Lados

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Lados
Lados
La mairie (mars 2010).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Intercommunalité Communauté de communes du Bazadais
Maire
Mandat
Martine Francelin
2020-2026
Code postal 33124
Code commune 33216
Démographie
Gentilé Ladossais
Population
municipale
171 hab. (2019 en augmentation de 1,79 % par rapport à 2013)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 28′ 06″ nord, 0° 08′ 47″ ouest
Altitude Min. 35 m
Max. 130 m
Superficie 6,49 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Réolais et des Bastides
Législatives Douzième circonscription
Localisation
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Lados

Lados (Ladòs en gascon) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Ladossais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au cœur du Bazadais dans le sud-est du département de la Gironde, la commune se trouve à 59 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 15 km au sud-est de Langon, chef-lieu d'arrondissement et à 4 km au sud d'Auros, chef-lieu de canton[2].

Les communes limitrophes en sont Aillas à l'est, Labescau au sud-est sur à peine une centaine de mètres, Gans au sud, Bazas au sud-ouest, Brouqueyran au nord-ouest et Berthez au nord.

Communes limitrophes de Lados
Brouqueyran Berthez
Lados Aillas
Bazas Gans Labescau

Hors du bourg proprement dit, le territoire communal est traversé, dans sa partie ouest, par la route départementale D12 qui relie Auros au nord-nord-est à Bazas au sud-ouest et, dans sa partie est, par la route départementale D10 qui relie Auros au nord-nord-ouest à Grignols au sud-est. Le bourg est traversé par la route départementale D125 qui relie les deux départementales susdites.
L'autoroute la plus proche est l'autoroute A62 dont l'accès Sortie 5 La Réole est distant de 13 km vers le nord-est.
L'accès à l'autoroute A65 le plus proche est celui de Sortie Bazas distant de 10 km vers le sud-ouest.

La gare SNCF la plus proche est celle de Langon sur la ligne Bordeaux-Sète du TER Aquitaine distante de 15 km vers le nord-ouest. Celle de La Réole se trouve à 19 km vers le nord-est.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 12,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 7,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 813 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Sauternes », sur la commune de Sauternes, mise en service en 1896[9] et qui se trouve à 17 km à vol d'oiseau[10],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 13,4 °C et la hauteur de précipitations de 825,2 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Bordeaux-Mérignac », sur la commune de Mérignac, mise en service en 1920 et à 57 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 13,3 °C pour la période 1971-2000[13], à 13,8 °C pour 1981-2010[14], puis à 14,2 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Lados est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[16],[17],[18]. La commune est en outre hors attraction des villes[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (56,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (36,4 %), zones agricoles hétérogènes (22 %), prairies (18,7 %), terres arables (12,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7 %), cultures permanentes (3,7 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dominant la vallée du Beuve, le village de Lados vit passer au loin les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle sur la via Lemovicensis. La voie de Vezelay accueillait les cheminants à Auros et à Bazas. Lados est situé à quelques centaines de mètres de cette voie.
La petite église de Lados construite entre le XIe et le XIIe siècle garde quelques vestiges de son histoire liée à Compostelle. L'église dont le fronton de pierre calcaire est très abîmé par l'érosion domine le village.
Le petit cimetière entoure l'église.
Un chemin partait de l'église pour rejoindre Gans. Ce chemin qui n'est plus praticable de nos jours devait permettre aux cheminants arrêtés à Lados de rejoindre Bazas sans rebrousser chemin.

Un manuscrit de la Bibliothèque de Wolfenbüttel (Basse-Saxe, Allemagne) signale, en 1276, Arnaud Bernard de Lados, chevalier[22].

À la Révolution, la paroisse Saint-Martin de Lados forme la commune de Lados[23].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Jean-Claude Duchamps    
mars 2014 mai 2020 Jean-Serge Lambrot PCF Fonctionnaire
mai 2020 En cours Martine Francelin    
Les données manquantes sont à compléter.

Communauté de communes[modifier | modifier le code]

Le , la commune de Lados a adressé une demande d'adhésion à la communauté de communes du Bazadais qui a été acceptée[24] et qui a été transmise en Préfecture. Lados a intégré la communauté de communes du Bazadais le .

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[26]. En 2019, la commune comptait 171 habitants[Note 6], en augmentation de 1,79 % par rapport à 2013 (Gironde : +7,85 %, France hors Mayotte : +2,17 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
246227255236219241227236220
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
245240246249230229236236233
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
226237208184166176167161176
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
146114111106115115133153176
2019 - - - - - - - -
171--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 21 juin 2011.
  2. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 53,8 km pour Bordeaux, 12,4 km pour Langon et 3,1 km pour Auros. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 21 juin 2011.
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France Sauternes - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Lados et Sauternes », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France Sauternes - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Lados et Mérignac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. Martial Delpit & Jules Delpit, Notice d'un manuscrit de la bibliothèque de Wolfenbüttel intitulé Recognitiones feodorum, et où se trouvent des renseignements sur l'état des villes, des personnes et des propriétes en Guyenne et en Gascogne, au XIIIe siècle, Imprimerie Royale, Paris, 1841 - 163 p., p. 143, consulté le 10 août 2010.
  23. Historique des communes, p. 27, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 4 avril 2013.
  24. Extrait du registre des délibérations de la communauté de communes du Bazadais séance du 5 mars 2014.
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  29. « Inscription de l'église Saint-Martin », notice no PA00083578, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 10 août 2010.