Trie-sur-Baïse

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Trie-sur-Baïse
Monastère des Carmes.
Monastère des Carmes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Tarbes
Canton Canton de Trie-sur-Baïse
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Trie
Maire
Mandat
Jean-Pierre Grasset
2014-2020
Code postal 65220
Code commune 65452
Démographie
Population
municipale
1 063 hab. (2011)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 20″ N 0° 22′ 16″ E / 43.3222, 0.3711 ()43° 19′ 20″ Nord 0° 22′ 16″ Est / 43.3222, 0.3711 ()  
Altitude Min. 224 m – Max. 360 m
Superficie 11,2 km2
Localisation

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Trie-sur-Baïse (en gascon : Tria de Baïsa) est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du Pays des Coteaux sur la Baïse accès par l'autoroute A64 sortie sortie 13 et les routes RN 632 et RN 639

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation de la bastide au XIVe siècle[modifier | modifier le code]

Trie-sur-Baïse est une de ces villes nouvelles appelées "bastide" qui ont été fondées au XIIIe siècle et XIVe siècle dans le Sud-Ouest de la France dans un contexte d'essor démographique et d'affirmation du pouvoir royal. Le contrat de paréage, acte de fondation de la ville, est signé en 1323, entre, Jean de Trie, représentant du roi, le seigneur de Duffort Bernard de Manas, le seigneur de Puydarrieux Géraud d'Esparros et un représentant de l'abbaye de l'Escaladieu, l'abbé Roger de Mauléon. Le nom de la ville s'inspirerait ainsi de celui de Jean de Trie, sénéchal de Toulouse[1].

Sièges, pillages et reconstruction[modifier | modifier le code]

Durant la guerre de Cent Ans qui voit s'affronter sur le sol français deux dynasties, les Plantagenêts et la Maison capétienne de Valois, le prince de Galles dit Prince Noir mène, en 1355, une dévastatrice expédition dans le Sud-Ouest. Trie est assiégée et prise. Les pillages se succèdent alors.

Le reconstruction de la ville est permise avec l'arrêt des saccages en 1363. Les Carmes fondent un monastère en 1365. Les fortifications sont achevées et une citadelle abrite des soldats en stationnement. Deux hôpitaux sont édifiés : l’hôpital Saint -Antoine est destiné aux pèlerins de passage et l’hôpital Saint-Jacques est consacré aux plus pauvres. La ville s'enrichit et connaît son âge d'or au XVe siècle[2]. Symbole toujours visible de cette prospérité, l'église entre en construction en 1444.

Jusqu'à la Révolution, la bastide de Trie fut une des nombreuses enclaves de la Jugerie de Rivière-Verdun dans la Comté d'Armagnac.

De nouvelles difficultés à partir du XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Dans la seconde moitié du XVIe siècle, Trie connaît, comme le reste de la région, des conflits religieux opposant protestants et catholiques. Au mois d'août 1569, les troupes du réformé Montgonmery incendient le monastère. Une vingtaine de personnes y demeurant sont exécutées.

Durant presque trois siècles, la cité connaît des périodes de famine ou de maladie. Les finances publiques sont mises en difficulté par le passage incessant de troupes qu'il faut payer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jacques Aubian    
mars 2008 mars 2014 Maryse Maumus    
mars 2014 en cours Jean-Pierre Grasset Parti de Gauche  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 063 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 176 969 1 004 1 203 1 365 1 235 1 385 1 570 1 767
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 714 1 680 1 743 1 660 1 676 1 589 1 554 1 585 1 433
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 459 1 459 1 240 1 226 1 255 1 241 1 197 1 126 1 200
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
1 175 1 096 1 075 1 011 1 034 1 065 1 093 1 080 1 063
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le monastère des Carmes[modifier | modifier le code]

Le monastère a été fondé en 1365. En 1569, suite à un incendie, seule l'église échappe à la destruction. Mais, le monastère est reconstruit 60 à 70 ans plus tard.

Durant la Révolution il a fait partie de ces possessions de l’Église devenues biens nationaux pour être revendues. Une fois encore, seule l'église subsiste. Les autres bâtiments furent démantelés. Le cloître a ainsi été reconstruit, à partir d'éléments achetés avant la Première Guerre mondiale par le collectionneur George Grey Barnard, dans l'enceinte du musée The Cloisters, à New York.

L'église, édifice de type gothique méridional, a été restaurée en 1992 pour devenir un centre d'activités culturelles.

La mairie-halle[modifier | modifier le code]

La mairie, imposant édifice Empire, abrite, en son rez-de-chaussée, une halle aux extensions de type Baltard.

L'église Notre-Dame des Neiges[modifier | modifier le code]

La tradition voudrait que l'église doive son nom à un signe divin. Les premiers habitants de la cité se seraient réunis en assemblée un matin d'août 1355 afin de décider du lieu de construction de leur lieu de culte. Le neige se serait mis à tomber et aurait recouvert le sol de façon à faire apparaître une croix. Une chapelle est alors construite et dédiés à Notre-Dame des Neiges qui devient la protectrice de la bastide.

L'église actuelle, édifiée un siècle plus tard, porte ce même nom. Elle est dotée d'un clocher aux lignes massives surmontée d'une flèche de style gothique flamboyant.

Vestiges des fortifications[modifier | modifier le code]

Des vestiges des fortifications de la cité sont encore visibles telles que la Tour Ronde et la Tour Carré datant du XIVe siècle et XVe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Animations[modifier | modifier le code]

La ville est également célèbre pour son festival annuel du cri du cochon[5].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://abadie.jimdo.com/bastides-bigourdanes/trie-sur-ba%C3%AFse/le-par%C3%A9age/ Retranscription du contrat de paréage
  2. http://www.triesurbaise.com/ Le site de la commune retrace son histoire
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. http://www.pourcailhade.com/ Le site de la POURCAILHADE

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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