Annoville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Annoville
L'église Notre-Dame.
L'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Coutances
Canton Quettreville-sur-Sienne
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Montmartin-sur-Mer
Maire
Mandat
Pierre de Castellane
2014-2020
Code postal 50660
Code commune 50015
Démographie
Gentilé Annovillais
Population
municipale
659 hab. (2014)
Densité 78 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 02″ nord, 1° 32′ 12″ ouest
Altitude Min. 4 m – Max. 58 m
Superficie 8,47 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Normandie

Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
Annoville

Géolocalisation sur la carte : Manche

Voir sur la carte topographique de la Manche
City locator 14.svg
Annoville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Annoville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Annoville

Annoville (prononcer /anovil/) est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 659 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Annoville[1]
Hauteville-sur-Mer Hauteville-sur-Mer Hérenguerville
Mer de la Manche Annoville[1] Quettreville-sur-Sienne
Lingreville Lingreville Lingreville

Toponymie[modifier | modifier le code]

Annoville est dérivé du latin villa, « domaine rural » et probablement d'un anthroponyme germanique ou anglo-saxon Wulnod, Wulfnon[2] ou Anaolf[3].

Le gentilé est Annovillais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il existait au Moyen Âge deux paroisses : Annoville et Tourneville.

Cette dernière fut associée à Annoville au XIIIe siècle et on retrouve le nom d'Annoville-(et-)Tourneville jusqu'en 1826

La fusion administrative eut lieu dès la Révolution.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2008 Dominique Le Breton   Consultant immobilier
mars 2008 mars 2014 Georges Turgis   Cadre de banque (retraité)
mars 2014[4] en cours Pierre de Castellane   Entrepreneur en décoration intérieure
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 659 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2005, 2010, 2015, etc. pour Annoville[6]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Annoville a compté jusqu'à 1 057 habitants en 1821.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
896 909 983 1 057 1 030 1 031 993 999 969
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
959 915 902 910 935 915 879 863 823
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
772 761 679 579 564 523 537 578 563
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 2014
578 572 565 483 474 547 582 632 659
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Églises[modifier | modifier le code]

L'église de Tourneville.

Château d'Annoville[modifier | modifier le code]

Situé à une centaine de mètres de la route reliant Montmartin-sur-Mer et Granville, le château d'Annoville domine les plages d'Annoville et de Hauteville-sur-Mer sur la Côte des Havres. La Famille Michel d'Annoville-Tourneville le fait édifier au XVIIe siècle, avec notamment du granite de Chausey acheminé depuis le Havre de Regnéville-sur-Mer. Le granite excédentaire après cette construction permet de bâtir la tour de l'église Notre-Dame d'Annoville. Le château voit s'y rencontrer une partie de la noblesse bas-normande : alliés aux grandes familles du temps, notamment à celle de Tourville, les Michel d'Annoville-Tourneville y donnent des fêtes particulièrement brillantes. Jusqu'à 1935, les boiseries de son vestibule ainsi que le lustre en fer forgé pesant environ une tonne et les grandes tapisseries de sa salle des fêtes témoignent encore de ces splendeurs passées…

À la mort de Pierre Charles Léonor Michel, premier maire d’Annoville en 1789, le château est transmis à son fils aîné : Florent Michel d'Annoville, maire de Muneville-sur-Mer. Le fils-cadet de celui-ci, Nicolas Louis Michel, en hérite (son frère aîné, Léonor Henri, étant mort avant son père), lequel retransmet le château à son unique fils : Charles Marie. À la suite de la disparition en mer de ce dernier en 1879 comme lieutenant de vaisseau (dans le naufrage de la batterie flottante l'Arrogante près de Hyères), le château passe à son fils unique, Marie Charles Louis Raoul, qui n’y réside pas.

Après avoir été déserté durant une trentaine d’années à partir de la Guerre franco-allemande de 1870, le château est habité par Georges Michel d'Annoville, un des fils de Pierre Charles Ferdinand Michel d'Annoville (celui-ci étant cousin-germain de Nicolas Louis Michel Michel d'Annoville). Après la mort en 1910 de l’épouse de Georges Michel d'Annoville, Lokoma Amelot de Chaillou (indienne tehuelche de Patagonie adoptée par la famille Amelot de Chaillou), le château est habité par Paul Dutasta (chef de cabinet du ministre des Affaires étrangères Stephen Pichon), qui y reçoit à plusieurs reprises Georges Clemenceau.

Marie Charles Louis Raoul Michel d'Annoville (fils unique de Charles Marie Michel d'Annoville ci-avant), consul de France au Luxembourg en 1907, meurt sans héritier en 1916 dans les combats de l’ouvrage de Thiaumont lors de la bataille de Verdun (comme sous-lieutenant au 294e régiment d'infanterie). Le château revient alors à sa mère : Marie Charlotte Léonie Le Pelletier d'Angoville (veuve de Charles Marie Michel d'Annoville ci-avant). À la mort de cette dernière en 1930, le château est vendu par la famille Le Pelletier d'Angoville. À partir de 1935, la majeure partie de son contenu est dispersée, notamment un tableau représentant le maréchal de France Anne Hilarion de Costentin de Tourville qui est transmis à la famille Desgrées du Loû à Nantes.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Manoir presbytéral.
  • Dunes et marais.
  • Manoir du Tôt.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  2. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 50
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  4. « Pierre de Castellane élu à l'unanimité », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 3 avril 2016)
  5. « Annoville (50660) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 29 juin 2014)
  6. Date du prochain recensement à Annoville, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « 2 reliquaires », notice no PM50000020, base Palissy, ministère français de la Culture.
  10. « Maître-autel, gradin d'autel, retable, tabernacle, portes de la sacristie, lambris de revêtement », notice no PM50000022, base Palissy, ministère français de la Culture.
  11. Journal Le Réveil de la Manche du 18 décembre 1935.
  12. Relevé généalogique de la Famille Michel par l’Abbé Jean Canu
  13. Nobiliaire de Normandie par De Magny, t.2, p. 688 [1]
  14. Armorial général de la France par Louis Pierre d'Hozier, vol.1, p. 382-384 [2]

Liens externes[modifier | modifier le code]