Villamblard

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Villamblard
Villamblard
Le château de Barrière à Villamblard.
Blason de Villamblard
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Intercommunalité Communauté de communes Isle et Crempse en Périgord
Maire
Mandat
Jean-Luc Alary
2020-2026
Code postal 24140
Code commune 24581
Démographie
Population
municipale
894 hab. (2018 en augmentation de 4,81 % par rapport à 2013)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 21″ nord, 0° 32′ 26″ est
Altitude Min. 100 m
Max. 222 m
Superficie 20,43 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Périgord central
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web villamblard.fr

Villamblard est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

De 1802 à 2015, la commune était le chef-lieu du canton de Villamblard.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dans le quart sud-ouest du département de la Dordogne, dans le Landais, la commune de Villamblard est traversée du nord-est au sud-ouest par le Roy, petit affluent de la Crempse et donc sous-affluent de l'Isle.

L'altitude minimale, 100 mètres, se trouve au sud-ouest du territoire communal, au sud du lieu-dit Pouyol, là où le Roy quitte la commune pour servir de limite entre celles de Beleymas et Saint-Hilaire-d'Estissac. L'altitude maximale avec 222 ou 225 mètres[Note 1] est localisée au nord-est, au nord du lieu-dit le Sorbier.

Le bourg de Villamblard, implanté au carrefour des routes départementales 4 et 39, se situe, en distances orthodromiques, 14 kilomètres à l'est de Mussidan et autant au sud de Saint-Astier.

La commune est également desservie au nord-est par la route départementale 42 (vers Saint-Mayme-de-Péreyrol) et au nord par la RD 107 (vers Jaure).

Le sentier de grande randonnée GR 654 traverse le territoire communal du nord-ouest au sud-ouest, sur environ cinq kilomètres.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Villamblard est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (52,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,2 %), zones agricoles hétérogènes (28 %), prairies (16,5 %), zones urbanisées (2,4 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom de Vila Amblard[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

La bastide de Saint-Barthélémy-de-Goyran fut fondée en 1316 pour le roi d'Angleterre Édouard II[8]. Elle ne se développa pas et disparut à la fin du XVe siècle[9]. Bâtie à proximité de la confluence du Roy avec la Crempse, différents auteurs la situent à Beleymas, Saint-Hilaire-d'Estissac, ou encore Villamblard[8].

Au XIVe siècle, le repaire noble[10] (ou château[11]) d'Estissac est le siège d'une châtellenie à laquelle sont rattachées trois paroisses : Saint Hilaire, Saint Jean et Saint Séverin[11]. Son emplacement précis n'est pas connu, et selon différents historiens, pourrait se situer soit au nord d'Issac, soit entre Saint-Jean-d'Estissac et Villamblard en forêt de Barreyrenc[11], soit sur l'actuelle commune de Villamblard[10], ou encore à Campagnac, lieu-dit de l'actuelle commune de Saint-Hilaire-d'Estissac[12], un kilomètre au sud-est du bourg.

Dans la nuit du 10 au eut lieu le premier parachutage combiné d'agents (au nombre de quatre) et d'armes (deux conteneurs) en France. Organisé pour le compte du SOE section F, l'opération avait pour nom de code « Corsican ». Le lieu avait été choisi par Jean Pierre-Bloch au voisinage de sa propriété de Villamblard. Voir la section Beleymas#Personnalités liées à la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Villamblard a été rattachée au canton de Montagnac qui dépendait du district de Bergerac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton dépend de l'arrondissement de Bergerac et l'année suivante, il prend le nom de canton de Villamblard, à la suite du transfert du chef-lieu de canton depuis Montagnac vers Villamblard[13].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du , ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[14]. La commune est alors rattachée électoralement au canton du Périgord central dont le bureau centralisateur est fixé à Vergt.

En 2017, Villamblard est rattachée à l'arrondissement de Périgueux[15],[16].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2001, Villamblard intègre dès sa création la communauté de communes du Pays de Villamblard dont elle est le siège. Celle-ci disparaît au , remplacée au par la communauté de communes Isle et Crempse en Périgord, dont le siège est à Mussidan.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 500 et 1 499 habitants au recensement de 2017, quinze conseillers municipaux ont été élus en 2020[17],[18].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts et la mairie de Villamblard.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
  1944 Édouard Dupuy SFIO Révoqué par le Gouvernement de Vichy[19]

Conseiller général du canton de Villamblard (1945-1955)

         
1977 1983 Jean-Clovis Reymond[20] SFIO puis PS Conseiller général du canton de Villamblard (1970-1980)
1983 avril 2011 Jean Fourloubey[Note 3] PS[21] Retraité
Conseiller général du canton de Villamblard (1988-2015)
avril 2011[22] mai 2020 Michel Campagnaud    
mai 2020[23] En cours Jean-Luc Alary    

Juridictions[modifier | modifier le code]

Dans le domaine judiciaire, Villamblard relève[24] :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau de jumelage du pays de Villamblard.

Le pays de Villamblard est jumelé avec la commune sénégalaise de Sokone.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[26].

