Ully-Saint-Georges

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Ully-Saint-Georges
Église Saint-Georges.
Église Saint-Georges.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Neuilly-en-Thelle
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Thelle
Maire
Mandat
Nicole Robert
2014-2020
Code postal 60730
Code commune 60651
Démographie
Population
municipale
1 911 hab. (2011)
Densité 102 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 43″ N 2° 16′ 52″ E / 49.2786111111, 2.28111111111 ()49° 16′ 43″ Nord 2° 16′ 52″ Est / 49.2786111111, 2.28111111111 ()  
Altitude Min. 52 m – Max. 193 m
Superficie 18,71 km2
Localisation

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Ully-Saint-Georges

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Ully-Saint-Georges

Ully-Saint-Georges est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ully Saint-Georges se situe au creux d'une vallée entre Beauvais et Chantilly, cette commune est traversée par le Rû de Cires, possédant de nombreuses sources et une cressonnière

Communes limitrophes d’Ully-Saint-Georges[1]
Cauvigny Mouy Balagny-sur-Thérain
Lachapelle-Saint-Pierre Ully-Saint-Georges[1] Foulangues
Dieudonné Neuilly-en-Thelle Cires-lès-Mello

La commune se compose du village d'Ully-Saint-Georges ainsi que de quatre hameaux : Cavillon, Coupin, Cousnicourt et Moulincourt.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Ulliacum en 1135[2], Uliciacus en 1162, villarum Ulliaci en 1170, Williacum en 1172, Vuliacus au XIIe siècle, Ulli en 1240, Vully en 1340, Œuilly en 1450 et Ully en 1450 [3].

La forme ancienne Œuilly de 1450 est identique aux Œuilly de l'Aisne et de la Marne, qui sont également d'anciens Ulliacum[4].

Il s'agit d'une formation gallo-romane en (-i)-acum, suffixe d'origine gauloise de localisation et de propriété. Il est précédé par l'anthroponyme latin (porté par un autochtone) Ullius[5],[6],[7].

Le type toponymique ULLIACU a également donné selon les régions Euilly et Huillé (Maine-et-Loire, Ulliacus 1035-1060)[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 2 avril 2014)
Nicole Robert   Adjointe administrative
Réélue pour le mandat 2014-2020[8]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 911 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 018 971 1 115 1 159 1 210 1 190 1 073 1 043 1 046
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 046 1 006 1 001 1 001 977 941 907 921 871
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
853 850 866 806 826 754 720 690 660
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
639 679 809 1 272 1 600 1 819 1 878 1 879 1 893
2011 - - - - - - - -
1 911 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 22 %, 15 à 29 ans = 17,3 %, 30 à 44 ans = 23,5 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 15,8 %) ;
  • 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 14,6 %, 30 à 44 ans = 25,5 %, 45 à 59 ans = 20,6 %, plus de 60 ans = 17,8 %).
Pyramide des âges à Ully-Saint-Georges en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,3 
3,6 
75 à 89 ans
5,1 
12,1 
60 à 74 ans
12,4 
21,5 
45 à 59 ans
20,6 
23,5 
30 à 44 ans
25,5 
17,3 
15 à 29 ans
14,6 
22,0 
0 à 14 ans
21,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église Saint-Georges, transept et chœur.
Grange dîmière.

Ully-Saint-Georges compte deux monuments historiques sur son territoire :

