Man on the Moon

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Man on the Moon

Titre québécois L'Homme sur la Lune
Réalisation Miloš Forman
Scénario Scott Alexander
Larry Karaszewski
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau du Japon Japon
Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1999
Durée 118 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Man on the Moon (au Québec : L'Homme sur la Lune) est un film anglo-germano-américano-japonais, réalisé par Miloš Forman et sorti en 1999.

Synopsis[modifier | modifier le code]

La vie du comique américain Andy Kaufman. De nombreuses scènes du film sont inspirées de faits réels, tout en étant, comme nous l'annonce Andy Kaufman lui-même au début du film, souvent arrangées pour être plus divertissantes.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

Andy Kaufman fut et reste une énigme. Ce comique était-il un pur génie, un simple dissimulateur-provocateur de talent ou un vrai fou ? Personne n'a su répondre à la question. Ni ses collaborateurs et amis les plus proches, ni même son épouse (Courtney Love dans le film).

Tout petit déjà, seul dans sa chambre, il donne de vrais shows au… mur (son public) puis à sa petite sœur. Plus tard, il se produit dans des cabarets où ses gags et autres sketchs apparaissent en total décalage avec l'humour standard (ses interventions ne sont jamais politiques, à l'inverse de celles de l'autre grand comédien maudit du pays, Lenny Bruce, cf. Lenny).

Pris sous son aile par un agent, George Shapiro (Danny DeVito) qui deviendra son ami, écrivant ses sketchs avec Bob Zmuda (Paul Giamatti), Andy se révèle vite une sorte d'extra-terrestre déguisé en bombe, à retardement si possible.

Chacune de ses apparitions sur scène ou au petit écran provoque à la fois stupeur, rires, incrédulité. Vite vedette adulée d'une sitcom (feuilleton), il n'hésite pas à torpiller celle-ci. Son but : sortir du personnage qu'il a lui-même construit et, surtout, aller toujours plus loin dans le délire et le « faire semblant. »

Il crée ainsi de toutes pièces un autre personnage, Tony Clifton, très mauvais crooner vulgaire et antipathique, ivrogne et fumeur (au contraire du « vrai » Andy).

Andy n'arrête pas de monter des histoires, mais que pour mieux les casser (la fausse mort d'une ex-chorus girl de 80 ans sur scène alors qu'elle refaisait les pas de danse de sa jeunesse), laissant son auditoire tantôt désorienté, voire furieux, tantôt enthousiaste. Ainsi encore, lorsqu'invité à se produire dans une faculté où il est accueilli comme une immense vedette populaire, il refuse de « faire le show » (jouer encore son personnage de sitcom) et préfère lire, de la première à la dernière ligne, The Great Gatsby (Gatsby le Magnifique, de Francis Scott Fitzgerald) ! Il finit sa lecture devant un amphithéâtre quasi vide où ne s'attardent plus que quelques endormis.

Andy pousse encore plus loin la provocation en se lançant dans le catch mixte. Il se proclame le champion du monde de la catégorie. Son affrontement, d'abord verbal puis physique, à la TV et sur un ring, avec Jerry Lawler (champion de catch qui lui aussi joue son propre rôle dans le film).

Andy Kaufman est une énigme vivante. Lorsqu'il tombe malade, beaucoup croient à un gag de plus. Ainsi, une partie de sa famille qui se trouve encore à l'hôpital où elle vient d'apprendre la terrible nouvelle, va jusqu'à se persuader que le docteur, à cause de ses chaussures, fait partie d'un canular monté par Andy ! Et, bien sûr, sa mort ne résout pas le mystère. Certains doutent encore aujourd'hui qu'Andy Kaufman soit bien mort. Et si l'on avait affaire à une arnaque de plus ? D'ailleurs, l'inénarrable Tony Clifton n'a-t-il pas reparu sur scène ?

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b ProCinéma

Lien externe[modifier | modifier le code]