Mer de Norvège

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Mer de Norvège
Carte de la mer de Norvège.
Carte de la mer de Norvège.
Géographie humaine
Pays côtiers Drapeau des Îles Féroé Îles Féroé
Drapeau de l'Islande Islande
Drapeau de la Norvège Norvège
Géographie physique
Type Mer bordière
Localisation Océan Arctique
Coordonnées 68° N 3° E / 68, 368° Nord 3° Est / 68, 3

Géolocalisation sur la carte : Europe

(Voir situation sur carte : Europe)
Mer de Norvège

La mer de Norvège est une mer de l'océan Arctique qui borde essentiellement la péninsule Scandinave à l'est et le nord-est de l'Islande à l'ouest[1][2]. En 2008, la déclaration d'Ilulissat (uniquement signée par les cinq états circumpolaires: le Danemark, par le Groenland et les îles Féroé, la Norvège, la Russie, les États-Unis et le Canada) définissait comme limite sud de l'océan Arctique le cercle polaire arctique, ce qui placerait par conséquent une partie de la mer de Norvège dans l'océan Atlantique[3]. En France, le Conseil National de l'Information Géographique a repris la classification des espaces maritimes choisie par l'Organisation Hydrographique Internationale[4].

Géographie, biogéographie[modifier | modifier le code]

L'Organisation Hydrographique Internationale définit les limites de la mer de Norvège comme il suit:

Il est utile de préciser que la mer de Norvège ne descend pas en dessous du 61ème parallèle qu'elle longe depuis le nord des îles Shetland jusqu'à l'île d'Ytre Sula, en Norvège. Elle communique au sud-ouest avec l'océan Atlantique, au sud avec la mer du Nord, au nord-est avec la mer de Barents et au nord-ouest avec la mer du Groenland (océan Arctique).
La côte norvégienne est découpée en multiples fjords et îles comme les îles Lofoten.
Le plateau continental s'y est effondré, produisant le plus important Mégatsunami dont les traces aient été conservé en Europe du Nord-ouest.

Elle couvre une superficie d'environ 1,1 million de kilomètres carrés. Au contraire de la mer du Nord ou de la mer de Barents qui la jouxte, la mer de Norvège ne couvre qu'une faible superficie de plateau continental, et elle atteint des profondeurs pouvant aller jusqu'à 4 000 mètres.

Ressources en hydrocarbures[modifier | modifier le code]

Le fond, d'une forme très inégale, est riche en gaz naturel et en pétrole.

La partie orientale de cette zone, malgré une sismicité significative à importante, est aujourd'hui exploitée par plusieurs plateformes pétrolières offshore ; en particulier le champ gazier d'Ormen Lange (découvert en 1997 et exploité depuis septembre 2007)[5], qui est le second champ de gaz norvégien en terme d'importance, juste après le champ gazier de Troll également exploité[5] est situé sur une ancienne zone d'effondrement du plancher marin. Norsk Hydro, opérateur sur ce champ gazier a fait étudier le risque d'un nouveau glissement de terrain dans la zone et cherche à comprendre les causes de cet effondrement. Il a dû adapter son design d'installations immergées (pipe-lines notamment) aux fonds marins déstructurés par les nombreuses terrasses successives d'effondrement et zones de fluxions ou de cônes d'éboulement[5]. Plusieurs cicatrices d'effondrement du même type que celle laissée par l'effondrement de Storegga sont connues autour des mers du Nord et de Norvège (dont deux autres de grande taille, plus au nord et en pleine mer) et quelques-unes plus petites au bord du Groenland et de l'Écosse[6].

Ressources naturelles[modifier | modifier le code]

Les zones côtières servent à de nombreuses espèces de poissons provenant de l'Atlantique Nord, tel que le saumon, comme zone de frai. La bordure du plateau continental abrite une riche biodiversité[7]. On y trouvait autrefois abondance de certains grands cétacés et le thon rouge du Nord.

La dérive nord atlantique assure toute l'année des températures régulières, qui se situent à environ 10 degrés au-dessus de la moyenne correspondant à la latitude. Avec la mer du Groenland voisine, la mer de Norvège constitue le point de départ des eaux profondes de l'Atlantique Nord : l'eau chaude et salée s'y refroidit et s'enfonce dans les profondeurs. Il s'agit donc d'un endroit capital pour la formation et le maintien de la circulation thermohaline.

« Géorisque »[modifier | modifier le code]

C'est une zone où les tremblements de terre, d'intensité (magnitude) faible ou moyenne sont néanmoins nombreux. En termes de fréquence des tremblements de terres, le risque sismique semble le plus élevé le long de la côte norvégienne, sur une zone qui a déjà connu des effondrements sous-marins, dont ceux de Storegga' qui sont considérés comme ayant été les plus grands glissements de terrain actuellement connus en Europe. Ils ont causé au moins un mégatsunami qui s'est propagé à des centaines de kilomètres. Les géologues estiment que si un tel évènement devait se reproduire, même à moindre ampleur, ses conséquences sur les installations offshore (plateforme, puits et système de pipelines et gazoducs posés sur le fond) seraient catastrophiques[5] (il y a actuellement environ 700 installations offshore en Mer du Nord). Plus au nord/centre et à grande profondeur, on trouve aussi d'importants volcans de boues qui forment des monts sous-marins.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Limites des Océans et des Mers, 3e édition », Organisation hydrographique internationale,‎ (consulté le 31 janvier 2015).
  2. Hypsometry and volume of the Arctic Ocean and its constituents seas Martin Jakobsson Volume 3, Number 5 ISSN: 1525-2027 Site Internet: http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2001GC000302/pdf.
  3. Environmental Security in the Arctic Ocean par Paul Arthur Berkman Site Internet: https://books.google.fr/books?id=cL2Gv8cZOdkC&pg=PA10&lpg=PA10&dq=norwegian+sea+iho&source=bl&ots=GyJzNE9UN1&sig=H36m8VKNHqXOzuN53h-zJdoKjBg&hl=fr&sa=X&ei=zK4VVfqQPIKAU-qQgogM&ved=0CBQQ6AEwADgK#v=onepage&q=norwegian%20sea%20iho&f=false.
  4. CONSEIL NATIONAL DE L’INFORMATION GÉOGRAPHIQUE 136, BIS RUE DE GRENELLE – 75700 PARIS 07 SP PAYS ET CAPITALES DU MONDE Nomenclature des espaces maritimes Site Internet:http://archives.cnig.gouv.fr/Front/docs/cms/espaces-maritimes_123860208273764600.pdf.
  5. a, b, c et d NGI (Norges Geotekniske Institutt ; Institut norvégien de géotechnique ; qui est un institut privé, nommé « Centre d'excellence » par le Conseil de l'Europe en 2002, dirige l'ICG ; « International Centre for Geohazards » ou « Centre international pour les géorisques » (ICG), Ormen Lange and the Storegga slide (Le gisement gazier d'Ormen Lange et l'effondrement sous-marin de Storegga, consulté 2012-06-12.
  6. Studerer kvartær - geologisk kjempe ; Nordsjøvifta, présentation du travail universitaire de Karoline Wallsten (avec carte), 4 nov 2011.
  7. Geir Ottersen & Jo Anders Auran, Helhetlig forvaltningsplan for Norskehavet : Arealrapport med miljø- og naturressursbeskrivelse (Plan global de gestion pour la mer de Norvège ; Rapport sur les zones et ressources environnementales et naturelles), voire Figure/carte A.6.8. et figure Figure A.6.9., 15/10 2007, N°6/2007 page 60/165.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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