En 2018, la commune comptait 894 habitants[Note 4], en augmentation de 4,81 % par rapport à 2013 (Dordogne : −0,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1201 2311 2321 2601 3091 2211 2921 2811 406
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3811 3871 3481 3281 3281 4611 3681 3221 244
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2211 0311 014818830834811864806
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
815799841823813822884892871
2017 2018 - - - - - - -
886894-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Santé[modifier | modifier le code]

La commune compte une maison de santé rurale[28].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[29], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 363 personnes, soit 42,2 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (quarante-quatre) a augmenté par rapport à 2010 (trente-six) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 12,0 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte 113 établissements[30], dont cinquante-trois au niveau des commerces, transports ou services, vingt-deux relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, quinze dans la construction, douze dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, et onze dans l'industrie[31].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Barrière (ruines du), XIIe et XVe siècles, inscrit au titre des monuments historiques en 1948[32]. Le premier bâtiment est un donjon carré en date du XIIe siècle. Le château fut agrandi au fil des siècles par les illustres familles de Barrière, de Lur, et de Taillefer, dont est issu le Comte Wlgrin de Taillefer, grand historien du Périgord du XIXe siècle. Il reste aujourd'hui le logis nord et le logis ouest donnant sur le village, ainsi que la tour carrée et les restes d'une tour ronde dans l'alignement du logis nord. En 1809, le Comte de Taillefer est contraint de vendre le château qui est un gouffre de dépenses. Barrière fut démonté petit à petit, comme le logis Renaissance au sud dont il ne subsiste que la cave, ainsi que la plus grosse tour sud-ouest qui fut démolie pour faire passer la rue Haute. Un incendie ravagea le château en 1898, à la suite duquel il fut légué à la commune de Villamblard en 1924 par Alice Murat. Depuis 20 ans, l'association Wlgrin de Taillefer a mis en place avec la commune plusieurs étapes de sauvegarde et de restauration du château.
  • Église Saint-Pierre-ès-Liens des XVIIIe et XIXe siècles[33].
  • Une stèle commémore le parachutage du .

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Villamblard

Les armes de Villamblard se blasonnent ainsi : « d'or à la fasce de gueules accompagné de six fleurs de lys d'azur : trois en chef et trois en pointe[34] »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Garraud, Antiquités périgourdines, ou l'Histoire généalogique et archéologique de Villamblard et de Grignols, accompagnée de notes sur les environs, suivie d'un précis historique sur les comtes de Périgord, chez J. B. Dumoulin, Paris, 1868 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Deux données contradictoires selon le Géoportail : 225 mètres sur la carte et 222 pour la boîte « Communes ».
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. Démissionne de ses fonctions de maire tout en restant conseiller municipal. Source : Un nouveau maire Sud Ouest du 4 avril 2011, consulté le 9 mai 2012.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 18 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 18 avril 2021)
  7. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 25 avril 2014.
  8. a et b Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 253.
  9. Jean-Luc Aubarbier, Michel Binet, Guy Mandon, Nouveau guide du Périgord-Quercy, Ouest-France, 1987, (ISBN 2-85882-842-3), p. 391-392.
  10. a et b Vicomte Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne comprenant les noms de lieu anciens et modernes (A-K), article ESTISSAC, 1873, sur guyenne;fr, consulté le 25 juillet 2016.
  11. a b et c Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 102-103.
  12. Vicomte Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne comprenant les noms de lieu anciens et modernes (A-K), article CAMPAGNAC, 1873, sur guyenne;fr, consulté le 25 juillet 2016.
  13. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 25 août 2015).
  15. [PDF] « Arrêté portant modification des limites territoriales des arrondissements de Bergerac, Nontron, Périgueux et Sarlat-la-Canéda du département de la Dordogne », Préfecture de la Dordogne, 30 décembre 2016.
  16. [PDF] Anciens et nouveaux arrondissements au 1er janvier 2017, Préfecture de la Dordogne, 4 janvier 2017.
  17. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 17 septembre 2020.
  18. Résultats des élections municipales et communautaires 2020 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 26 novembre 2020.
  19. « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », 16 février 1944, Gallica, consulté le 14 février 2019.
  20. Historique des conseils municipaux, site de Villamblard, consulté le 14 février 2019.
  21. Voici vos 557 maires, supplément à Sud Ouest édition Dordogne du 3 avril 2008, p. 31.
  22. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 10 septembre 2014.
  23. Bruno Boucharel, « Marie-Rose Veyssière réélue », Sud Ouest édition Dordogne, 13 juillet 2020, p. 25.
  24. « Annuaire des juridictions d'une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 9 décembre 2020).
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  28. Virginie Desmet, Un remède au désert médical, Sud Ouest édition Dordogne du 26 janvier 2012.
  29. Dossier complet - Commune de Villamblard (24581) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 6 février 2019.
  30. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 6 février 2019).
  31. Dossier complet - Commune de Villamblard (24581) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 6 février 2019.
  32. « Ruines du château Barrière », notice no PA00083063, base Mérimée, ministère français de la Culture consultée le 1er mai 2011.
  33. Mairie de Villamblard sur le site du pays de Bergerac, consulté le 17 juillet 2012.
  34. OLDJP la banque du blason 2, consultée le 17 juillet 2012.