La Regrippière

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La Regrippière
Image illustrative de l'article La Regrippière
Blason de La Regrippière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Vallet
Intercommunalité Communauté de communes de Vallet
Maire
Mandat
René Baron
2014-2020
Code postal 44330
Code commune 44140
Démographie
Gentilé Regrippiérois
Population
municipale
1 544 hab. (2011)
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 10′ 57″ N 1° 10′ 30″ O / 47.1825, -1.175 ()47° 10′ 57″ Nord 1° 10′ 30″ Ouest / 47.1825, -1.175 ()  
Altitude Min. 42 m – Max. 101 m
Superficie 18,17 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.cc-vallet.fr/

La Regrippière est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire). La Regrippière est membre de la communauté de communes de Vallet.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de La Regrippière vient du latin Regis Perrieri : « Perrière du Roi », d'où la reine Frédégonde (543-597) y fit extraire des pierres pour la construction de son palais. Cette « perrière » autrement dit, cette carrière, se trouvait à l'emplacement du bourg actuel et sur le site où fut installé le prieuré de la ville, ce qui justifie ainsi son nom. Derrière l'église paroissiale (ex-Chapelle du Prieuré) se trouve un lieu-dit appelé Les Carrières. Le nom de La Regrippière est donc propre au bourg et au prieuré.

Le nom de la commune a été traduit Skouvlant en breton, nom sans valeur historique : le breton n'y a jamais été parlé[1]. En revanche, La Regrippière se trouve à la limite entre gallo et poitevin et elle possède un nom en gallo : La Regripèrr (écriture ELG)[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de la Regrippière dans le département de la Loire-Atlantique.

La Regrippière est située à 30 km au sud-est de Nantes et à 8 km à l'est de Vallet.

Les communes limitrophes sont La Remaudière et Vallet en Loire-Atlantique, Le Puiset-Doré, La Chaussaire, Gesté et Tillières en Maine-et-Loire.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, La Regrippière était une commune rurale non polarisée (cf. Communes de la Loire-Atlantique).

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, elle est parfois dite « Les Landes de Clisson », à une époque où il n’y avait pas encore d’habitant et où les bêtes sauvages pullulaient : loups, sangliers, renards, etc.

En 1108, le Cartulaire de Fontevrault (f° 685) cite le nom d’Escoublant, année où précisément le Bienheureux Robert d’Arbrissel y vint pour défricher et installer un Prieuré dépendant de l’Abbaye Royale de Fontevrault qu’il avait précédemment fondée.

Cette nouvelle fondation prit le nom de « Prieuré de la Regrippière ». Cette Terre faisait partie de la Paroisse de Vallet et dans ses limites se situait également la Seigneurie de La Ragotière. En 1792, une loi fut votée ordonnant la fermeture des Maisons Religieuses, le Prieuré de La Regrippière allait disparaître. Le prieuré est détruit en 1793 par les colonnes infernales[3].

Cependant, quand la Paroisse, puis la Commune se créèrent (la première en 1820[3], la seconde en 1861), c’est le nom de La Regrippière qui prévalut, suite logique puisque ce territoire s’identifiait depuis des siècles au Prieuré... et c’est très rarement que l’on voit encore parfois apparaître le nom d’Escoublant.

En droit féodal, le Prieuré de La Regrippière rendait l’Hommage à l’Abbesse de l’Abbaye Royale de Fontevrault qui le reportait directement au Saint-Siège... Les Papes étaient les Suzerains. Par Bref Pontifical du 16 octobre 1895, le Pape Léon XIII titra Jean-Baptiste, Joseph Lord de La Ragotière, Duc d’Escoublant Héréditaire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours René Baron[Note 1] PS agriculteur, conseiller général du canton de Vallet (PS et divers gauche)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La commune est créée en 1863 à partir d'un démembrement partiel de Vallet.

En 2011, la commune comptait 1 544 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1866. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 250 1 268 1 234 1 221 1 200 1 309 1 265 1 232 1 211
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 149 1 011 974 986 967 894 925 984 957
1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 - -
850 905 1 093 1 089 1 422 1 517 1 544 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,1 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,1 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à La Regrippière en 2009 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,3 
4,0 
75 à 89 ans
6,3 
7,7 
60 à 74 ans
7,9 
19,0 
45 à 59 ans
17,2 
25,0 
30 à 44 ans
26,6 
18,5 
15 à 29 ans
15,0 
25,8 
0 à 14 ans
26,7 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pont romain[modifier | modifier le code]

47° 10′ 44″ N 1° 09′ 50″ O / 47.178994, -1.163998 ()

Le pont romain

Le pont romain est situé sur la rivière Sanguèze (fixant à cette endroit, la limite départementale entre la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire) près du lieu appelé « la Ducherie ». Le pont est visible en suivant un chemin aménagé le long de la rivière, à partir de la RD 756.

Puits ancien

Situé à une dizaine de mètres du pont romain existe également un puits ancien, près de la rivière.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au calice d'or d'où sort un serpent ondoyant de sinople, surmonté d'un dextrochène à la main imposante de carnation, habillé aussi d'or, mouvant du flanc senestre.
Commentaires : Ce blason est une évocation de Saint Jean-Baptiste, patron de la paroisse. Brevet d'Hozier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Joseph Lord de La Ragotière, (1851-1896), 1er duc d’Escoublant 1895

André Maurice Louis Lord de La Ragotière, (1880-1915), 2e duc d’Escoublant 1896, fils du précédent.

Guy André Lord de La Ragotière, (1909-1982), 3e duc d’Escoublant 1915, fils du précédent.

Jacques Guy Lord de La Ragotière, (1937), 4e duc d’Escoublant 1982, fils du précédent.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en mars 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Atlas linguistique de la France , Gilliéron, Edmont, 1902-1910
  2. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  3. a et b Histoire - La Regrippière, consulté le 8 mars 2010.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. « Résultats du recensement de la population - La Regrippière - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  7. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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