Beleymas

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Beleymas
Beleymas
L'église de Beleymas.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Canton Périgord central
Intercommunalité Communauté de communes Isle et Crempse en Périgord
Maire
Mandat
Bernard Denoix
2014-2020
Code postal 24140
Code commune 24034
Démographie
Gentilé Beleymacois
Population
municipale
279 hab. (2015 en augmentation de 12,05 % par rapport à 2010)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 59′ 34″ nord, 0° 30′ 13″ est
Altitude Min. 79 m
Max. 194 m
Superficie 16,07 km2
Localisation

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Liens
Site web beleymas.fr

Beleymas est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

La vallée de la Crempse au nord du lieu-dit la Garnerie.

La commune, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).

Dans la moitié sud du département de la Dordogne, dans le Landais, la commune de Beleymas s'étend sur 16,07 km2. Elle est baignée au nord sur environ quatre kilomètres par la Crempse qui borde en partie le territoire communal.

L'altitude minimale, 79 mètres, se trouve localisée à l'extrême nord, là où la Crempse quitte la commune et sert de limite entre celles d'Issac et de Saint-Hilaire-d'Estissac. L'altitude maximale avec 194 mètres est située au sud-sud-ouest du bourg, au niveau du château d'eau situé entre l'Homme Mort et les Roquettes[1]. Au niveau géologique, le sol se compose principalement de sables, d'argiles ou de graviers éocènes et de calcaires du Crétacé, sauf dans la partie nord du territoire, en vallée de la Crempse, composée d'alluvions holocènes[2].

Traversé par la route départementale (RD) 4, le bourg de Beleymas est situé, en distances orthodromiques, douze kilomètres au sud-est de Mussidan, et seize kilomètres au nord de Bergerac.

La commune est également desservie par la RD 38.

Au nord-est, entre Villamblard et Montagnac-la-Crempse, le GR 654 traverse le territoire communal sur environ un kilomètre et demi.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Beleymas est limitrophe de sept autres communes. Au sud, le territoire communal est distant de 90 mètres de celui de Maurens.

carte de Beleymas et des communes avoisinantes.
Communes limitrophes de Beleymas
Issac Saint-Hilaire-d'Estissac Villamblard
Église-Neuve-d'Issac Beleymas Montagnac-la-Crempse
Saint-Jean-d'Eyraud Saint-Julien-de-Crempse

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Outre le bourg de Beleymas proprement dit, le territoire se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits[3] :

B

  • les Banères
  • Bas Gammareix
  • les Bélaudias
  • le Bourdil
  • les Bouyges
  • les Bouyges de Chabinel
  • Branlebrune

C

  • Chabinel
  • Châteauvert
  • Cros de la Carveyre
  • les Croses du Tacan

D, E

  • le Débat
  • les Églises Enfoncées

F

  • la Fargue
  • Ferrus
  • les Feyrauds
  • Frais Vallon

G

  • Gammareix
  • la Garnerie
  • les Gironies
  • le Grand Taillis

H

  • Haut Gammareix
  • l'Homme Mort

L

  • Lagudal
  • le Laquin

M

  • Maison Basse
  • la Maison Neuve
  • Melon
  • le Moulin de Galaye

P

  • Parrouty
  • aux Paysans
  • le Peloux
  • Peyrelevade
  • Pinière des Gravots
  • les Pradelles
  • le Puy

R

  • la Raboutie
  • la Rebière
  • la Réjaude
  • les Reygeauds
  • les Roquettes
  • les Roussilloux

T

  • le Terme
  • Terre Molle
  • le Trou du Loup

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les premières mentions écrites connues du lieu datent de 1268 (Belemas) puis de 1310 (Bellesmas)[4]. Le nom est dérivé de Belisama, déesse gauloise du feu et des forges[4],[5]. Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de Belleymas[6].

En occitan, la commune porte le nom de Belesmas[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Plaque de la stèle de Lagudal.

