Amadeus (film)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Amadeus.
Amadeus
Description de l'image Amadeus poster logo.png.

Réalisation Miloš Forman
Scénario Peter Shaffer
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Biographie
Durée 131 minutes
151 minutes (director’s cut)
Sortie 1984

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Amadeus est un film américain réalisé par Miloš Forman, sorti en 1984, et repris en 2002 dans une version director's cut rallongée de vingt minutes. Adaptation de la pièce de théâtre homonyme de Peter Shaffer, qui signe également le scénario du film, l’histoire s'inspire librement d'une courte pièce de Pouchkine, Mozart et Salieri (1830).

Le film fut nommé pour 53 prix et en reçut 40, dont huit Oscars (dont l’Oscar du meilleur film), quatre British Academy Film Awards, quatre Golden Globes, et un DGA Award. En 1998, l’American Film Institute a classé Amadeus 53e sur son top 100 des films.

Résumé[modifier | modifier le code]

Vienne, novembre 1823. Au cœur de la nuit, un vieil homme égaré crie : « Pardonne, Mozart, pardonne à ton assassin ! ». Sa chambre étant verrouillée, ses serviteurs tentent de l’allécher avec des friandises mais n’entendent que des sons étouffés suivis d’un cri tranchant. La porte enfoncée, ils tombent sur un vieil homme noyé dans une mare de sang. Cet homme n'est autre qu'Antonio Salieri, jadis musicien réputé et compositeur de la Cour.

Dès l’enfance, il s’est voué tout entier au service de Dieu, s’engageant à le célébrer par sa musique au prix d’un incessant labeur et de sa chasteté. Pour prix de ses sacrifices, il réclame la gloire éternelle. C’est alors que le monde entend parler d’un jeune garçon du nom de Wolfgang Amadeus Mozart, promu à travers toute l’Europe par son père Léopold. Son brio enchante les plus grands personnages et les cours les plus brillantes. En revanche, Salieri est déçu par son propre père, qui désapprouve ses ambitions musicales ; sa mort accidentelle permettra à son fils de prendre sa revanche et d’entamer une carrière au faîte de laquelle on le nomme compositeur de la cour de l’empereur mélomane Joseph II. Son talent lui vaut durant quelques années les plus hautes distinctions.

En 1781 cependant, le jeune Mozart fait irruption à Vienne, précédé d’une flatteuse réputation, mais sans grande éducation. Mozart est en voie de devenir le plus grand compositeur du siècle. Salieri en est le premier convaincu. Quand on a du talent mais qu’on est confronté au génie, comment survivre ? Comprenant la menace que représente pour sa carrière le jeune Mozart, Salieri essaie de l’évincer tout en l’approchant pour savoir pourquoi il est si doué.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Légende : Doublage de la version cinéma (1984) / Doublage de la version Director’s cut (2002)

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

En 1979, Miloš Forman se voit proposer contre son gré d'aller voir la pièce Amadeus de Peter Shaffer. Il est conquis dès le premier acte puis, appréciant encore plus le second, décide d'en faire un film. Il rencontre alors Peter Shaffer et les deux hommes se mettent à travailler sur l'adaptation dans le Connecticut. Trouvant que la pièce impose un aspect très stylisé, Miloš Forman insiste pour que les scènes soient retranscrites de façon bien plus réaliste. De son côté, Peter Shaffer souhaite que le film utilise plusieurs musiques de Mozart. Tout en écrivant le script, les deux hommes écoutent diverses compositions pour les intégrer aux scènes correspondant.

Forman choisit de tourner le film à Prague en raison de son architecture du XVIIIe siècle. Bien que l'action se déroule à Vienne, Prague offre des éléments moins contemporains. Le cinéaste renoue ainsi avec ses origines mais évite de fréquenter des militants locaux.

Casting[modifier | modifier le code]

Miloš Forman insiste également pour n'avoir aucun acteur connu dans le film, jugeant que le public ne doit voir que Salieri et Mozart à l'écran.

Plus de 1400 figurants postulent pour divers personnages. Alors qu'il doit auditionner un énième candidat pour le rôle de Mozart, Forman contacte F. Murray Abraham pour que celui-ci lise les répliques de Salieri face au candidat. En l'écoutant lire les dialogues, Forman se rend compte qu'Abraham est parfait pour incarner le grand rival d'Amadeus. Mais, entre temps, l'acteur part tourner Scarface avec Brian de Palma. Miloš Forman le recontacte pour lui annoncer qu'il l'engage pour le rôle de Salieri.

