Lengronne
| Lengronne | |
L'église Saint-Ouen. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Coutances |
| Intercommunalité | Communauté de communes Coutances Mer et Bocage |
| Maire Mandat |
Sonia Larbi 2020-2026 |
| Code postal | 50450 |
| Code commune | 50266 |
| Démographie | |
| Gentilé | Lengronnais |
| Population municipale |
467 hab. (2023 |
| Densité | 39 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 56′ 01″ nord, 1° 22′ 57″ ouest |
| Altitude | Min. 35 m Max. 119 m |
| Superficie | 12,07 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Quettreville-sur-Sienne |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Lengronne est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 467 habitants[Note 1].
Géographie
[modifier | modifier le code]Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Batteret, le Blanc Douit[2], le cours d'eau 01 de Ravend[3], le cours d'eau 03 de la Philippière[4], le ruisseau de la Pierre des Trois Villes[5], le ruisseau de Mauviel[6] et le Soquet[7],[8],[Carte 1].
-
Réseau hydrographique de Lengronne.
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[11] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[12]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 024 mm, avec 14,4 jours de précipitations en janvier et 9,2 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cerisy-la-Salle à 13 km à vol d'oiseau[15], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 112,5 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −7,9 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Lengronne est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19] et hors attraction des villes[20],[21].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (55,1 %), prairies (33,2 %), terres arables (9,2 %), zones urbanisées (2,1 %), forêts (0,5 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Attestée sous la forme Lengrona vers 1025[23], Ingronia sans date.
L'origine est obscure mais pourrait être la même que Langrune et issu du gaulois lingon, « saut »[24] ou du norrois lyngr « bruyère » et grund « étendue herbeuse »[25].
Le gentilé est Lengronnais.
Histoire
[modifier | modifier le code]Vers 1200, l'église de la commune éphémère de Pont-Flambart, rattachée à Lengronne, relevait de l'abbaye de Hambye[26].
Au cours de la guerre de Cent Ans, Jean de La Haye, seigneur de Lengronne, Villebaudon et Beaucoudray, resté fidèle au roi de France, vit ses terres confisquées et données en partages entre l'Anglais Clifton et Pierre Baille[27].
La seigneurie de Lengronne est au début du XVIe siècle la possession de Jean du Saussey (1463-1523), également seigneur du Mesnil-Aubert et de Gouville[28],[Note 3]. Au XVIIIe siècle, sont seigneurs du village Jean Hue et Nicolas Bourdon, tous deux écuyers[29]. Le dernier seigneur de Lengronne fut Georges de Péronne de La Sablonnière (1744-1820) à la suite de son mariage, en 1793, avec Léonor-Julie Hüe. À la Révolution, il sera maire de Lengronne[30].
Entre 1795 et 1800, Lengronne (1 052 habitants en 1793) absorbe Pont-Flambart (145 habitants)[31],[32].
Légende
[modifier | modifier le code]La légende dite de la Lande des Morts dite aussi des Quatre paroisses (Trelly, Le Mesnil-Aubert, Lengronne et Grimesnil) perpétue le souvenir de la guerre de Cent Ans et des luttes anglo-normandes[33].
Politique et administration
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Le conseil municipal est composé de onze membres[40].
Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[42].
En 2023, la commune comptait 467 habitants[Note 4], en évolution de +10,4 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Lengronne a compté jusqu'à 1 110 habitants en 1806.
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Le Manoir des XVIIe – XIXe siècles. À la Libération, il héberge temporairement, du au les services de la préfecture de la Manche du gouvernement de Vichy et dont le préfet est Jacques Martin-Sané (1907-1977). Lengronne est libéré le et le nouveau préfet, Lebas, réinstalle pendant quelques jours les bureaux de la préfecture au château[30].
- La Vachoterie du XVIIIe siècle, avec des bandeaux en terre cuite sur la façade.