Des traces d'occupation gallo-romaine ont été mises au jour sur le territoire communal[4]. En 1220, le Castrum de Montis Alti (château de Montaut dont les ruines sont également connues sous les noms de « château Lascaud-de-Sales » ou « les Cotes-Sales ») était le « siège d'une châtellenie de cinq paroisses »[8].

La bastide de Saint-Barthélémy-de-Goyran fut fondée en 1316 pour le roi d'Angleterre Édouard II[9]. Elle ne se développa pas et disparut à la fin du XVe siècle[10]. Bâtie à proximité de la confluence du Roy avec la Crempse, différents auteurs la situent à Beleymas, Saint-Hilaire-d'Estissac, ou encore Villamblard[9].

Dans la nuit du 10 au 11 octobre 1941 eut lieu le premier parachutage combiné[11] d'agents (au nombre de quatre) et d'armes (deux conteneurs) en France. Organisé pour le compte du SOE section F, l'opération avait pour nom de code « Corsican ». Le lieu avait été choisi par Jean Pierre-Bloch au voisinage de sa propriété de Villamblard[11]. Le parachutage eut lieu sur le territoire de la commune de Beleymas, au lieu-dit Lagudal[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Beleymas est rattachée au canton de Montagnac qui dépend du district de Bergerac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton est rattaché à l'arrondissement de Bergerac[12]. Le canton de Montagnac est ensuite renommé en canton de Villamblard l'année suivante, à la suite du transfert du chef-lieu de canton depuis Montagnac vers Villamblard[12].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du , ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[13]. La commune est alors rattachée électoralement au canton du Périgord central.

En 2017, Beleymas est rattachée à l'arrondissement de Périgueux[14],[15].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2001, Beleymas intègre dès sa création la communauté de communes du Pays de Villamblard. Celle-ci disparaît au , remplacée au par la communauté de communes Isle et Crempse en Périgord.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2011, onze conseillers municipaux ont été élus en 2014[16],[17].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie en 2018 (ancienne école de garçons).
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
  2001 Guy Monset    
mars 2001[18] (réélu en mars 2014) en cours Bernard Denoix SE Agriculteur

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

Dans les domaines judiciaire et administratif, Beleymas relève[19] :

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Beleymas se nomment les Beleymacois[18].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[21].

En 2015, la commune comptait 279 habitants[Note 1], en augmentation de 12,05 % par rapport à 2010 (Dordogne : +0,31 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
545524522554593560557539572
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
602561556502510455463409401
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
387368323293289280274238231
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
244207193215206224241243245
2013 2015 - - - - - - -
274279-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[23], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 130 personnes, soit 46,6 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (treize) a augmenté par rapport à 2010 (sept) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 10,2 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte vingt-sept établissements[24], dont neuf au niveau des commerces, transports ou services, six dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, cinq dans la construction, cinq relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, et deux dans l'industrie[25].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Dans le secteur agroalimentaire, parmi les entreprises dont le siège social est en Dordogne, l'« Établissement Boyer » (fabrication d'aliments pour animaux de compagnie) situé à Beleymas se classe en 49e position en termes de chiffre d'affaires hors taxes en 2015-2016, avec 1 236 k€[26].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Au lieu-dit Lagudal, une plaque commémore le parachutage clandestin du 10-11 octobre 1941 évoqué dans la section Histoire.
  • Château de Gamareix (ou Gammareix) du XVIIe siècle ou est né le géographe Pierre de Belleyme[27].
  • La chartreuse de la Garnerie intègre au XVIIe siècle des éléments d'un repaire précédent[28],[29].
  • L'église Saint-Martin mentionnée en 1655 sous la forme S. Martinus de Beleymis[30], dont le clocher-mur date du XVIIe siècle, recèle un retable — coupé en trois morceaux — provenant de l'ancien couvent de la Visitation de Périgueux[31]. Les vitraux ont été réalisés par trois peintres verriers : Jean Besseyrias pour la nef, Louis-Victor Gesta pour le chœur et Achille Perrier en 1890 pour le transept.

