementale 19 traverse le quartier de la gare (ancien terminus de la ligne Ambérieu-Villebois), ou prend naissance le CD60 qui traverse l’agglomération et rejoint le CD60b de Lagnieu à Souclin. Une partie est en culture, surtout les lieux-dits la Champagne et le Marais. Quelques vignes subsistent sur les coteaux.

Villebois est accrochée au flanc de la montagne. Son altitude varie de 203 mètres au niveau du Rhône, jusqu’à 950 mètres au hameau de la Courrerie et de la ferme de la Roche. L’altitude moyenne est de 250 mètres dans le bourg.

Il y a trois hameaux : Bouis, la Carria et le quartier de la gare, pratiquement tous trois réunis au village par des constructions nouvelles.

La commune est traversée par la rivière du Rhéby, descendant du massif de Portes pour se jeter dans le Rhône.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans les textes anciens on trouve les formes suivantes : Villa Bosci – Villabusy – Villaboy – Villa Buxi ou même Villa tout court. Quant à Bouis, c’est Buci, Buxis ou Bussy.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire générale de la commune se confond avec celle de la châtellenie de Saint-Sorlin-en-Bugey, dont elle fit toujours partie sous l’ancien régime.

Il reste l’ancienne maison forte de Quinson qui est citée en 1381 comme fief relevant de la Maison de Savoie. Au hameau de Bouis situé à environ 1 km au nord du bourg se trouvent les ruines du château que les sires de Bouis firent élever au XIIe siècle et qui fut détruit en 1601.

En 1867, le hameau de Sault quitte la commune et celui de Brénaz appartenant à Saint-Sorlin-en-Bugey fait de même. C'est ainsi qu'est créée la commune de Sault-Brénaz.

La population était de 1 660 en 1881 et jusqu’à 2 522 en 1856. On assiste ensuite à un déclin jusqu’à 851 en 1982. Depuis la population a légèrement augmenté pour atteindre un peu plus de 1 000 habitants en 2002.

L’exploitation de la pierre est à l’origine du visage économique et social de la commune. Cette activité a notamment contribué à l’arrivée de nombreux ouvriers et à la création du magnifique hameau de Bouis.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Villebois est membre de la communauté de communes de la Plaine de l'Ain, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Chazey-sur-Ain. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[1].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Belley, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[2]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Lagnieu pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[2], et de la deuxième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[3].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 2008 Jacques Galliot   Président du Centre de gestion de l'Ain
Réélu en 2001
2008 2020 Marc Longatte DVD Retraité - Réélu en 2014
2020 en cour Emilie Charmet   }

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2017, la commune comptait 1 173 habitants[Note 1], en augmentation de 1,3 % par rapport à 2012 (Ain : +5,09 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3319261 5961 5011 7131 7951 9252 1632 314
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5222 4682 5181 7191 7051 6601 7181 6261 491
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5191 4741 2291 0681 0871 062897797766
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
7757797588519249541 0551 1241 162
2017 - - - - - - - -
1 173--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Villebois s’est fait connaître par ses carrières et sa pierre. La pierre de Villebois a été utilisée dans la construction de nombreux édifices en France comme à Lyon (devant l’Hôtel Dieu sur les quais), Valence, Vienne, Givors… mais également à l’étranger comme à Genève, Lausanne…

On trouve des traces de l’exploitation de la pierre en 1695, mais c’est surtout dans la seconde partie du XVIIIe siècle que cette industrie connait son apogée.

La découverte du ciment et de la technique du béton armé associée à la crise de 1930 ont entraîné le déclin de l’activité (et de sa démographie). Les tailleurs de pierre ont disparu, mais le village tout entier garde la trace de son rude passé.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Villebois est connue pour tous les amoureux de canyon avec le Rhéby. La pratique de descente de ce canyon est interdite au mois d'août et du 1er novembre au par arrêté préfectoral du .

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monolithe.
  • Le monolithe de Villebois, érigé pour le centenaire de la Révolution française en 1889, il honore également les nombreux soldats de l'armée du Rhin de 1791 et 1972. Lourd de 42 tonnes, ce serait la plus grande pierre taillée extraite d'une carrière française.
  • Ruines du château de Bouis
Le château est bâti par les sires de Bouis ; il est ruiné en 1601.
La maison forte relève des fiefs de Savoie.
  • Le tombeau de Lucien Farnoux ( - 1893)[8], directeur de la Société anonyme des carrières de Villebois, conçu par l'architecte Prosper Perrin[9].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Taillé : au 1er d'azur au marteau et au pic renversés et passés en sautoir et à la masse brochant en pal, le tout lié d'argent, au 2e de gueules à la grappe feuillée d'argent ; à la cotice en barre d'argent brochant sur la partition[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Michel Brille (1895 - 1973), homme politique français, est mort à Villebois.
  • Louis Bouquet (1885 - 1952), peintre, décorateur, fresquiste et graveur français, est le fils d'Édouard Bouquet (1843-1915), originaire de la Tour-du-Pin (Isère), ingénieur civil, directeur des carrières de Villebois.
  • Victor Fumat (1842 - 1907), est un ingénieur français inventeur d'un modèle de lampe de mineur dit « lampe Fumat », a travaillé pour les carrières de Villebois autour des années 1863.
  • Joseph Récamier (1774 - 1852), chirurgien français, a été confié à son oncle Jean-Claude Récamier, curé de Villebois qui lui enseigna le latin et lui donna une éducation rigoureuse durant son enfance.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « communauté de communes de la Plaine de l'Ain - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le 19 avril 2020)
  2. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Villebois », sur le site de l'Insee (consulté le 19 avril 2020).
  3. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le 19 avril 2020).
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  8. « LA CONSTRUCTION LYONNAISE »,
  9. Léon Charvet, Lyon artistique. Architectes : notices biographiques et bibliographiques avec une table des édifices et la liste chronologique des noms, Lyon, Bernoux et Cumin, , 436 p. (lire en ligne), p. 307 à 309.
  10. « Armes de Villebois », sur armorialdefrance.fr (consulté le 7 juillet 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]