Tom Hulce est choisi pour le rôle du jeune et talentueux compositeur. Pour être plus convaincant, l'acteur s'exerce au piano trois à quatre heures par jour (il ne sait jouer que de la guitare à la base).

Le rôle de Constance Mozart est d'abord confié à Meg Tilly. Mais peu avant le début du tournage, l'actrice se déchire un ligament en jouant au football avec des enfants et doit s'arrêter pendant cinq semaines. De retour à New York, Miloš Forman et Peter Shaffer se retrouvent avec 60 candidates venant auditionner. Ils hésitent entre deux postulantes et décident finalement de les emmener en Europe. Une fois sur place, ils tranchent pour l'une d'elles, Elizabeth Berridge.

Miloš Forman contacte aussi Vincent Schiavelli (après l'avoir déjà dirigé dans Vol au-dessus d'un nid de coucou) pour incarner le valet de Salieri, le temps de la scène d'ouverture. Malgré un planning serré, l'acteur fait un aller-retour à Prague pour filmer un plan extérieur sous la neige tandis qu'un autre plan intérieur serait filmé plus tard en studio.

Simon Callow, engagé pour jouer Shikaneder, connait bien le scénario puisqu'il avait lui-même incarné Mozart dans une représentation de la pièce au Royal National Theatre en 1979.

Tournage[modifier | modifier le code]

Les trois premières semaines sont uniquement consacrées aux séquences avec Salieri âgé et hospitalisé. F. Murray Abraham se lève chaque jour à 4 heures du matin pour subir par la suite 4 heures 30 de maquillage afin d'être vieilli. Pour éviter le laisser-aller, l'acteur profite pour répéter son texte et travailler sa gestuelle. L'extérieur de l'hôpital est en fait un bâtiment dont le rez-de-chaussée est occupé par un mouvement communiste et le premier étage comporte des archives de la Police. Un couloir est rempli de plus de 75 canons disposés face-à-face. Miloš Forman demande à ce qu'ils soient tous retirés pour pouvoir filmer.

Bien qu'il se soit entraîné au piano, Tom Hulce joue dans le vide pour la scène de la rencontre de Mozart avec la cour de l'empereur Joseph II. A un moment donné, le personnage lève son regard vers le souverain et ses membres alors qu'il continue de jouer du clavecin, pour se faire, Hulce fut guidé à l'aide d'une oreillette par une musique préenregistrée.

Elizabeth Berridge débute le tournage avec la scène où Constance s'entretient avec Salieri tout en dégustant un mamelon de Vénus. À l'inverse de son personnage, l'actrice déteste tellement cette friandise qu'elle a du mal à jouer sa scène. De ce fait, Forman lui demande de recommencer en remangeant un autre gâteau. À la fin, Berridge en sort malade.

Les costumes étaient très pénibles à porter selon les dires d'Elizabeth Berridge et Jeffrey Jones.

Quasiment inchangé depuis le XVIIIe siècle, c’est le théâtre baroque Tyl de Prague, où s’est déroulée la première de l’opéra Don Giovanni en 1787, qui fut utilisé pour les séquences d’opéra. Par ailleurs le décor n'est filmé qu'avec des éclairages naturels, autrement dit des chandeliers avec une centaine de bougies.

Alors que Miloš Forman tourne la séquence de l'opéra rendant hommage au père de Mozart, l'un des chanteurs qui porte une plume de paon sur son chapeau se positionne en arrière et sa plume prend feu contre une bougie. Parmi les figurants dans la salle, une soixantaine de pompiers surgit sur les planches pour secourir l'acteur.

Seuls quatre lieux furent tournés en studio : la chambre de l'asile de Salieri, l’appartement de Mozart, l’escalier et le théâtre de vaudeville. Les autres prises de vue ont été faites en décor naturel.

La scène de la dictée du Requiem fut en grande partie improvisée, ce qui lui donne un caractère unique. Tom Hulce et F. Murray Abraham avaient chacun une oreillette qui leur transmettait la musique. À un moment, on a l’impression que Mozart est perdu dans ses pensées, mais Hulce a dit que le son ne venait pas et qu’il oubliait ses répliques, d’où les nombreuses interruptions de Abraham/Salieri qui cherchait à reprendre le fil du scénario (dans le film, Mozart dit à Salieri « Est-ce que vous y êtes ? », Salieri lui répond qu'il est perdu).

Bande originale[modifier | modifier le code]

Miloš Forman et Peter Shaffer proposent Neville Marriner de diriger la musique de Mozart pour le film. Le chef d'orchestre accepte à la seule condition de ne changer aucune note sur les œuvres.

Extraits musicaux[modifier | modifier le code]

Liste exhaustive de toute la musique de Mozart entendue dans le film, version cinéma et version director's cut.