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Une petite partie du territoire communal est protégée par une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I.

La tourbière du Laquin est une tourbière haute qui s'est formée dans une doline[32],[33]. Il s'y trouve plusieurs espèces typiques de plantes à statut réglementé : sept espèces de mousses dont six de sphaignes, et la droséra à feuilles rondes, une plante carnivore.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monument érigé à Beleymas.
À droite, Albert Rigoulet, dit « Le Frisé ».

Les personnalités liées au parachutage du 10 octobre 1941 (voir section Histoire) sont :

  • les agents secrets SOE parachutés, en provenance d'Angleterre, constituant la mission « Corsican » :
  • les organisateurs :
    • Max Hymans « Frédéric », à l'origine de l'opération,
    • Georges Bégué « Georges I », l'opérateur radio qui a assuré les liaisons radiotélégraphiques avec Londres,
  • les membres du comité de réception :
    • Jean Pierre-Bloch « Gabriel », qui a choisi le terrain près de sa propriété de Villamblard,
    • Édouard Dupuy, maire de Villamblard,
    • Albert Rigoulet, dit « Le Frisé ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Géoportail, « Chât. d'Eau » (consulté le 21 mars 2018)..
  2. Patrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, (ISBN 978-2-9501476-1-5), p. 19.
  3. Géoportail, « Beleymas » (consulté le 21 mars 2018).
  4. a b et c Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, Éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 48.
  5. Pierre Miquel, Petite Histoire des noms de lieux, villages et villes de France, chapitre 6.
  6. Carte 71 Bergerac, site cartocassini.org, consulté le 21 mars 2018.
  7. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 6 février 2014.
  8. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 91, 154, 185.
  9. a et b Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 253.
  10. Jean-Luc Aubarbier, Michel Binet, Guy Mandon, Nouveau guide du Périgord-Quercy, Ouest-France, 1987, (ISBN 2-85882-842-3), p. 391-392.
  11. a b et c Hervé Chassain, « L'histoire du parachutage de Lagudal et le rôle de Jean Pierre-Bloch », Sud Ouest édition Dordogne, 18 octobre 2016, p. 11.
  12. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 11 juin 2015).
  14. [PDF] « Arrêté portant modification des limites territoriales des arrondissements de Bergerac, Nontron, Périgueux et Sarlat-la-Canéda du département de la Dordogne », Préfecture de la Dordogne, 30 décembre 2016.
  15. [PDF] Anciens et nouveaux arrondissements au 1er janvier 2017, Préfecture de la Dordogne, 4 janvier 2017.
  16. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 21 mars 2018.
  17. Résultats des élections municipales et communautaires 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 21 mars 2018.
  18. a et b Fiche de Beleymas, Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 21 mars 2018.
  19. « Annuaire des juridictions d'une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 21 mars 2018).
  20. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  23. Dossier complet - Commune de Beleymas (24034) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 11 août 2018.
  24. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 11 août 2018).
  25. Dossier complet - Commune de Beleymas (24034) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 11 août 2018.
  26. « Agroalimentaire », Sud Ouest éco & entreprises édition Dordogne, novembre 2017, p. 34.
  27. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 124.
  28. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 127.
  29. Jean-Marie Bélingard, Dominique Audrerie, Emmanuel du Chazaud, préface d'André Chastel, Le Périgord des chartreuses, Pilote 24 édition, Périgueux, mai 2000, (ISBN 2-912347-11-4), p. 165
  30. Abbé Carles, Dictionnaire des paroisses du Périgord, éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 2004, (réédition à l'identique de celle de 1884 : Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat), (ISBN 2-87624-125-0), p. 204.
  31. L'Église, site de la commune de Beleymas, consulté le 21 mars 2018.
  32. [PDF]Tourbière du Laquin sur le site de l'INPN, consulté le 21 mars 2018
  33. Carte de localisation de la tourbière du Laquin sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 21 mars 2018. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, dans la « Légende » (en bas à gauche), ouvrir la couche « Référentiels » et barrer la couche « Photographie IGN ».