Montpinchon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Montpinchon
Montpinchon
Église du village de Montpinchon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Coutances
Intercommunalité Communauté de communes Coutances Mer et Bocage
Maire
Mandat
Valerie Grieu-Leconte
2020-2026
Code postal 50210
Code commune 50350
Démographie
Gentilé Montpinchonnais
Population
municipale
524 hab. (2018 en diminution de 6,6 % par rapport à 2013)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 23″ nord, 1° 18′ 32″ ouest
Altitude Min. 37 m
Max. 148 m
Superficie 16,94 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Coutances
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Quettreville-sur-Sienne
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
Montpinchon
Géolocalisation sur la carte : Manche
Voir sur la carte topographique de la Manche
City locator 14.svg
Montpinchon
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Montpinchon
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Montpinchon

Montpinchon est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 524 habitants[Note 1] (les Montpinchonnais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Champ de vaches Prim'Holstein, paysage typique du bocage normand à Montpinchon.

La commune de Montpinchon se situe au sommet d'une colline, au cœur du bocage normand.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montpinchon est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Coutances, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 37 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (99 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (75,9 %), terres arables (15,5 %), zones agricoles hétérogènes (7,5 %), forêts (1 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

De Monte Pinceon 1180 ; Montpinchon 1216, La Salle 1731 - 1775 ; Caillebot la Salle 1776 - 1790 ; Montpinson 1791 ; Montpinchon 1792[9].

Il s'agit d'un type toponymique propre au nord de la France et à la Belgique, comme Montpinchon (Eure), ancienne commune rattachée à Épinay et Montpinçon (Calvados et Mayenne). La formule inverse est représentée par les noms de lieux picards Penchemont (Oise, Pinchemont 1795) à Catigny et Pinchemont (Somme, Pinchemonte 1151) à Nampont, et belges Pinsamont (Montem Pincionis, XIIe siècle) à Tillet.

Apparemment « mont du pinson », toponyme formé comme Aiglemont, Merlemont ou Montfaucon pour certains d'entre eux avec un nom de volatile. La forme normanno-picarde du nom du pinson est précisément pinchon.

Certains spécialistes de l'onomastique[9] ont voulu voir une racine prélatine *pinc, ayant le sens de « hauteur », présente dans le Pincio, colline de Rome, et Pintsch (Luxembourg).

Le déterminant -la-Salle apparaît au XVIIIe siècle en 1732. Il correspond au titre de marquis de La Salle que portait à cette époque Louis Caillebot de La Salle, détenteur du fief de Montpinchon. Ensuite dénommée Caillebot-la-Salle, par adjonction du nom de la famille, elle retrouve son nom d'origine à la Révolution[9]. La Salle est initialement le nom d'un fief situé au Mesnil-Thomas (Eure-et-Loir), possédé puis vendu en 1659 par la famille Caillebot qui en conserve néanmoins le titre par la suite[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Montpinchon

Les armes de la commune de Montpinchon se blasonnent ainsi :
D'or au mont de sinople chargé de deux clefs d'argent passées en sautoir et sommé de trois pins de sable surmontés de trois annelets de gueules rangés en chef[11].

Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.

type rébus mont+pin ; les trois annelets ajoutés en chef empruntés au blason de la famille Caillebot de La Salle, anciens seigneurs de Montpinchon et de Cerisy (de gueules à 6 annelets d'or 3, 2, 1).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
?   Eugène Allain    
? mars 2001 Edmond Lemonchois    
mars 2001 avril 2014 Joël Cailloux SE Comptable
avril 2014[12] En cours Valérie Leconte SE-DVD Employée
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et deux adjoints[12].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2018, la commune comptait 524 habitants[Note 4], en diminution de 6,6 % par rapport à 2013 (Manche : −0,79 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Montpinchon a compté jusqu'à 2 033 habitants en 1806.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8511 8892 0332 0081 9361 9101 8101 7421 636
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5781 5291 5501 3831 3361 2911 2971 2181 141
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 056996954804815796802844854
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
776673595528526494539561537
2018 - - - - - - - -
524--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame (XIIIe / XVIe siècle) : clocher à flèche de pierre, voûte en bois…
  • Château de la Salle (XVIIIe).
  • Château de Cattehoule (XVIIe).
  • Vallée de la Soulles.
  • Manoir de la Vaudouvière (XVIIe siècle).

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'Entente Montpinchon-Savigny-Cerisy fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Foire de Saint-Laurent (depuis le XIIe siècle) en août. Courses cyclistes, vide-greniers, concours agricoles et feu d'artifice.
  • Fête de l'amitié le premier week-end de juillet.
  • Marché du terroir le deuxième dimanche d'avril.
  • L'affaire de la dame blanche, qui selon la légende apparaitrait le 14 de chaqoe mois, attire de nombreux touristes et journalistes dans les années 1980[18].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[19].
  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 29 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 mai 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 12 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a b et c François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, éditions Picard 1986. p. 162.
  10. François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 95.
  11. « GASO, la banque du blason - Montpinchon Manche » (consulté le 31 octobre 2011).
  12. a et b « Montpinchon (50210) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 28 juin 2014).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – Ent. Montpinchon Savigny Cerisy » (consulté le 1er décembre 2012).
  18. « Promenades insolites : les fantômes de la Dame Blanche », sur lamanchelibre.fr, La Manche libre (consulté le 15 décembre 2016).
  19. « Montpinchon sur le site de l'Institut géographique national » [archive du ] (archive Wikiwix)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :