Balagny-sur-Thérain

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Balagny-sur-Thérain
Mairie de Balagny
Mairie de Balagny
Blason de Balagny-sur-Thérain
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Arrondissement de Senlis
Canton Canton de Neuilly-en-Thelle
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Thelle
Maire
Mandat
Marie-Odile Guillou
2014-2020
Code postal 60250
Code commune 60044
Démographie
Gentilé Balanéens
Population
municipale
1 382 hab. (2011)
Densité 200 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 17′ 46″ N 2° 20′ 14″ E / 49.2961111111, 2.3372222222249° 17′ 46″ Nord 2° 20′ 14″ Est / 49.2961111111, 2.33722222222  
Altitude Min. 33 m – Max. 116 m
Superficie 6,9 km2
Localisation

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Balagny-sur-Thérain

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Balagny-sur-Thérain

Balagny-sur-Thérain est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Balagny-sur-Thérain est un bourg picard situé dans la vallée du Thérain, entre Creil et Beauvais.

Balagny a la particularité d'être, en son centre (devant la mairie), sur le tracé du méridien de Paris tracé à la fin du 18ème siècle par Jean-Baptiste Joseph Delambre, pour la partie nord de Paris et Pierre Méchain pour la partie sud. En l'an 2000, un architecte Paul Chemetov a eu l'idée d'un projet national autour de ce méridien intitulé Méridienne verte. À Balagny, nous avons planté de nombreux arbres : Séquoïa, Ginko, Cyprès chauve, Cryptoméria, Pin, épicéa....pour marquer cet axe vert qui va de Dunkerque à Barcelonne. Des bornes et médaillons ont été scellées dans le sol: certaines proviennent du Lycée Marie Curie de Nogent/oise où des élèves aidés de leur professeur ont fondu les médaillons en bronze. voir site de la méridienne verte.[réf. nécessaire][1]

Communes limitrophes de Balagny-sur-Thérain[2]
Mouy
Ully-Saint-Georges Balagny-sur-Thérain[2] Bury
Foulangues Cires-lès-Mello

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune s'est tout d'abord appelée Baliniacum en 1157 et aussi Balaniacus, nom provenant peut-être de Balnéa[réf. nécessaire]. Les habitants se nommaient Balagnards jusqu'à ce que le conseil municipal choisisse en 2012 Balanéens[réf. souhaitée].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Le mythe fondateur du village de Balagny-sur-Thérain est le martyre des Vierges Maure et Brigide vers l'an 514, assassinés avec leur frère Épin par des barbares qui « n'avait pas pu corrompre leur vertu ». Une source, lieu présumé de l'assassinat, fut longtemps le but d'une procession.

Des traces d'habitat plus ancien ont été découvertes au XIXe siècle sur le plateau entre Les Garennes et Pérel, notamment des tuiles romaines et un poignard de bronze. Plus récemment, en 2008, l'INRAP a repéré en fond de vallée des traces de présence humaine qui remontent au Mésolithique (soit entre 9100 et 8700 avant Jésus-Christ). À l'avenir, des fouilles plus précises devraient être réalisées.

En 877, le village est brûlé par les Normands comme la plupart des villages de la vallée du Thérain.

Les seigneurs de Balagny sont cités depuis le XIIe siècle et relèvent du baron de Mello : Raoul de Balagny en 1172, puis Renaud en 1210. A Jacques Gomer, dit Coppin, seigneur de Balagny, succède Louis de Balagny qui s'illustre en 1472 en défendant Beauvais avec Jeanne Hachette contre les Bourguignons.

Jean de Monluc, évêque de Valence dès 1551, possède Balagny avant 1560. Il y fait rebâtir un château petit mais remarquable par ses ornements Renaissance. Avec Anne Martin (dame du Fief cornu à Bury), il a un fils naturel Jean, légitimé en 1567 par Charles IX et qui héritera des biens de son père. Connu comme Jean de Montluc de Balagny, il devient un capitaine adroit et courageux, mais d'une intelligence courte. Il devient l'un des chefs de la Ligue de Picardie au temps des guerres de religion. Puis grâce à sa femme Renée de Clermont d'Amboise, avec qui il s'était marié en 1580, il se rallie à Henri IV qui le fait maréchal en 1594 et prince et gouverneur de Cambrai en 1593. Il doit quitter cette ville sous la pression des Espagnols en 1595 ; sa femme y meurt de chagrin.

La commune dispose depuis 1857 de la gare de Balagny-Saint-Épin, près du hameau de Saint-Épin, où se trouvait, dans les années 1920, une importante teinturerie.

Il se remarie à Diane d'Estrées en 1596, sœur de Gabrielle d'Estrées. Son héritier Damien meurt en duel en 1612, son autre fils Alphonse Henri meurt en 1628. Il laisse le domaine de Balagny à Jeanne de Monluc (morte en 1638), épouse en secondes noces d'Henri de Mesmes (mort en 1650), président du Parlement de Paris, puis à la famille de Mailly qui vend le domaine en 1722 à Michelle de Pommereu, veuve de Charles Bonaventure Rossignol (mort en 1705). Leurs fils Bonaventure Robert, conseiller du Roi Louis XV et maître des requêtes au Conseil d'État, et Charles Louis, conseiller au Parlement et secrétaire des commandements de la Reine, héritent du domaine de Balagny. Ensuite, c'est Geneviève Rossignol épouse de François Brochet de Vérigny puis leur fils Anne Félix Brochet de Vérigny, conseiller d'État et député du Calvados, préfet de l'Oise de 1820 à 1822 qui possèdent Balagny. En 1826, leurs filles héritent, et l'une d'elles, Marie Félixine, épouse Mackau, meurt en 1827 ainsi que son fils premier né. Le château acheté par la Bande noire est démantelé en 1838, et à sa place, s'élève aujourd'hui une belle maison construite en 1846 sur les caves de l'ancien château par Jean Joseph Poilleux, le maire du village.

Au XVIIIe siècle, le village compte cent feux soit environ quatre cents habitants. La population vit essentiellement de l'agriculture, de l'élevage, de la viticulture et accessoirement de l'extraction de pierres des carrières. En 1818, un incendie détruit en partie le village. À l'aube de l'industrialisation, en 1830, le village est peu développé, seuls quelques moulins actionnés par le Thérain, propriétés des chatelains, offrent du travail (4 salariés)[3].

En 1914, de nombreux hommes de Balagny sont rappelés le 2 août pour rejoindre leur régiment et les différents lieux de combat, 94 d'entre-eux sont morts pour la France (80 sont inscrits sur le monument aux morts érigé en 1921). Une exposition réalisée par l'APB locale les 20 et 21 septembre 2014 a décrit et illustré la situation du village en 1911 : population, métiers, activités diverses et le parcours de quelques poilus. Une étude détaillée des hommes nés entre 1865 et 1902 est consultable par ce lien, http://histoirebalagny.canalblog.com/archives/2014/10/21/30805984.html

Elle décrit le parcours militaire de ceux qui étaient domiciliés à Balagny, et qui donc, ont été au conseil de révision au cours de leur 20ème année. Elle donne aussi des renseignements généalogiques et familiaux utiles à ceux qui voudraient en savoir plus sur leurs ancêtres qui ont vécu cette période meutrière de notre histoire. Nos sources pour ces recherches sont : les Archives numérisées du département de l'Oise et celles du site "mémoires des hommes" du ministère de la défense.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 2014 Cécile Brémard UMP Attachée de direction
2014[4] en cours
(au 24 août 2014)
Marie-Odile Guillou    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 382 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
506 541 560 538 620 659 761 755 707
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
733 730 916 960 1 031 1 173 1 195 1 253 1 203
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 163 1 157 1 141 1 097 1 121 1 139 1 169 975 1 147
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 286 1 332 1 393 1 299 1 487 1 418 1 439 1 414 1 383
2011 - - - - - - - -
1 382 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 23,5 %, 45 à 59 ans = 23,9 %, plus de 60 ans = 14,5 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 14 ans = 17,2 %, 15 à 29 ans = 17,1 %, 30 à 44 ans = 22,7 %, 45 à 59 ans = 24,1 %, plus de 60 ans = 18,9 %).
Pyramide des âges à Balagny-sur-Thérain en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
0,4 
3,9 
75 à 89 ans
5,3 
10,0 
60 à 74 ans
13,2 
23,9 
45 à 59 ans
24,1 
23,5 
30 à 44 ans
22,7 
18,9 
15 à 29 ans
17,1 
19,3 
0 à 14 ans
17,2 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Balagny sur Thérain fait partie de la paroisse de Mouy depuis que les églises ont été regroupées dans le cadre d'une nouvelle organisation du diocèse de Beauvais-Noyon-Senlis.

le site Egliseinfo vous donne des informations utiles pour toute la France : horaires des messes, adresses des églises, des curés, des maison paroissiales, adresses électroniques etc. http://egliseinfo.catholique.fr/

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Léger.
Maison des Templiers.