Lors de la scène des funérailles du père de Salieri, on peut entendre un extrait du Stabat Mater de Pergolèse : Quando Corpus Morietur / Amen. On entend aussi Axur, re d'Ormus de Salieri.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • L’idée du rire si particulier est issue des lettres écrites à son sujet. Dans l’une d’elles, on décrit le rire de l’artiste comme une sorte d’« étourdissement contagieux », dans une autre comme « du métal rayant du verre ».
  • Le film est parodié dans la série Les Simpson, dans l’épisode En Marge de l'histoire en 2004. Bart joue le rôle de Mozart et Lisa celui de Salieri.
  • De même dans un épisode de la série Family Guy.
  • On trouve aussi de nombreuses scènes parodiées dans le treizième épisode de la seconde saison de 30 Rock.
  • Dans Last Action Hero on évoque le film lorsque John Practise (F. Murray Abraham) est accusé par le jeune Danny Madigan d'avoir tué Mozart. Lorsque plus tard, Jack Slater (Arnold Schwarzenegger) le lui confirme, John lui répond « Tu sais Jack, je tue tellement de monde qu'il m'arrive parfois d'en oublier. ».

Version longue[modifier | modifier le code]

Une version longue director’s cut a été présentée à la Berlinale 2002 puis distribuée internationalement[1],[2]. Cette version présente par ailleurs un personnage totalement absent de la version cinéma : Michael Schlumberg, interprété par Kenneth McMillan. Pour la version française, au lieu de simplement doubler les passages inédits, il fut décidé très étrangement de redoubler entièrement le film, la quasi totalité des acteurs du 1er doublage refusa et seuls Luq Hamet et Claude Giraud reprirent leurs places sur Mozart et Joseph II. On notera que même Jean Topart, la merveilleuse première voix de Salieri, fut contacté pour ce redoublage mais refusa aussi de refaire ce qu’il avait déjà fait. Personne n'a compris ce choix de la Warner de ne pas redoubler uniquement les 20 minutes supplémentaires ce qui aurait offert une version française intégrale du fantastique 1er doublage original.

Libertés par rapport à la réalité historique[modifier | modifier le code]

Ce film ne doit pas être considéré comme une biographie, mais comme une fiction qui s’inspire librement de l’histoire de Mozart, ce qui explique les quelques différences par rapport aux faits.

Par exemple :