- Église Saint-Ouen d'origine romane, remaniée aux XVIIIe – XIXe siècles, avec des traces de maçonnerie en opus spicatum. Elle abrite un maître-autel du XIXe, des fonts baptismaux du XVIIe, les statues de saint Marcouf, saint Étienne et saint évêque du XVIIe, les tableaux Présentation de Jésus au temple du XVIIIe, éducation de la Vierge du XIXe et sainte avec une quenouille du XIXe[30].
- Au XIXe siècle, l'église était surmontée d'un télégraphe[29].
- Croix ancienne du cimetière.
- Chapelle Notre-Dame-du-Vœu au Quesnot avec des vitraux (1954) de G. Lecomte.
-
L’église Saint-Ouen. -
Le chœur de l’église Saint-Ouen. -
La chapelle du Quesnot. -
La chapelle Notre-Dame-du-Vœu au Quesnot. -
L’intérieur de la chapelle Notre-Dame-du-Vœu.
Activité et manifestations
[modifier | modifier le code]Sports
[modifier | modifier le code]L'Étoile sportive lengronnaise fait évoluer une équipe de football en division de district[44].
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Juste François Collette (Lengronne, 1826 - Papeete, 1899). Prêtre catholique arrivé à Tahiti en 1854. Contribue à l'évangélisation des districts de Tahiti. Curé de Papeete à compter de 1868. Une rue de Papeete porte son nom[45].
- Auguste Grandin (Lengronne, 1907 - Condé-sur-Vire, 1985), fondateur de la coopérative Elle & Vire, homme politique.
Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 121.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 348.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Ressources relatives à la géographie :
- Résumé statistique de Lengronne sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ En 1495, Charles VIII, le fait chevalier pour son courage après la bataille de Fornoue, et François Ier l'envoya comme ambassadeur à Venise.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique de Lengronne » sur Géoportail (consulté le 13 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2013 (site de l'IGN, téléchargement du 19 mars 2014)
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- ↑ Sandre, « le Blanc Douit ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 01 de Ravend ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 03 de la Philippière ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de la Pierre des Trois Villes ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de Mauviel ».
- ↑ Sandre, « le Soquet ».
- ↑ « Fiche communale de Lengronne », sur sigessn.brgm.fr (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Lengronne et Cerisy-la-Salle », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Cerisy La Salle », sur la commune de Cerisy-la-Salle - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Cerisy La Salle », sur la commune de Cerisy-la-Salle - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Lengronne ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (consulté le ).
- ↑ Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
- ↑ René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), BNF 36174448), p. 157-158.
- ↑ Nouvelle revue d'onomastique - Numéros 35 à 36 - Page 274.
- ↑ Bernard Beck (photogr. Bernard Pagnon), Quand les Normands bâtissaient les églises : 15 siècles de vie des hommes, d'histoire et d'architecture religieuse dans la Manche, Coutances, Éditions OCEP, , 204 p. (ISBN 2-7134-0053-8), p. 40.
- ↑ Gautier 2014, p. 679.
- ↑ Gautier 2014, p. 229.
- Delattre, 2002, p. 121.
- Gautier 2014, p. 348.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Pont-Flambard », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le )..
- ↑ Gautier 2014, p. 234.
- ↑ « Élections municipales à Lengronne : Jean-Luc Pignet présente sa liste », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ « Stéphane Lavalley élu maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ Dissolution du conseil municipal par le conseil des ministres : « Ouest-france.fr - Conseil municipal dissous : de nouvelles élections à venir - Lengronne » (consulté le ).
- ↑ « Ouest-france.fr - Élue maire : Isabelle Errot souhaite « un travail d'équipe » - Lengronne » (consulté le ).
- ↑ Réélection 2014 : « Lengronne (50450) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ « Normandie. À Lengronne, la maire fait du porte-à-porte contre l’isolement », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ « Résultats des élections municipales et communautaires 2020 », sur interieur.gouv.fr, ministère de l'Intérieur (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – Et. S. Lengronnaise » (consulté le ).
- ↑ Patrick O'Reilly, Tahitiens, BSEO, 1975