Monument historique[modifier | modifier le code]

Balagny-sur-Thérain ne compte qu’un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Saint-Léger (inscrite monument historique par arrêté du 12 avril 1927[9]) : Elle conserve le souvenir du martyr de sainte Maure et sainte Brigide, que ces deux Vierges écossaises ont subi à Balagny au début du VIe siècle : leurs deux statues-reliquaires sont exposées dans l'ancienne chapelle seigneuriale, et plusieurs vitraux du XIXe siècle leur sont dédiés. Le saint patron de l'église est néanmoins Léger d'Autun. L'édifice est d'une grande complexité, car les parties orientales ont été remaniées pas seulement une, mais au moins deux fois. Du XIe siècle, subsiste la nef, qui est l'une des plus anciennes du Beauvaisis, mais des aménagements malheureux du XIXe siècle lui ont fait perdre tout son caractère roman. De la reconstruction des parties orientales à la période romane tardive ne restent que d'infimes vestiges dans la travée supplémentaire de la nef bâtie vers 1130. Plus significatifs sont les restes de la seconde campagne de reconstruction à la période gothique primitive, vers 1200 : ce sont notamment le mur méridional de la travée de la nef et le croisillon nord avec sa voûte. Le chœur n'a sans doute pas été rebâti à cette époque, car au XIVe siècle, il est entièrement remplacé par celui que l'on voit actuellement. La guerre de Cent Ans explique que le voûtement n'est pas réalisé dans un premier temps. À la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle, la voûte de la travée supplémentaire de la nef est refaite dans le style gothique flamboyant, et une base de clocher est ajouté au nord. Un peu plus tard, vers le milieu du XVIe siècle, une chapelle seigneuriale est édifié à l'emplacement de l'ancien croisillon sud, et les arcades autour de la croisée du transept sont refaites, mais le voûtement de la croisée et du chœur est apparemment ajourné, car il a entraîné la démolition d'une arcade réalisée au milieu du XVIe siècle. Le clocher n'est achevé que bien plus tard, au XVIIe siècle. Dans son ensemble, l'église Saint-Léger présente donc des échantillons de presque tous les styles architecturaux, ce qui lui confère un certain intérêt archéologique, plus que son architecture, dont le manque d'homogénéité est néanmoins compensé par un bel ensemble de mobilier du XIXe siècle.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Maison des Templiers, cour des Templiers : Cette maison du XIIIe-XIVe siècle est située près de l'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean de Monluc, évêque de Valence et Die, diplomate au près de Catherine de Médicis né vers 1507, mort à Toulouse de 13 avril 1579.
  • Jean de Montluc de Balagny, dit Balagni, né en 1552 décédé en 1603, maréchal de France, enfant naturel du précédent, légitimé en 1567 par Charles IX, prince et gouverneur de Cambrai, homme de guerre marié en 1580 à Renée de Clermont d'Amboise(°vers 1550+1595) et en 1596 à Diane d'Estrées sœur de Gabrielle.
  • Anne Brochet de Vérigny (1775-1825 à Balagny-sur-Thérain), homme politique.
  • André Masson, peintre surréaliste, né le 4 janvier 1896 à Balagny-sur-Thérain et mort à Paris le 28 octobre 1987.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Balagny-sur-Thérain

Les armes de Balagny-sur-Thérain se blasonnent ainsi :

de gueules à la bande ondée d'argent accompagnée, en chef, d'une croisette pattée de huit pointes d'or et, en pointe, d'un fer de moulin du même, à l'écusson d'azur aux trois merlettes d'argent brochant en abîme sur le tout. La bande ondée (argent) représente la rivière Thérain, la croix ancrée (or) est celle des Templiers, l'anille (or) rappelle les moulins, sur le tout un écusson représente les armes de la famille Rossignol, seigneurs du village au XVIIIe siècle, trois rossignols d'argent sur fond azur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Association des amis du patrimoine de Balagny (A.P.B.), Balagny-sur-Thérain : Histoire locale de 1830 à 1940, Balagny-sur-Thérain, A.P.B.,‎ 2002

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Méridienne verte »
  2. Communes limitrophes de Balagny-sur-Thérain sur Géoportail.
  3. Association des amis du patrimoine de Balagny (A.P.B.), Balagny-sur-Thérain : Histoire locale de 1830 à 1940, Balagny-sur-Thérain, A.P.B.,‎ 2002[réf. incomplète] ; livre en vente en mairie au prix de 18 €.
  4. « Balagny-sur-Thérain », Cartes de France (consulté le 23 août 2014)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. « Évolution et structure de la population à Balagny-sur-Thérain en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  9. « Église Saint-Léger », base Mérimée, ministère français de la Culture.