Bricqueville-la-Blouette

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Bricqueville-la-Blouette
Bricqueville-la-Blouette
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Coutances
Intercommunalité Communauté de communes Coutances Mer et Bocage
Maire
Mandat
Rodolphe Jardin
2020-2026
Code postal 50200
Code commune 50084
Démographie
Gentilé Bricquevillais
Population
municipale
544 hab. (2019 en diminution de 3,55 % par rapport à 2013)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 03″ nord, 1° 28′ 43″ ouest
Altitude Min. 5 m
Max. 96 m
Superficie 6,25 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Coutances
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Coutances
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.bricqueville-la-blouette.fr

Bricqueville-la-Blouette est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 544 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est en pays coutançais. Son bourg est à 4 km à l'ouest de Coutances, à 8,5 km au sud-est de Saint-Malo-de-la-Lande et à 9 km à l'est d'Agon-Coutainville[1].

Bricqueville-la-Blouette est dans le bassin de la Sienne, par son affluent la Soulles qui délimite le territoire au sud. Son dernier affluent, le ruisseau de Coisel, draine les eaux de la moitié nord-ouest du territoire communal aidé de son propre affluent, le ruisseau de Blondel.

Le territoire culmine à 96 m. La cote de 95 m est atteinte à deux endroits : en limite nord, près du lieu-dit Saint-Jouvin, sur une pente qui culmine à 137 m sur la commune de Gratot voisine, et au nord-est, sur la D 971. Le point le plus bas (5 m) correspond à la sortie de la Soulles du territoire, au sud-ouest. La commune est bocagère.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 10,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 11,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 4] : 1 020 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,9 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Coutances », sur la commune de Coutances, mise en service en 1974[9] et qui se trouve à 3 km à vol d'oiseau[10],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 11,2 °C et la hauteur de précipitations de 1 061,2 mm pour la période 1981-2010[11].

Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 6], « Granville – pointe du Roc », sur la commune de Granville, mise en service en 1973 et à 23 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[13] à 11,9 °C pour 1981-2010[14], puis à 12,4 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bricqueville-la-Blouette est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[16],[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Coutances, dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 37 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (59,3 %), zones agricoles hétérogènes (18,6 %), terres arables (17,4 %), zones urbanisées (4,7 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[22].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Briquevilla vers 1025[23].

Le toponyme Bricqueville pourrait être issu de l'anthroponyme scandinave Briki[24] adjoint de l'ancien français ville dont le sens initial était « domaine rural ».

Le déterminant -la-Blouette, attesté depuis la fin du XIIe siècle, représente un nom de seigneur : en l'occurrence Blouet[23], qui n'est à cette époque qu'un surnom individuel, à l'origine du nom de la famille Blouet[Note 9]. Le nom est ici au féminin lié par l'article la, l'ancien français pouvant donner à l'article valeur démonstrative[25]. Dans Bricqueville-la-Blouette, le nom Blouet a été traité comme un adjectif, et accordé au féminin avec -ville. Le déterminant -la-Blouette est donc à comprendre par « (la ville) de Blouet ».

Le gentilé est Bricquevillais.

Histoire[modifier | modifier le code]

La famille de Bricqueville tire son nom de la seigneurie de Bricqueville-la-Blouette, dont elle est maître depuis le XIe siècle. Une des branches de cette famille s'installe dès le XIIIe siècle à Bricqueville-en-Bessin[26].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2001 Guy Lebrun    
mars 2001 mars 2008 Jean-Marie Lechartre    
mars 2008[27] mai 2020 Claude Périer[28] PS Retraité EDF-GDF, conseiller général du canton de Coutances (2004-2015)
mai 2020[29] En cours Rodolphe Jardin   Formateur
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[29].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[31].

En 2019, la commune comptait 544 habitants[Note 10], en diminution de 3,55 % par rapport à 2013 (Manche : −0,97 %, France hors Mayotte : +2,17 %). Bricqueville-la-Blouette a compté jusqu'à 704 habitants en 1800.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
664704642677577652672694596
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
613566591532540470482475453
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
366353327276318341357394316
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
289300321442525540530528563
2017 2019 - - - - - - -
554544-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin des XIIIe – XVe siècle avec des vestiges des XIe et XIIe siècles.
  • Manoir de Bricqueville (XVe – XIXe siècle). En 1730, l'Hôtel-Dieu de Coutances achète le fief et en restera propriétaire jusqu'en 1963[34].
  • Manoir de Saint-Jouvin.
  • Manoir de la Bretonnière.
  • Manoir de Cambernon.
  • Manoir de la Datinière.
  • Manoir de Dancel.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2019.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Surnom évoquant l’apparence physique, dérivé de l’ancien français blo « pâle, verdâtre », mais aussi « blond », pouvant qualifier le teint de la peau ou la couleur des cheveux.
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr.
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le ).
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le ).
  5. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Coutances - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Bricqueville-la-Blouette et Coutances », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France Coutances - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Bricqueville-la-Blouette et Granville », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Granville – pointe du Roc - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le ).
  14. « Station météorologique de Granville – pointe du Roc - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le ).
  15. « Station météorologique de Granville – pointe du Roc - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le ).
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  22. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  23. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
  24. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), BNF 36174448), p. 80.
  25. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton, , 223 p. (ISBN 2-86253-247-9), p. 62.
  26. Etienne Pattou, « Famille de Bricqueville », .
  27. « Claude Périer élu maire de la commune », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  28. Réélection 2014 : « Bricqueville-la-Blouette (50200) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  29. a et b « Rodolphe Jardin est élu maire avec une nouvelle équipe », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  30. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  31. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  32. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  34. René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 117.