  • Dans le film, lorsque Léopold Mozart rend visite à son fils et sa femme à Vienne, Wolfgang présente sa femme (encore couchée) à son père. Or dans la réalité ils s'étaient vus l'année d'avant puisque Mozart avait fait le voyage à Salzbourg pour présenter Constance. Léopold connaissait donc déjà la femme de Wolfgang.
  • Dans le film, Wolfgang et Constance n'ont qu'un seul fils tout au long du film alors qu'en réalité, ils ont eu six enfants sur neuf ans de mariage dont un dernier né en juillet 1791. Seuls deux garçons ont survécu à leur enfance.
  • Dans le film, lors de son mariage avec Constanze dans la Cathédrale St Etienne de Vienne qui eut lieu le 4 août 1782, on entend la musique du Kyrie de sa grande messe en ut mineur K 427. En réalité cette messe n'a été jouée qu'une seule fois du vivant de Mozart mais l'année suivante à Salzbourg le 26 octobre 1783.
  • Quand Salieri pénètre avec la servante dans l'appartement de Mozart en son absence, il prend en main la première page manuscrite de l'ouverture des Noces de Figaro, on lit alors le titre "Le nozze di Figaro" et le mot "ouverture" (écrit en français). Or sur le vrai manuscrit il n'y a pas le titre de l'opéra sur cette première page et Mozart a juste inscrit le mot "Sinfonia".
  • La scène où le comte Rosenberg arrache des pages de l'opéra de Mozart durant les répétitions du ballet des Noces de Figaro est une pure invention et n'a jamais eu lieu dans la réalité.
  • Les extraits de L'Enlèvement au sérail et de La Flûte Enchantée sont interprétés en anglais et non en allemand, comme dans la version originale.
  • Il y a une grosse coupure dans le film puisque l'on passe directement de la mort du père de Mozart (1787) à la commande du Requiem (juillet 1791).
  • Dans le film, Mozart aurait perdu l'estime de l'empereur Joseph II et de la cour suite à l'échec de son opéra Les Noces de Figaro durant lequel le souverain bailla. Puis par la suite, Mozart est engagé dans le théâtre de Schikanneder. En fait, cet opéra a eu un très beau succès d'estime à Vienne et a été un véritable triomphe à Prague et c'est grâce à ce succès que Prague lui commanda Don Giovanni pour l'année suivante. Joseph II a plutôt été très satisfait des services du compositeur jusqu'à sa mort en 1790. Et même son successeur Leopold II appréciait Mozart puisque lors de son couronnement de nombreuses de ses messes et de ses concertos pour piano ont été jouées (dirigés par Salieri d'ailleurs) et la cour lui commanda pour cet événement un opéra : La Clémence de Titus, composé en 3 semaines seulement de fin août à début septembre 1791. Quant à Shikanneder, grand ami franc-maçon de Mozart, il lui commanda bel et bien La Flûte Enchantée mais 5 ans après Les Noces de Figaro.
  • C’est Salieri qui est montré commandant le Requiem à Mozart, or on sait qu’il s’agit d'un serviteur envoyé par le comte Franz de Walsegg.
  • Il neige durant la scène de commande du Requiem dans le film alors que la commande avait été faite en plein été en juillet 1791.
  • Salieri n’était pas présent au moment de la mort de Mozart et ne l’a jamais assisté dans l’écriture de sa messe funèbre ; il était en revanche bien présent à ses funérailles, preuve de son admiration et de son estime pour son jeune confrère de six ans seulement son cadet.
  • À la fin du film, Mozart meurt au petit matin peu après le retour de sa femme et de son fils. En réalité, il est mort vers une heure moins cinq du matin selon le diagnostic du médecin, et entouré de sa femme, la sœur de cette dernière et de ses deux élèves tous à son chevet depuis plusieurs jours.
  • Lors de ses obsèques : dans le film, les fossoyeurs font glisser le corps de Mozart hors de son cercueil dans la fosse commune. En réalité, le cercueil tout entier fut placé dans cette même fosse. Aussi il pleut aux obsèques dans le film alors qu'il neigeait ce 7 décembre 1791, un des hivers les plus froid depuis 10 ans.
  • Mozart et sa famille semblent vivre dans le même appartement durant tout le film, alors que Mozart a déménagé plusieurs fois à Vienne (12 fois en dix ans). Son mariage en 1782, la composition des Noces de Figaro et sa mort : ces trois événements majeurs du film ont en réalité tous eu lieu dans trois appartements différents.
  • La phrase de Salieri à la fin du film "vous êtes le plus grand compositeur que j'ai jamais connu" ("de notre époque", dans la version director's cut) a bel et bien été prononcée mais pas par Salieri à Wolfgang en 1791 mais par Joseph Haydn à Léopold Mozart en 1785. La vraie phrase étant "Je dois vous le dire devant Dieu, et comme un honnête homme, votre fils est le plus grand compositeur que je connaisse, en personne et de nom"
  • Salieri a bien assisté à la Flûte Enchantée mais pas tout seul dans son coin en secret comme dans le film, mais invité et amené par Mozart lui-même : le 14 octobre 1791 ce dernier écrit dans une lettre à sa femme : "à 6 heures je suis allé chercher Salieri et la Cavalieri en voiture et les ai conduits à la loge...tu ne peux pas t'imaginer comme tous deux se sont montrés aimables, combien non seulement ma musique, mais aussi le livret et tout l'ensemble, leur ont plu".

Par contre, le jeu de l’acteur correspond à quelques traits réels de Mozart : il était petit de taille (environ 1m66), « demeuré enfant » selon sa sœur, joyeux et plaisantant sans cesse, assez dur de jugement à l’égard de ses collègues, peu courtisan et peu diplomate selon Grimm, joueur invétéré de billard et fêtard.

Accueil[modifier | modifier le code]

Le film a recueilli 51 millions de $ aux USA et a réalisé 4 585 292 entrées au cinéma en France en 1984.

Il a reçu un accueil critique très favorable, recueillant 95 % de critiques positives, avec une note de 8,6/10 sur Rotten Tomatoes, basé sur 75 avis[réf. nécessaire].

Outre ses huit Oscars et ses critiques extrêmement positives, Amadeus est classé parmi les 100 meilleurs films de tous les temps sur le site IMDB. Pour l’American Film Institute, ce film est classé à la 53e place sur la liste établie en 1998, des 100 meilleurs films américains de l’histoire du cinéma[3].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Hulce et Abraham furent tous deux nommés pour l’Oscar et le Golden Globes du meilleur acteur pour le même film. Abraham obtint la plupart des prix, dont l’Oscar et le Golden Globe[4].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Propositions de récompenses[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Martha A. Townsend, « Amadeus as Dramatic Monologue », Literature / Film Quarterly, vol. 14, n° 4, 1986, p. 214-219.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]