Lachalade

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Lachalade
Lachalade
L'abbaye Notre-Dame-en-sa-Purification.
Blason de Lachalade
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Intercommunalité Communauté de communes Argonne-Meuse
Maire
Mandat
Christian Rouyer
2020-2026
Code postal 55120
Code commune 55266
Démographie
Gentilé Chaladiers, Chaladières [1]
Population
municipale
52 hab. (2018 en diminution de 28,77 % par rapport à 2013)
Densité 2,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 03″ nord, 4° 57′ 36″ est
Altitude Min. 137 m
Max. 273 m
Superficie 19,45 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Sainte-Menehould
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Clermont-en-Argonne
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web https://lachalade.fr

Lachalade est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lachalade se situe au cœur de la forêt d'Argonne, dans la vallée de la Biesme.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Lachalade est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sainte-Menehould, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (91 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (91 %), prairies (7,1 %), zones agricoles hétérogènes (1,9 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le petit village de La Chalade, dont l'orthographe a récemment été changée en Lachalade, s'est construit autour de l'abbaye de Lachalade.

Le territoire de Lachalade et les environs furent surtout le lieu de combats durant la Première Guerre mondiale. Après l'invasion allemande, son arrêt sur la Marne et son reflux, le front se stabilise aux environs de la commune. La vallée de la Biesme et les crêtes de la Haute-Chevauchée sont le lieu de d'actions incessantes de la part des belligérants pour tenter de faire bouger ce front. C'est très vite un combat de taupes, avec des tranchées dans les bois, des tunnels et contre-tunnels, l'utilisation de gaz de combat, etc.[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Vie politique locale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs [10]
Période Identité Étiquette Qualité
5 mai 1955 16 novembre 1958 René Mirandelle    
1958 1965 Léon Hurlain    
1965 mars 2008 Christian Théron PS  
mars 2008 2011 Yves Durand-Viel    
2011 2012 Raymond Vergne    
2012 mai 2015
(démission[11])
Yves Durand-Viel    
mai 2015 En cours Christian Rouyer[11],[12]
Réélu pour le mandat 2020-2026
  Ancien Ambassadeur, ancien Préfet
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2018, la commune comptait 52 habitants[Note 3], en diminution de 28,77 % par rapport à 2013 (Meuse : −3,51 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
519558573589666655652643573
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
577579592528546577540521465
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4144013359213316312812885
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
15613181685756565671
2017 2018 - - - - - - -
5452-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Abbaye cistercienne[modifier | modifier le code]

  • Une ancienne abbaye Notre-Dame-en-sa-Purification dont subsiste la belle église abbatiale cistercienne datant du XIIe siècle restaurée grâce à l'action de l’État, du conseil général de la Meuse, de la commune et de l'Association des amis de l'église abbatiale de Lachalade et classée monument historique en 1862[17].

Monuments commémoratifs de la Grande Guerre[modifier | modifier le code]

Monument aux Garibaldiens[modifier | modifier le code]
Lachalade, monument aux Garibaldiens.
  • Un monument (en face de l'abbaye) dédié à la mémoire des Garibaldiens, des volontaires italiens qui se sont battus dans le secteur (plateau de Bolante notamment) en 1914 et 1915. Deux descendants de Garibaldi, Bruno et Costante, figurent parmi les morts[18].
  • Une croix du souvenir érigée à l'emplacement de l'ancien cimetière militaire près du monument des Garibaldiens.
Monument de la Haute-Chevauchée[modifier | modifier le code]
  • Le monument-ossuaire de la Haute-Chevauchée inauguré en 1922 (en forêt, cote 285)[19].
Panneau sur le site du monument-ossuaire de la Haute Chevauchée.
  • Le Kaiser-Tunnel, dont l'entrée est située à proximité, un peu plus bas, est un tunnel de liaison creusé dans la gaize par les troupes allemandes. Restauré par des bénévoles, c'est aussi un témoignage sur la vie à proximité du front. Il se situe également sur la commune de Boureuilles et fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1998[20]. En 2021 il demeure fermé à la visite pour des raisons de sécurité.
Cimetière militaire de La Forestière[modifier | modifier le code]
  • La nécropole nationale de La Forestière (en forêt) regroupe 2 005 tombes de soldats français.

Monument de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • Une stèle (en forêt, près du cimetière de La Forestière) à la mémoire d'un équipage de la RAF tombé en 1943 (tombes dans le cimetière de la commune, près de l'abbaye).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lachalade Blason
D’azur à la crosse d’or posée en bande, à la croix fleurdelisée du même brochante[21].
Détails
Création Dominique Lacorde et Robert André Louis. Adoptée le 7 décembre 2013.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/meuse-55
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Allain Bernède, Les combats oubliés d'Argonne, Soteca, .
  10. Archives départementales de la Meuse
  11. a et b « Christian Rouyer nouveau maire », sur L'Est républicain, .
  12. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. « Association des amis de l'église abbatiale de La Chalade », sur son site internet (consulté le ).
  18. http://www.verdun-meuse.fr/index.php?qs=fr/lieux-et-visites/monument-du-mois---janvier-2011---monument-de
  19. http://www.verdun-meuse.fr/index.php?qs=fr/lieux-et-visites/monument-du-mois---fevrier-2011---monument-os
  20. « Kaiser-Tunnel », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=11388
  22. Allain Bernède, Les combats oubliés d'Argonne, Soteca, , p. 30.