  • Église Saint-Georges (classée monument historique par arrêté du 28 février 1951[12]) : L'église se compose de trois ensembles provenant de trois époques différentes, mais à droite du portail occidental, subsiste un pan de mur en opus spicatum de la précédente église romane, du XIe siècle. La nef non voûtée mais recouverte d'une belle charpente en carène renversée a été reconstruite au XVIe siècle à l'économique, et elle adopte vraisemblablement la forme de la nef romane primitive. Par contre, son bas-côté sud gothique flamboyant de la première moitié du XVIe siècle est d'une belle facture. Chacune des cinq travées possède son propre toit en bâtière et une fenêtre au réseau flamboyant, sauf la quatrième, qui est percée d'un portail surmontée d'une accolade. À l'intérieur, les clés de voûte pendantes sont richement décorées, et le bas-côté communique avec la nef par des grandes arcades reposant sur des piles ondulées. Il n'y a pas de bas-côté au nord, sauf une petite travée à l'ouest, face au croisillon nord du transept, afin de compenser la largeur réduite de l'ensemble nef et bas-côté sud par rapport à ce dernier. Le transept, la première travée du chœur et ses deux bas-côtés représentent les parties les plus anciennes de l'église et remontent aux années 1130 / 1140. Au XVIe siècle, le clocher a été doté de contreforts internes à l'ouest, et le vaisseau central a été remanié au début du XIIIe siècle, lors de l'agrandissement du chœur, puis repris en sous-œuvre au XVIe siècle. Le chœur-halle du début du XIIIe siècle porte sur trois travées carrées et trois absides, dont l'abside centrale est précédée d'une courte travée supplémentaire. Elle est large de 5,80 m, largeur réduite commandée par l'ancien chœur, et atteint une hauteur de 13,00 m sous voûtes. Tout comme les absides des collatéraux, elle comporte une partie droite et un chevet à trois pans. Un chœur à trois absides est exceptionnelle pour une église rurale de dimensions plutôt modestes, et son élégance et la qualité d'exécution sont remarquables. Le clocher en bâtière se dressant au-dessus de la croisée du transept tout comme le porche devant le portail occidental sont à peu près contemporains du chœur. Dans son ensemble, l'église reste très authentique et n'a jamais dû subir de restaurations profondes. À l'intérieur, plusieurs statues datent du XVIe siècle. L'autel et les boiseries datent du XVIIe siècle[13].
  • L'ancienne grange dîmière, au nord de l'église (inscrite monument historique par arrêté du 6 juin 1933[14]) : Elle date du XIVe siècle et appartenait à l'abbaye de Saint-Denis. Le portail est surmonté par une échauguette.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Lesbroussart (1747 et décédé à Bruxelles en 1818), érudit, historien et littérateur, né à Ully-Saint-Georges.

Ully-Saint-Georges et le cinéma[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maryse Bideault et Claudine Lautier, Île-de-France Gothique 1 : Les églises de la vallée de l'Oise et du Beauvaisis, Paris, A. Picard,‎ 1987, 412 p. (ISBN 2-7084-0352-4), p. 389-394
  • Antoine-Joseph Warmé, Mouy et ses environs : Ully-Saint-Georges, Beauvais, Impr. de D. Père,‎ 1873, 520 p. (lire en ligne), p. 453-491

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes d'Ully-Saint-Georges sur Géoportail.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 689b
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) http://books.google.fr/books?id=rsNpi7IVulEC&lpg=PA593&ots=dQQnJoocHi&dq=Ernest%20N%C3%A8gre%20Ully&hl=fr&pg=PA593#v=onepage&q=Ernest%20N%C3%A8gre%20Ully&f=false
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit., p. 689b et 505a.
  5. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  6. Ernest Nègre, op. cit.
  7. Jacques Chaurand et Maurice Lebègue, Noms de lieux de Picardie, Bonneton, 2000.
  8. « Les maires élus et réélus avec les nouveaux conseils municipaux installés », L'Echo du Thelle, no 523,‎ 2 avril 2014, p. 13
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. « Évolution et structure de la population à Ully-Saint-Georges en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)
  12. « Église Saint-Georges », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. Maryse Bideault et Claudine Lautier, Île-de-France Gothique 1 : Les églises de la vallée de l'Oise et du Beauvaisis, Paris, A. Picard,‎ 1987, 412 p. (ISBN 2-7084-0352-4), p. 389-394.
  14. « Grange dîmière », base Mérimée, ministère français de la Culture.